Faune


AVRIL

Publié le 13 avril 2019

Une liste rouge pour les espèces menacées

 

On sait aujourd'hui qu'une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d'un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d'extinction mondiale. Sans parler de la diminution inquiétante d'espèces d'oiseaux et plus largement de ce que l'on nomme communément l'érosion de la biodiversité. L'UICN comprenez l'union internationale pour la conservation de la nature a longtemps œuvré à la constitution d'une liste de référence pour suivre l'état de la biodiversité dans le monde.

La Liste rouge de l'UICN est désormais un indicateur reconnu. Cette liste constitue l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s'appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d'extinction de milliers d'espèces et de sous-espèces. Pour être des plus complets ces critères s'appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde.

Diversité biologique

Fondée sur une solide base scientifique, la Liste rouge de l'UICN est reconnue comme l'outil de référence le plus fiable pour connaître le niveau des menaces pesant sur la diversité biologique spécifique. Sur la base d'une information précise sur les espèces menacées, son but essentiel est d'identifier les priorités d'action, de mobiliser l'attention du public et des responsables politiques sur l'urgence, et l'étendue des problèmes de conservation,

Elle vise à inciter tous les acteurs à agir en vue de limiter le taux d'extinction des espèces.

La Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles. Quelles sont les espèces menacées ? Par quoi ou qui telle espèce est-elle spécialement menacée ? Combien y a-t-il d'espèces menacées dans le monde ? Combien a-t-on dénombré de disparitions d'espèces ?

Classification

Chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l'une des neuf catégories. Éteinte (EX), Eteinte à l'état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE).

Ces critères sont basés sur différents facteurs biologiques associés au risque d'extinction : taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition.

 

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MARS

Publié le 30 mars 2019

Le corbeau n'est pas celui que l'on croit

Corbeau est un terme général pour évoquer plusieurs espèces du genre «corvus». Ce terme est utilisé pour désigner diverses espèces de corvidés à plumage noir qui comprend aussi les corneilles.

 

Le corbeau est un oiseau réputé pour sa grande longévité qui pourrait dépasser 30 ans. Il n'a quasiment jamais été chassé sauf dans les périodes de grande famine. Sa chair est considérée comme immangeable. À moins d'une très longue cuisson. Le corbeau est ici classé nuisible.

 

Description

 

Le grand corbeau a un plumage brillant avec des plumes irisées bleu-violet. Il porte de longues plumes ébouriffées sur la gorge. Elles forment un arrondi, comme un éventail semi-circulaire. Elles sont utilisées pour la communication entre membres d'un groupe. Les ailes sont longues et pointues. Les ailes primaires sont nettement séparées quand il plane. La queue est de forme carrée et souvent légèrement déployée. Le corbeau a un bec long, robuste et noir, légèrement recourbé. Son bec est plus vigoureux que celui des corneilles. Le mâle est un peu plus grand que la femelle.

 

Le grand corbeau est bruyant. Selon les différentes intentions et le contexte, il émet des séries de cris variés. Les cris habituels sont des cris d'alarme, de poursuite et de défense du territoire. Ce sont des cris haut perchés et rauques.

 

Le grand corbeau est capable d'imiter d'autres sons. Le cri le plus commun est un profond «croak» ou des sons ressemblant à des coups frappés sur une porte.

 

Le saviez-vous ?

 

Son intelligence et son organisation sociale sont très supérieures à la moyenne des oiseaux.

 

L'intelligence des corbeaux correspond à celle d'un enfant de 2 à 5 ans. Ils sont capables de communiquer par signes et ont un intérêt pour les jeux. Ils sont également capables d'empathie pour les autres.

 

Dans les mythologies nordiques, il est le messager du dieu Odin ; dans la mythologie amérindienne, le Grand Corbeau est à l'origine de la création du monde et le protecteur des humains. Du fait d'un comportement charognard, le corbeau a aujourd'hui une mauvaise réputation en occident. Ceci n'a pas toujours été le cas.

 

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FÉVRIER

Publié le 23 février 2019

Le bourdon est de sortie, le printemps approche

 

Après la série consacrée aux zones humides, le coin nature va maintenant faire un tour au jardin. L'hiver est encore là, mais les jours rallongent peu à peu. Même si les journées restent encore froides, elles se réchauffent dès qu'un brin de soleil apparaît. Le printemps n'est pas loin et il suffit de faire un tour au jardin pour s'en rendre compte.

 

Les bourdons et autres petits insectes sont de sortie et butinent déjà sur les petites fleurs du jardin, comme par exemple le lamier pourpre ou la véronique de perse..

 

Les bourdons, genre Bombus, sont des insectes sociaux volants de la famille des Apidae.

 

Comme l'abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves.

 

Ce sont des pollinisateurs et ces bourdons là, doivent être aussi bien respectés que l'abeille dite domestique. L'homme aime bien domestiquer la nature avant de la détruire.

 

Le bourdon pique t – il ?

 

Oui, les bourdons peuvent piquer. Ces insectes font en réalité partie de la grande famille des abeilles et, comme chez toutes les abeilles, les femelles (reines) et les ouvrières ont un dard qui leur sert à se défendre. Le dard est absent chez les mâles. Le dard est en relation avec une poche à venin. Comme celui de l'abeille domestique, le dard est équipé de petites «barbules» autour desquelles notre peau se referme et qui l'empêchent d'être retiré. En chassant avec la main le bourdon, on lui arrache le dard et la glande à venin située à l'intérieur du ventre, ce qui le tue.

 

Les piqûres des bourdons ne sont pas dangereuses du tout, sauf en cas d'allergies ou d'intoxication. En ce qui concerne l'allergie, seule une piqûre peut la déclencher et nécessite parfois une hospitalisation qui reste très rare. Quant à l'intoxication, elle est due à de nombreuses piqûres, et donc à l'accumulation de venin, lorsque l'on dérange le nid, par exemple. Mais ce dernier cas est extrêmement rare avec les bourdons qui vivent de façon discrète et ne sont pas agressifs.

 

De fait, les bourdons ne piquent pratiquement jamais, sauf s'ils sont saisis et serrés dans la main dans un ultime réflexe de défense. Avec un peu de délicatesse, les bourdons se laissent prendre dans la main sans réagir…

 

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JANVIER

Publié le 26 janvier 2019

 

Crôa, Crôa, crois-tu la reconnaître ?

 

Nom de code : "Henriette la rainette" ! Le quiz de la semaine dernière concernait un sympathique batracien, à la couleur vert pomme caractéristique. Les soirs d'été, la rainette sait donner de la voix.Très présente dans les jardins mais aussi dans les parcs des grandes villes,elle est un sujet d'observation idéal pour les enfants et les plus grands.

 Rainette, qui es-tu?

 

La rainette est un amphibien faisant partie de la famille des hylidae.

Cette petite grenouille verte est majoritairement représentée dans notre pays par deux espèces :la rainette arboricole (hyla arborea) vivant dans les deux tiers du nord de la France, et la rainette méridionale (hyla meridionalis) qui est présente dans toutes les régions où le climat reste clément. En Corse,évidemment, c'est la rainette sarde (hyla sarda) qui officie.

 

Ces grenouilles ont toutes en commun une petite taille  (de 3 à 6 cm) et une belle couleur vert pomme parfois très vive. Une bande noire partant de la pointe de la narine jusqu'aux pattes postérieures crée un contraste très réussi. Notons que chez les rainettes méridionales, cette bande est beaucoup plus courte, s'arrêtant au-dessus de la patte antérieure. Ce signe distinctif permet de reconnaître les deux espèces, tout comme le chant du mâle, très rapide chez l'espèce arboricole et plus lent chez la méridionale. Ce n'est donc pas une légende, même chez les grenouilles, dans le sud, on sait prendre son temps !

La rainette sarde, quant à elle, ressemble à l'espèce arboricole mais peut présenter de légères taches brunes sur le dos.

 

A la question posée, nous avons eu plusieurs réponses par mail et via Facebook. Le joli prénom d'Henriette à même était proposé... et adopté ! Henriette sera donc le prénom de la rainette verte en 2019. Pour tous les participants, un poster des amphibiens d'Aquitaine vous est offert. Il vous attend dans les locaux du CPIE.

Pour les autres, persévérance paiera, car l'observation de la nature est déjà un cadeau en soi.

 

Publié le 19 janvier 2019

Un dragon dans mon jardin ? Observez et signalez !

L'opération «Un Dragon dans mon jardin» redémarre en ce début d'année 2019. Proposé par le CPIE, l'Observatoire local de la biodiversité (OLB) vise à renforcer la connaissance du territoire grâce à la collecte de données sur les espèces – faune et flore terrestre ou aquatique – en sensibilisant à la biodiversité, et en impliquant les habitants et acteurs pour ces observations.

Aujourd'hui une question et une photo prise hier d'une fraîcheur exquise comme l'histoire qui l'accompagne.

 

Le quiz de la semaine

Dans cette maison, un sapin en palette fait main, «tendance écolo» et recyclage obligé, avait pris place, pour la décoration de Noël.

Lors du démontage, un intrus a été repéré. Ce petit animal s'était glissé entre deux lames de palettes. Il s'est tenu à l'écart du froid extérieur ! Un indice ? A l'état naturel, la bestiole peut prendre de la hauteur. Elle aime se mettre à l'abri, et rester immobile à observer le paysage. Dans une maison en pierre, elle a su trouver un bon refuge à côté des plantes vertes, et s'est bien gardée de se manifester avec son chant caractéristique, pour ne pas se faire repérer.

Remise en liberté à l'extérieur, elle va sagement attendre l'arrivée de la Journée mondiale des zones humides prévue le 2 février. Une date qui met chaque année en lumière l'intérêt des espaces naturels que sont les mares, étangs, sources, et ruisseaux.

 

Quel est cet animal ?

Pour bien commencer l'année et partager la biodiversité qui nous entoure, n'hésitez pas à nous transmettre le nom de cet animal (et son prénom éventuellement !). Chaque participant se verra remettre un poster des amphibiens d'Aquitaine, et sera invité à participer à une prochaine activité de l'association. Soyez tous les bienvenus !

 

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DÉCEMBRE

Publié le 22 décembre 2018

Insectes et pollinisateurs : à chacun son rôle

 

Les insectes font partie des premiers maillons de notre chaîne alimentaire.

En trente ans, la population mondiale d'insectes a été décimée. Quelles sont les causes et les conséquences de cette disparition ?

Des recherches publiées en 2017 ont confirmé, et même dépassé, les craintes des scientifiques. Au cours des trois dernières décennies, les trois quarts de la population mondiale d'insectes ont disparu et certaines espèces sont désormais éteintes. Sans aucun doute possible, l'activité humaine est responsable de cette hécatombe silencieuse, qui menace de perturber gravement l'équilibre naturel de la planète. L'agriculture moderne, qui utilise massivement pesticides et engrais chimiques, ainsi que l'artificialisation excessive des sols, mettent en péril la survie de la classe d'invertébrés la plus représentée sur la planète. Si les conséquences dramatiques de la disparition des abeilles pour la pollinisation ont été très médiatisées, ce problème est loin d'être le seul à inquiéter les spécialistes.

 

Carré biodiversité

Les insectes font partie des premiers maillons de notre chaîne alimentaire : servant de nourriture à de nombreux animaux, ils contribuent également au renouvellement et à la fertilisation des sols par la transformation en humus de leurs organismes décomposés. Si la situation est très inquiétante, elle n'est pas irréversible, pour peu que soient prises rapidement les mesures qui s'imposent. Au jardin, dans la rue, contre le mur de la maison, il est possible de favoriser la vie des insectes et autres pollinisateurs. Diminuer ou mieux encore éviter les traitements, ne pas utiliser de produits de toxiques, installer des espaces protégés et abrités, diversifier les plantes et les arbustes, etc., autant de solutions pour inviter la diversité des espèces dans le quotidien.

 

Au printemps prochain, le CPIE 47 proposera au public d'installer un carré pour la biodiversité. Dès à présent, il est possible de s'inscrire pour bénéficier de cette proposition et d'un accompagnement qui aura pour but d'installer un espace préservé pour la biodiversité. Particuliers, écoles, entreprises, collectivités, tous pourront avoir une action dans en ce domaine. En ville désormais, il n'est pas rare d'observer des insectes et autres pollinisateurs dès qu'un brin d'herbe ou une plante sauvage apparaissent dans les rues. C'est une des conséquences positives de l'arrêt des produits phytosanitaires et autres désherbants destructeurs. La démarche «zéro phyto» engagée par de nombreuses municipalités montre là toute son efficacité. La nature reprend vite ses droits, et la ville semble alors en capacité d'accueillir des zones de grande biodiversité.

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NOVEMBRE

Publié le 24 novembre 2018

Le serin cini : un petit oiseau au gilet jaune !

 

Le Coin nature met en lumière cette semaine un petit oiseau, le serin cini (serinus serinus), de la famille des fringillidae. Il mesure environ 11,5 cm de longueur. Ce passereau d'humble apparence se distingue par sa silhouette plutôt ronde et son bec très court, de forme conique. Le mâle a la tête et la poitrine d'un jaune vif avec des reflets verdâtres, le ventre qui est de teinte plus claire. La femelle est à peu près similaire mais plus terne et plus nettement striée.

Déplacements

 À l'automne, il redevient grégaire, les individus se rassemblent et constituent alors de petits groupes migrateurs se dirigeant vers le Sud, soit pour passer l'hiver dans les régions méditerranéennes, soit en halte migratoire pour atteindre ensuite l'est de l'Afrique du Nord. Il semble bien que l'espèce a su tirer profit surtout de la mise en culture des terres et du développement des espaces verts urbains.

 

Posté bien en vue sur un perchoir surélevé, souvent au voisinage des habitations (cime d'arbre, antenne ou fil téléphonique), le mâle débite ses longs trilles aigus et métalliques, les ailes abaissées et la queue relevée, tout en faisant vibrer ses ailes et en se contorsionnant de droite à gauche. Le mâle défend son territoire d'environ 1 ha avec beaucoup d'ardeur.

 

Habitat et comportement

Il vit surtout dans les villages et les villes, aimant la proximité des installations humaines, où les boqueteaux, les jardins et les parcs, les cimetières et les vergers lui offrent un habitat apprécié. Il est paisible, sociable et peu farouche. Assez mobile et actif, le serin cini aime flâner en petites troupes à l'instar des autres fringillidés : pinsons, linottes, verdiers, chardonnerets, auxquels il se joint volontiers. Il se nourrit le plus souvent à terre, picorant de menues graines d'herbes sauvages telles que plantain, séneçon, mouron et diverses graminées qu'il recueille en se faufilant parmi les herbes folles, au bord des chemins, dans les jachères, les gazons un peu sauvages, les foins et les vignes. Au printemps, l'oiseau perd de sa sociabilité. Son instinct territorial devient alors très fort.

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Publié le 10 novembre 2018

Migrations : l'échange Nord-Sud Objectif Terre !

 

Pour clore cette série de trois rubriques consacrée aux migrations, prenons un peu de hauteur.

 

Dès que les conditions de vie deviennent difficiles, la migration s'impose. En automne sur le col d'Organbidexka, quelques aigles transsahariens passent encore les crêtes.

Viennent ensuite milans royaux, grues, passereaux et pigeons. La Ligue de protection des oiseaux comptabilisait déjà en octobre 4 677 milans royaux. Il y a quinze ans, le suivi réalisé sur les cols pyrénéens avait permis de tirer la sonnette d'alarme sur l'effondrement des populations de cette espèce. Dix ans après, les effectifs sont en nette augmentation (1 521 individus en 2002, 8 796 en 2017).

 

L'arrivée des premières grues, près de 15 000 individus recensés début octobre, du faucon crécerelle (près de 200), de faucons émerillons, busards des roseaux et Saint-Martin, balbuzards pêcheurs, grands cormorans s'ajoutent à la liste des observations. Plus rares sont le pluvier guignard et le vautour moine.

 

Col de l'espoir

À Organbidexka, l'automne est également marqué par l'arrivée d'une grande diversité de passereaux. Mi-octobre en trois journées, les observateurs ont recensé plus de 45 000 passereaux parmi 24 espèces, dont près de 43 000 pinsons des arbres, 900 bergeronnettes grises, 500 chardonnerets élégants et 370 linottes mélodieuses. Enfin, les dernières semaines de comptage s'enrichissent du symbolique passage des pigeons ramiers et colombins. Venus de Scandinavie, d'Europe centrale et même de Russie, plusieurs millions d'entre eux traversent chaque année les Pyrénées pour atteindre l'Espagne et le Portugal. Le froid a gagné les crêtes. Entre les nuages et les chutes de neige, quelques milans royaux, grands cormorans, buses variables, et busards Saint-Martin occupent tout de même le ciel.

 

Comptage encore ici et là

En Lot-et-Garonne, la réserve naturelle de la Mazière assure aussi le comptage et le baguage de plusieurs centaines d'oiseaux chaque année tandis que la frayère du Passage-d'Agen assure, sur la Garonne cette fois, le suivi régulier de la grande alose, migratrice emblématique du fleuve. Le CPIE organise également des stages d'observation des passages des migrateurs (voir photo).

 

Quand on parle migration, on comprend bien alors le lien qui unit les êtres vivants et la Terre, et ce que la nature a de meilleur. Permettre ainsi à chaque être vivant de poursuivre le cycle de la vie s'impose alors à tous et à chacun, comme lien d'universalité et d'humanité sur la planète.

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Publié le 03 novembre 2018

Les migrations : le grand principe

 

Vol d'oies sauvages.

Au début de l'automne, beaucoup d'oiseaux migrent sur de longues distances. Principalement depuis les zones tempérées, vers le sud, puis ils reviennent vers le nord au printemps.

Les zones tempérées nordiques offrent l'avantage d'avoir des jours plus longs que les zones méridionales, et elles offrent de plus longues plages de temps aux oiseaux pour nourrir leurs jeunes.

Les zones méridionales, plus chaudes, offrent en revanche un approvisionnement alimentaire changeant peu avec la saison mais où la compétition alimentaire est plus élevée.

L'avantage de la migration compense les coûts énergétiques et les dangers liés à la migration. La prédation peut en effet être augmentée pendant la migration. Certains rapaces, comme l'épervier d'Europe, suivent les groupes de passereaux migrateurs. D'autres, tel le faucon d'Éléonore, calquent leurs périodes de reproduction avec le passage automnal des passereaux. Des faits du même ordre ont été observés chez une chauve-souris, la grande noctule. Le voyage des oiseaux migrateurs est souvent difficile et bon nombre d'individus n'atteignent pas leur destination.

 

Certaines espèces sont totalement migratrices ; d'autres le sont partiellement, c'est-à-dire que certains individus migrent et que d'autres sont sédentaires ou résidents, à savoir qu'ils restent sur place.

 

En France, le premier site où les vols migratoires ont été dénombrés de façon systématique selon un protocole bien défini a été le col d'Organbidexka, en bordure de la forêt d'Iraty, dans la province basque de la Soule (Pyrénées-Atlantiques), rapidement suivi par la pointe de Grave, à l'extrémité nord du Médoc. Depuis, c'est un réseau de plus de 40 sites qui sont suivis, dont plus de la moitié l'est régulièrement. Les résultats des comptages sont inscrits chaque soir sur le portail français de la migration où chaque internaute peut les consulter sous forme de listes, graphiques, etc.

 

L'observation et le comptage de la migration sont des activités propices à l'accueil de jeunes ornithologues, qui se sont formés à la pratique rigoureuse de leur passion auprès des «spotteurs» (surnom donné aux responsables des comptages migratoires). De nombreux professionnels de l'environnement ont fait leurs premières armes dans ce cadre. Bien avant les années 2000, l'association ARPE 47 – CPIE a d'ailleurs organisé quelques déplacements sur le col d'Organbidexka pour observer les migrations et oiseaux de passage, tandis que sur les cols voisins la chasse aux oiseaux migrateurs battait son plein.

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OCTOBRE

Publié le 27 octobre 2018

Migration des grues : levez la tête, comptez

 

Les grues sont des oiseaux puissants qui migrent sur environ 2 500 km de distance. Ils passent l'hiver en Afrique du Nord ou en Europe méridionale, au sud de l'Espagne.

Depuis les années 2000, à cause du réchauffement climatique, on observe qu'une partie des oiseaux hiverne dans le centre de la France, en Creuse notamment. Les vols migratoires sont en forme de V ou de Y. Levez la tête, et comptez-les par groupe de 10 puis par 50, et enfin par paquet de cent.

 

La grue cendrée (Grus grus) est un grand oiseau de la famille des gruidés. Elle mesure de 100 à 120 cm, pour une envergure de 180 à 240 cm et un poids de 4 à 6 kg. Elle est principalement grise avec une bande blanche verticale le long du cou, une touffe de

 

plumes noires garnit sa queue. Elle porte sur le crâne une portion de peau nue rouge, peu visible dans la nature.

 

Elle se nourrit d'insectes, de graines, maïs¨et autres, d'herbes et de jeunes pousses, de mollusques, de vers, de glands de chêne vert, d'olives.

 

En vol, les grues cendrées crient, la plupart du temps, environ toutes les dix à quinze secondes. Le chant, un «grou» sonore, s'entend jusqu'à quatre kilomètres. C'est une particularité anatomique du bréchet de la grue qui explique son exceptionnelle puissance.

 

Les grues cendrées comme les cigognes, ont l'habitude d'utiliser les ascendances thermiques pour s'élever en planant et migrer en se déplaçant d'un thermique à l'autre en évitant le vol battu. Ainsi, elles économisent leur énergie. Leur vitesse peut atteindre 90 km/h, avec une altitude pouvant aller de 200 m à 1 500 m. Le nid est un gros tas de tiges et de feuilles au sol, sur lequel l'oiseau se tapit et pond 2 œufs en mai-juillet. La Grue cendrée bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis 1976. Il est donc interdit de la détruire, de la mutiler, de la capturer ou de l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou d'enlever les œufs

 

et les nids et de détruire, d'altérer ou de dégrader leur milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

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MAI

Publié le 12 mai 2018

L'engoulevent : c'est le moment !

Si vous ne savez pas encore, l'engoulevent est présent chez nous en ce moment. C'est un oiseau crépusculaire et nocturne. On l'entend donc à la nuit tombée de la nuit. Son cri est particulier, comme son vol surprenant.

 

L'engoulevent d'Europe (caprimulgus europaeus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Caprimulgidae.

Il possède un plumage cryptique très complexe, mêlant le gris, le beige et le brun, ce qui lui confère un camouflage efficace le jour, lorsqu'il reste posé au sol ou perché, immobile, le long d'une branche.

En vol, le mâle arbore cependant des taches blanches bien visibles sur les coins de la queue et au bout des ailes. Le cou est court, portant une grosse tête munie d'un petit bec. Les ailes et la queue sont longues et étroites, les pattes sont courtes. L'engoulevent d'Europe se nourrit d'une grande variété d'insectes volants, qu'il attrape en vol, souvent en chassant depuis un perchoir. Il chasse à vue, utilisant ses yeux relativement grands et munis d'une couche réfléchissante qui améliore sa vision de nuit. Il ne semble pas utiliser son ouïe pour chasser, et ne fait pas d'écholocalisation. Il boit et se baigne au vol.

 

Un chant nocturne caractéristique

L'engoulevent d'Europe mâle occupe un territoire au printemps, et rappelle sa présence par son chant nocturne caractéristique. Certains le comparent à un vélomoteur ancien…

 

Celui-ci ressemble à un ronronnement roulé et modulé, continu sur plusieurs minutes, audible à plusieurs centaines de mètres et répété pendant des heures. Le mâle patrouille sur son territoire avec les ailes remontées en V, la queue étalée, chassant les intrus en claquant des ailes et en criant. Le claquement des ailes sert aussi à la parade, quand le mâle poursuit la femelle dans un vol en spirale. L'engoulevent d'Europe ne construit pas de nid, mais pond ses œufs directement sur le sol. Ceux-ci éclosent après 16 à 21 jours d'incubation, et les poussins acquièrent leur plumage après 16 à 17 jours supplémentaires.

 

L'engoulevent d'Europe se reproduit dans la majeure partie de l'Europe et en Asie, et hiverne en Afrique subsaharienne. Il privilégie généralement les zones ouvertes et sèches, avec quelques arbres et de petits buissons, comme les landes, les clairières, les coupes ou les jeunes pinèdes. Bien que l'espèce soit exposée à la prédation et au parasitisme, elle est surtout menacée par la perte de son habitat, le dérangement et la diminution du nombre d'insectes causée par l'usage de pesticides. Le nom de l'engoulevent d'Europe, Caprimulgus, fait référence à un vieux mythe selon lequel l'engoulevent téterait les chèvres, les empêchant alors de donner du lait. On a la chance d'en voir tous les ans, chez nous en Villeneuvois, sans pour autant croiser trop de chèvres…

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AVRIL

Publié le 21 avril 2018

La biodiversité : qu'es aquo ?

Préserver la biodiversité est un sujet d'actualité. On parle beaucoup des menaces qui pèsent sur elle, et des conséquences de sa détérioration. Mieux la connaître, c'est prendre conscience des avantages qu'elle apporte, et mieux la protéger. Ici en Lot et Garonne, au quotidien, le CPIE Arpe 47 veille, œuvre, et contribue à sa préservation.

 

La biodiversité regroupe l'ensemble des vies présentes sur notre planète, dans le milieu terrestre, aquatique ou marin. Ce terme désigne l'ensemble des éléments naturels qui composent l'environnement.

 

Appelé aussi diversité des écosystèmes, il désigne la pluralité des milieux naturels accueillant les organismes vivants. La chaîne alimentaire d'un milieu est un des exemples concrets de la biodiversité écologique.

 

Il y a actuellement près de 2 millions d'espèces recensées dans le monde. Certaines ne sont pas encore répertoriées. L'Homme fait partie intégrante de la biodiversité. Son activité apporte des changements considérables dans l'écosystème. L'exploitation des ressources naturelles, la déforestation, la surpêche, l'agriculture intensive mondialisée, contribuent à la destruction et à l'érosion de la biodiversité. On le sait, de nombreuses espèces sont vouées à la disparition. La prise de conscience et l'éducation à l'environnement offrent à tous, l'occasion de mieux connaître et protéger la nature.

 

Le saviez-vous ?

Votre voix compte pour la planète… En ce moment a lieu sur internet un vote citoyen, ouvert à tous, pour soutenir des initiatives locales. À l'issue des sélections, un seul projet a été retenu pour représenter le Lot-et-Garonne au niveau national, celui de l'association ARPE 47 CPIE Pays de Serres Vallée du Lot. C'est aussi le seul projet porté par un CPIE pour toute la région Nouvelle-Aquitaine. Ce projet 100 % local propose la création et l'animation d'un centre nature tout public à Lascrozes sur la commune de Villeneuve-sur-Lot.

 

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FÉVRIER

Publié le 24 février 2018

La chouette effraie : une dame blanche à l’œil perçant

Retour cette semaine sur le mode de vie de la chouette effraie (2e partie), bien connue sous le nom de dame blanche (Tyto Alba). L'effraie des clochers est une chouette de taille moyenne, munie de longues ailes et avec une tête bien distincte. Son envergure est de 90 cm. Son espérance de vie est en moyenne de 8 ans et dépasse rarement 10 ans.

La chouette effraie chasse la nuit dans des étendues cultivées ou des prairies.

La forme de ses yeux permet de concentrer un maximum de lumière sur la rétine.Elle a besoin de 50 fois moins d'éclairage que l'homme pour voir distinctement. Comme lui, elle bénéficie d'une audition stéréophonique afin de déterminer la provenance d'un son. Elle identifie sa proie même par une nuit sans Lune. La chouette effraie habite les grands milieux ouverts, les prairies, les bandes herbeuses le long des champs et des haies, les vergers. Elle utilise les bâtiments comme des vieilles granges et des clochers d'église, les greniers et les pigeonniers, pour élever sa progéniture. Elle chasse au-dessus des vastes champs avoisinants.

 

La femelle pond de 4 à 13 œufs mesurant de 35 à 43 mm, deux fois par an, au printemps et en été, à même le sol. Elle couve de 30 à 32 jours. À la naissance les petits pèsent environ 15 g. Ils quittent le nid à 2 mois environ et sont nourris par les deux parents. Chaque nuit, ils tuent et transportent une quarantaine de petits mammifères, parfois de petits oiseaux pour se nourrir, eux et leurs petits. Après la saison de nidification, les jeunes se dispersent à moins de 20 km de leur lieu de naissance. Une fois qu'elle a trouvé un site propice pour nicher, elle pourra y passer le reste de sa vie si la nourriture s'y trouve en quantité suffisante.

 

Autrefois, il n'était pas rare qu'elle soit épinglée sur les portes des granges pour chasser le mauvais sort… Espèce protégée sur tout le territoire, qu'elle soit vivante ou morte, il est interdit de la transporter.

 

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Publié le 17 février 2018

La chouette effraie : la reine des clochers

La chouette effraie possède un masque facial blanc en forme de cœur.

 

L'effraie des clochers (tyto alba) est aussi appelée chouette effraie ou dame blanche. L'espèce peuple tous les continents, à l'exception de l'Antarctique et certaines îles. C'est l'espèce de strigiformes la plus répandue au monde.

La femelle, légèrement plus grande que le mâle, mesure 34 à 40 cm de long et pèse 570 g en moyenne. L'effraie des clochers possède un masque facial blanc en forme de cœur. Le dessus du corps est gris cendré à brun jaune, richement pointillé de fines taches blanchâtres. Le poitrail est blanchâtre plus ou moins piqueté de brun foncé. Ses pattes sont longues couvertes de plumes blanches et munies de doigts puissants aux serres bien développées. Ses ailes sont longues et plutôt étroites. L'iris de l'œil est noir.

Son cri est rauque, strident et répétitif. Elle chuinte, poussant des sonorités plus discrètes ressemblant à des soupirs humains. Le chant territorial du mâle dure environ 2 secondes, Elle claque très fort du bec lorsqu'elle se sent menacée.

Les plumes de l'effraie absorbent très bien les frottements de l'air et réduisent les turbulences. Son vol silencieux lui permet de surprendre ses proies avant qu'elles ne s'enfuient ou se cachent.

Son régime alimentaire se compose essentiellement de petits rongeurs, ce que montre l'analyse des pelotes de réjection (campagnols, mulots, souris et musaraignes). Elles mesurent environ 45 mm sur 26 mm et se caractérisent par leur aspect noir, brillant, arrondies aux deux extrémités et lisse quand elles sont fraîches.

L'effraie des clochers a décliné ces trente dernières années. De nombreuses menaces pèsent sur elle. Le trafic automobile est la première cause de mortalité, 40 à 70 % des effraies sont retrouvées mortes sur les routes. La démolition de vieux édifices, la disparition des prairies et des haies engendre la disparition des rongeurs qui constituent la base de son alimentation.

Les pesticides employés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sont aussi à signaler.

L'effraie des clochers bénéficie d'une protection totale sur le territoire français.

 

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Publié le 10 février 2018

La rainette verte, une espèce menacée

La rainette verte, hyla arborea, est une espèce d'amphibiens de la famille des hylidae.

Elle se différencie de sa proche parente, la rainette méridionale, par son chant plus rapide ou par la bande latérale sombre qui se prolonge sur ses flancs.

Cette ligne se limite au contour de l'œil chez l'espèce méridionale.

 

Elle vit dans les forêts de feuillus, les forêts mixtes, les parcs et jardins, les vergers, les rives des lacs et cours d'eau. Elle évite les forêts trop sombres et denses.

On la trouve encore dans la péninsule Ibérique, en France pour partie et jusqu'à l'ouest de la Russie, la région du Caucase, et au sud vers les Balkans et la Turquie.

 

Les rainettes sont équipées de pelotes adhésives au bout des doigts leur permettant un mode de vie arboricole. En Europe, les rainettes sont les seuls amphibiens européens à avoir ce mode de vie de grimpeur.

Elle ne dépasse pas 5 cm de long, a la peau lisse, d'un vert souvent très vif, a le ventre gris-blanc et présente une bande brune de l'œil aux flancs.

 

Les rainettes vertes se rencontrent dans les milieux marécageux et boisés mais toujours à proximité de l'eau.

Elles ont une activité nocturne intense, tandis qu'elles passent la journée, lorsque celle-ci est bien ensoleillée, immobiles plusieurs heures afin de prendre le soleil.

 

La rainette verte est l'une des espèces en forte régression dans les zones urbanisées et dans les régions d'agriculture intensive. La pollution de l'eau, par les insecticides notamment, ainsi que l'introduction de poissons dans les petites mares sont des facteurs de disparition de l'espèce dans les territoires concernés.

 

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JANVIER

Publié le 20 janvier 2018

 Le gros bec : casse-noyau par excellence

 

Le gros-bec peut peser jusqu'à 62 g et mesure environ 18 cm.

 

Le gros-bec casse-noyaux est une petite espèce de passereaux de la famille des fringillidae et la seule du genre.

Le gros-bec peut vivre environ 10 ans mais il est plutôt en déclin en raison des changements dans le paysage agricole. Rondouillard, il peut peser jusqu'à 62 g et mesure environ 18 cm. Cet oiseau se rencontre surtout dans les forêts de feuillus et de conifères dans les bosquets, les vergers, les grands jardins et les parcs.

Il est présent dans toute l'Europe, toute l'Asie (sauf du Sud-Est), le Maghreb, l'Égypte et la Libye. Il s'égare aussi dans l'ouest de l'Alaska.

Il est arboricole et préfère les charmes, les hêtres et les érables pour établir son nid. Les gros-becs se regroupent souvent en colonies pour nicher, et chaque couple défend un petit morceau de territoire.

Son nid, dont le site est choisi par le mâle et les fondations construites aussi par lui, est situé à au moins 3 m du sol. Il est en forme de coupe et la femelle y apporte des radicelles, du poil et du crin.

 

Oiseau farouche, il perche dans le haut des arbres et ne se laisse pas observer facilement.

 

Il se nourrit de graines et de noyaux très durs, qu'il casse avec son bec pour en extraire l'amande. Il affectionne les noyaux de cerises et même d'olives. Il aime aussi les graines de charmes et de hêtres. Il consomme également des chenilles, des cerfs-volants qu'il attrape en vol, ainsi que d'autres insectes.

L'hiver, il vient peu à la mangeoire car il trouve en général la nourriture qui lui est nécessaire dans la nature. Néanmoins, s'il s'y aventure, il appréciera les graines de tournesol.

Le chant hésitant du gros-bec casse-noyaux est à son image, discret. Il faut être attentif pour l'entendre, car il est peu sonore, contrairement à son cri, plus explosif.

 

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Publié le 13 janvier 2018

Le merle noir : l'ami des hommes

Tout le monde connaît le merle noir (turdus merula), Il est abondant dans les bois, les parcs et jardins. C'est une espèce de passereaux de la famille des turdidés.

 

Il niche en Europe, Asie et Afrique du Nord. Il a été introduit en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il peut être résident ou migrateur, partiellement ou entièrement selon la latitude. Son nid est en forme de coupe aux formes bien définies, bordé de boue.

Sa taille de 24 à 27 cm lui donne une allure d'oiseau robuste, à la queue assez longue. Son plumage est entièrement noir chez le mâle à l'exception du bec et du cercle péri-orbital qui sont jaunes. Les femelles sont entièrement brunes, plus foncé sur le dessus que sur le ventre. Leur bec est également brun. Les juvéniles sont brun tacheté. L'oiseau reconnaissable sautille et court au sol.

 

Il aime la fraîcheur et l'humidité. Les lombrics constituent sa nourriture préférée. Il s'alimente d'ailleurs principalement à terre où il détecte les larves souterraines et les vers à la vue et à l'ouïe. Leurs sautillements nerveux attirent ces derniers à la surface. Également frugivore, il consomme des baies sauvages, des fruits dans nos jardins et vergers. Ils débarrassent les arbres de bien d'insectes, chenilles et larves indésirables. En hiver, il apprécie les déchets de cuisine, les graines et fruits pourris.

 

Son chant puissant, flûté et mélodieux précède et domine le concert printanier des oiseaux. Il n'y a guère de lieux où il ne soit audible de l'aube au coucher du soleil. Avant la fin de l'hiver, il nous annonce déjà en musique, le printemps.

 

Ne serait-ce que pour cette raison, il mérite notre considération et notre sympathie, malgré sa robe noire ou terne, ainsi que sa banale présence.

 

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