Arbres


Publié le 01 décembre 2018

Arbres et haies champêtres : des réservoirs de biodiversité

 

Depuis des décennies et peut-être des siècles, il se raconte «qu'à la sainte Catherine tout bois prend racine». En ce tout début décembre et à l'approche de l'hiver, parlons d'arbres et de haies, et retournons aux racines… Depuis sa création en 1983, l'association ARPE 47 informe le public, propose et accompagne des plantations de haies champêtres dans le département. Association membre d'un réseau national, l'ARPE 47 affiche au compteur un résultat éloquent et de multiples animations sur ce thème de l'arbre et de la haie champêtre.

Le saviez-vous ?

 Plus de 150 000 arbres de haies champêtres ont été plantés dans le département depuis 35 ans avec l'appui technique de l'association ARPE 47-CPIE. Ce travail a été engagé par des responsables associatifs bien avant les programmes officiels subventionnant les plantations de haies. Il n'est pas étonnant de voir ici ou là de belles haies diversifiées dans des établissements scolaires (collège Crochepierre à Villeneuve), en bordure de salles des fêtes (Aubiac ou Beauville), dans les périmètres des écoles (La Sauvetat, Auradou), le long des routes du département et sur de très nombreuses exploitations agricoles. Des haies de tous types, bien conçues, adaptées aux besoins, aux usages, ou quelles que soient les cultures et les vocations, les haies et arbres champêtres sont présents dans le paysage.

 

C'est ainsi le long des champs et près des villes et des villages que les arbres et les haies ont acquis leurs lettres de noblesse. Ils sont encore pourtant mis à mal, notamment par des entretiens inadaptés.

 

Parmi les pionniers et les défenseurs de l'arbre et de la haie, Dominique Soltner, enseignant et ingénieur agronome de l'ouest de la France, a sans aucun doute créé et suscité de nombreuses vocations de planteurs, d'écologistes et d'amoureux de la nature.

 

Les techniques qu'il a vulgarisées pendant des décennies sont toujours d'actualité aujourd'hui. Un bon travail du sol, l'utilisation de jeunes plants, le choix des espèces adaptées au sol et au climat, la diversification des espèces, le paillage du sol, sont quelques-uns des grands principes qui ont accompagné les premières plantations de haies champêtres partout en France et dans le département. Ces expérimentations ont été à l'origine des premières opérations collectives, et aux commandes groupées de jeunes plants destinés à reconstituer les haies mises à mal par l'intensification de l'agriculture et les opérations de remembrement.

 

Rôles majeurs

 L'arbre et la haie structurent le paysage et rendent des services irremplaçables. Effet brise-vent protection des cultures et des bâtiments, lutte contre l'érosion des sols, régulation de l'eau et lutte contre les inondations, rôle de protection du bétail et de l'ensemble de la faune, intégration paysagère, bois énergie, etc.

 

L'arbre et la haie constituent de précieux réservoirs de biodiversité et désormais de formidables corridors écologiques. Ils permettent tout à la fois abri, nourrissage, nidification, reproduction, et favorisent le déplacement de multitudes d'espèces. Un univers entier au service de la nature et de l'homme.

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JUIN

Publié le 02 juin 2018

L'érable : un arbre adaptable

Les érables sont des arbres et des arbustes du genre acer, appartenant à la famille des sapindacées.

 

La plupart des érables peuvent atteindre entre 10 et 45 m de hauteur. Les autres relèvent plus du terme d'arbrisseau, mesurant moins de 10 m. Ils ont des feuilles caduques mais une minorité en Asie du Sud et dans le bassin méditerranéen sont sempervirentes.

 

La plupart des érables tolèrent le manque de luminosité : beaucoup de petits spécimens s'accommodent de vivre sous la canopée des feuillages des arbres plus grands qu'eux, si bien que les plus grands spécimens deviennent dominants. Le faisceau des racines de l'érable est typiquement dense et fibreux.

 

Les feuilles d'érable sont toujours opposées et sont, dans la plupart des espèces, à nervuration palmée. Les fleurs sont régulières, symétriques, en grappes ou panicule. Elles sont vertes, jaunes, orangées ou rouges.

 

Sirop et ornement

Le fruit appelé samare est jumelé en disamare, en forme d'hélice. La graine peut ainsi, grâce au vent, être transportée sur des distances considérables. Elle parvient à maturité sur l'arbre de quelques semaines à six mois selon l'espèce et est dispersée peu de temps après. Les espèces ont besoin de la stratification pour germer. La graine peut rester dormante plusieurs années avant de germer.

 

Parmi les érables, on trouve des espèces utilisées pour la production du sirop d'érable en Amérique du Nord, des espèces fournissant du bois d'œuvre et d'autres enfin utilisées comme arbres d'ornement pour la forme particulièrement découpée de leurs feuilles ou pour la coloration de leur feuillage en automne.

 

L'érable, comme le frêne, possède une stratégie de croissance et de captation de la lumière typique d'une essence de trouée, qui le rend également apte aux systèmes bocagers.

 

Plus la lumière est disponible, plus il croît vite et de manière importante. Il ne peut, comme le hêtre, réduire sa croissance fortement quand il manque de lumière et ainsi attendre longtemps le retour d'une situation plus ensoleillée.

 

Il montre néanmoins sous le couvert d'autres arbres (au stade buissonnant notamment) une relative plasticité en surdéveloppant la feuillaison du sommet de la couronne, avec un houppier en forme de parapluie pour mieux capter la lumière.

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MAI

Publié le 19 mai 2018

Ayez du charme : comme il vous plaira !

Les charmes constituent un genre d'arbres et d'arbustes de la famille des bétulacées comme l'aulne, le bouleau et le noisetier. Ce genre compte une trentaine d'espèces des régions tempérées de l'hémisphère nord, d'Asie mineure et d'Europe.

 

Le charme fournit un excellent bois de chauffage, du bois de trituration et différents bois de service. Une forêt constituée principalement de charmes est appelée une charmaie ou une charmeraie.

 

Un joli port

Son tronc droit, d'environ 0,50 m de diamètre, se dresse jusqu'à sa cime ovoïde, plutôt étroite, formée de nombreuses branches longues et grêles. Ses branches portent des feuilles caduques, simples, en position alterne, par un court pétiole, souvent rougeâtre.

 

Longues de 5 à 12 cm, large de 3 à 6, celles-ci présentent une forme allongée, ovoïde, à nervures latérales en principe non ramifiées et sont doublement dentées.

 

Le charme apprécie les sols neutres, assez riches, argileux et frais mais redoute les humus acides et les sols marécageux.

 

Après le hêtre et le chêne, c'est l'arbre à feuilles caduques le plus abondant de France, surtout dans les plaines et sur les plateaux du Nord et de l'Est, où il constitue la base des taillis.

 

Il est également souvent utilisé pour former des haies taillées, ou des charmilles.

 

De faible longévité, il ne vis en moyenne que jusqu'à 150 ans.

 

En montagne, on ne le rencontre guère au-delà de 1 100 m.

 

Compagnon du chêne sessile et du hêtre, on le distingue facilement au milieu des autres arbres par son tronc cannelé, comme formé de muscles longs et légèrement sinueux.

 

Et comme on le dit chez nous, lors des sorties découverte des arbres, voici une astuce mnémotechnique très facile pour faire la différence entre le charme et le hêtre : écoutez bien, «le charme d'Adam, c'est d'être à poil». Tout est dit ou presque… observez la feuille et à la semaine prochaine.

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Publié le 05 mai 2018

Le chêne pédonculé : un atout pour la paysage

 

Son nom latin quercus robur signifie «chêne robuste». C'est un grand arbre en général de 25 à 35 m de haut qui peut dépasser les 40 m. Sa longévité est d'environ 500 ans mais peut varier de 700 à 1 200 ans.

 

C'est une espèce d'arbres à feuillage caduc originaire des régions tempérées d'Europe, appartenant à la famille des fagacées. Son fruit est porté par un long pédoncule.

Sa silhouette est caractéristique avec sa cime en dôme ample, un houppier irrégulier avec de grosses branches horizontales noueuses, et un feuillage réparti en amas denses entrecoupés d'éclaircies. Chez les jeunes arbres l'écorce est grise, lisse et brillante, puis devient sombre, épaisse et densément fissurée. Le tronc droit peut atteindre 3 m de diamètre. Il tend à être très haut et bien régulier en forêt, tandis qu'il est souvent gros et court à découvert dans les campagnes et les villages. Il se divise en grosses branches tortueuses pour former le houppier.

 

Le chêne pédonculé est très commun dans les plaines de toute la France, de Suisse et de Belgique, sauf dans la région méditerranéenne où il est très rare.

 

Ce chêne est une essence pionnière à postpionnière. Il se développe sur des sols de substrats variés : argiles, limons, sables, tourbe.

 

C'est essentiellement un arbre de l'étage dit collinéen (plaines et collines) et de la base de l'étage montagnard, il ne monte pas au-delà de 1 300 m d'altitude.

 

Le chêne pédonculé supporte mal les fortes sécheresses estivales contrairement au chêne sessile qui les supporte mieux.

 

Le chêne de Rogé

Le CPIE Arpe47 contribue à la valorisation du patrimoine naturel.

 

Aujourd'hui, à midi, a lieu à Villeneuve, la cérémonie de labellisation du chêne de Rogé qui devient officiellement Arbre Remarquable de France. Situé dans l'enceinte du château de Rogé, cet arbre livre d'imposantes mensurations. Circonférence du tronc 6,80 m (à 1,30 m du sol). Hauteur : 28 m. Âge estimé 250 ans. Son port est dit fastigié, ce qui fait de lui le premier de cette catégorie dans la base de données nationale de l'association partenaire ARBRES présidée par Georges Feterman.

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