Le Coin Nature

Retrouvez chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" (tous les samedis en format papier).

 


MARS

Publié le 23 mars 2019

Côté jardin, c'est la fête du printemps

Signe annonciateur, les giboulées de mars sont caractéristiques de ce mois charnière entre la fin de l'hiver et le début du printemps, avec des averses de pluie forte, de grêle, de neige fondue, de grésil. Des froids assez rigoureux peuvent encore se produire. Les giboulées de mars marquent juste l'arrivée progressive du printemps, vous allez donc pouvoir recommencer de façon plus intense, progressivement, vos interventions au jardin.

 

Les fleurs se développent de plus en plus, les protections hivernales vont pouvoir être progressivement retirées, et vous allez pouvoir vous adonner aux tailles de mars, réputées les meilleures, selon l'adage bien connu.

 

Au verger c'est le moment de greffer, tailler, planter… Depuis quelques mois, les arbres fruitiers attendent leur tour. Si la taille n'a pas encore été faite, ne tardez plus car les fruitiers mettent leurs feuilles, et déjà pour certains leurs fleurs.

 

Au jardin d'ornement

 

Les fleurs de saison pointent leur nez et commencent à égayer le jardin : primevères, amélanchier, cognassier du Japon, prunus, mimosa, et évidemment l'incontournable forsythia jaune, annonciateur de l'arrivée du printemps !

 

Plantez les vivaces ainsi que les bulbes à floraison estivale et automnale. Semez les annuelles, uniquement sous abris : pétunias, verveines, sauges, œillet d'Inde, cosmos…

 

Pour les arbustes, taillez toutes les haies, ainsi que le camélia défleuri, l'hibiscus, la glycine… Taillez aussi vos derniers rosiers. Terminez la plantation des arbustes caduques à racines nues et des arbustes persistants en motte.

 

Au potager

 

Les semis sous châssis et les premières divisions de plants ouvrent le bal. En passant par la serre, on active les semis délicats qui s'impatientent déjà… Le potager commence à s'agiter : boutures, plantation des bulbes comestibles, divisions de certaines aromatiques, et nombreux semis précoces et délicats sous châssis…

 

N'oubliez pas cependant que les protections hivernales sont encore utiles. Patience, le printemps qui s'annonce est une saison d'effervescence pour tous les jardiniers.

 

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Publié le 16 mars 2019

Jardin de mars : le bon départ !

 

Qu'on se le dise : «Quand mars bien mouillé sera, beaucoup de fruits tu cueilleras».

Que planter, semer et faire en mars ? Pour cette période consacrée au jardin, l'activité de mars pourrait être plus que chargée. Au potager, semis de laitue, de chicorée, fèves et betteraves rouges peuvent être entrepris, tout comme les poireaux, qui seront ensuite repiqués fin juin pour une récolte en automne-hiver.

Avec précaution, les premiers semis de tomates peuvent être faits si vous avez une mini-serre au chaud, ou à l'abri dans un coin de la maison, comme le font de nombreux jardiniers amateurs. Il est encore temps de mettre en terre les pommes de terre, et, pour les retardataires, ail rose et oignon blanc. Si vous avez des artichauts, les pieds sont à multiplier en choisissant les plus beaux œilletons pour les repiquer.

Du jardin au verger

La taille des arbres fruitiers est encore d'actualité, s'il ne fait pas trop froid, et n'oubliez pas la vigne, taille tôt taille tard, rien ne vaut la taille de mars…

C'est bien aussi la dernière ligne droite pour planter les arbres fruitiers qui devront être bien arrosés si nécessaire pour aider à la reprise. C'est le bon moment pour planter les arbustes à petits fruits rouges, groseilliers, framboisiers, cassissiers. Quelques arbustes de haies trouveront aussi leur place ce mois-ci, en prenant soin de les tailler un peu lors de la plantation.

C'est encore le bon moment pour attacher les rameaux des arbres fruitiers palissés. Pour la greffe en fente et notamment les cerisiers, il faut s'assurer que le risque de gelée ait bien disparu. Pour finir, le conseil le plus approprié est bien de jardiner au naturel. Si ce n'est déjà fait, bannissez sans regret les produits phytos coûteux et toxiques, tant pour le jardin que pour la santé. On se conforte ainsi dans l'idée qu'un jardin est avant tout une affaire d'observation, d'équilibre, de savoir-faire et de bon sens.

Côté activité du CPIE, il est l'heure pour les jardiniers amateurs de s'inscrire pour l'opération «Bienvenue dans mon jardin au naturel», qui a lieu chaque année au mois de juin. Cette opération nationale du réseau des Centres permanents d'initiatives pour l'environnement est dédiée aux jardiniers amateurs qui ouvrent leurs portes pour partager leurs connaissances et les bons gestes du jardinage au naturel.

 

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Publié le 09 mars 2019

Mars est de retour : taillez la vigne toujours !

 

Ce mois-ci, «Le Coin nature» revient au jardin. La taille de la vigne est une étape importante qui conditionne la bonne fructification et la récolte à l'automne prochain. Elle n'est pas compliquée mais quelques règles s'imposent pour obtenir de magnifiques grappes de raisin.

Il est encore temps de s'inscrire pour le stage de taille de la vigne qui aura lieu le samedi 16 mars au matin, à Tombeboeuf. La vigne sera à l'honneur avec un des grands spécialistes du pays, Patrice Gentié, directeur des pépinières du même nom, qui animera ce stage très pédagogique destiné aux amateurs et aux passionnés.

La taille se fait en hiver. La vigne est à ce moment-là en repos végétatif et la sève est descendue. La période idéale se situe entre février et mars, hors périodes de gelées. N'ayez pas peur de vous lancer car aucune taille n'est en soi mauvaise et votre expérience vous aidera à maîtriser parfaitement l'art de la taille. Attention tout de même car une erreur de coupe peut être fatale et vous vous retrouvez alors sans raisin à l'automne… Ici c'est l'expérience qui finit par parler. Il faut renouveler la vigne au fil des ans en supprimant le plus vieux bois et en laissant de nouvelles pousses prendre de l'ampleur.

Calage et pliage

C'est de février à fin mars que le calage qui consiste en l'attachage des pieds sera réalisé.

On pose un lien qui maintiendra le cep de vigne. On le vérifie chaque année pour éviter qu'il ne se couche avec le poids de la vendange. On utilise pour cela un lien naturel, biodégradable, ou des liens plastifiés, et parfois du fil de fer.

Le pliage, également appelé arcure pour la forme que l'on donne au sarment, s'effectue aussi en février ou mars, une fois le calage terminé. Le bois de taille laissé sur le pied est attaché et alors cintré, parfois même fixé sur un fil porteur pour que les futures grappes soient sur un même plan pour la vendange. Le débourrage marque le début du cycle végétatif. Il se fait entre mi-mars et mi-avril. La vigne commence alors à pousser. C'est l'éclosion des bourgeons qui laissent apparaître les jeunes pousses.

 

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Publié le 03 mars 2019

Quand mars arrive, le jardin s'éveille…

 

Depuis quelques jours, la nature s'éveille. L'occasion d'aller au parc des expos de Villeneuve où le Salon de l'Habitat a lieu jusqu'à aujourd'hui dimanche. Le CPIE y invite le public à découvrir «un carré pour la biodiversité» pour se familiariser avec la nature et le jardin au naturel. Ce «carré» pourra vite devenir un espace de rêve pour la faune et la flore locale et ce que l'on appelle aussi «la nature ordinaire».

 

Définition

Un carré pour la biodiversité est un observatoire grandeur nature, accessible à tous. Il s'adresse à tous (adultes, enfants, professionnels, collectivités, associations) et à tous les espaces.

En créant «un carré» jusqu'à la fin de l'été (sans coupe, ni engrais, ni pesticide), les volontaires pourront alors observer, seuls, en groupe, ou en famille, les espèces végétales et animales qui s'y développent. Le carré pour la biodiversité devient un support pédagogique d'observation et d'investigation scientifique. La découverte d'espèces assez communes, mais pourtant méconnues met les sciences participatives à l'honneur.

 

Marche à suivre.

Pour faciliter les observations et analyser les données recueillies, les participants utilisent un ou plusieurs protocoles scientifiques selon les espèces présentes, le milieu choisi, et le niveau de chacun. Les protocoles proposés par les CPIE sont établis par le Muséum national d'histoire naturelle. Les participants contribueront à améliorer le niveau de connaissance sur la répartition et l'abondance des espèces sur tout le territoire français.

 

Avec le CPIE 47.

Cette action concrète est une véritable occasion de se tourner vers des pratiques alternatives, favorables à la préservation de la biodiversité. Elle permet de prendre conscience de l'impact néfaste sur la nature et la santé, de l'utilisation des désherbants, pesticides, engrais chimiques, etc. Elle encourage de nouvelles pratiques d'entretien différencié des espaces verts et des jardins. Pour en savoir plus rendez-vous au Salon de l'habitat. Entrée gratuite.

 

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FÉVRIER

Publié le 23 février 2019

Le bourdon est de sortie, le printemps approche

 

Après la série consacrée aux zones humides, le coin nature va maintenant faire un tour au jardin. L'hiver est encore là, mais les jours rallongent peu à peu. Même si les journées restent encore froides, elles se réchauffent dès qu'un brin de soleil apparaît. Le printemps n'est pas loin et il suffit de faire un tour au jardin pour s'en rendre compte.

 

Les bourdons et autres petits insectes sont de sortie et butinent déjà sur les petites fleurs du jardin, comme par exemple le lamier pourpre ou la véronique de perse..

 

Les bourdons, genre Bombus, sont des insectes sociaux volants de la famille des Apidae.

 

Comme l'abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves.

 

Ce sont des pollinisateurs et ces bourdons là, doivent être aussi bien respectés que l'abeille dite domestique. L'homme aime bien domestiquer la nature avant de la détruire.

 

Le bourdon pique t – il ?

Oui, les bourdons peuvent piquer. Ces insectes font en réalité partie de la grande famille des abeilles et, comme chez toutes les abeilles, les femelles (reines) et les ouvrières ont un dard qui leur sert à se défendre. Le dard est absent chez les mâles. Le dard est en relation avec une poche à venin. Comme celui de l'abeille domestique, le dard est équipé de petites «barbules» autour desquelles notre peau se referme et qui l'empêchent d'être retiré. En chassant avec la main le bourdon, on lui arrache le dard et la glande à venin située à l'intérieur du ventre, ce qui le tue.

 

Les piqûres des bourdons ne sont pas dangereuses du tout, sauf en cas d'allergies ou d'intoxication. En ce qui concerne l'allergie, seule une piqûre peut la déclencher et nécessite parfois une hospitalisation qui reste très rare. Quant à l'intoxication, elle est due à de nombreuses piqûres, et donc à l'accumulation de venin, lorsque l'on dérange le nid, par exemple. Mais ce dernier cas est extrêmement rare avec les bourdons qui vivent de façon discrète et ne sont pas agressifs.

 

De fait, les bourdons ne piquent pratiquement jamais, sauf s'ils sont saisis et serrés dans la main dans un ultime réflexe de défense. Avec un peu de délicatesse, les bourdons se laissent prendre dans la main sans réagir…

 

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Publié le 16 février 2019

Zones humides et partage de l'eau - Acte III

La reconnaissance des intérêts patrimoniaux et fonctionnels des zones humides au niveau international prend consistance en 1971 par la ratification de la convention RAMSAR.

Elle est relayée par des directives-cadres européennes (Directive cadre eau, 2000). En France, il faut attendre la loi sur l'eau de 1992 (loi n° 92-3) pour voir la prise en compte de zones humides notamment à travers leur capacité à contribuer à la gestion équilibrée de la ressource en eau. Les critères de végétation et d'hydrologie y sont suffisants pour définir une zone humide. Ce sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas 6 m». Un seul critère est mis en avant, la présence de l'eau (avec une notion de profondeur), avec intégration de quelques baies et estuaires.

 

 

L'eau, c'est la vie

Caractérisées par leur richesse écologique, les zones humides jouent un rôle fondamental pour la préservation de la diversité biologique, la lutte contre les inondations et le maintien de la qualité des eaux. Lieux d'une grande productivité, elles abritent 35 % des espèces rares et en danger. Ce sont également des milieux complexes et spécifiques car l'efficacité de leurs fonctions dépend à la fois du type de zone humide (alluvial, stagnant, maritime…) et des caractéristiques hydrogéomorphologiques du site considéré (hydrologie, nature des substrats traversés, battement, forme de la vallée, pédologie…).

 

 

Un patrimoine mondial

Longtemps considérées comme des milieux insalubres, sources de maladies et de disparitions, les zones humides ont suscité des inspirations négatives dans l'imaginaire de l'homme. Au fil des siècles, elles ont été investies et domptées, assainies par certains, asséchées par les autres. Qui se souvient que la ville de Bordeaux, tant adoubée aujourd'hui par l'opinion publique pour son attrait et son patrimoine reconnu mondial par l'Unesco, est construite sur des zones de marécages autrefois insalubres ?

 

Une actualité locale

L'eau aiguise les appétits. La polémique autour du projet de lac de Caussade échauffe les esprits selon que l'on parle d'usages de l'eau, de partage de la ressource, ou d'accaparation d'un bien public. Les intérêts divergent et cristallisent les rancœurs. Un débat sur l'eau qui fera encore couler beaucoup d'encre… et qui n'est pas près de se tarir.

 

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Publié le 09 février 2019

Zones humides : on y revient pour l'acte 2

Comme évoqué la semaine dernière, les zones humides sont des réservoirs de biodiversité qui rendent de nombreux services. On les décrit comme de véritables éponges naturelles, elles participent aussi à la lutte contre le changement climatique.

Régulateur naturel

 Reconnues aujourd'hui pour leur rôle de régulation du climat, elles peuvent influencer localement les précipitations et la température atmosphérique via les phénomènes de transpiration et d'évapotranspiration, et peuvent modérer les effets de sécheresse.

 

Les zones humides sont les plus importants puits de carbone naturels, un carbone séquestré par la végétation très diversifiée qui s'y trouve, via la photosynthèse.

 

Bénéfice reconnu

Les zones humides offrent un bénéfice pour ce que l'on nomme traditionnellement «les usages», avec une production de biens et de services aujourd'hui mesurables : valeurs économiques, touristiques, récréatives, culturelles, patrimoniales, éducatives, esthétiques, scientifiques, mais aussi des services de production et d'approvisionnement, y compris pour la santé humaine…

 

Le saviez-vous ?

Créée par la loi sur l'eau de 1964, l'Agence de l'eau Adour-Garonne est un établissement public de l'État. Elle a pour missions de lutter contre la pollution et de protéger l'eau et les milieux aquatiques. Le changement climatique est une réalité qui va impacter au quotidien l'environnement, les populations, et les territoires du bassin Adour-Garonne. L'agence propose également de façon régulière, des débats publics sur l'eau au cours desquels chacun peut s'informer, et donner son avis.

 

À venir

Le mercredi 20 février, à 14 h 30, le CPIE 47 proposera une nouvelle sortie de terrain à la découverte des zones humides sur le site du Moulin de la Ville à Tombeboeuf. Au programme, une présentation du travail engagé depuis plus de 12 ans maintenant, notamment le maintien et l'entretien des zones situées de bords de ruisseau, zones inondables qui jouent un rôle tampon de régulation. Une contribution locale et efficace pour diminuer l'impact du changement climatique.

 

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Publié le 02 février 2019

Les zones humides : des éponges naturelles

 

Chaque année le 2 février la Journée Mondiale des Zones Humides célèbre l'anniversaire de la «Convention de Ramsar», du nom de la ville d'Iran où elle a été signée le 2 février 1971.

 Les zones humides sont des «éponges naturelles» qui reçoivent de l'eau, la stockent et la restituent. Elles jouent ainsi un rôle dans la prévention contre les inondations.

 

Elles limitent l'assèchement des nappes phréatiques en période chaude en restituant progressivement l'excès d'eau stocké en période pluvieuse.

D'un point de vue physiques et biochimiques elles sont des filtres naturels qui contribuent au maintien et à l'amélioration de la qualité de l'eau.

 

Réservoirs de biodiversité

Véritables épurateurs elles ont la capacité de retenir voire d'éliminer les matières en suspension, les polluants (métaux lourds, produits phytosanitaires…) et les nutriments notamment par le biais des végétaux.

 

Les zones humides sont aussi de véritables réservoirs de biodiversité qui confirment leurs fonctions écologiques. Elles présentent un véritable intérêt patrimonial. Elles réunissent de nombreux habitats et de nombreuses espèces, 30 % des espèces végétales remarquables et menacées et 50 % environ des espèces d'oiseaux. Ce sont des zones d'alimentation, de reproduction, d'abris, de refuge, et de repos pour une multitude d'espèces animales et végétales et assurent des fonctions vitales pour le cycle de vie.

Les zones humides participent aussi à la lutte contre le changement climatique. On en reparlera la semaine prochaine.

 

Tout près de nous, le vallon de Vergnote reconnu espace naturel remarquable, fait partie du réseau régional des sites naturels. C'est le résultat d'un travail engagé par le CPIE et la commune de Masquières.

Samedi prochain 9 février après midi, une visite gratuite lui est consacrée pour découvrir l'action engagée depuis 2007.

 

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JANVIER

Publié le 26 janvier 2019

Crôa, Crôa, crois-tu la reconnaître ?

 

Nom de code : "Henriette la rainette" ! Le quiz de la semaine dernière concernait un sympathique batracien, à la couleur vert pomme caractéristique. Les soirs d'été, la rainette sait donner de la voix.Très présente dans les jardins mais aussi dans les parcs des grandes villes,elle est un sujet d'observation idéal pour les enfants et les plus grands.

Rainette, qui es-tu?

La rainette est un amphibien faisant partie de la famille des hylidae.

Cette petite grenouille verte est majoritairement représentée dans notre pays par deux espèces :la rainette arboricole (hyla arborea) vivant dans les deux tiers du nord de la France, et la rainette méridionale (hyla meridionalis) qui est présente dans toutes les régions où le climat reste clément. En Corse,évidemment, c'est la rainette sarde (hyla sarda) qui officie.

 

Ces grenouilles ont toutes en commun une petite taille  (de 3 à 6 cm) et une belle couleur vert pomme parfois très vive. Une bande noire partant de la pointe de la narine jusqu'aux pattes postérieures crée un contraste très réussi. Notons que chez les rainettes méridionales, cette bande est beaucoup plus courte, s'arrêtant au-dessus de la patte antérieure. Ce signe distinctif permet de reconnaître les deux espèces, tout comme le chant du mâle, très rapide chez l'espèce arboricole et plus lent chez la méridionale. Ce n'est donc pas une légende, même chez les grenouilles, dans le sud, on sait prendre son temps !

La rainette sarde, quant à elle, ressemble à l'espèce arboricole mais peut présenter de légères taches brunes sur le dos.

 

A la question posée, nous avons eu plusieurs réponses par mail et via Facebook. Le joli prénom d'Henriette à même était proposé... et adopté ! Henriette sera donc le prénom de la rainette verte en 2019. Pour tous les participants, un poster des amphibiens d'Aquitaine vous est offert. Il vous attend dans les locaux du CPIE.

Pour les autres, persévérance paiera, car l'observation de la nature est déjà un cadeau en soi.

 


Publié le 19 janvier 2019

Un dragon dans mon jardin ? Observez et signalez !

 

L'opération «Un Dragon dans mon jardin» redémarre en ce début d'année 2019. Proposé par le CPIE, l'Observatoire local de la biodiversité (OLB) vise à renforcer la connaissance du territoire grâce à la collecte de données sur les espèces – faune et flore terrestre ou aquatique – en sensibilisant à la biodiversité, et en impliquant les habitants et acteurs pour ces observations.

Aujourd'hui une question et une photo prise hier d'une fraîcheur exquise comme l'histoire qui l'accompagne.

Le quiz de la semaine

Dans cette maison, un sapin en palette fait main, «tendance écolo» et recyclage obligé, avait pris place, pour la décoration de Noël.

Lors du démontage, un intrus a été repéré. Ce petit animal s'était glissé entre deux lames de palettes. Il s'est tenu à l'écart du froid extérieur ! Un indice ? A l'état naturel, la bestiole peut prendre de la hauteur. Elle aime se mettre à l'abri, et rester immobile à observer le paysage. Dans une maison en pierre, elle a su trouver un bon refuge à côté des plantes vertes, et s'est bien gardée de se manifester avec son chant caractéristique, pour ne pas se faire repérer.

Remise en liberté à l'extérieur, elle va sagement attendre l'arrivée de la Journée mondiale des zones humides prévue le 2 février. Une date qui met chaque année en lumière l'intérêt des espaces naturels que sont les mares, étangs, sources, et ruisseaux.

 

Quel est cet animal ?

Pour bien commencer l'année et partager la biodiversité qui nous entoure, n'hésitez pas à nous transmettre le nom de cet animal (et son prénom éventuellement !). Chaque participant se verra remettre un poster des amphibiens d'Aquitaine, et sera invité à participer à une prochaine activité de l'association. Soyez tous les bienvenus !

 

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Publié le 12 janvier 2019

La bonne année du tarier pâtre

 

Le tarier pâtre, de son nom latin saxicola rubicola, est tout aussi connu sous le nom de traquet pâtre. C'est une espèce de passereaux appartenant à la famille des muscicapidae, groupe d'oiseaux de taille petite à moyenne (10 à 20 cm de longueur).

 

Le tarier pâtre niche dans divers milieux de landes et de près ainsi que dans les friches ou en marge des cultures. Dans certaines régions, on le trouve dans les clairières, sur les pentes buissonneuses des montagnes, parmi les dunes et le long des plages. Trois conditions sont requises : le tarier pâtre doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de postes plus élevés pour surveiller son domaine et se lancer dans les vols nuptiaux.

 

Le tarier pâtre se pose toujours à découvert en divers endroits : sommet de poteaux, hautes branches d'arbustes, fils de clôture, piquets, murs de pierre ou escarpements rocheux dans les champs, les prés ou le bord des chemins. Il remue continuellement la queue et agite les ailes. Il peut la maintenir dressée lorsqu'il reste pendant de longues minutes sur le même perchoir. Même en dehors de la période de reproduction, dans nos régions, les deux membres du couple restent à proximité l'un de l'autre. Ils ne s'éloignent jamais à une distance qui dépasse les 50 m. Bien souvent, ils ne sont séparés que par 15 m. Si l'un des deux prend son envol parce qu'il est dérangé, l'autre le suit rapidement et ils reviennent ensemble dans leur territoire dès que l'alerte est passée.

 

Le tarier pâtre se nourrit surtout d'insectes et de coléoptères, mouches, fourmis, chenilles, papillons. Il capture aussi d'autres invertébrés dont les araignées et des vers. Le tarier guette ses proies depuis un perchoir bas et dégagé, puis se précipite sur elles avec vivacité. Au printemps, ces perchoirs mesurent environ 1 m mais la croissance estivale de la végétation l'oblige ensuite à choisir des affûts plus élevés. Les adultes écrasent les proies peu maniables, comme les chenilles grosses ou velues, avant de les avaler ou de les donner aux jeunes. Pour cela, ils mâchonnent les proies ou les ramollissent en les frappant sur une pierre ou une autre surface dure.

 

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