Le Coin Nature

Retrouvez ici chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" et dans le journal "Le Petit Bleu" (tous les week-end en format papier)

 

Ci-dessous, vous retrouverez nos articles les plus récents. Les articles des années précédentes sont archivés dans les catégories respectives ci-dessus.


NOVEMBRE

Publié le 28 Novembre 2021

 

Les aventures des Ormes de Sully

 

Les arbres font partie intégrante de notre vie. Certains dans l’histoire ont une symbolique ou une présence plus forte que d’autres. Les Ormes de Sully par exemple, devenus bien rares, nous ont longtemps accompagnés. La littérature spécialisée fait encore aujourd’hui une place de choix à cette essence.

 

Le saviez-vous ?

À la fin du XVIe siècle, après les guerres de religion et sur ordre de Maximilien de Béthune dit Sully, alors ministre du roi Henri IV, les communes françaises ont planté des arbres. Dans cette vaste campagne de plantation deux essences se sont partagé les honneurs, les tilleuls et les ormes. L’orme bois d’œuvre par excellence choisi pour ses propriétés de dureté et de résistance à l’humidité, a été abondamment planté en prévision des besoins futurs en construction et pour le bois de marine. Jusqu’au début du XXe siècle, il était employé en charpente, pour la fabrication de coques de bateaux, de vis, et de moyeux de roues à aubes. Utilisé immergé, il servait de pilotis. Comme bois de marine, on le retrouve en affûts de canon et sur les anciens gréements sous la forme de poulies de barres et d’anspects (barres amovibles)…

 

Épidémie

Si de nombreux tilleuls de l’époque ont encore là, les ormes eux, ont pratiquement disparu, anéantis par un champignon microscopique, l’Ophiostoma novoulmi. Cette épidémie est apparue aux alentours de 1919 aux Pays-Bas d’où son nom d’origine, "maladie hollandaise de l’orme", plus connue sous le nom de graphiose. Elle se propage à travers l’Europe et a provoqué la disparition d’un grand nombre de sujets. Vers 1970 à la faveur d’importation de grumes d’orme d’Amérique du Nord débarquées dans des ports anglais, une nouvelle souche plus agressive est introduite. La maladie se propage à nouveau et atteint ceux qui avaient résisté à la première épidémie. C’est une des plus graves catastrophes écologiques subies par une essence d’arbre. Les ormes adultes ont pratiquement tous péri alors qu’ils étaient en nombre considérable en Europe occidentale. Depuis, d’autres maladies et atteintes graves aux arbres sont apparues. Mais cela est déjà une autre histoire…

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Publié le 21 Novembre 2021

 

Une meilleure gestion des espaces publics

 

 La bonne qualité de l’eau est devenue plus que jamais un enjeu social et écologique fort. D’énormes moyens sont déployés par les agences de l’eau pour atteindre une qualité suffisante tout en tenant compte des différents usages. Dans la région Nouvelle Aquitaine largement concernée par la politique de l’eau à l’échelle du bassin Adour Garonne, de nombreuses initiatives sont prises pour relever le défi. Les entreprises, les collectivités, les particuliers, sont mobilisés. Chacun a un rôle à jouer pour atteindre les objectifs fixés.

 

Cimetières

Depuis plusieurs années maintenant, bon nombre de collectivités se sont lancées dans la mise en œuvre d’actions visant à arrêter ou restreindre de façon significative l’utilisation des produits phytosanitaires et autres désherbants dans la gestion des espaces publics. La qualité des sols et de l’eau sont désormais en première ligne. Parmi ces mesures, il en existe une qui s’est bien généralisée dans les communes. L’interdiction d’utilisation dans les cimetières des désherbants et autres produits nocifs pour l’environnement. Même si parfois quelques réticences de particuliers se font encore jour, sans doute par méconnaissance ou habitudes récurrentes, la tendance générale va dans le bon sens. Et c’est une très bonne chose de constater l’impact visuel et appréciable des cheminements enherbés dans les cimetières et lieux de souvenirs, comme ce fut le cas pour beaucoup à l’occasion du 1er novembre.

 

Zéro-phyto

Lorsque les désherbants étaient utilisés à volonté dans les cimetières, on y trouvait de nombreuses allées gravillonnées et le moindre brin d’herbe faisait office d’intrus. Imaginez les dégâts sur les eaux de ruissellement qui comme chacun sait finissent dans les rivières. Une étude a montré que les volumes déversés n’étaient pas négligeables et représentaient jusqu’à un cinquième de la consommation totale des pesticides d’une collectivité. Alors même que les cimetières se trouvaient situés au-dessus de nappes phréatiques ou à proximité de cours d’eau. L’arrêt des traitements chimiques n’était donc pas du luxe pour le respect des lieux de mémoire et des défunts.

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Publié le 14 Novembre 2021

 

Le Chrysanthème est aussi symbole de longévité

 

 

En ce mois de novembre, à l’heure venue des commémorations et périodes de souvenirs, allons faire un petit tour dans l’histoire, et la géographie.

Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies. Mais cette tradition s'est surtout répandue en France comme en Belgique à l’Armistice de 1918. Clemenceau aurait appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front lors du premier anniversaire de cet armistice, le 11 novembre 1919. La fleur symbole par excellence de cette période automnale est comme vous le savez déjà le chrysanthème.

 

La famille des Astéracées

Les astéracées sont regroupées dans une grande famille de plantes dicotylédones appelées aussi "composées", car elles offrent plusieurs fleurs. Cette famille regroupe les marguerites, pâquerettes, pissenlits, et autres plantes comme les chrysanthèmes. Le terme de chrysanthème est un mot du genre masculin qui signifie étymologiquement «fleur d'or». Dans le langage des fleurs, il symbolise un amour terminé.

 

Le Saviez-vous ?

L’appellation chrysanthème s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Les plus connus sont les chrysanthèmes d’automne, chrysanthèmes des fleuristes, appelés «pomponnettes». Ils servent au fleurissement des tombes. Plantes annuelles ou vivaces, certaines espèces sont très cultivées comme plantes d'ornement. Le chrysanthème d'automne a été choisi pour fleurir les tombes des soldats car il arrive tard dans l’année et peut résister à un gel modéré. Avec le temps, l’arrivée dans les cimetières glisse du 11 novembre à la fête des morts du 2 novembre.

 

Autres symboliques

L'association du chrysanthème à la mort n'est pas universelle. En Orient et en Extrême-Orient le chrysanthème jaune est un symbole de longévité et d'immortalité. En Europe, on la trouve, outre en France, en Italie, Espagne, Pologne, Hongrie et Croatie. En Asie de l’Est, les chrysanthèmes blancs sont associés au chagrin et à la mort. Aux États-Unis, la fleur est considérée comme positive. En Australie, les chrysanthèmes sont offerts aux mamans pour la fête des mères.

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Publié le 07 Novembre 2021

 

Le frelon Orientalis, nouvel envahisseur

 

 

Est-il déjà trop tard ? Vespa orientalis Linnaeus, frelon oriental jusqu’alors absent de la métropole s’ajoute donc à la liste des deux autres frelons observés en France, le frelon européen et le frelon asiatique. Si cette espèce devait s’installer durablement, elle pourrait ne pas coloniser tout le pays car ce frelon préfère les milieux arides. Cependant les essaims se multiplient très vite.

 

Le reconnaître

Le frelon oriental se distingue et s’identifie aisément grâce à sa couleur rousse. Concernant sa taille, il est plus gros que le frelon asiatique. Les reines mesurent entre 25 et 35 mm tandis que les mâles et les ouvrières peuvent atteindre 25 mm maximum. Une chose est sûre, des mâles et des femelles ont été trouvés, ils peuvent donc se reproduire. Contrairement à d’autres espèces, ce frelon présente une très faible pilosité et apparaît quasi glabre à l’œil nu, avec une partie jaune sur l’abdomen et au niveau de la face antérieure de la tête.

Récemment en Lot-et-Garonne les élus départementaux ont voté 30 000 € pour une étude de plus sur le frelon asiatique. Une pression maintenue par les apiculteurs alors qu’on sait qu’il ne disparaîtra jamais. Et un temps de retard car désormais l’urgence est bien de s’occuper de l’orientalis.

Lors de la première observation à Marseille en septembre dernier, le frelon oriental était en compagnie du frelon européen (Vespa crabro) et du frelon asiatique (Vespa velutina). Il a été prélevé au total 18 ouvrières de Vespa orientalis. Sa capacité d’expansion est jugée forte.

 

Pas seul

Un troisième frelon invasif pourrait bien faire son apparition en France. Vespa bicolor, une espèce asiatique qu’on trouve généralement en Asie méridionale est récemment arrivée dans le sud de l’Espagne.

Introduite accidentellement en Europe probablement par des transports de marchandises, elle risque bien de remonter vers le nord avec les échanges fréquents.

L’histoire se rejoue ! Ces espèces s’acclimatent d’autant plus facilement à leur nouvel environnement avec le réchauffement climatique et l’urbanisation.

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OCTOBRE

Publié le 31 Octobre 2021

 

Vespa Orientalis, découvert la mort dans l'âme

 

 

Il se nomme vespa orientalis plus communément appelé frelon oriental. Il a récemment fait la une de quelques journaux, mais son nom est vite retombé en oubli. Il s’agit d’une nouvelle espèce invasive détectée en France pour la première fois le 22 septembre 2021 à Marseille. Il ressemble au frelon européen mais il a des taches jaunes qui sont très différentes. On ne peut pas le confondre avec un autre frelon. Il a des segments rouges et marrons sur le corps, et il est plus gros que le funeste frelon asiatique. C’est au cours d’une étude sur les insectes que des experts chevronnés en ont fait la découverte.

 

Acheminé par bateau

Les insectes ont été trouvés près d’un ruisseau qui se jette dans le port de Marseille. De là l’hypothèse qu’il ait été acheminé par bateau. Le frelon oriental est déjà présent dans les Balkans, son aire naturelle, mais aussi sur des îles de la mer Egée, en Bulgarie, Turquie, Chypre, Malte, au sud de l’Italie mais aussi au nord-est de l’Afrique et au Moyen-Orient. Il est mentionné également au Turkménistan, Tadjikistan, en Iran, Ouzbékistan, Afghanistan, ou encore au Pakistan, en Inde et au Népal. En Italie, un spécimen a été observé à Gênes en 2018 et en Toscane en 2021. Il a également été repéré en Espagne, à Valence depuis 2012 ou en Andalousie.

Le frelon oriental n’est pas plus dangereux pour l’homme que les autres espèces présentes sur le territoire. Une piqûre de frelon, peu importe son espèce, est douloureuse. Plus gros qu’une guêpe, le frelon peut piquer plusieurs fois un être humain car son dard ne reste pas dans la peau. Il faut donc éviter de s’approcher d’un essaim sans équipement de protection adapté. Le frelon oriental fait partie des 22 espèces de frelons. Il se caractérise par sa couleur rousse, avec une partie jaune au niveau de la face antérieure de la tête et sur les 3e et 4e segments de l’abdomen. Aussi, ce frelon semble quasi-glabre, sans poils, à l’œil nu.

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Publié le 24 Octobre 2021

 

Cèpes : beaux les champignons d'ici

 

 

Lorsque les conditions climatiques sont favorables la saison automnale offre aux promeneurs de précieuses rencontres. Partons aujourd’hui à la découverte du cèpe, nom usuel qui définit certains membres de la famille des bolets. Tous non pas le même goût, mais on est sûr que quelques-uns font le bonheur du plus grand nombre. Description// Le cèpe bronzé (Boletus aereus) est également appelé "cèpe à tête noire". De la famille des bolétacées, ce champignon est excellent. Son chapeau est très épais, brun sépia ou presque noir. Avec l’âge, il déteint et se décolore en taches ou en veines plus claires, ocre. Le dessous du chapeau est blanc pur au début, puis jaune olivâtre. Sa chair très ferme au début, s’amollit plus rapidement que celle du cèpe de Bordeaux. Son pied est roussâtre. Il pousse sous des feuillus uniquement, des chênes en particulier à partir de début septembre. Dans le Midi sa zone de prédilection, on le rencontre jusqu’à la fin de l’automne. Certaines rares années, il est présent dans d’autres régions comme l’Île-de-France, (forêt de Compiègne, forêt de Montargis) et dans le Centre (forêt de Meillant, le Cher, collines de la Puisaye).

 

Le Cèpe de Bordeaux

Le cèpe d’été (Boletus aestivalis) famille des bolétacées est également excellent. On l’appelle aussi "cèpe réticulé". Son chapeau est d’une couleur ocre ou roussâtre, assez uniforme.Son pied rappelle celui du cèpe à tête noire par sa couleur, mais il est marqué d’un réseau de fines veines saillantes et blanchâtres, au dessin plus fin dans le haut du pied. On le trouve dans beaucoup de forêts de chênes et de hêtres. Il est présent un peu partout au-dessous de 1 000 mètres, en région parisienne, (forêt de Fontainebleau), dans le Centre, le Massif central, en Bourgogne, dans le Berry, et en Normandie (forêts de Lyons et des Andaines). Dans le Sud-Est aussi, sous les chênes et les châtaigniers, dans les Cévennes, le mont Aigoual, le mont Lozère. Enfin dans tout l’Ouest et jusque dans l’arrière-pays breton. Le cèpe d’été apparaît dès la fin mai et jusqu’à la fin septembre, voire la mi-octobre.

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Publié le 17 Octobre 2021

 

Un tour de guêpe et puis s'en va ...

 

 

Nous n’imaginons pas vraiment en regardant passer une guêpe ce qu’elle représente et ce qu’elle pourrait nous raconter. Faisons un petit retour en arrière, en 2007 plus précisément, à la découverte de la plus petite guêpe connue qui est Dicopomorpha echmepterygis de la famille des Mymaridae. Elle mesure 0,139 mm. C’est probablement le plus petit insecte également. À l’apprendre ça nous en bouche un coin (nature) évidemment. Voyons la suite…

Dans le monde il existe environ 9 000 espèces de guêpes souvent décrites comme solitaires. Certaines de ces guêpes ont le corps allongé et très élancé, d’autres sont plus trapues. Elles mesurent généralement entre 1 et 3 cm. Elles sont parfois noires et jaunes ou orangées, toutes noires ou bleues métalliques comme le chalybion californicum. Elles ont parfois une taille très allongée. Leurs antennes sont longues et leurs pièces buccales de type broyeuses. Leurs pattes arrière sont souvent longues.

 

Le saviez-vous ?

Pour son nid, la femelle peut utiliser diverses cavités (tiges creuses, anfractuosités), bâtir de toutes pièces des loges (en terre), creuser plusieurs cellules dans le sol.

Le nid peut être rempli d’arthropodes (insectes matures, larves, araignées) souvent paralysés à l’aide de son venin et sur lesquels elle pond. Les femelles chassent des insectes ou des araignées, dans le but de nourrir leur progéniture. Les adultes se nourrissent surtout de nectar.

Description

D’une longueur variant habituellement de 10 à 19 millimètres, les guêpes ont une morphologie de base proche de celle des abeilles et des fourmis sexuées : une tête notamment dotée de mandibules et d’une paire d’antennes, d’une paire d’yeux composés et de trois ocelles infrarouges, un thorax sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes membraneuses, enfin l’abdomen arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin. Cependant, certains insectes nommés guêpes (guêpes à galles, guêpes parasitoïdes) ont un ovipositeur allongé et fin à la place de ce dard et ne possèdent guère de venin.

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Publié le 10 Octobre 2021

 

Une bien belle architecture qui nourrit notre culture

 

 

Quelle est donc cette excroissance ? Nos lecteurs sont très observateurs et ils le prouvent. Ils n’hésitent pas régulièrement à nous interpeller. Cette semaine c’est Emmanuel de Bias qui nous a fait découvrir une belle construction qui s’est développée à hauteur d’homme sur un mur ancien. À l’observer, on comprend que la nature révèle dans son expression des aspects artistiques certains. Dont on sait par ailleurs qu’elle a été inspiratrice d’œuvres, et dans bien d’autres domaines d’innovation pour l’humain. Cette belle construction est en fait, figurez-vous, la création d’une colonie de guêpes.

 

Déclinaison

Dans la culture populaire, la guêpe symbolise à l’origine une créature importune, dont on redoute la piqûre même si, avouons-le, on lui envie aussi sa fine "taille de guêpe". L’expression taille de guêpe désigne par ailleurs une taille fine comme celle de l’animal. Et de fait, serrer sa taille pour l’amincir se dit "guêper", dont l’un des vêtements conçus à cet usage n’est autre qu’une gaine appelée guêpière. Au sens figuré et dans le même ordre d’idée il existe bien des allusions à la guêpe. Une guêpe est une personne importune ou mordante, tandis qu’un guêpier on le sait devient un endroit plein d’agitation ou de danger, voire un piège. Ne dit-on pas se trouver dans un sacré guêpier ?

Le saviez-vous ?

Dans la culture populaire, la guêpe symbolise à l’origine une créature importune, dont on redoute la piqûre même si, avouons-le, on lui envie aussi sa fine "taille de guêpe". L’expression taille de guêpe désigne par ailleurs une taille fine comme celle de l’animal. Et de fait, serrer sa taille pour l’amincir se dit "guêper", dont l’un des vêtements conçus à cet usage n’est autre qu’une gaine appelée guêpière. Au sens figuré et dans le même ordre d’idée il existe bien des allusions à la guêpe. Une guêpe est une personne importune ou mordante, tandis qu’un guêpier on le sait devient un endroit plein d’agitation ou de danger, voire un piège. Ne dit-on pas se trouver dans un sacré guêpier ?

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Publié le 03 Octobre 2021

 

Le coin nature : en immersion dans les Agences de l'eau

 

 

Cette semaine le coin nature consacre sa rubrique à l’eau. Et plus particulièrement à l’agence de l’eau. Au niveau national une nouvelle consultation sur l’eau et les risques d’inondations à destination du grand public vient de se dérouler du 1er mars au 1er septembre.

En France il existe six agences de l’eau placées sous la double tutelle du ministère du Développement durable et de celle du ministère des Finances. L'agence de l'eau Adour-Garonne est l'une des six agences françaises chargées de la lutte contre la pollution, et de la protection de l’eau et des milieux aquatiques. Créée par la loi sur l’eau de 1964, c’est un établissement administratif de l’État qui exerce, comme son nom l’indique, ses missions sur les bassins Adour et Garonne.

 

Le saviez-vous ?

La gestion de l'eau par grands bassins hydrographiques correspond aux territoires des grands fleuves et de leurs affluents. Dans chacun de ces bassins, un comité de bassin réunit toutes les catégories d'usagers. Son rôle est notamment d'élaborer la politique de l'eau et d’en assurer pour partie le financement. Les agences de l’eau disposent de moyens financiers à la hauteur des défis à relever dans le cadre de programmes pluriannuels. Le programme d’intervention d’une durée de six ans décide des travaux et des opérations soutenus par les agences de l’eau. Ces plans répondent aux objectifs et orientations fixés dans chaque SDAGE schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux. L’organisation décentralisée de l’agence de l'eau lui permet d'agir pour répondre au mieux aux enjeux propres à chaque territoire, en lien avec ses différents partenaires, représentants des parlementaires, des conseils départementaux et régionaux, des intercommunalités et des communes. Elle regroupe également les représentants de l’Etat et des établissements publics, les représentants des usagers (industriels, agriculteurs, associations de consommateurs et de protection de l'environnement, personnes qualifiées). Une mission large et commune pour l’eau qui concerne aussi la biodiversité et le littoral.

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SEPTEMBRE

Publié le 26 Septembre 2021

 

OFB : la très large mission de l'État

 

 

Nous allons aujourd’hui faire connaissance avec l’office français de la biodiversité. L’OFB est un établissement public de l’État dédié à la protection et la restauration de la biodiversité. Créé par la loi du 24 juillet 2019 il est placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture.
L’OFB résulte de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Il contribue à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins, ainsi qu’à la gestion équilibrée et durable de l’eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique.

 

Le saviez-vous ?

L’OFB exerce cinq grandes missions. 1-Il contribue à l’exercice de la police administrative et judiciaire relative à l’eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche, à la police sanitaire en lien avec la faune sauvage. 2-Il favorise la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux, leurs fonctionnalités et usages, les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage, et l’expertise en matière de gestion adaptative des espèces. 3-Il aide à la mise en œuvre des politiques publiques de l’eau et de la biodiversité. 4-Il soutient la gestion des espaces naturels. 5-Il accompagne la mobilisation de la société civile et des acteurs économiques sur les enjeux de la biodiversité. Engagés Pour le compte de l’État, l’OFB est chargé de l’organisation de l’examen du permis de chasser ainsi que de la délivrance de ce permis. Les représentants de la fédération nationale et des fédérations départementales des chasseurs, la fédération nationale de la pêche et de la protection du milieu aquatique, représentent 10 % des membres du conseil d’administration. Il est administré par 43 membres, et doté d’un conseil scientifique et d’un comité d’orientation. L’OFB gère des aires protégées, apporte des moyens humains, financiers et techniques.
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Publié le 19 Septembre 2021

 

Coin Nature :  la saison 2021-2022 est lancée !

 

 

Septembre signe la rentrée. Pour commencer cette nouvelle saison du coin nature, je vous propose de faire connaissance avec l'union internationale pour la conservation de la nature, en échos au congrès mondial de la nature à Marseille. L'IUCN est l'une des principales organisations non gouvernementales dont la mission est d'influencer, d'encourager et d'assister les sociétés du monde entier, dans la conservation de l'intégrité et de la biodiversité de la nature, et de s'assurer que l'utilisation des ressources naturelles est faite de façon équitable et durable. L'ONG est particulièrement connue pour attribuer aux espèces un statut de conservation qui fait référence dans la communauté scientifique, à partir desquels elle édite sa liste rouge des espèces menacées. Elle classe aussi les aires protégées en 7 catégories.

 

Le saviez-vous ?

Établi en 1948, l'UICN regroupe 1400 organisations membres et les compétences de 1800 experts. Elle fait aujourd'hui autorité au niveau international sur l'état de la nature et des ressources naturelles dans le monde, et sur les mesures pour les préserver. LE congrès mondial de la nature organisé tous les 4 ans fixe les priorités de conservation mondiale. Il n'y a pas de temps à perdre. Les espèces s'éteignent à un rythme alarmant. Le changement climatique menace les communautés, les économies et les écosystèmes dont nous dépendons. L'UICN encourage l'éducation pour un changement social et comportemental.

Le saviez-vous ?

Les actions portées par les citoyens, les associations, les collectivités, les établissements scolaires, les entreprises, concourent à la prise de conscience. Des opérations plus structurées, plus efficaces dans la durée ouvrent le chemin. Le carré pour la biodiversité (marque du réseau des CPIE) accueille la nature en ville, préserve les espèces locales et les pollinisateurs. La commune de Villeneuve fait office de précurseur. L'Atlas de Biodiversité Communale crée le lien avec les habitants. Le CPIE 47 facilite la démarche de fond et accompagne l’évolution positive des espaces de nature ordinaire. Les résultats sont probants.

 

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JUILLET

Publié le 18 juillet 2021

La Nature partout, même sur la route des vacances

 

En ce jour si particulier de juillet, le coin nature prend ses quartiers d’été. Il sera de retour en septembre après une pause sur le chemin des vacances. Évoquons justement aujourd’hui les chemins et bords de route, avez-vous remarqué comme ils sont parfois accueillants ? Lotier corniculé, achillée millefeuille, vipérine, luzerne, centaurée. Ces plantes donnent un air de fête aux bords de routes, autoroutes, chemins et autres voies de circulation. La nature s’y exprime, les couleurs font bon mélange. Inutile de semer des jachères fleuries pour donner à croire que la nature lot et garonnaise est belle. Elle l’est par nature, avec un brin de chauvinisme assumé. En toute saison cette diversité de nature ordinaire nous accompagne. Le public l’observe et s’en accommode très bien.

 

Gestion différenciée

Avez vous notez combien les pratiques de gestion différenciée ont considérablement évolué ces dernières années ? Au final la flore et la faune profitent de ces zones refuge devenues des lieux privilégiés de circulation. Le bon entretien de ces espaces communs de vie renforce la présence de nature pour les usagers. La période de confinement a confirmé ce besoin et son impact sur la santé physique et mentale des individus. Les modes de vie et les visions évoluent. Ce serait faire preuve d’ignorance que de penser le contraire et de croire que les espaces verts n’ont pas d’impacts. Ils en ont même sur l’économie. À l’heure où l’on parle de slow tourisme, tourisme vert, beauté des paysages et bien vivre en sud ouest, on ne peut faire l’impasse sur la bonne gestion de l’environnement. Que diraient les touristes d’un territoire dénué d’originalité et de spécificité ! Que serait Bonaguil sans son écrin de verdure, Agen sans ses bords de canal ou son ermitage, Nérac sans son parc de garenne et ses jardins du Roy, Marmande sans ses jardins remarquables ou sa prairie de la Filhole, Villeneuve sans ses berges du Lot, ses parcs arborés, ou ses carrés de biodiversité ? La nature est autour de nous. Elle est un espace de bien être, d’équilibre et de ressourcement. Gratuit et ouvert à tous. Bon été de biodiversité dans vos coins de nature !!

 

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Publié le 11 juillet 2021

Les espèces saproxyliques apprécient le bois morts

 

Les espèces dites saproxyliques réalisent tout ou partie de leur cycle de vie dans le bois en décomposition, ou dans des produits issus de cette décomposition. Elles sont associées à des arbres aussi bien vivants que morts. Ces espèces contribuent à la production de l’humus forestier, par un long processus qui conduit à la bonne décomposition du bois.
Ces espèces jouent un rôle important, au moins durant une étape clé de leur cycle de développement, le stade larvaire le plus souvent. C’est le cas pour des espèces lignicoles, des organismes xylophages ou saproxylophages. On le sait bien maintenant, la diversité des habitats favorise la diversité des espèces. Dans un jardin, en agriculture ou en sylviculture, la monoculture et la raréfaction des habitats réduisent évidemment le nombre d’espèces. Un arbre tombé au sol, des branches en tas qui "pourrissent" sont à la fois des lieux de vie et des lieux refuge. Selon un adage qui dit que "rien ne se perd, tout se transforme". Il est inutile de vouloir tout nettoyer.

 

Le saviez-vous ?

La disparition des vieux arbres, des gros arbres morts et des arbres à cavités en forêt est la première cause de raréfaction des espèces saproxyliques. La fragmentation écologique des forêts en est une autre. Une étude a par exemple mesuré l’abondance et la diversité en abeilles et en guêpes cavernicoles dans différents types de forêts feuillues selon qu’elles soient monospécifiques ou à boisements très diversifiés. Le résultat est sans appel. D’autres études antérieures avaient montré que le nombre d’espèces de fourmis et de guêpes étaient plus nombreuses dans les forêts riches en essences différentes. Le nombre d’individus au sein de chaque espèce est bien plus élevé. Cela pourrait avoir une influence positive sur la pollinisation mais aussi sur la diminution du nombre d’insectes herbivores (chenilles défoliatrices, pucerons…), tant dans le peuplement forestier qu’aux environs cultivés ou jardinés. Autrement dit, un environnement préservé, riche et diversifié induit davantage de bénéfices pour l’Homme et pour la biodiversité. Qu’on se le dise. Même Monsieur de la Palice n’aurait pas dit mieux !

 

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Publié le 03 juillet 2021

Le cloporte : peu attirant et toujours surprenant

 

Il fait partie de ces animaux qui n'attirent pas et qui méritent pourtant d'être observés. On les trouve régulièrement en pleine activité dans le compost, car ce sont de véritables décomposeurs. Les cloportes sont des détritiphages qui s'alimentent de matière végétale en décomposition. Ils contribuent ainsi au recyclage de la nécromasse et permettent un retour plus rapide des nutriments dans le sol.

Ils peuvent aussi s'attaquer aux végétaux vivants, aux racines, aux fruits, etc... mais ils ne représentent pas pour autant une menace pour les cultures.

 

Morphologie

Le corps des cloportes est constitué de différents métamères associés en trois parties différentes : la tête, le thorax et l'abdomen. La tête porte les organes sensoriels (yeux composés, deux paires d'antennes, dont une très réduite et difficilement observable) et les pièces buccales. Puis le thorax qui est composé de 7 segments. La partie ventrale de chaque segment porte une paire de pattes marcheuses. Le cloporte possède ainsi 14 pattes. Ce critère facilement observable, permet de le différencier des insectes. Et enfin l'abdomen, composé de 5 segments, porte les organes respiratoires et reproducteurs. Les cloportes respirent par des branchies retenues dans de petites poches d'eau. Ces poches sont limitées par de petites membranes, permettant l'échange des gaz respiratoires avec l'atmosphère.

 

Comportement

Certaines espèces de cloportes peuvent se rouler en boule quand elles se sentent menacées, ne laissant que leur dos blindé exposé. Ils se distinguent des mille-pattes par le nombre plus important de plaques tergales lorsqu'ils sont en boule. Les cloportes peuvent former de larges agrégats qui leur permettent de résister plus longtemps à la déssication. Ce comportement d'agrégation observé chez le cloporte, est une première étape dans l'évolution de la socialité. Certaines espèces inféodées aux déserts par exemple, vivent en famille ou en groupe et élèvent les jeunes dans un terrier. 

 

Répartition

Les cloportes se rencontrent sur tous les continents, exceptées les régions polaires. Ils sont particulièrement nombreux dans les zones tropicales humides. Certaines espèces sont cosmopolites et associées aux activités humaines.

 

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JUIN

Publié le 26 juin 2021

Le cloporte : un petit animal bien vaillant

 

Il travaille sans cesse pour transformer les déchets de cuisine ou de jardin en terreau. Ce petit animal est tellement drôle à regarder qu’on l’a appelé la petite bête du bonheur. Ce n’est que bien plus tard que l’on a appris qu’il est en réalité un véritable décomposeur. Un vrai besogneux qui travaille pour le bien de la collectivité.

 

 

En argot, le terme de cloporte désigne un concierge, soit en raison de l'obscurité supposée de sa loge, soit par jeu de mots sur sa fonction (il clôt la porte). Le terme de cloporte est parfois utilisé comme traduction du mot anglais "bug". Dans certaines régions, les cloportes sont appelés "cochons de st Antoine, cochons de cave ou cochons de mur". Dans d'autres "poux de loup, poux de cochon ou rats de terre". Plusieurs espèces de cloportes sont utilisés comme bio-indicateurs ou bio-intégrateurs, dont le cloporte rugueux pour l’étude des sols pollués.

 

Le saviez vous?

Les cloportes sont les seuls crustacés entièrement terrestres. Ils sont capables de se mouvoir sous une surface sans pour autant lâcher prise. Ils sont munis d'un exosquelette rigide, segmenté, de couleur jaunâtre-brun pâle (plutôt chez les jeunes) à noirâtre en passant par le gris ardoise. Leur carapace est parfois presque transparente. Elle est composée de calcaire, de phosphate de calcium, et de chitine.

Les cloportes ou porcellions sont des crustacés formant le sous-ordre des Oniscidea dans l’ordre des isopodes, avec plus de 4000 espèces connues, dont 218 en France. L'espèce la plus répandue est le cloporte commun (Armadillidium vulgare). Le corps des cloportes est constitué de différents métamères associés en trois parties différentes : la tête, le thorax et l'abdomen. Les cloportes vivent entre 2 et 4 ans en effectuant des mues mensuelles. Ils atteignent la maturité sexuelle à l'âge de 3 mois à 1 an, selon les espèces. Je n’oserai pas faire de comparaison avec ces personnes, assez nombreuses qui déambulent partout pour se mettre en contact coûte que coûte avec leurs congénères. Cela pourrait être mal interprété, un jour d’élection.(à suivre)

 

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Publié le 19 juin 2021

Le coin Nature du Lot-et-Garonne : un 5 ans déjà, un bel anniversaire !

 

Le coin nature fête cette année ses cinq ans d’existence. Cinq ans d’un partenariat sans faille avec le groupe dépêche qui nous a ouvert les pages du journal pour une rubrique hebdomadaire. Ce partenariat hors norme avec un groupe de presse a été cité en exemple dans le réseau national des CPIE. Vint ensuite la parution du dimanche sur le Petit Bleu qui depuis plus de deux ans offre à son tour ce coin nature à ses lecteurs.

 

Depuis sa création, des centaines de rubriques ont vu le jour, sur la faune et la flore locale, et sur des sujets d’actualité, espèces exotiques, conseils de jardinage, état de la biodiversité, et autres indicateurs.

 

Un écosystème

Le coin nature est un des éléments d’un ensemble plus large initié par le CPIE 47 pour informer, sensibiliser, mobiliser le public sur la connaissance et la préservation de la nature, qu’elle soit ordinaire ou exceptionnelle. Un écosystème qui s’articule autour du point info biodiversité, et du centre d'animation nature de Lascrozes, en s’appuyant sur de l’action concrète, au quotidien, en lien avec les habitants et tous les acteurs de ce territoire. Sciences participatives, chantiers, actions concrètes, animations, rencontres nature, sont autant de moments de découverte et d’apprentissage d’un mieux vivre ensemble, d’un engagement pour un environnement préservé, loin de l’individualisme ambiant. La liste des partenaires du CPIE ne cesse de s’allonger. Elle est aussi le reflet d’une réalité d’action ancrée dans la durée.

 

Plateforme d'actions

Grand public, associations, établissements scolaires, collectivités, entreprises travaillent ensemble. Les résultats sont là, surprenants. Ici en bord du Lot et en pays de Serres, mais aussi sur l’ensemble du département, et parfois plus loin encore, le CPIE a su fédérer et mobiliser largement autour d’ambitions collectives. Le coin nature rappelle chaque semaine le lien tissé entre l’Homme et la Nature. Et comme chaque moment compte, ce rendez vous hebdomadaire est l’illustration d’une nature à portée de mains, passion simple qui nous unit, en toute simplicité.

 

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Publié le 12 juin 2021

Bienvenue dans mon jardin !

 

Cette semaine encore, le coin nature vous invite au jardin. Mois de juin, mois des jardins, ça rime déjà comme un air de vacances. Qu’il soit individuel, collectif, partagé ou secret, le jardin est un espace intime où chacun cultive son coin de créativité, d’écoute et de lien avec la nature. Quoi de plus naturel dès lors, que de considérer le jardin comme un espace de vie et d’expérimentation multiple. Et pas que pour les enfants...

 

 

En ville comme à la campagne, le jardin est un espace de détente, de plaisir, nourricier pour l’âme et pour le corps. A même le sol, en bac, en lasagne, les plantes s’expriment. De la terre, de l’eau, du soleil, un peu de savoir faire, du temps, et le tour est joué. A consommer sans modération, c’est simple et c’est bon!

 

Conseils en partage

Chaque année en juin des jardiniers amateurs ouvrent leurs jardins au public. Ce dimanche à Casseneuil et à Montpezat. Partage d’expériences et de techniques éprouvées, trucs et astuces du jardinage au naturel, pratiques ancestrales ou nouvelles méthodes culturales, c’est dans cet état d’esprit de convivialité, de curiosité, et de passion que les participants abordent ce week-end national. "Bienvenue dans mon jardin au naturel", est une opération porté par le réseau national des CPIE qui réunit chaque année en France, 20 000 visiteurs et plus de 500 jardiniers et jardinières. Ils sont tous dans une démarche respectueuse de l’environnement et proposent des solutions innovantes pour préserver la terre, la ressource en eau, la biodiversité. Pour apprendre à cultiver son jardin tout en créant du lien entre les habitants… Paillage, compostage, récupération d’eau, utilisation des insectes auxiliaires sont autant de techniques simples permettant de maintenir nos jardins en vie. Face aux problèmes sanitaires et environnementaux, aux dégâts provoqués par les pesticides et engrais chimiques, une prise de conscience individuelle et collective est nécessaire. Elle permet de préserver la santé, l’eau, la biodiversité.

Retrouvez les 50 CPIE organisateurs du week end national sur le site : mon-jardin-naturel.cpie.fr2021

 

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Publié le 06 juin 2021

Cette année, c'est décidé : je me mets au carré !

 

Le mois de juin est le mois des jardins par excellence. Entre confinement et déconfinement, le coin nature vous emmène cette semaine dans un coin de paradis.

 

 

Le programme "Un Carré pour la Biodiversité" est une marque de l’Union Nationale des CPIE. Un programme naît il y a une bonne dizaine d’années qui a essaimé depuis dans les jardins des particuliers, des écoles, des collectivités, et dans bien d’autres lieux encore. Le "carré pour la biodiversité" préserve des espaces de nature ordinaire, favorise les pollinisateurs, et répond aux besoins des habitants soucieux de nature et de biodiversité en ville. L’espace préservé peut être carré, rectangulaire, rond, ovale, petit (1 m² minimum), grand, voir très grand.

 

Mode d'emploi

 

1- je signe la charte : Vous vous engagez, et vous bénéficiez d’un accompagnement et des animations du CPIE pour que le carré soit le plus accueillant possible pour la nature "ordinaire" : Fleurs sauvages et insectes ne tarderont pas à coloniser ce nouvel espace de biodiversité.

2- je délimite mon carré : C’est à vous de décider pour positionner l’espace choisi dans un endroit favorable. Plein nord ou enclavé sous un sapin, il ne favorisera pas le développement de la faune et de la flore. L’idéal est qu’il soit accessible pour vos observations régulières.

3 – Je laisse la nature faire : Le plus difficile c’est de se retenir d’intervenir ! Pas d’apports, d’engrais ou de pesticides, pas d’arrosage ou de semis, et pas de fauche, avant le 31 août idéalement.

4- Je partage mes observations : Vous partagez vos observations avec le CPIE et bénéficiez des outils, fiches techniques et animations proposées. Vous pouvez communiquer pour inviter vos amis à rejoindre cette initiative.

5- Je prépare mon carré pour l’hiver : Une fois l’été terminé, les habitants du carré vont trouver refuge dans des endroits plus adaptés aux conditions hivernales. C’est le bon moment pour faucher et nettoyer. Votre carré n’en sera que plus beau l’année d’après !

 

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MAI

Publié le 30 mai 2021

Le Salsifis des prés (suite), cueillette, vertus et cuisine

 

Le coin nature s’intéresse cette semaine aux utilisations possibles de la plante en cuisine. On peut même clamer haut et fort que dans le salsifis des prés rien ne périt.

 

Il faut d’abord savoir quand le récolter ?

 

La date de cueillette varie selon les parties comestibles recherchées. D’avril à juin les jeunes feuilles encore tendre se cueillent pour être dégustées en salade. En mai et juin, les boutons floraux se récoltent lorsqu’ils sont tendres et encore bien fermés. Ils sont délicieux crus, ou cuits comme les asperges. D’octobre à mars, la racine se récolte à la fin de la première année, avant le développement de la tige et des fleurs, sinon elle devient ligneuse.

 

Douce, tendre et sucrée, elle est coupée dans les salades, cuite à l’eau ou sautée à la poêle. Vous savez tout ! Il vous faudra choisir entre les racines en année 1 ou les boutons floraux en année deux.

Dernière chose : il n’est guère possible de le confondre avec d’autres plantes et si par hasard vous le confondez avec Tragopogon dubius ou des graminées dont les fleurs ne sont pas encore ouvertes, il suffit de couper une feuille pour vérifier si du latex s’écoule ou pas.

 

Propriétés et vertus

 

Le salsifis des prés est peu calorique (82kcal/100g) car riche en eau. Il contient – surtout les racines- des glucides et un peu de protides, du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du sodium ainsi que des vitamines A, B1, B2, PP, C.

Il a des vertus antioxydante, dépurative, diurétique, apéritive, stomachique, pectorale, sudorifique et stimulante.

Pour finir, une recette de poêlée de boutons floraux de salsifis des prés, cueillis dans un secteur sain, hors pesticides, ou cultivé en agriculture biologique. Faire sauter la valeur de 2 gros bols de boutons floraux les boutons floraux de salsifis des prés dans une poêle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, durant 5 mn de sorte qu’ils soient à la fois moelleux et croquants à l’intérieur. Déglacer avec un peu de sauce soja et servir en accompagnement ou juste pour grignoter à l’apéritif. Et à la semaine prochaine.

 

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Publié le 23 mai 2021

Le Salsifis des prés, un jaune succulent de lumière

 

Poursuivons cette semaine la découverte de plantes sauvages, plantes qu’il est courant de rencontrer aussi dans les jardins "au naturel" qui laissent une place intéressante à la nature ordinaire. Mais les connaissons-nous vraiment ces plantes qui nous entourent ?

 

 

Son nom "salsifis" évoque plutôt un légume-racine, servi cuit ou en salade. Nous aborderons la semaine prochaine son utilité culinaire. La plante se caractérise par une fleur jaune d’or naissant de tendres boutons floraux au goût sucré, qui fait le régal des petits et des grands cueilleurs. Le salsifis des prés (Tragopogon pratensis), également appelé Barbe de bouc, appartient à la famille des Astéracées. Comme son cousin le salsifis cultivé (Tragopogon porrifolius) reconnaissables lui à ses fleurs violettes. Le salsifis des prés comme son nom l’indique se rencontre dans les prairies et sur les bords de chemins. Son développement se fait sur deux années. La première année il produit des feuilles et sa racine de réserve, la deuxième il fleurit, d’un jaune éclatant.

 

Propriétés et vertus

 

Le salsifis des prés est peu calorique (82kcal/100g) car riche en eau. Il contient – surtout les racines- des glucides et un peu de protides, du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du sodium ainsi que des vitamines A, B1, B2, PP, C.

Il a des vertus antioxydante, dépurative, diurétique, apéritive, stomachique, pectorale, sudorifique et stimulante.

Pour finir, une recette de poêlée de boutons floraux de salsifis des prés, cueillis dans un secteur sain, hors pesticides, ou cultivé en agriculture biologique. Faire sauter la valeur de 2 gros bols de boutons floraux les boutons floraux de salsifis des prés dans une poêle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, durant 5 mn de sorte qu’ils soient à la fois moelleux et croquants à l’intérieur.

Déglacer avec un peu de sauce soja et servir en accompagnement ou juste pour grignoter à l’apéritif. Et à la semaine prochaine.

 

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Publié le 16 mai 2021

Le Sureau noir : l'arbuste qui déploie ses ombelles vers le ciel

 

Avec l’arrivée des beaux jours, une fois les saints de glace passés, le coin nature s’intéresse aux végétaux, notamment plantes et fleurs. Pour démarrer la série, honneur aux fleurs de sureau, ces ombelles ouvertes vers le ciel. Il est bien temps en ce moment de recueillir les ombelles de sureau pour réaliser de la gelée ou de la limonade. Et bien d’autres choses encore.

 

Le sureau noir (sambucus nigra) est un arbuste très répandu. C’est un familier de l’homme depuis des millénaires. On le rencontre dans les bois clairs, les haies, les dunes littorales ou encore aux abords des habitations, Il prospère aussi notamment dans les friches, les terrains vagues, les décombres ou les remblais.

 

Description

 

Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (sphinx du troène, eupithécie à trois points, phalène du sureau). Le sureau noir est également un régal pour plus de 60 espèces d’oiseaux. Le bétail et les lapins délaissent l’arbre mais le blaireau européen semble l’apprécier. L’oreille de judas, un champignon bien connu est souvent trouvé sur les vieux troncs de sureau noir.

Cet arbrisseau ou arbuste à branches souvent courbées, d’une taille ordinaire de 4 à 5 mètres, peut monter jusqu’à 8 mètres. Rustique, il est de croissance rapide surtout dans les sols fertiles et frais. C’est une essence de lumière ou de demi-ombre. Les fleurs hermaphrodites apparaissent en début d’été. Elles sont parfumées et comportent 5 étamines et 5 pétales de couleur blanc crème. Elles sont disposées en corymbes plans, de 100 à 240 mm de diamètre et apparaissent après les feuilles. Ses fleurs et ses baies cuites sont comestibles car la cuisson détruit la toxine. Toutes les autres parties de la plante sont toxiques. L’espèce est aussi appelée "arbre de Judas" car c'est à la branche d'un sureau noir qu'il se serait pendu. 

 

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Publié le 09 mai 2021

Mélisse et menthe, deux plantes du moment

 

Un marché aux fleurs a lieu ce dimanche à Villeneuve-sur-Lot. Il sonne l’arrivée des beaux jours. A cette occasion, le CPIE tiendra un stand. Pour chaque nouvelle adhésion à l’association, un plant de mélisse ou de menthe au choix sera offert. Pour ceux qui adhèrent de plus loin pas d’inquiétude, une plante vous sera réservée.

 

 

Melissa officinalis est une pante herbacée vivace de la famille des lamiaciées. Son nom vient du grec et signifie "feuille à abeilles ou herbe à abeilles". Plante vivace haute de 30 à 80 cm, à tiges dressées à section carrée, la mélisse a de petites feuilles ovales gaufrées et dentelées qui exhalent un parfum doux et citronné quand on les froisse. Cette plante aromatique au feuillage vert vif pousse très bien au soleil comme à l’ombre et aime les sols plutôt frais. Les fleurs blanches ont une corolle longue de 12 mm, à deux lèvres. Le calice est en forme de cloche. La mélisse officinale, ou mélisse citronnelle, est cultivée dans les jardins depuis des temps très anciens. Originaire de l’est du bassin méditerranéen, elle s’est répandue dans toute l’Europe dès l’Antiquité, les romains l’ont introduit en Grande-Bretagne. Elle a ensuite migrée en Amérique du Nord. Les tiges et les feuilles sont encore utilisées comme tonique et stimulant léger. Le goût est astringent et l’arôme léger.

 

Quant à la menthe, le mot vient du latin "menta". Les menthes forment un genre de plantes herbacées vivaces, famille des lamaciées. Ce genre comprend de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales. Le principal producteur est le Maroc. Le pays représente à lui seul près de 90 % de la production mondiale, principalement de la menthe poivrée et de la menthe verte. Les menthes sont connues et appréciées pour leurs qualités aromatiques depuis l’Antiquité, certaines ont acquis une grande valeur économique depuis quelques décennies. Les diverses espèces sont originaires des régions tempérées et subtropicales.

 

Alors ce dimanche n’hésitez pas à venir nous rencontrer sur le stand…

 

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AVRIL

Publié le 25 avril 2021

La huppe fasciée bien installée, dévoile son chant printanier

 

En ce moment son Hou-pou-poupe si caractéristique se fait entendre joyeusement. Pas besoin d’être un expert pour savoir que la huppe est là, à proximité. Son chant si reconnaissable est apprécié de tous. Il peut même parfois devenir un peu lancinant car il ne varie presque pas et peut durer plusieurs minutes. Mais saluons la présence de cet oiseau migrateur dans nos contrées. La huppe fasciée, la bien nommée, migre d’Afrique et vient passer la période douce chez nous pour échapper à une période plus rude là-bas. Elle arrive vers février-mars selon les années, et reste ensuite jusqu’à la fin août. Le genre Upupa, compte 4 espèces au total dont une s’est éteinte. Toutes se ressemblent beaucoup avec un plumage quasi-identique, une même huppe sur la tête, le même bec courbe, des ailes courtes et arrondies, des pattes courtes.

 

Description

 

Une huppe se reconnaît au premier coup d’œil. L’allure générale, la couleur rousse du plumage, les ailes et la queue noires et blanches, la grande huppe érectile qui orne la tête et le long bec courbe en font un oiseau remarquable. Les trois espèces de huppes se ressemblent beaucoup et leurs différences sont subtiles.

La huppe fasciée mesure plus ou moins 26 cm de longueur pour la femelle et jusqu’à 32 cm pour le mâle. Son envergure avoisine les 45 cm. C’est un oiseau léger, dont le poids se situe entre 60 et 80 g. La huppe fasciée se distingue à sa main noire barrée de blanc (toute noire chez son homologue du sud de l’Afrique) et à la zone blanche subterminale des plumes de sa huppe. Autrement dit, il n’est compliqué de la reconnaître et regarder une photo permet de se faire une idée de l’oiseau. Cela ne nécessite d’expertise approfondie. Sur l’oiseau posé, on distingue surtout la huppe rousse souvent hérissée, la tête, le cou et le manteau couleur sable chaud, la partie visible de l’aile noire barrée de blanc et le long bec gris courbe. Lorsque l’oiseau est en vol, ce sont surtout les ailes larges et arrondies, noires et barrées de blanc qui attirent l’attention ainsi que leurs battements particuliers.

 

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Publié le 18 avril 2021

Avec l'hirondelle, le coucou est arrivé chez nous !

 

La semaine dernière les hirondelles ont partagées leur étape migratoire. Vers la fin février elles apparaissent déjà sur les rives nord de la Méditerranée. En Afrique pour elles, la nourriture est abondante et le climat agréable. Alors qu’est-ce qui peut bien pousser ces oiseaux à quitter ces lieux propices ? C’est probablement que depuis très longtemps elles ont choisi l’Europe pour nicher. Alors, cela vaut peut-être bien la peine de faire autant de chemin. Après un court séjour sur les étangs et dans les meilleures zones de chasse pour se refaire une santé, la merveilleuse aventure de la reproduction pourra alors commencer par la consolidation ou la création d’un nid.

 

Description

 

L’aire de reproduction du coucou est très vaste, couvrant la quasi-totalité de l’Europe et de l’Asie. En France, il niche pratiquement partout, y compris sur les îles bretonnes et jusqu’à la limite supérieure des arbres en montagne. Totalement migratrice, l’espèce hiverne au sud de l’Equateur dans les savanes tropicales et, dans l’est de l’Afrique, jusqu’en Afrique australe. Le Coucou gris semble menacé d’une part par la disparition locale des milieux clairs qu’il affectionne (haies, prairies et landes, zones humides…) et d’autre part par la diminution générale de l’abondance des grands insectes, et plus particulièrement des Lépidoptères, dûe à l’utilisation intensive d’insecticides sur la planète. C’est une espèce protégée nationalement en France, et inscrite à l’annexe III de la Convention de Berne. Cet oiseau solitaire est présent dans de nombreuses régions du monde. On peut le trouver en Europe, dans la quasi-totalité de l’Asie sauf l’extrême nord, ainsi qu’au nord du Maghreb. Il se trouve aussi aux États-Unis, Alaska et au Groenland pendant les saisons les plus chaudes, mais cela reste extrêmement rares. Le coucou gris part en hiver vers le sud de l’Afrique ou en Asie du sud-est. Malgré son aire de répartition si variée, le coucou gris n’a pas de lieu de vie de prédilection. On peut aussi bien le trouver en forêt qu’en montagne, parfois jusqu’à 2000 mètres d’altitude, ou dans nos jardins. Mais assurément il n’est pas des plus facile à observer.

 

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Publié le 11 avril 2021

L'heure de l'hirondelle et du coucou est venue

 

Dimanche dernier jour de Pâques, le chant du coucou s’est fait entendre pour la première fois, un peu avant la tombée de la nuit. Un dicton populaire raconte que s’il on a une pièce de monnaie en poche à l’écoute de ce premier chant, les problèmes d’argent seront éloignées pour l’année. Le même week end une hirondelle s’était furtivement montrée. Sa présence annonce le printemps. 

Les hirondelles sont arrivés depuis quelques jours. Ces oiseaux, migrateurs de génération en génération, n’ont que faire du couvre feu qu’ils appliquent pourtant à la lettre, cessant toute activité avant l’arrivée de la nuit. Quand au confinement, cela leur paraîtrait un rituel bien étrange, pour eux qui traversent les mers et les pays lointains, deux fois par an, lors des périodes de migrations.

 

Le saviez-vous ?

 

De tous les oiseaux, l'hirondelle est sans doute celle qui a fait prendre conscience la première à l'homme de l'incroyable phénomène de la migration. Pourquoi cette petite bête atteignant tout juste 20 grammes ressent-elle, à la mauvaise saison, la nécessité de parcourir jusqu’à plus de 10000 kilomètres ? Pour réaliser cet exploit, elle utilise le vol battu, c'est à dire que ses ailes sont presque toujours en mouvement. Difficile à croire ! Jusqu'à il y a 200 ans le phénomène migratoire était méconnu, 

 

Les hirondelles passent l'hiver au Nord de l'équateur. Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Centrafrique; sont les pays que choisissent les hirondelles qui nichent en France, soit des distances de 5 à 7000Kms, contrairement aux hirondelles russes et anglaises qui préfèrent les pays au sud de l'équateur, soit des distances souvent supérieures à 10000Kms. Dans ces pays, elles profiteront des nombreux insectes présents, si toutefois on n'aura pas décidé pour y produire en quantité, de tout anéantir par des pesticides dévastateurs. Elles pourront ainsi se refaire une santé et en profiteront également pour remettre leur plumage à neuf. Ce remplacement de plumage a lieu une fois par an chez les passereaux. Il s'appelle la mue. (à suivre). 

 

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Publié le 5 avril 2021

Mousseron des côteaux : le rond de sorcières

 

Après la morille la semaine passée, penchons nous cette semaine sur le mousseron. Un autre champignon emblématique de l’arrivée du printemps, tout aussi discret et qui sait égayer le papilles des connaisseurs. Tout comme son prédécesseur, le vrai mousseron ou tricholome de la Saint Georges (calocybe gambosa), il fait son apparition au mois d'avril, et peut perdurer jusqu'en juin. Il a pu être signalé de timides poussées à l'automne, mais cela reste rarissime. Ce champignon de printemps comestible, au goût de farine ou de pâte à pain fraîche, est réputé des amateurs avertis. Il est même considéré comme un des meilleurs pour certains. Il ne faut pas le confondre avec le « faux mousseron » un homonyme qui est une espèce printanière elle aussi. D’autres confusions peuvent exister, et il faut se méfier de certaines autres espèces blanches qui forment aussi des "rond de sorcières". Les mousserons poussent en cercle dans les pelouses. Le gazon est sombre et vigoureux au centre alors qu'il se dessèche là où ils apparaissent. Ce phénomène est appelé "rond de sorcières" ou encore "cercle des fées". Les champignons se nourrissent de la matière organique morte accumulée à la surface du sol - le feutrage - et libèrent des composés azotés qui stimulent la croissance des graminées. 

 

Description

 

Le chapeau est généralement blanchâtre à crème. Il peut être mais peut être variable, et prendre des tonalités jaunâtre à brun, parfois parsemé de roussâtre. Plutôt charnu, le chapeau du mousseron mesure de 4 à 10 centimètres de diamètre, et plus rarement jusqu'à 12 cm. Il reste longtemps enroulé et bombé avant de s'affiner un peu. En dessous, les lames sont claires et espacées. Les pieds trapus plutôt courts, robustes à élancé, font de 3 à 6 cm de hauteur. Ils sont blancs crayeux. La chair est blanche, ferme, épaisse, et dégage une forte odeur de farine rance. Les mousserons sont comestibles, mais ils conservent ce goût de farine. On le trouve plus facilement sur des stations de moyenne altitude entre 300 à 500m. Des espaces dégagés mais ombragés, plus ou moins herbeux lui sont nécessaires, telles que les bordures de haies, les prairies, les lisières de forêts, ou encore les pelouses.

 

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MARS

Publié le 29 mars 2021

Chère Morille : qui es tu ? Et d'où viens tu ?

 

Cette semaine j'aurai pu vous parler de Morille, commune de la province de Salamanque, communauté autonome de Castille et Léon en Espagne. Ou bien d'Elio Morille un rameur d'aviron italien, ou encore d'un outil qui porte ce nom. Mais aujourd'hui le coin nature va se pencher un peu et regarder vers le sol, là où poussent la morille. Un sujet plutôt parfumé, particulièrement riche de commentaires. Autant le dire de suite, je ne dévoilerai pas d'endroit précis de peur d'y ramener une foule masquée par ces temps incertains.

 

Parlons donc de Morchella ! Les morilles apparaissent au mois d'avril et disparaissent fin du mois de mai. La saison de récolte est très courte, c'est entre autre pour cette raison qu'elles sont si rares.

 

Morille d'où viens-tu ?

 

Les morilles occupent des niches écologiques variées selon un mode de vie dit «saprotrophe». Dans le monde on en recense une trentaine de variétés. Elles se trouvent dans les endroits ensoleillés au bord des forêts de conifères, mais aussi des vergers, des jardins, des broussailles, les composts, les prairies, etc. On connaît les interactions avec les racines des plantes et la possibilité d'associations avec des arbres comme les pins et les frênes. Elles aiment les terrains frais, les terrains calcaires, les vergers, les décombres, ou encore les lieux récemment brûlés. Les mécanismes impliqués dans la fructification des morilles restent flous. Poussant rarement seules, on les trouve souvent sous les frênes en lisière de bois, et elles poussent au printemps dans les forêts très marqués d'une flore sur sol calcaire. La morille se consomme toujours cuite, car, crue, elle est toxique. Cela est dû à la présence « d'hémolysines », qui détruisent les globules rouges. Ceux-ci disparaissent après cinq minutes de cuisson ou six mois de séchage. Attention, même cuites, si vous abusez sur les quantités, les morilles peuvent être dangereuses et provoquer une intoxication alimentaire. Petit conseil et suggestion de saison, grosses morilles ou morillons, n'hésitez pas à m'inviter pour la cueillette, et pour confirmer qu'elles sont bien comestibles. Merci d'avance !

 

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Publié le 22 mars 2021

Larve de cétoine : qui veut jardiner prend soin de son compost

 

Pour poursuivre l'immersion dans le monde des larves, abordons aujourd'hui la larve de cétoine dorée. A ne pas confondre avec celle du hanneton dont on a parlé la semaine dernière. La larve de cétoine est l'alliée du jardin, et utile au compost. Les larves de cétoines dorées se nourrissent uniquement des déchets du tas de compost, elles contribuent donc à la transformation des déchets et permet d'obtenir un bon terreau. Comme les autres décomposeurs relevant de cette macrofaune, premier maillon de la chaîne de décomposition, les larves de cétoines décortiquent toutes les matières organiques mortes qu'elles vont transformer en débris encore plus petits. Elles peuvent mesurer 3 à 4 cm et restent à ce stade larvaire jusqu'à 3 ans avant de se muer en adulte. Elles ne sont donc aucunement nuisibles pour les plantations au jardin, Ce qui n'est pas le cas d'une autre larve blanche, celle du hanneton. Il faut donc savoir les reconnaître.

 

Distinguer les larves blanches

 

Cétoine ou hanneton ? La larve blanche du hanneton (à gauche sur la photo) vit dans la terre et s'attaque aux racines jusqu'à faire dépérir la plante. Son action étant tellement néfaste qu'il vaut mieux savoir la distinguer de la larve blanche de cétoine dorée (à droite sur la photo) qui ne fait aucun dégât, vit dans le compost et l'améliore. Outre cette différence d'habitat, plusieurs autres indices permettent de distinguer les deux larves blanches : la larve de hanneton a une grosse tête avec des mandibules et une extrémité arrière plus petite, la larve de cétoine dorée a une petite tête et une extrémité arrière plus imposante. Vous suivez toujours ? la larve de hanneton est plus jaunâtre que la larve de cétoine dorée qui est plus grisâtre. La larve du hanneton est lisse, la larve de cétoine est velue. la larve de hanneton a des pattes plus longues que celles de la larve de cétoine dorée qui sont insignifiantes. Qu'elle soit simple larve ou adulte, la cétoine dorée s'impose comme un auxiliaire utile au jardin, d'abord comme décomposeur du compost, puis comme pollinisateur des fleurs.

 

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Publié le 15 mars 2021

Les larves de Hanneton au jardin : comment les reconnaître

 

Dans quelques jours le printemps sera là. La nature s'éveille et l'heure pour beaucoup d'entre nous de se rendre au jardin pour y travailler et griffer la terre. L'occasion aussi de croiser insectes, larves et autres petits animaux qui enrichissent le sol.

 

Le coin nature s'intéresse aujourd'hui à la larve du hanneton. Un gros vers blanc qui peut causer quelques dégâts. Mais attention car tous les gros vers blancs du jardin ne sont pas des ennemis, bien au contraire. La larve du cétoine dorée (prochaine rubrique) est une amie du jardin qui se plaît dans le compost. Il est important de faire la distinction entre les deux, les larves de cétoine se nourrissent exclusivement de matières organiques mortes.

 

Le hanneton (Melolontha melolontha) est un insecte coléoptère de la famille des Scarabéidés. Autrefois chassé le hanneton est pourtant aujourd'hui devenu plus rare. Sa larve peut rester en terre durant 3 ans dans le jardin et faire des dégâts sur les légumes racines. Elle est de couleur blanc crème avec une tache noire au bout de l'abdomen. Sa tête est plus foncée que le reste du corps, le dos est lisse et l'abdomen a un aspect plus fin. Elles mesurent environ 35 mm, sont potelées, au corps annelé blanchâtre et à la tête acajou. Elles se recroquevillent sur elle-même quand on les extirpe du sol. Malgré cette description, il est difficile de différencier tous les vers blancs des jardins

 

Les larves ou vers blancs vivent dans le sol et se nourrissent des racines de plantes comme les céréales ou les trèfles. Les vers blancs, en grand nombre, font des dégâts majeurs, notamment au gazon, aux plantes à faible enracinement et fraîchement plantées. Une coupe du gazon à hauteur de 6 à 8 cm rend plus difficile la ponte des femelles (au sol) et donc limite les dégâts. Monter la hauteur de tonte les gêne fortement et les expose aux prédateurs. Entretenez votre sol en bonne santé. Favorisez ses prédateurs naturels, oiseaux, merles, grives et les hérissons. Après un an au mois d'avril, les larves deviennent des nymphes dans le sol, et permettent la sortie de terre de l'insecte adulte

 

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Publié le 8 mars 2021

Le sanglier... si proche de l'Homme

 

Seuls ou en groupe, les sangliers peuvent parcourir des distances très importantes, traverser des fleuves et des routes. Les individus semblent généralement chercher à revenir sur leur territoire. À certaines périodes il est important de respecter sa tranquillité. À défaut, les agriculteurs subissent d'importants dégâts tandis que les chasseurs doivent payer les factures des dégâts. Irrité un sanglier claque violemment des dents, on dit alors qu'il casse la noisette.

 

Les déplacements importants d'individus sont induits par le manque de nourriture et d'eau. Un autre facteur croissant de déplacement des sangliers est le dérangement. Surfréquentation des forets, cueilleurs de champignons, chiens non tenus, battues, chantiers forestiers, lotissements sur terres agricoles. Ils savent aussi se montrer discrets et silencieux s'ils se sentent menacés. 

 

Comportement

 

Le sanglier est essentiellement nocturne (évolution peut-être due à la présence de l'Homme). Plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1000 ha. Il sélectionne ses habitats selon la saison, l'heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires. Régulièrement le sanglier se vautre dans la boue dans des lieux appelés souilles et se frotte avec insistance contre les troncs d’arbres avoisinants pour se débarrasser d'un certain nombre de parasites, réguler sa température corporelle et marquer son territoire. Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées bauges. Les sangliers sont grégaires et forment des troupes appelées hardes ou compagnies. La taille varie selon le lieu et la saison. Une harde compte de six à vingt individus, des bandes de plus de cent individus ont déjà été observées. Un chasseur averti m'expliquait la semaine dernière, que l’élevage de sangliers pour chasses privées qui s’échappent parfois, ou la venue de spécimens de pays de l’est, possibles porteurs de maladies seront aussi à surveiller. De nouvelles vagues dont on a pas finit d’entendre parler.

 

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FEVRIER

Publié le 27 Février 2021

Le sanglier... cet animal discret qui fait souvent parler de lui

 

Le coin nature s'attaque aujourd'hui à un gros morceau. Le sanglier dont on entend parler souvent lors des battus ou dégâts occasionnés aux cultures. Le sanglier représente aussi bien autre chose.

 

Le sanglier d'Europe, sanglier d'Eurasie ou plus simplement sanglier (Sus scrofa), est une espèce de mammifères omnivores, forestiers de la famille des suidés. Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d'adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.

 

Description

 

Le sanglier européen peut peser de 150 à 160 kg pour le mâle et 100 kg pour la femelle environ. Le poids d'un sanglier de plaine où les cultures de maïs abondent est significativement plus important que celui de son congénère établi en montagne. Sa longueur, de la tête et du corps varie de 1,10 à 1,80 m et sa hauteur au garrot de 0,60 à 1,15 m.

 

Sa queue moyennement longue (20 à 30 cm) se termine par un long pinceau de soies. Généralement, elle est pendante quand l'animal est calme et bien dressée s'il est inquiet ou en colère.

 

Le sanglier possède un corps trapu et une tête volumineuse. Sa tête est prolongée d'un groin très allongé appelé boutoir, et de deux grandes oreilles mobiles. Ses canines sont très développées : les supérieures s'appellent les grès et les inférieures les défenses. Ces défenses poussent tout au long de la vie du sanglier. En ouvrant et fermant sa gueule, le sanglier aiguise ses défenses sur les grès. Résultat: elles sont acérées en permanence.

 

Il est généralement symbole de fertilité et de force. On trouve donc souvent les sangliers dans des légendes ayant trait à la fertilité (dieux/déesses, mariages, agriculture) et à la force (armes, batailles, épreuves de force).

 

À l'approche de l'Homme, le sanglier prend généralement la fuite avant qu'on ne l'ait détecté et peut se montrer étonnamment agile et rapide. Le porc (ou cochon) est issu de la domestication du sanglier. A suivre

 

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Publié le 20 Février 2021

Ces étourneaux qui tournent au dessus de nos têtes

 

L'étourneau sansonnet est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées.  Avec son corps rondelet, ses ailes courtes, triangulaires et pointues, sa queue courte et carrée, il se rapproche en corpulence du merle noir par son physique, mais il est toutefois moins trapu et pus élancé. L'étourneau sansonnet a une longueur de 17 à 22 cm pour un poids variant de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne. L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris Linnaeus) est une espèce de passereaux de la famille des stunidés, originaire de la plus grande partie de l’Eurasie. Elle a été introduite dans tous les continents excepté l’Antarctique.  C’est une espèce hautement sociale, l'étourneau vit en regroupements qui peuvent parfois compter plusieurs milliers voire millions d'individus. Il est également connu pour ses capacités vocales qui lui permettent d'imiter avec une grande précision les vocalisations d'autres individus, de la même espèce ou non, ainsi que des bruits non biologiques issus de son environnement. 

 

En ville et en campagne 

 

On le repère partout, mais sa présence en périurbain ou même en ville le font remarquer. On peut en voir par centaines regroupés en épais nuage, et volant avec rapidité dans le ciel à l’approche de la tombée de jour. Une nuée d’étourneaux qui ne passe pas inaperçu tant leurs cris par centaines d’individus sont audibles. Puis ils se posent et plus rien. 

 

En raison de ses caractéristiques qui font de lui une espèce généraliste, avec la grande variété d'habitats qu'il peut occuper, ou son régime alimentaire omnivore, l'étourneau fait partie des espèces animales particulièrement adaptables. Il peut ainsi causer des dégâts aux cultures tout comme être source de nuisances en milieu urbain. Ses populations urbaines et périurbaines sont parfois très denses. Il s'agit d'une espèce principalement frugivore et insectivore. Pourrait il alors devenir un véritable allié contre les moustiques ? Faites nous part de vos observations. 

 

 

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Publié le 13 Février 2021

L’eau qui monte, un phénomène accentué par le changement climatique 

 

Les épisodes récents, fortes pluies et montée des eaux, rappellent que les risques climatiques existent et que nul n’est à l’abri. L’eau est un élément imprévisible. Pour lutter contre le risque d’inondation, beaucoup d’actions doivent être menées de front et en amont des catastrophes pour s’y préparer au mieux. Pendant quelques décennies ce principe a était un peu oublié. On comprend mieux aujourd’hui que la prévention auprès du public, une sensibilisation plus systématique, et l’intégration du risque dans l’aménagement du territoire peuvent être des leviers efficaces… Des ouvrages sont désormais construits pour prévenir les inondations, les bassins de rétention, les digues et leur entretien régulier, montrent leur efficacité. En parallèle, il est aussi important que les cours d’eau soient correctement entretenus, afin d’éviter des embâcles, que des arbres soient plantés pour favoriser l’infiltration, ralentir les ruissellements, et réduire les débordements. Des travaux de végétalisation sont également menés au sein des villes. La désimperméabilisation des sols, les aménagements paysagers, les plantations adaptés, permettent de réduire considérablement le risque de ruissellement et favorisent l’infiltration des eaux, tout en la ralentissant.

 

Des effets surveillés 

 

Le centre européen de prévention du risque d’inondation constate un accroissement des épisodes de précipitations extrêmes en France. Ils provoquent une augmentation des phénomènes de ruissellement. De même, le risque de submersion marine est lui aussi orienté à la hausse. Ce sont dans les deux cas, des conséquences du changement climatique. Les effets sur les débordements de cours d’eau sont en revanche plus difficiles à estimer pour l’instant, mais comme dans la nature tout est étroitement lié, on se doute que le changement climatique influe dessus. Qu’en sera-t-il en 2050 ou en 2100 ? Au regard des études menées sur le sujet, l’impact du climat devrait prendre davantage d’importance dans les années qui viennent, et les conséquences comme les inondations pourraient bien s’intensifier. Et pas uniquement dans les zones côtières. Il n’est plus temps de regarder ailleurs. 

 

   © Crédit photo : Guilbaud alain

 

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Publié le 8 Février 2021

Les inondations : un risque intense

 

Au cours de ces dernières années, des phénomènes d’inondation se multiplient. A chaque fois ce sont des dégâts, du désarroi pour ceux qui voient leur maison envahie, des infrastructures à nettoyer, ou à réparer. Puis la vie reprend son cours, à chaque fois.

 

Le pays est fortement exposé à cette menace.  Les toutes récentes catastrophes montrent à quel point l’ensemble du territoire est vulnérable, tant les zones urbaines que rurales. Les inondations constituent le premier risque naturel en France selon le ministère de la transition écologique qui rappelle que pas moins de 19 000 communes seraient concernées à des degrés divers. Depuis quelques années, les inondations se font de plus en plus présentes. Face à ce risque en augmentation, imprévisible car lié aux aléas climatiques et aux intempéries, et à la violence et à la rapidité des précipitations, les mécanismes de prévention des inondations s’adaptent pour faire face. 

 

Des sols imperméables

 

Les aménagements et les nombreuses constructions réalisées ces dernières décennies en zones inondables, la densité du réseau hydrographique français expliquent en partie une telle exposition. Ces évolutions ont accentué le risque. L’artificialisation des sols, l’extension des villes et zones commerciales bétonnées ont favorisé l’expansion des zones imperméables, où l’eau ne peut s’infiltrer. Dans les campagnes, les opérations de remembrement agricole commencées il y a cinquante ans, l’arasement des haies, le drainage, la disparition des prairies en bord de rivière, les atteintes régulière aux ripisylves, ont fortement modifier les conditions d’écoulement des eaux. 

 

Le phénomène de ruissellement est désormais fortement favorisé et avec lui, le risque d’inondation en cas de fortes précipitations. Ce risque touche désormais tout naturellement les territoires éloignés des cours d’eau.  

 

Comprendre pourquoi le risque d’inondation est si élevé dans notre pays, c’est aussi comprendre le fonctionnement de son chevelu hydrographique, les zones humides, et le schéma complet de ses réseaux aquatiques. La France métropolitaine compte 430 000 km de rivières. Un maillage très dense qui expose logiquement de nombreux territoires français à un risque élevé de crues. D’autant plus que les hommes ont traditionnellement et de tout temps, concentré leur présence et leurs activités le long des cours d’eau. 

 

 

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Publié le 1er Février 2021

L'aide alimentaire des oiseaux

 

La décroissance du nombre d'oiseaux en France observée depuis quelques années, est lié notamment à la disparition considérable des insectes, dont les causes sont multiples. A contrario nous devons aussi être attentif aux conséquences d'un nourrissage intempestif et inapproprié. La provenance et les types de graines, la durée du nourrissage et les quantités distribuées doivent être prises en compte. 

 

Les graines de tournesol permettent aux oiseaux de lutter contre le froid. Elles contiennent beaucoup de matières grasses. A disposer en petits tas sur un plateau mais aussi par terre. Les pinsons, les verdiers ou l’accenteur mouchet préfèrent manger les graines posées au sol. 

 

Des moitiés de noix ou des arachides enfilées sur un fil de fer attireront des mésanges devenues d'habiles acrobates. A suspendre sur un coin de la mangeoire ou sur une branche.

 

Pour les sittelles et le pic épeiche, on peut suspendre une bûche trouée dont chaque trou sera préalablement rempli avec de la graisse ou de la margarine. Du saindoux, de la margarine ou du beurre aggloméré sur un clou fixé au milieu de  la mangeoire fera son affaire.  Il fera le régal de tous, rouge gorge et compagnie. Enfin, les merles et les grives se régaleront de vieilles pommes ou de restes de fruits, éparpillées à leur attention.

 

Le saviez-vous ?

 

Pour ceux qui n'ont pas de jardin ou pas suffisamment de place, un rebord de fenêtre ou un balcon peuvent aussi faire l'affaire. Un simple tas de graines de tournesol et un morceau de margarine seront posés sur le rebord de la fenêtre ou sur un coin de balcon. C'est garanti, ils feront des heureux. 

 

Le dernier week-end de janvier était consacré au comptage national des oiseaux de jardin. Une opération lancée par la Lpo et le Muséum national d'histoire naturelle. De bons moments avec cette initiative collective qui permet de faire avancer les sciences participatives. En Lot et Garonne, le CPIE a recueilli les données. 

 

 

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JANVIER

Publié le 24 Janvier 2021

Comment aider les oiseaux en hiver ? 

 

La mangeoire est un véritable garde manger pour becs affamés. Il faut cependant rester attentif et ne pas sur-nourrir les oiseaux. Comment faire ?

 


Tout d'abord en se rappelant que les oiseaux ne sont pas des animaux domestiques et que leur liberté, c'est à dire leur indépendance, est leur meilleur ami. Rien ne sert de les nourrir toute l’année en imaginant leur rendre service. Bien au contraire, et même si cela n’est pas la réponse qu’on attend, il vaut mieux se contenter de leur apporter que de la nourriture d’appoint. Car attention en matière de nourrissage des oiseaux il y a des règles à respecter, et une aide maladroite peut leur causer du tort. En croyant bien faire, il ne s’agit pas de venir perturber leur comportement naturel. La première recommandation est donc de les nourrir uniquement par temps de gel prolongé ou de neige.

 

Une règle d'or


Prenez le temps de nettoyer régulièrement votre poste de nourrissage, pour éviter qu'il ne se transforme en un foyer infectieux où les oiseaux se transmettraient des maladies. Le nettoyage se fera avec de l'eau et une éponge ou bien une brosse, ou en utilisant de l'eau bouillante, ou bien encore en utilisant un peu de savon. Aucun produit toxique ou désinfectant évidemment.

 

Plateau repas

 

Tout d'abord choisir un espace dégagé, et bien protégé des chats. Le centre de la pelouse ou du jardin est idéal surtout s'il y a des arbres ou arbustes à proximité. Ils serviront de refuge en cas de danger imminent.

Une ou plusieurs mangeoires à plateau peuvent être installées sur un piquet par exemple. Un piquet sur lequel vous vissez une plaque de bois brut, appelé plateau. Améliorez le en clouant sur le pourtour une baguette en guise de bordure. Conserver un petit vide à chaque angle pour que l'eau s'écoule et ne s'accumule pas. On ne le dira jamais assez, préférez les graines sans traitement, celles que vous ferez pousser dans le jardin ou dans un simple pot feront des heureux. Disposez les en petits tas, et observez le ballet incessant des oiseaux. Les guides vous aideront à les déterminer. Un beau spectacle en perspective.

 

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Publié le 17 Janvier 2021

Nourrir les Oiseaux l'hiver pourquoi et comment ?

 

 

En hiver période froide par excellence, se pose comme chaque année la question du nourrissage des oiseaux. Dans les jardins des particuliers cette activité devient parfois même un rituel qui rythme les journées. Cette pratique qui s'instaure de façon régulière avec de nombreux produits vendus en magasins, est elle la bienvenue ? Leur préférer des graines naturelles, semés dans le jardin, venues et récoltés à la bonne saison, ainsi qu'une diversité d'arbustes et de plantes pour remplir ce rôle de nourrissage est une démarche bien plus appropriée.

 

 

Décryptage

 

Pour les oiseaux l'hiver est la saison la plus difficile, et comme pour les humains la nourriture est un allier nécessaire pour affronter des températures plus basses. Au froid s'ajoute la rareté de nourriture, car c'est à cette période que les baies et les insectes sont moins présents. Les sols sont bien souvent durs et gelés, ce qui empêchent d’attraper les vers et autres petits animaux enfouis dans le sol. Au dessus les graines sont plus rares, et demandent des déplacements supplémentaires. L’énergie que dépensent les oiseaux pour trouver leur nourriture est considérable, et les repas sont devenus plus maigres. L'expérience est ici bonne conseillère surtout si l'on oublie pas que les oiseaux sont des animaux sauvages, avant d'être familiers, et qu'il ne faut pas les voir comme des animaux domestiques dépendant des humains. Pour vraiment bien protéger la nature, le bon sens s'impose.

Décryptage

 

C'est reconnu, l’observation des oiseaux et le spectacle qu'ils offrent au quotidien autour d’une mangeoire, est un spectacle qui procure du bien-être. C’est aussi comme ça que commence bien souvent la passion des oiseaux. La semaine prochaine le coin nature donnera quelques astuces pour bien observer et nourrir les oiseaux, pour partager expérience et transmettre les bons gestes, savant mélange d'équilibre et d'adaptation.

 

 

 

 

 

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DÉCEMBRE

Publié le 20 décembre 2020

Quand l'arbre urbain prend toute sa valeur dans le paysage

 

À l’approche de Noël, le coin nature va s’intéresser à l’Arbre et se pencher sur ses multiples composantes. Pour des raisons sociologiques, psychologiques, politiques, éthiques, l’arbre est considéré avoir un intérêt public et général. Il est notamment associé à la détente, aux jeux, à l’art et à la nature, à l’éducation à l’environnement. Mais aussi à la santé, la qualité de vie, et à la biodiversité urbaine. En ville, l’arbre est depuis très longtemps considéré comme un bien commun et une source de services écosystémiques.

 

L’arbre est un élément important des parcs, squares, berges et lieux extérieurs de détente, de repos et de plaisir ; Il est indispensable à la santé, à l’équilibre psychique et physique des habitants qui apprécient sa présence. dans les espaces où aller se reposer, promener les chiens, pratiquer le jogging ou la marche nordique, le cyclisme, etc.

 

Le Saviez-vous ?

 

Les grands arbres et les bosquets, ou bien encore les ambiances forestières et naturelles ont un effet apaisant. Ils sont considérés comme un élément positif du cadre de vie. Leur ombre portée est recherchée dans les régions sèches et chaudes, dans les endroits artificialisés, comme les parkings ou les places. En France dès 1973, l’État consacre le rôle des espaces verts en les reconnaissant comme des équipements structurants d’intérêt public. Avec un objectif d’au moins 10 m2 par habitant d’espace vert de proximité ouvert au public, et 25 m2 d’espaces boisés urbains ou forêts périurbaines. Ces espaces verts sont aussi des atouts déterminant d’attractivité pour les entreprises, les zones d’activité, les écoquartiers, pour les zones commerçantes et l’accueil des touristes. C’est fou d’imaginer l’arbre comme un allier de développement économique. Le Conseil de l’Europe a encouragé à augmenter l’offre en espaces verts par habitant, en les ouvrant aussi, à plus de naturalité et plus de biodiversité.

 

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Publié le 13 décembre 2020

La Brunelle commune, une plante aux multiples noms

 

Réputée pour ses effets thérapeutiques et stimulant du système immunitaire, la brunelle commune (Prunella vulgaris ou Brunella vulgaris) est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Espèce répandue dans les campagnes.

 

 

C’est une plante cosmopolite héliophile, qui se plaît en bordure de route et de bois, et dans les prés. On la rencontre aussi dans des terrains cultivés, dans des milieux riches en azote, ou encore dans les buissons. On la nomme également la petite consoude, la charbonnière, la prunelle, l’herbe au charpentier et la brunette.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Description

 

Dans sa flore réputée chez les botanistes avertis ou passionnés, l’Abbé Coste y faisait référence. Il la décrit comme une plante bisannuelle ou vivace de 5 à 45 cm, faiblement pubescente, à souche courte ; tiges redressées, lâchement feuillées, des feuilles larges de 2 cm, pétiolées, ovales ou oblongues, en coin ou arrondies à la base, entières ou dentelées, faiblement nervées, la paire supérieure entourant l’épi. Pour être plus précis, l’abbé Coste poursuit sa description par des fleurs d’un bleu violet, assez petites, un calice un peu hérissé, une lèvre supérieure à 3 dents peu prononcées dont la médiane large subtronquée brusquement apiculée, l’inférieure fendue jusqu’au milieu en 2 lobes finement ciliés, une corolle de 10-14 mm, graduellement évasée ; des étamines longues terminées en pointe droite. Pour ceux qui en doutaient, la botanique est bien quelque chose de complet, clair et de précis. Accompagné souvent de croquis et dessins pour mieux affiner l’observation. 

 

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Publié le 06 décembre 2020

Le Lierre amoureux, embrasse toujours son support

 

Le lierre est une belle invention. Pour les animaux et la nature c’est un véritable trésor de bienfaits ! Vert et feuillu de surcroît, il abrite les passereaux et les protège des rigueurs du froid en hiver. Il leur offre ainsi le gîte et le couvert, avec en prime une protection efficace contre les prédateurs.

 

 

Son cycle de vie annuel est décalé par rapport à celui des autres plantes. On dit qu’il fleurit et fructifie "à l’envers". Toujours vert l’hiver, d’un contraste insolent sur un support végétal très souvent dépouillé, fait qu’on l’accuse injustement, et à tort, d’étouffer son support.

 

Vrai ou faux

 

Eh bien sachez-le, le lierre ne nuit pas du tout au végétal sur lequel il s’installe. Il grimpe d’ailleurs en ligne le long du tronc de l’arbre et non en s’enroulant autour de lui ! Pas d’étouffement, ni d’étranglement, il est simplement un peu enroulant.

Sa floraison a lieu en septembre-octobre, au moment où la quasi-totalité des plantes à fleurs sont en fruits ! Ses fleurs disposées en petites ombelles sont ainsi parmi les dernières à conserver le "bar" ouvert, et à proposer une nourriture abondante aux insectes, avant les grands froids hivernaux. Les fleurs fécondées se transforment ensuite lentement en fruits, et les petites baies noires sont là en fin d’hiver, lorsque les autres plantes n’ont plus grand-chose sur leurs branches. Un détail ces baies dont consommables par les oiseaux, mais sont toxiques pour l’homme.

 Le Saviez-vous ?

Avez-vous remarqué que les feuilles du lierre n’ont pas toujours la forme lobée classique qu’on leur connaît ? Observez bien les feuilles des branches qui portent des fruits. Ce sont des branches fertiles. Puis comparez-les à celles des branches stériles, celles qui justement grimpent et s’accrochent à leur support. Dans un cas le limbe de la feuille, partie verte, étalée et plate, est en forme de losange allongé, dans l’autre il présente des lobes plus ou moins pointus. C’est ce que l’on appelle un cas de polymorphisme foliaire. Il est lié à la sexualité. Et oui, le lierre dispose donc lui aussi de ses propres atouts. L’expression populaire "qu’il est crampon celui-là", qui qualifie quelqu’un qui vous colle un peu trop, ou qui s’accroche à vos baskets, ne s’applique donc pas uniquement à l’espèce humaine…

 

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NOVEMBRE

Publié le 28 novembre 2020

Le Lierre : plante méconnue et pas parasite

 

 Le lierre est une liane, plante ligneuse et grimpante à la fois. Ligneuse car ses tiges sont emplies de bois, et épiphyte car elle grimpe sur d'autres plantes,. Le lierre (Hedera helix, Araliacées) est facile à repérer en ce moment. Il est pratiquement le seul, hormis les résineux, à étaler sa verdure dans la nature ou dans les villages. Ses feuilles vernissées sont en effet sempervirentes, c'est-à-dire qu'elles ne tombent pas à l'automne; grâce à leur vernis (un revêtement épais de cires appelé cuticule), elles résistent au froid et persistent en hiver sur le tronc qui les porte. Le support peut tout aussi bien être inerte, un poteau téléphonique, la façade d'une vieille maison, un transformateur électrique ou un arbre, en fait tout ce qui s'érige !

 

 

 

 

 

 Question du jour

 Le lierre esr-il un arbre ? Non, car justement il n'y a pas de tronc dressé, il y a seulement des tiges rampantes qui s'accrochent à leur support. Oui, parce que ses tiges s'épaississent en fabriquant du bois, comme les branches des arbres. Comprenez y quelque chose... la nature est mystérieuse.

 

 

 Amoureux

Ce n'est pas une plante parasite, comme on le croit souvent. Le lierre ne développe aucune relation nutritionnelle avec son support. Il ne vole aucune sève à son support, il ne fait que l'épouser étroitement ! Par contre c'est vrai qu'il est plutôt du genre "collant". De toutes petites racines se développent sur ses tiges. Elles permettent leur accrochage au support. En botanique, on les appelle des racines adventives car elles se forment en plus sur la tige. On les nomme tout aussi joliment, des racines-crampons". De très nombreuses petites racines supplémentaires ne se privent pas non plus de ramper joyeusement au sol. Ce qui fait de cette plante un élégant couvre-sol dans les plates-bandes ! C'est tout un art pour le jardinier averti de savoir concilier avec lui.

 

Le lierre est en fait une belle invention de la nature, et un véritabltrésor de bienfaits ! Pour en savoir plus, et s'en convaincre, rendez vous la semaine prochaine... Oh lierre, quand tu nous tient !

 

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Publié le 21 novembre 2020

La nuit des dragons

 

Dragons ball Z était le titre d’un dessin animé adoré des enfants dans les années 80… En 2020, le programme "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" se dote d’un nouveau protocole intitulé "La Nuit des dragons". Son objectif est d’estimer les tendances temporelles des populations de la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et de la Salamandre de Corse (Salamandra corsica).

 

 

 

Les menaces

 

Plusieurs menaces pèsent sur les salamandres, parmi elles bien-sûr la fragmentation des habitats naturels et, plus récemment, le développement d’un champignon microscopique pathogène originaire d’Asie du Sud-Est. Un Chytride, responsable ces dernières années de la disparition de populations de Salamandre tachetée dans plusieurs pays d’Europe. Avec "La Nuit des dragons", initié par le réseau national des CPIE et la société herpétologique de France, chaque observateur est invité à suivre des parcours où l’espèce est présente ou potentiellement présente, donnant ainsi des indications démographiques sur la population locale. Ce protocole de suivi sera mis en œuvre chaque année de septembre à novembre.

 

Dragons, bons zèles ... !

 

Bon à savoir, les amphibiens et les reptiles sont des espèces fragiles et protégées. Toute manipulation ou prélèvement sont interdits. Les amphibiens (tritons, salamandres, crapauds, grenouilles) et les reptiles (lézards, serpents) sont des animaux fascinants aux allures de petits dragons ! Mais ces créatures ne peuplent pas seulement les forêts profondes ou les réserves naturelles. Tout le monde peut les observer dans son jardin ou sur son chemin lors de ses balades. Selon la "liste rouge", une espèce sur cinq risque de disparaître de France métropolitaine si rien n’est fait pour stopper leurs régressions. Les amphibiens et les reptiles disparaissent, vous pouvez agir. L’objectif de l’opération de sciences participatives est de permettre à tous de participer à l’amélioration des connaissances nécessaires à la conservation des amphibiens et des reptiles, ces animaux particulièrement menacés

 

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Publié le 14 novembre 2020

Les dragonniers sont de retour

 

On ne parle pas ici des professionnels des carrières, encore moins des spécialistes de la drague. Il s’agit de présenter ceux qui consacrent en ce moment un peu de leur temps aux espèces protégées. Autour de chez soi, à moins d’un kilomètre, ou dans son jardin, on peut parfois rencontrer de drôles de bêtes. Visite guidée…

 

Cet automne, découvrez le nouveau protocole "La Nuit des Dragons" issu du programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?". Il s’agit d’un protocole de suivi où la salamandre est à l’honneur ! Une espèce emblématique en danger et dont le suivi s’avère précieux.

Avant le confinement les agents du CPIE 47 ont réalisé plusieurs sorties et ont confirmé leur présence sur plusieurs sites.

 

À quoi ça sert ?

 

Pour contribuer à la préservation et à une meilleure connaissance des reptiles et des amphibiens, dont certaines espèces sont aujourd’hui menacées en France, le réseau des CPIE déploie depuis plusieurs années le programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" en partenariat avec la Société Herpétologique de France. Ce programme piloté par l’Union nationale des CPIE se décline ici en Lot-et-Garonne en Observatoire local de la biodiversité. Accessible à tout public, quel que soit son niveau de connaissance, ce programme invite habitant·e·s, professionnel·le·s, collectivités à observer, identifier et inventorier les amphibiens et reptiles présents sur leur territoire. Le CPIE 47 peut aider en cela.

Les données recueillies par les participant·e·s au programme alimentent la base de données de la Société Herpétologique de France, qui se charge ensuite de les transmettre à l’Inventaire national du patrimoine naturel géré par le Muséum national d’Histoire naturelle. Vos données et celles issues de toutes les régions françaises viennent améliorer le niveau de connaissance des scientifiques sur la répartition des espèces et sur leur niveau de rareté dans les différentes régions. Elles peuvent ensuite quand nécessaire être consultées et prise en compte.

 

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Publié le 07 novembre 2020

Alimentation et migration : plan d'action du pigeon ramier

 

Les pigeons de l’ouest de l’Europe sont sédentaires. Le specimen britannique ne quitte son île qu’exceptionnellement à l’occasion, rarissime, d’un enneigement prolongé. Les populations du nord et de l’est de l’Europe sont n revanche migratrices.

Elles franchissent les Pyrénées pour hiverner dans la péninsule ibérique où elles s’alimentent de glands dans les pâtures en sous-boisdites "dehesas". Ce sont ces populations migratrices au long cours qui supportent l’essentiel de la pression de la chasse lors de leur migration à l’automne et, depuis quelques années, sur leurs lieux de stationnement hivernal. Elles sont en forte diminution, tandis que les populations sédentaires semblent se maintenir ou progresser, selon les spécialistes.

 

Reproduction

 

Les pigeons ramiers sont monogames. Les couples se forment jusqu’à la disparition d’un des deux partenaires. La maturité sexuelle est atteinte dès la seconde année de vie. Les nids sont installés haut dans les arbres, à la division de plusieurs branches. Les territoires sont défendus par les mâles. Plus la densité de population est forte et plus les territoires sont réduits. Le pigeon ramier aime, en dehors de sa période de reproduction, à se retrouver en larges bandes et à se réunir sur des dortoirs communs pour passer la nuit. Ces dortoirs sont choisis en fonction de paramètres comme la hauteur des arbres, la densité du feuillage qui doit laisser la vue du sol, la fréquentation de la zone par l’homme et les prédateurs.

 

Le saviez-vous?

 

Les jeunes ramiers sont nourris au début de leur vie avec du lait de jabot. Ce lait est composé de 65 à 85 % d’eau et d’éléments divers, dont la caséine, protéine du lait. Après 15 jours d’allaitement ce lait n’est plus composé que de 20 % de matière nourrissante. Ce qui n’est plus fourni par le lait de jabot est remplacé par des aliments végétaux légèrement prédigérés par les parents. Les jeunes font régurgiter les parents en stimulant le fond de la gorge parentale à l’aide de leur bec. Il a été démontré, à partir d’individus bagués, que les jeunes avaient tendance à revenir nicher sur leur lieu de naissance.

 

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Publié le 01 novembre 2020

Le pigeon ramier - épisode 2

 

En ce temps là, le covid n'existait pas encore. Sur la cime du vieux chêne le puissant oiseau bleu se pose. A quelques pas de là le propriétaire des lieux observe la scène, et attend son heure. Il sait lui, que le pigeon qui se pose ici annonce le repas.

 

 

Le Pigeon ramier (Columba palumbus) ou palombe pèse de 460 à 570 grammes. Son envergure est de 75 à 80 centimètres et sa longueur de 40 à 42 centimètres. C'est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens. Il est répandu aussi bien en forêt que dans les milieux urbains ou ruraux. La colonisation des grandes villes est plus récente que celle réalisée par le pigeon biset. Les pigeons ramiers reviennent au nid initial de génération en génération pendant des dizaines d'années.

 

Description

 

Son plumage est épais mais fragile. Le moindre choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d’une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs. Le principal ennemi naturel est l’autour, et on sait que celui-ci attaque par-dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l’autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.

 

La robe du ramier est d’un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d’un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu’on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.

 

Le cou est orné d’un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. Ce collier n’apparaît qu’à partir de 6 à 8 semaines. C’est un bon moyen pour différencier un très jeune individu d’un adulte. Par contre, dès que l'oiseau porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge. Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d’un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.

 

L'hiver, la population urbaine aime dormir dans les parcs et les jardins des villes où les individus se sentent bien protégés et où ils peuvent gagner en température un ou deux degrés par rapport à la campagne, une économie d'énergie non négligeable dans une telle période.

 

 

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OCTOBRE

Publié le 24 octobre 2020

La migrations des bleues :

 

Le coin nature s’intéresse cette semaine – et les suivantes- à une espèce de choix, le pigeon ramier autrement connu sous l’appellation de palombe. Dans nos contrées, "Quand la palombe passe, le moral s’enflamme"… Alain, chasseur passionné ne démentira pas, on appelle cela la fièvre bleue…

 

Un être social

 

Le pigeon ramier est un oiseau très grégaire notamment sur les lieux d’alimentation et les dortoirs mais cela en dehors de la période de reproduction.

 

Des observations font état de rassemblements de plus de 100 000 individus, peut-être plus. Les dortoirs sur les sites d’hivernage rassemblent bien souvent plusieurs milliers d’oiseaux. Pendant la reproduction qui se situe de mars à juillet, parfois plus tardivement encore, le mâle effectue une parade nuptiale. Il rentre sa tête dans son cou pour paraître plus "gros" et s’incline devant la femelle plusieurs fois de suite, pour la séduire. Le pigeon ramier mène en effet une vie essentiellement familiale, partagée entre le couple et la progéniture, vie que l’on pourra donc opposer au reste de l’année où il vit en société. Comme pour beaucoup d’animaux, ces regroupements qui créent un effet de masse assurent sa défense contre les prédateurs. C’est ensemble que les ramiers se lèvent le matin pour aller chercher leur nourriture et s’abreuver, c’est ensemble qu’ils feront leur sieste, côte à côte perchés.

Le régime du pigeon ramier est constitué de matière végétale (feuilles vertes, baies, bourgeons, fleurs, racines et graines) mais des invertébrés sont consommés occasionnellement. L’alimentation se déroule principalement au sol par picorage mais elle peut également s’effectuer dans les arbres, les oiseaux se montrant alors d’une rare agilité. Au sol, l’alimentation a souvent lieu en groupe dans lequel il règne une véritable hiérarchie. Les oiseaux dominants se trouvant au centre du groupe se nourrissent plus rapidement que les subordonnés placés, eux, en périphérie.

Il a été observé que la plus grande quantité de nourriture est prise en fin d’après-midi. On vous en dira un peu plus la semaine prochaine dans le 2e épisode de cette quête aux pigeons…

 

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Publié le 10 octobre 2020

Marées : Comment ça marche ?

 

Le coefficient de marées se situe entre 93 et 115 sur la période du jeudi 15 au mercredi 21 octobre. L’incidence sur le temps est bien réelle.

 

 

Les marées sont dues à la déformation des océans par les forces d’attraction de la Terre et des corps célestes les plus influents, la Lune et le Soleil. Ainsi qu’à l’effet de la force centrifuge due à la rotation de la Terre autour de ce que l’on appelle le barycentre Terre-Lune. Il s’exprime de façon différente en chaque point du globe en raison de nombreux effets additionnels. Inertie du déplacement de l’eau, effets induits par la marée elle-même, déformations terrestres, propagation des ondes. Propagation des ondes différentes et induites par des facteurs tels que la force de Coriolis, la taille et la forme des bassins, qu’ils soient ouverts ou fermés, profonds ou pas.

 

Le niveau le plus élevé atteint par la mer au cours d’un cycle de marée est appelé pleine mer ou plus couramment marée haute. Par opposition, le niveau le plus bas se nomme basse mer ou marée basse. Lorsque la mer atteint son niveau le plus haut ou le plus bas et semble ne plus progresser, on dit que la mer est étale.

 

Le saviez-vous ?

 

Le courant de marée montante se nomme flux ou flot, le courant de marée descendante se nomme reflux ou jusant. Selon l’endroit de la Terre, le cycle du flux et du reflux des océans peut avoir lieu une fois (marée diurne) ou deux fois par jour (marée semi-diurne), ou bien encore être mixte. Ce mouvement de marée est le plus visible mais il n’est pas limité aux eaux. Des marées, presque invisibles affectent aussi l’atmosphère (marées atmosphériques) et toute la croûte terrestre (marées terrestres) dans une moindre mesure. Ce que nous percevons sur les côtes est en fait la différence entre la marée crustale et la marée océanique.

Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, c’est-à-dire lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont sensiblement dans le même axe, on parle de syzygie, l’influence des corps célestes s’additionne et les marées sont de plus grande amplitude (vives eaux). Au contraire, lors du premier et du dernier quartier, lorsque les trois corps sont en quadrature, l’amplitude est plus faible (mortes eaux).

 

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