Le Coin Nature

Retrouvez chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" (tous les samedis en format papier).

 

Nouveau ! Retrouvez également tous nos articles du coin nature dans le journal "Le Petit Bleu".

 


JANVIER

Publié le 17 Janvier 2021

Nourrir les Oiseaux l'hiver pourquoi et comment ?

 

 

En hiver période froide par excellence, se pose comme chaque année la question du nourrissage des oiseaux. Dans les jardins des particuliers cette activité devient parfois même un rituel qui rythme les journées. Cette pratique qui s'instaure de façon régulière avec de nombreux produits vendus en magasins, est elle la bienvenue ? Leur préférer des graines naturelles, semés dans le jardin, venues et récoltés à la bonne saison, ainsi qu'une diversité d'arbustes et de plantes pour remplir ce rôle de nourrissage est une démarche bien plus appropriée.

 

Décryptage

 

Pour les oiseaux l'hiver est la saison la plus difficile, et comme pour les humains la nourriture est un allier nécessaire pour affronter des températures plus basses. Au froid s'ajoute la rareté de nourriture, car c'est à cette période que les baies et les insectes sont moins présents. Les sols sont bien souvent durs et gelés, ce qui empêchent d’attraper les vers et autres petits animaux enfouis dans le sol. Au dessus les graines sont plus rares, et demandent des déplacements supplémentaires. L’énergie que dépensent les oiseaux pour trouver leur nourriture est considérable, et les repas sont devenus plus maigres. L'expérience est ici bonne conseillère surtout si l'on oublie pas que les oiseaux sont des animaux sauvages, avant d'être familiers, et qu'il ne faut pas les voir comme des animaux domestiques dépendant des humains. Pour vraiment bien protéger la nature, le bon sens s'impose.

Décryptage

 

C'est reconnu, l’observation des oiseaux et le spectacle qu'ils offrent au quotidien autour d’une mangeoire, est un spectacle qui procure du bien-être. C’est aussi comme ça que commence bien souvent la passion des oiseaux. La semaine prochaine le coin nature donnera quelques astuces pour bien observer et nourrir les oiseaux, pour partager expérience et transmettre les bons gestes, savant mélange d'équilibre et d'adaptation.

 

 

 

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DÉCEMBRE

Publié le 20 décembre 2020

Quand l'arbre urbain prend toute sa valeur dans le paysage

 

À l’approche de Noël, le coin nature va s’intéresser à l’Arbre et se pencher sur ses multiples composantes. Pour des raisons sociologiques, psychologiques, politiques, éthiques, l’arbre est considéré avoir un intérêt public et général. Il est notamment associé à la détente, aux jeux, à l’art et à la nature, à l’éducation à l’environnement. Mais aussi à la santé, la qualité de vie, et à la biodiversité urbaine. En ville, l’arbre est depuis très longtemps considéré comme un bien commun et une source de services écosystémiques.

 

L’arbre est un élément important des parcs, squares, berges et lieux extérieurs de détente, de repos et de plaisir ; Il est indispensable à la santé, à l’équilibre psychique et physique des habitants qui apprécient sa présence. dans les espaces où aller se reposer, promener les chiens, pratiquer le jogging ou la marche nordique, le cyclisme, etc.

 

Le Saviez-vous ?

 

Les grands arbres et les bosquets, ou bien encore les ambiances forestières et naturelles ont un effet apaisant. Ils sont considérés comme un élément positif du cadre de vie. Leur ombre portée est recherchée dans les régions sèches et chaudes, dans les endroits artificialisés, comme les parkings ou les places. En France dès 1973, l’État consacre le rôle des espaces verts en les reconnaissant comme des équipements structurants d’intérêt public. Avec un objectif d’au moins 10 m2 par habitant d’espace vert de proximité ouvert au public, et 25 m2 d’espaces boisés urbains ou forêts périurbaines. Ces espaces verts sont aussi des atouts déterminant d’attractivité pour les entreprises, les zones d’activité, les écoquartiers, pour les zones commerçantes et l’accueil des touristes. C’est fou d’imaginer l’arbre comme un allier de développement économique. Le Conseil de l’Europe a encouragé à augmenter l’offre en espaces verts par habitant, en les ouvrant aussi, à plus de naturalité et plus de biodiversité.

 

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Publié le 13 décembre 2020

La Brunelle commune, une plante aux multiples noms

 

Réputée pour ses effets thérapeutiques et stimulant du système immunitaire, la brunelle commune (Prunella vulgaris ou Brunella vulgaris) est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Espèce répandue dans les campagnes.

 

 

C’est une plante cosmopolite héliophile, qui se plaît en bordure de route et de bois, et dans les prés. On la rencontre aussi dans des terrains cultivés, dans des milieux riches en azote, ou encore dans les buissons. On la nomme également la petite consoude, la charbonnière, la prunelle, l’herbe au charpentier et la brunette.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Description

 

Dans sa flore réputée chez les botanistes avertis ou passionnés, l’Abbé Coste y faisait référence. Il la décrit comme une plante bisannuelle ou vivace de 5 à 45 cm, faiblement pubescente, à souche courte ; tiges redressées, lâchement feuillées, des feuilles larges de 2 cm, pétiolées, ovales ou oblongues, en coin ou arrondies à la base, entières ou dentelées, faiblement nervées, la paire supérieure entourant l’épi. Pour être plus précis, l’abbé Coste poursuit sa description par des fleurs d’un bleu violet, assez petites, un calice un peu hérissé, une lèvre supérieure à 3 dents peu prononcées dont la médiane large subtronquée brusquement apiculée, l’inférieure fendue jusqu’au milieu en 2 lobes finement ciliés, une corolle de 10-14 mm, graduellement évasée ; des étamines longues terminées en pointe droite. Pour ceux qui en doutaient, la botanique est bien quelque chose de complet, clair et de précis. Accompagné souvent de croquis et dessins pour mieux affiner l’observation. 

 

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Publié le 06 décembre 2020

Le Lierre amoureux, embrasse toujours son support

 

Le lierre est une belle invention. Pour les animaux et la nature c’est un véritable trésor de bienfaits ! Vert et feuillu de surcroît, il abrite les passereaux et les protège des rigueurs du froid en hiver. Il leur offre ainsi le gîte et le couvert, avec en prime une protection efficace contre les prédateurs.

 

 

Son cycle de vie annuel est décalé par rapport à celui des autres plantes. On dit qu’il fleurit et fructifie "à l’envers". Toujours vert l’hiver, d’un contraste insolent sur un support végétal très souvent dépouillé, fait qu’on l’accuse injustement, et à tort, d’étouffer son support.

 

Vrai ou faux

 

Eh bien sachez-le, le lierre ne nuit pas du tout au végétal sur lequel il s’installe. Il grimpe d’ailleurs en ligne le long du tronc de l’arbre et non en s’enroulant autour de lui ! Pas d’étouffement, ni d’étranglement, il est simplement un peu enroulant.

Sa floraison a lieu en septembre-octobre, au moment où la quasi-totalité des plantes à fleurs sont en fruits ! Ses fleurs disposées en petites ombelles sont ainsi parmi les dernières à conserver le "bar" ouvert, et à proposer une nourriture abondante aux insectes, avant les grands froids hivernaux. Les fleurs fécondées se transforment ensuite lentement en fruits, et les petites baies noires sont là en fin d’hiver, lorsque les autres plantes n’ont plus grand-chose sur leurs branches. Un détail ces baies dont consommables par les oiseaux, mais sont toxiques pour l’homme.

 Le Saviez-vous ?

Avez-vous remarqué que les feuilles du lierre n’ont pas toujours la forme lobée classique qu’on leur connaît ? Observez bien les feuilles des branches qui portent des fruits. Ce sont des branches fertiles. Puis comparez-les à celles des branches stériles, celles qui justement grimpent et s’accrochent à leur support. Dans un cas le limbe de la feuille, partie verte, étalée et plate, est en forme de losange allongé, dans l’autre il présente des lobes plus ou moins pointus. C’est ce que l’on appelle un cas de polymorphisme foliaire. Il est lié à la sexualité. Et oui, le lierre dispose donc lui aussi de ses propres atouts. L’expression populaire "qu’il est crampon celui-là", qui qualifie quelqu’un qui vous colle un peu trop, ou qui s’accroche à vos baskets, ne s’applique donc pas uniquement à l’espèce humaine…

 

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NOVEMBRE

Publié le 28 novembre 2020

Le Lierre : plante méconnue et pas parasite

 

 Le lierre est une liane, plante ligneuse et grimpante à la fois. Ligneuse car ses tiges sont emplies de bois, et épiphyte car elle grimpe sur d'autres plantes,. Le lierre (Hedera helix, Araliacées) est facile à repérer en ce moment. Il est pratiquement le seul, hormis les résineux, à étaler sa verdure dans la nature ou dans les villages. Ses feuilles vernissées sont en effet sempervirentes, c'est-à-dire qu'elles ne tombent pas à l'automne; grâce à leur vernis (un revêtement épais de cires appelé cuticule), elles résistent au froid et persistent en hiver sur le tronc qui les porte. Le support peut tout aussi bien être inerte, un poteau téléphonique, la façade d'une vieille maison, un transformateur électrique ou un arbre, en fait tout ce qui s'érige !

 

 

 

 

 

 Question du jour

 Le lierre esr-il un arbre ? Non, car justement il n'y a pas de tronc dressé, il y a seulement des tiges rampantes qui s'accrochent à leur support. Oui, parce que ses tiges s'épaississent en fabriquant du bois, comme les branches des arbres. Comprenez y quelque chose... la nature est mystérieuse.

 

 

 Amoureux

Ce n'est pas une plante parasite, comme on le croit souvent. Le lierre ne développe aucune relation nutritionnelle avec son support. Il ne vole aucune sève à son support, il ne fait que l'épouser étroitement ! Par contre c'est vrai qu'il est plutôt du genre "collant". De toutes petites racines se développent sur ses tiges. Elles permettent leur accrochage au support. En botanique, on les appelle des racines adventives car elles se forment en plus sur la tige. On les nomme tout aussi joliment, des racines-crampons". De très nombreuses petites racines supplémentaires ne se privent pas non plus de ramper joyeusement au sol. Ce qui fait de cette plante un élégant couvre-sol dans les plates-bandes ! C'est tout un art pour le jardinier averti de savoir concilier avec lui.

 

Le lierre est en fait une belle invention de la nature, et un véritabltrésor de bienfaits ! Pour en savoir plus, et s'en convaincre, rendez vous la semaine prochaine... Oh lierre, quand tu nous tient !

 

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Publié le 21 novembre 2020

La nuit des dragons

 

Dragons ball Z était le titre d’un dessin animé adoré des enfants dans les années 80… En 2020, le programme "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" se dote d’un nouveau protocole intitulé "La Nuit des dragons". Son objectif est d’estimer les tendances temporelles des populations de la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et de la Salamandre de Corse (Salamandra corsica).

 

 

 

Les menaces

 

Plusieurs menaces pèsent sur les salamandres, parmi elles bien-sûr la fragmentation des habitats naturels et, plus récemment, le développement d’un champignon microscopique pathogène originaire d’Asie du Sud-Est. Un Chytride, responsable ces dernières années de la disparition de populations de Salamandre tachetée dans plusieurs pays d’Europe. Avec "La Nuit des dragons", initié par le réseau national des CPIE et la société herpétologique de France, chaque observateur est invité à suivre des parcours où l’espèce est présente ou potentiellement présente, donnant ainsi des indications démographiques sur la population locale. Ce protocole de suivi sera mis en œuvre chaque année de septembre à novembre.

 

Dragons, bons zèles ... !

 

Bon à savoir, les amphibiens et les reptiles sont des espèces fragiles et protégées. Toute manipulation ou prélèvement sont interdits. Les amphibiens (tritons, salamandres, crapauds, grenouilles) et les reptiles (lézards, serpents) sont des animaux fascinants aux allures de petits dragons ! Mais ces créatures ne peuplent pas seulement les forêts profondes ou les réserves naturelles. Tout le monde peut les observer dans son jardin ou sur son chemin lors de ses balades. Selon la "liste rouge", une espèce sur cinq risque de disparaître de France métropolitaine si rien n’est fait pour stopper leurs régressions. Les amphibiens et les reptiles disparaissent, vous pouvez agir. L’objectif de l’opération de sciences participatives est de permettre à tous de participer à l’amélioration des connaissances nécessaires à la conservation des amphibiens et des reptiles, ces animaux particulièrement menacés

 

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Publié le 14 novembre 2020

Les dragonniers sont de retour

 

On ne parle pas ici des professionnels des carrières, encore moins des spécialistes de la drague. Il s’agit de présenter ceux qui consacrent en ce moment un peu de leur temps aux espèces protégées. Autour de chez soi, à moins d’un kilomètre, ou dans son jardin, on peut parfois rencontrer de drôles de bêtes. Visite guidée…

 

Cet automne, découvrez le nouveau protocole "La Nuit des Dragons" issu du programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?". Il s’agit d’un protocole de suivi où la salamandre est à l’honneur ! Une espèce emblématique en danger et dont le suivi s’avère précieux.

Avant le confinement les agents du CPIE 47 ont réalisé plusieurs sorties et ont confirmé leur présence sur plusieurs sites.

 

À quoi ça sert ?

 

Pour contribuer à la préservation et à une meilleure connaissance des reptiles et des amphibiens, dont certaines espèces sont aujourd’hui menacées en France, le réseau des CPIE déploie depuis plusieurs années le programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" en partenariat avec la Société Herpétologique de France. Ce programme piloté par l’Union nationale des CPIE se décline ici en Lot-et-Garonne en Observatoire local de la biodiversité. Accessible à tout public, quel que soit son niveau de connaissance, ce programme invite habitant·e·s, professionnel·le·s, collectivités à observer, identifier et inventorier les amphibiens et reptiles présents sur leur territoire. Le CPIE 47 peut aider en cela.

Les données recueillies par les participant·e·s au programme alimentent la base de données de la Société Herpétologique de France, qui se charge ensuite de les transmettre à l’Inventaire national du patrimoine naturel géré par le Muséum national d’Histoire naturelle. Vos données et celles issues de toutes les régions françaises viennent améliorer le niveau de connaissance des scientifiques sur la répartition des espèces et sur leur niveau de rareté dans les différentes régions. Elles peuvent ensuite quand nécessaire être consultées et prise en compte.

 

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Publié le 07 novembre 2020

Alimentation et migration : plan d'action du pigeon ramier

 

Les pigeons de l’ouest de l’Europe sont sédentaires. Le specimen britannique ne quitte son île qu’exceptionnellement à l’occasion, rarissime, d’un enneigement prolongé. Les populations du nord et de l’est de l’Europe sont n revanche migratrices.

Elles franchissent les Pyrénées pour hiverner dans la péninsule ibérique où elles s’alimentent de glands dans les pâtures en sous-boisdites "dehesas". Ce sont ces populations migratrices au long cours qui supportent l’essentiel de la pression de la chasse lors de leur migration à l’automne et, depuis quelques années, sur leurs lieux de stationnement hivernal. Elles sont en forte diminution, tandis que les populations sédentaires semblent se maintenir ou progresser, selon les spécialistes.

 

Reproduction

 

Les pigeons ramiers sont monogames. Les couples se forment jusqu’à la disparition d’un des deux partenaires. La maturité sexuelle est atteinte dès la seconde année de vie. Les nids sont installés haut dans les arbres, à la division de plusieurs branches. Les territoires sont défendus par les mâles. Plus la densité de population est forte et plus les territoires sont réduits. Le pigeon ramier aime, en dehors de sa période de reproduction, à se retrouver en larges bandes et à se réunir sur des dortoirs communs pour passer la nuit. Ces dortoirs sont choisis en fonction de paramètres comme la hauteur des arbres, la densité du feuillage qui doit laisser la vue du sol, la fréquentation de la zone par l’homme et les prédateurs.

 

Le saviez-vous?

 

Les jeunes ramiers sont nourris au début de leur vie avec du lait de jabot. Ce lait est composé de 65 à 85 % d’eau et d’éléments divers, dont la caséine, protéine du lait. Après 15 jours d’allaitement ce lait n’est plus composé que de 20 % de matière nourrissante. Ce qui n’est plus fourni par le lait de jabot est remplacé par des aliments végétaux légèrement prédigérés par les parents. Les jeunes font régurgiter les parents en stimulant le fond de la gorge parentale à l’aide de leur bec. Il a été démontré, à partir d’individus bagués, que les jeunes avaient tendance à revenir nicher sur leur lieu de naissance.

 

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Publié le 01 novembre 2020

Le pigeon ramier - épisode 2

 

En ce temps là, le covid n'existait pas encore. Sur la cime du vieux chêne le puissant oiseau bleu se pose. A quelques pas de là le propriétaire des lieux observe la scène, et attend son heure. Il sait lui, que le pigeon qui se pose ici annonce le repas.

 

 

Le Pigeon ramier (Columba palumbus) ou palombe pèse de 460 à 570 grammes. Son envergure est de 75 à 80 centimètres et sa longueur de 40 à 42 centimètres. C'est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens. Il est répandu aussi bien en forêt que dans les milieux urbains ou ruraux. La colonisation des grandes villes est plus récente que celle réalisée par le pigeon biset. Les pigeons ramiers reviennent au nid initial de génération en génération pendant des dizaines d'années.

 

Description

 

Son plumage est épais mais fragile. Le moindre choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d’une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs. Le principal ennemi naturel est l’autour, et on sait que celui-ci attaque par-dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l’autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.

 

La robe du ramier est d’un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d’un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu’on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.

 

Le cou est orné d’un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. Ce collier n’apparaît qu’à partir de 6 à 8 semaines. C’est un bon moyen pour différencier un très jeune individu d’un adulte. Par contre, dès que l'oiseau porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge. Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d’un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.

 

L'hiver, la population urbaine aime dormir dans les parcs et les jardins des villes où les individus se sentent bien protégés et où ils peuvent gagner en température un ou deux degrés par rapport à la campagne, une économie d'énergie non négligeable dans une telle période.

 

 

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OCTOBRE

Publié le 24 octobre 2020

La migrations des bleues :

 

Le coin nature s’intéresse cette semaine – et les suivantes- à une espèce de choix, le pigeon ramier autrement connu sous l’appellation de palombe. Dans nos contrées, "Quand la palombe passe, le moral s’enflamme"… Alain, chasseur passionné ne démentira pas, on appelle cela la fièvre bleue…

 

Un être social

 

Le pigeon ramier est un oiseau très grégaire notamment sur les lieux d’alimentation et les dortoirs mais cela en dehors de la période de reproduction.

 

Des observations font état de rassemblements de plus de 100 000 individus, peut-être plus. Les dortoirs sur les sites d’hivernage rassemblent bien souvent plusieurs milliers d’oiseaux. Pendant la reproduction qui se situe de mars à juillet, parfois plus tardivement encore, le mâle effectue une parade nuptiale. Il rentre sa tête dans son cou pour paraître plus "gros" et s’incline devant la femelle plusieurs fois de suite, pour la séduire. Le pigeon ramier mène en effet une vie essentiellement familiale, partagée entre le couple et la progéniture, vie que l’on pourra donc opposer au reste de l’année où il vit en société. Comme pour beaucoup d’animaux, ces regroupements qui créent un effet de masse assurent sa défense contre les prédateurs. C’est ensemble que les ramiers se lèvent le matin pour aller chercher leur nourriture et s’abreuver, c’est ensemble qu’ils feront leur sieste, côte à côte perchés.

Le régime du pigeon ramier est constitué de matière végétale (feuilles vertes, baies, bourgeons, fleurs, racines et graines) mais des invertébrés sont consommés occasionnellement. L’alimentation se déroule principalement au sol par picorage mais elle peut également s’effectuer dans les arbres, les oiseaux se montrant alors d’une rare agilité. Au sol, l’alimentation a souvent lieu en groupe dans lequel il règne une véritable hiérarchie. Les oiseaux dominants se trouvant au centre du groupe se nourrissent plus rapidement que les subordonnés placés, eux, en périphérie.

Il a été observé que la plus grande quantité de nourriture est prise en fin d’après-midi. On vous en dira un peu plus la semaine prochaine dans le 2e épisode de cette quête aux pigeons…

 

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Publié le 10 octobre 2020

Marées : Comment ça marche ?

 

Le coefficient de marées se situe entre 93 et 115 sur la période du jeudi 15 au mercredi 21 octobre. L’incidence sur le temps est bien réelle.

 

 

Les marées sont dues à la déformation des océans par les forces d’attraction de la Terre et des corps célestes les plus influents, la Lune et le Soleil. Ainsi qu’à l’effet de la force centrifuge due à la rotation de la Terre autour de ce que l’on appelle le barycentre Terre-Lune. Il s’exprime de façon différente en chaque point du globe en raison de nombreux effets additionnels. Inertie du déplacement de l’eau, effets induits par la marée elle-même, déformations terrestres, propagation des ondes. Propagation des ondes différentes et induites par des facteurs tels que la force de Coriolis, la taille et la forme des bassins, qu’ils soient ouverts ou fermés, profonds ou pas.

 

Le niveau le plus élevé atteint par la mer au cours d’un cycle de marée est appelé pleine mer ou plus couramment marée haute. Par opposition, le niveau le plus bas se nomme basse mer ou marée basse. Lorsque la mer atteint son niveau le plus haut ou le plus bas et semble ne plus progresser, on dit que la mer est étale.

 

Le saviez-vous ?

 

Le courant de marée montante se nomme flux ou flot, le courant de marée descendante se nomme reflux ou jusant. Selon l’endroit de la Terre, le cycle du flux et du reflux des océans peut avoir lieu une fois (marée diurne) ou deux fois par jour (marée semi-diurne), ou bien encore être mixte. Ce mouvement de marée est le plus visible mais il n’est pas limité aux eaux. Des marées, presque invisibles affectent aussi l’atmosphère (marées atmosphériques) et toute la croûte terrestre (marées terrestres) dans une moindre mesure. Ce que nous percevons sur les côtes est en fait la différence entre la marée crustale et la marée océanique.

Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, c’est-à-dire lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont sensiblement dans le même axe, on parle de syzygie, l’influence des corps célestes s’additionne et les marées sont de plus grande amplitude (vives eaux). Au contraire, lors du premier et du dernier quartier, lorsque les trois corps sont en quadrature, l’amplitude est plus faible (mortes eaux).

 

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Publié le 10 octobre 2020

L' heure des grandes marées

 

Chacun l’aura observé les fortes pluies de ces derniers jours, et les vents associés annoncent la saison l’hivernale. Une occasion pour le "Coin nature" de s’intéresser à un sujet non encore abordé ici, les grandes marées :

Ces temps forts qui rythment les saisons en bord de mer, et qui peuvent parfois aussi avoir une incidence climatique ici.

 

Car bien des habitants des terres de l’intérieur se déplacent, parfois même à plusieurs en ces moments particuliers, pour se rendre en bord de mer, à la recherche des crustacés, mollusques et autres animaux qu’offre le littoral. Et si le respect de la réglementation est la norme, d’autres abusent quelquefois jusqu’à plus soif des bienfaits qu’apporte cette nature, n’intégrant pas lors des prélèvements, la nécessité en ce domaine, de faire preuve de bon sens.

Pour l’année 2020, de forts coefficients de marée sont attendus. L’attention des pêcheurs à pied est appelée sur la nécessité de respecter la réglementation liée à la pêche à pied ainsi que des bons gestes à adopter pendant et après la pêche.

 

Les coefficients de marée

 

Les marées les plus faibles de l’année se produisent normalement aux solstices d’hiver et d’été, les plus fortes aux équinoxes de printemps et d’automne. En 2020 entre mi-septembre et mi-octobre deux épisodes ont été ou seront significatifs. Avec des coefficients entre 95 et 113 du jeudi 17 au mardi 22 septembre, puis entre 93 et 115 du jeudi 15 au mercredi 21 octobre. Pour redescendre entre 93 et 109 du vendredi 13 au mercredi 18 novembre.

aussi les effets de la chasse (dérangement, prélèvements, saturnisme…).

 

Allez, respirez et humez les embruns ...

 

Nos collègues et amis des CPIE du Littoral le savent bien et restent mobilisés. Du littoral basque à l’île d’Oléron en passant par le Médoc, les animateurs littoraux assurent la sensibilisation nécessaire des populations, et suscitent bien souvent une grande vague de sympathie des promeneurs. Comme quoi, chaque vague a son histoire… et chaque semaine, son coin nature. Au programme de la semaine prochaine : Marées, comment ça marche ? l

 

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Publié le 4 octobre 2020

Le ciel à l'heure des migrations

 

Avec l’arrivée des premiers froids, le coin nature revient cette semaine sur un phénomène cyclique, les migrations. Avez-vous vu que les hirondelles commencent à faire leur balai, pour se regrouper avant leur départ ?

 

 

Ce déplacement est une manière pour ces espèces d’échapper à un changement d’habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux rigueurs d’un climat défavorable, mais est aussi une maximisation des chances de reproduction.

Durant les grands flux migratoires, on observe généralement un pic d’activité à partir du coucher du soleil et jusqu’à minuit voire une heure du matin, suivi d’une diminution de cette activité le reste de la nuit. À l’aube, le nombre d’oiseaux en vol augmente à nouveau (migrateurs diurnes cette fois).

 

Fauvettes et Pouillots

 

Tous les observateurs constatent l’impact du réchauffement climatique sur la sédentarisation croissante de certaines espèces comme la fauvette à tête noire et le pouillot véloce. Pour l’hiver, certains étourneaux migrent même vers les villes plus au Nord où ils trouvent, maintenant, alimentation et refuges. En ce moment chez nous on les rencontre en masse dans les platanes.

Les caractéristiques qui permettent aux oiseaux de se repérer sont encore mal connues. Les oiseaux peuvent aussi transporter des propagules lorsqu’ils se déplacent (microbes, plantules, parasites, œufs de crustacés sur de grandes distances, ou crustacés vivants sur de petites distances…) leur rôle en la matière est encore mal compris, mais semble potentiellement important. Certaines espèces exotiques envahissantes utilisent ce moyen de déplacement efficace et rapide. Une prédation particulière peut exister durant la migration, qui contribue probablement à la sélection naturelle, à laquelle s’ajoutent aussi les effets de la chasse (dérangement, prélèvements, saturnisme…).

 

Mais là c’est déjà une autre histoire…

 

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SEPTEMBRE

Publié le 26 septembre 2020

Avez-vous vu le moro-sphinx ?

 

Il est particulièrement attirant, son aisance à faire du sur place et à butiner le centre des fleurs est remarquable. Cette espèce (macroglossum stellatarum) arbore plusieurs noms : moro-sphinx, sphinx colibri ou encore sphinx du caille-lait. Si vous en voyez, n’hésitez pas à nous en informer.

 

Comme la plupart des insectes, cette espèce subit la fragmentation des habitats et l’utilisation exagérée de produits phytosanitaires. Pour les observer, installez des pieds de sauge ou de lavande dans votre jardin ou mettez en place un carré pour la biodiversité (www.biodiversite47.fr), vous pourrez observer ces messagers par dizaines.

 

Cette semaine, des paroles de lecteurs nous dévoilent quelques anecdotes intéressantes à partager. Car finalement, ce sont eux qui en parlent le mieux…

 

Hélène R. (Fumélois) : "Nous appelions cela un "papillon-colibri" ! Hélas, je n’en ai vu que 2 ou 3 cette année…".

Pâquerette P. (Sainte-Livrade) : "J’en ai vu un chez moi il y a quelques jours, à proximité de l’endroit où va être implanté un concasseur pour une carrière".

Viviane R.-B. (Lot-et-Garonne) : "C’est un fidèle au jardin, l’adorable moro-sphynx que nous appelions "bourdon-colibri" ou "papillon-colibri" et qui vibre fébrilement de fleur en fleur".

Philippe K. (secteur non renseigné) : "Ma grand-mère me disait quand j’étais petit, il y a bien longtemps, qu’ils apportaient les bonnes nouvelles… Aujourd’hui nous n’en voyons plus guère, les bonnes nouvelles auraient-elles disparu elles aussi ?".

 

Peut-être pas tout à fait quand même…

 

Ce week-end pensez aux 48 heures Nature, un rendez-vous proposé par la région Nouvelle-Aquitaine, la rencontre du public avec les gestionnaires d’espaces naturels. On vous y attend !

 

Dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale de Villeneuve-sur-Lot, transmettez vos observations et leur localisation par courriel à l’adresse biodiversite@cpie47.fr ou directement sur le site www.abcvilleneuve.fr

Les non-Villeneuvois peuvent également faire parvenir leurs informations à : biodiversite@cpie47.fr

 

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Publié le 19 septembre 2020

48 heures nature : top chrono

 

"Le Coin nature" est de retour après sa pause estivale. C’est la rentrée et la nature est toujours là au rendez-vous. Profitons des dernières belles journées d’automne pour aller à sa rencontre à l’occasion de la 3e édition des "48 heures Nature" les samedi 26 et dimanche 27 septembre.

 

Organisé par la région Nouvelle Aquitaine, ce rendez-vous nature propose deux jours d’animations gratuites, ouvertes à tous dans toute la région. Les "48 heures Nature" proposent à tous les publics de vivre une expérience au contact de la nature sur les sites naturels remarquables de l’ensemble de la Nouvelle Aquitaine, ouverts à un large public, enfants, familles, seniors…

 

En Lot-et-Garonne, trois associations environnementales participent à l’opération le samedi 27 septembre. Le CPIE 47 propose un atelier plessage au moulin de la Ville à Tombeboeuf, la réserve de la Mazière invite à une visite des milieux à Villeton, le CEN encadre un chantier à Saulié. L’originalité de cet événement réside dans le fait que le public est invité à participer, au travers d’ateliers, visites, chantiers, qui permettent d’approcher et de mieux connaître le patrimoine naturel régional.

 

Le Saviez-vous ?

 

La région compte ainsi 35 espaces protégés dont 5 parcs naturels régionaux et 2 encore en projet, 9 réserves naturelles régionales, 21 réserves naturelles nationales, la plus grande forêt de France, et un littoral de plus de 900 km de long. D’une superficie de 84 100 km2, la Nouvelle Aquitaine est riche d’une grande diversité d’espaces naturels qui constituent près de 50 % du territoire. Avec ses partenaires et les acteurs locaux, la région Nouvelle Aquitaine protège et valorise ce patrimoine en agissant pour préserver et restaurer les différents milieux naturels, la faune et la flore remarquables, et en sensibilisant tous les publics aux enjeux de la biodiversité.

Découvrir les animations proposées, aller à la rencontre des milieux naturels, de la faune et de la flore, et des structures gestionnaires, c’est aussi contribuer, chacun à son niveau, à la préservation de l’environnement.

 

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JUILLET

Publié le 11 juillet 2020

Le Paon du jour ou le concours de beauté

 

Le Paon de jour (Aglais io) signifie "beauté". Ce papillon bien nommé, apparaît dans la lumière et offre ses belles couleurs. Je vous rassure cette espèce n’est pas menacée, et n’a rien à voir non plus avec les élu(e)s du jour fraîchement installé(e)s dans les communes. C’est une espèce de lépidoptères de la famille des Nymphalidae. Contrairement à bon nombre de lépidoptères, il ne présente pas de variations géographiques ou saisonnières, d’où une remarquable stabilité morphologique sur l’ensemble de son aire.

 

Description

C’est un papillon dont la détermination ne pose aucun problème. Le Paon-du-jour adulte (imago) est de taille moyenne (entre 5 et 6 cm d’envergure). Il est aisément identifiable par ses ocelles (yeux) vifs sur un fond vermeil qui rappellent ceux des plumes de paon (d’où son nom vernaculaire). Le revers brun de ses ailes lui permet de se glisser au sein des feuilles mortes sans qu’il soit visible. Les ocelles sont exposés rapidement lorsque le papillon est troublé par un prédateur tel qu’un oiseau. Cette démonstration brutale de l’éclat de ses ailes, accompagnée par l’effleurement des ailes ouvertes crée un bruit de sifflement, qui effraie et repousse l’importun. D’autres pensent que les ailes ouvertes évoquent un regard de chat, ce qui peut surprendre ou décourager le prédateur, assez longtemps au moins, pour que le Paon-du-jour puisse prendre la fuite.

Si vous en croisez, transmettez vos informations à biodiversite@cpie47.fr ou 05 24 32 69 77.

 

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Publié le 04 juillet 2020

La guêpe Samouraï contre-attaque

 

Quand la punaise diabolique attaque, la guêpe samouraï contre attaque. La semaine dernière nous avons vu que la punaise diabolique faisait son "show" sur les arbres fruitiers. Originaire d’Asie orientale, cet insecte est extrêmement polyphage, s’alimentant de plus de 170 espèces végétales, notamment des arbres fruitiers. Chez nous par exemple, le noisetier et le noyer sont particulièrement concernés. C’est une espèce exotique envahissante arrivée en France en 2012. Les œufs de la punaise sont pondus sous les feuilles en masse de 20 à 30. Plusieurs d’entre vous nous ont déjà transmis des signalements. Continuez à le faire… Mais n’oublions pas que toutes les punaises ne sont pas diaboliques, et peuvent aussi avoir un rôle bénéfique.

 

Pas bête la guêpe

La guêpe T. japonicus est originaire de Chine, du Japon et de Corée du Sud, tout comme la punaise H. halys. C’est un parasitoïde des œufs de punaise, ce qui signifie que ses larves se nourrissent et se développent dans les œufs pondus par l’hôte, et finissent par les tuer. La guêpe est minuscule, de la taille d’une graine de sésame.

En Europe, les premières guêpes samouraï ont d’abord été découvertes en Suisse. Peut-être en provenance d’Italie où poussent de nombreux vergers.

 

Dans ce contexte, le CPIE invite les propriétaires de jardins, à prendre 1 minute pour regarder sous les feuilles des arbres et arbustes (noisetiers, catalpas, sumacs, ailantes, lauriers), à la recherche d’oothèques (paquets d’œufs durcis) de punaises diaboliques. Ces œufs sont regroupés en paquets denses et forment des petits tonnelets de 2 mm environ.

 

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JUIN

Publié le 27 juin 2020

La punaise diabolique ou le combat des géants

 

Attachez vos ceintures, voici encore une information qui va faire l’effet d’une bombe. La punaise diabolique est parmi nous ! Halyomorpha halys, communément appelée punaise diabolique ou punaise marbrée, est une espèce d’insectes hémiptères de la famille des Pentatomidae, originaire d’Asie de l’est.

 

Elle a été introduite en Amérique et en Europe, où elle est considérée comme un ravageur des cultures. Elle peut causer des dommages importants aux cultures de fruits et de légumes mais aussi aux arbres fruitiers. Dommages qui affectent l’apparence des fruits et légumes, mais aussi la production. Elle inflige de lourdes pertes aux vergers (cerisiers, pommiers, pêchers, citronniers, poires, noisetiers…). L’Inrae et le muséun national d’histoire naturelle s’y intéressent.

 

 

Attention, à ne pas confondre avec d’autres punaises.

 

 

Avant d’atteindre le stade adulte, elle passe par cinq stades larvaires. Les larves ont les yeux rouges, des pattes, une tête et un abdomen noirs. Elles portent des piquants sur les fémurs, devant les yeux et en marge du thorax. Les adultes se dispersent en volant, les larves en marchant. L’activité humaine est un facteur de dispersion, surtout par le transport de marchandises. Coloré de différentes teintes de brun elle mesure environ 17 mm de longueur. Sa forme en bouclier aussi long que large est typique de la famille Pentatomidae. On la distingue des autres membres de cette famille par les deux marques blanches sur les antennes. Les œufs jaunes et elliptiques sont pondus sous les feuilles, en masses de 20 à 30. Dans son aire de répartition originelle, ses principaux prédateurs sont les guêpes parasitoïdes, genres Trissolcus et Anastatus, qui s’attaquent aux œufs. Pour en savoir plus, rendez-vous la semaine prochaine, la guêpe samouraï contre attaque…

 

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Publié le 20 juin 2020

La cétoine dorée : l'amie du petit jardinier

 

Les cétoines comptent différentes espèces mais la cétoine dorée (Cetonia aurata) est la plus communément rencontrée dans nos jardins. Comme tous les saproxylophages, elle a une fonction écologique de recyclage des matières organiques et ne doit donc pas être détruite à l’état de ver blanc, utile au jardin. Sa présence dans le compost permet d’accélérer sa maturation. L’abattage des arbres morts est responsable de sa raréfaction. Au XIXe siècle, la cétoine dorée passait pour un remède efficace contre la rage.

Fiche d'identité

La cétoine dorée est un très joli coléoptère de couleur vert métallisé avec des reflets dorés, qui mesure entre 12 et 25 mm de long. Selon les régions la palette chromatique peut varier en tirant davantage sur le bleu, le violet ou le rouge. Elle dispose d’une paire d’ailes membraneuses qui sont rendues invisibles au repos par les élytres qui les recouvrent.Sa couleur vert métallisée est structurelle, causée par la polarisation circulaire d’une grande partie de la lumière réfléchie. La nourriture des cétoines dorées adultes se concentre sur les fleurs, et particulièrement les roses, d’où le nom familier de "hanneton des roses".

L'avez-vous vu ?

 

La cétoine dorée sort de son hibernation et se rencontre dès que le soleil pointe son nez, vers avril jusqu’à la fin de l’été puisqu’elle aime se chauffer au soleil. Les cétoines s’adonnent à de nombreux accouplements qui donnent lieu, vers mai et juin, à des pontes d’œufs qui ressemblent à des petites granules homéopathiques. Après cette ponte, la cétoine meurt. Peu de temps après, fin juin ou début juillet, les œufs se transforment en larves…

 

Ouvrez l’œil, et le bon… Le CPIE compte sur vous pour renseigner sa présence.

 

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Publié le 13 juin 2020

Avez-vous vu ... la Salamandre tachetée ?

 

Bingo ! La semaine dernière vous avez été plusieurs a nous indiquer vos observations de la Tarente de Maurétanie. A Fumel, Marmande, et Villeneuve pour l’Atlas de biodiversité communale. Bravo et merci à tous ! Vos informations sont précieuses, concrètes, utiles. Elles servent à mieux connaître les espèces du département, à mieux les localiser, et à assurer un suivi ou un porter à connaissance quand cela est nécessaire.

 

Cette semaine retour sur une autre espèce emblématique, la salamandre tachetée.. L’avez-vous déjà vu ? Dites-nous le… La salamandre tachetée est une espèce d’urodèles de la famille des salamandridae. En français elle est également nommée "salamandre terrestre", "salamandre commune" ou "salamandre de feu". Elle a une coloration jaune (parfois orangé) et noire, qui permet de différencier très facilement cette espèce en Europe.

Le saviez-vous ?

 

Les salamandres mesurent jusqu’à 20 cm, et possèdent une peau luisante d’aspect huileux. Leur masse corporelle est d’environ 40 grammes. Elles se déplacent lentement et sont très peu agiles. Contrairement aux lézards, elles sont incapables de fuir les prédateurs lorsqu’elles se trouvent à découvert. Elles peuvent éventuellement régénérer des parties perdues ou blessées du corps et se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

 

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. Elles disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez, l’organe voméro-nasal. La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses.

 

Ne craignant pas les prédateurs, les salamandres se déplacent lentement, et n’hésitent pas à traverser des espaces à découvert, souvent au péril de leur vie quand il s’agit de routes fréquentées.

Le Muséum national d’histoire naturelle va prochainement lancer une opération sur cette espèce. On vous en dira plus, en attendant contactez le CPIE et le Point info biodiversité.. l

 

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Publié le 06 juin 2020

Connaissez-vous la Tarente de Maurétanie ?

 

Ce gecko se reproduit au printemps, au retour des beaux jours. Chaque ponte compte en général deux œufs déposés sur le sol, parfois enterrés ou sous un objet (feuille, branche…). Il peut y avoir jusqu’à quatre pontes, espacées de quelques semaines. Les œufs incubent durant environ 30 jours (selon la température ambiante). Les petits, qui font environ 3 cm, ne mangent pas avant leur première mue, quelques jours après la naissance. Ils atteignent la maturité sexuelle à l’issue de leur première année. Il n’y a aucune "reconnaissance" entre petits et adultes. Ces derniers peuvent même à l’occasion manger les petits, qui ont une taille adaptée. Ce sont des carnivores qui consomment les insectes et larves de taille adaptée qu’ils chassent activement, y compris les insectes volants.

Un animal craintif

 

Les adultes peuvent parfois attraper de petits vertébrés (bébés lézards typiquement). La tarente est un animal vif, capable de courir très rapidement sur toutes les surfaces, et de sauter très rapidement (par exemple entre le sol et une branche). C’est également un animal craintif qui ne se laisse pas facilement approcher. Elle est principalement nocturne, mais est parfois active en début de matinée et en fin de journée. On les observe fréquemment et relativement facilement lors des soirées d’été à proximité des lampes sur les murs extérieurs des maisons chassant à l’affût les insectes attirés par des sources de lumière artificielles. Les mâles sont très territoriaux. Ils ne se tolèrent pas, et peuvent se battre en cas d’intrusion sur leur territoire ou pour une femelle. Ces geckos affectionnent les zones pierreuses et les broussailles clairsemées. Ils se sont également très bien adaptés à l’homme et on peut fréquemment les voir sur les murs, en particulier près des éclairages − où se trouvent les insectes la nuit.

 

Cette espèce a probablement été introduite dans la région à Toulouse en Haute-Garonne dans le courant du XXe siècle. Le premier signalement dans les années 1980, correspondant à plusieurs observations dans le quartier Saint-Michel, elle s’étend depuis lors dans plusieurs quartiers de la Ville rose. Bien que les causes de cette émergence de population toulousaine soit incertaines, plusieurs hypothèses sont possibles. Dans le cadre de l’opération d’inventaire participatif intitulé "L’avez – vous vu ?", on nous a signalé plusieurs spécimens à Fumel. On peut aussi le signaler également pour l’ABC.

 

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MAI

Publié le 30 mai 2020

La gestion différenciée, vous connaissez ?

 

À la fin de la période de confinement, nombreux sont ceux à reprendre les sorties dans des espaces publics. Des espaces qui pendant deux mois ont pu respirer un peu plus et favoriser l’expression d’une nature printanière.

 

Le réflexe pourrait être de reprendre une tonte radicale et de renouer avec une vision militaire de ces espaces. Si vous souhaitez profiter un peu plus de la nature ordinaire, en urbain, périurbain ou milieu rural, n’hésitez pas à faire preuve de discernement…  Avoir un jardin tiré à quatre épingles est un modèle dépassé ! Permettre à la nature de reprendre en partie ses droits, mais dans des zones définies, est un des principes de la gestion différenciée. Découvrons cette nouvelle approche d’entretien des espaces verts…

 

La gestion différenciée consiste à entretenir de façon spécifique les espaces en tenant compte de leur emplacement et de leurs vocations différentes. Ce modèle est de plus en plus utilisé pour gérer les espaces verts en ville. Certaines zones sont entretenues très attentivement, d’autres restent plus "sauvages", plus naturelles. La diversité s’exprime !

Entretien adapté

 

Les avantages sont d’ordre économique, à moyen ou à long terme la gestion différenciée conduit à un entretien moins coûteux dans l’ensemble (diminution de la fréquence des tontes, désherbage moindre sur certains espaces). Ils sont aussi d’ordre écologique, la faune et la flore sauvage peuvent recoloniser des milieux adaptés à leurs besoins, et ajoutent à la valeur patrimoniale et qualitative d’un milieu de vie.

 

Appliquer la gestion différenciée dans un jardin, dans les espaces publics ou sur les bords de route, consiste tout d’abord à définir différentes zones en fonction de leur utilisation, puis à leur appliquer un entretien adapté et particulier.

 

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Publié le 23 mai 2020

"Zoom sur les Orchidées"

 

L’opération d’inventaire participatif est ainsi nommée ! Le recensement des orchidées sur le département de Lot-et-Garonne a lieu depuis plusieurs années maintenant. Elle est destinée à collecter et à faire remonter les informations sur la présence ou pas des orchidées. La période est propice, du printemps à l’été les espèces fleurissent et sont facilement reconnaissables.

 

Pour vous aider, le CPIE met à disposition des outils sur son site internet dédié, www.biodiversite47.fr

Il existe en France des structures ou associations spécialisées, quelquefois académiques, mais pour le CPIE l’action de préservation passe avant tout par la sensibilisation du public et l’appropriation des pratiques respectueuses des milieux, qui permettront de voir réapparaître des plantes. L’impact des particuliers et collectivités par exemple est primordial, avec notamment la mise en place de fauches tardives ou des passages d’outils et de tondeuses légèrement décalés en hauteur.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées (orchidaceae), du latin "orchis" et du grec ancien "orkhis", forment une grande famille des plus diversifiées, comptant 30 000 espèces réparties en 850 genres souvent rencontrées en région tropicales. C’est la présence d’un champignon microscopique qui permet à la plante de pallier l’absence de toute réserve dans ses graines, et de radicelles au niveau des racines. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) est très intéressé par la remontée de données et d’informations de terrain. Cela est valable pour de nombreuses espèces végétales et animales. La connaissance est un élément majeur de la protection des espèces.

 

À Villeneuve-sur-Lot, la commune s’est engagée dans la réalisation d’un Atlas de biodiversité communale avec la participation et le soutien de l’Office français de la biodiversité. Les habitants peuvent utiliser les outils mis disposition sur le site www.abcvilleneuve.fr  Le CPIE coanime la démarche, et rassemble les informations. Le public est invité à observer, noter, transmettre… et à participer à l’éclosion de "la biodiversité ordinaire", celle qui nous entoure, si proche et parfois méconnue…

 

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Publié le 16 mai 2020

 

Elles sont si belles, nos orchidées du mois de mai !

 

A cette période, il existe une fleur qui joue la vedette dans les jardins des particuliers, parfois dans les lieux publics et désormais aussi depuis quelques années sur les bords de routes.

Il s’agit des orchidées sauvages. Elles sont multiples et présentes des caractéristiques permettant de bien les déterminer. La présence d’orchidées est signe d’un espace préservé, elle réapparaît notamment dans les jardins dès lors qu’il n’y a plus d’utilisation de désherbants ou que les tondeuses ne les massacrent pas. Le CPIE propose depuis 2016 l’opération "zoom sur les orchidées". L’opération ainsi nommée rejoint les sciences participatives et permet à chacun de renseigner les pieds, leur nombre et la période de floraison. Il est possible aussi d’envoyer des photos pour aider à la détermination. Les orchidées présentent un patrimoine naturel extraordinaire.

 

Nul besoin d’être un botaniste chevronné ou un orchidophile averti pour les repérer. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille. On peut difficilement les confondre avec d’autres plantes.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées sont présentes sur la quasi-totalité de la planète. Elles constituent une des familles les plus importantes du règne végétal avec plus de 30 000 espèces. Elles sont pour la plupart tropicales ou équatoriales, cependant nos latitudes recèlent de nombreuses espèces.

Chez nous les orchidées sont géophytes, elles poussent en terre contrairement à beaucoup d’espèces exotiques qui sont épiphytes. La plupart de nos espèces possèdent des racines sous la forme de deux tubercules. Le mot orchis provient d’ailleurs de la forme de ces tubercules évoquant des testicules.

Les orchidées font partie des Monocotylédones tout comme les graminées, les palmiers ou encore les bananiers avec qui elles ont en commun de n’avoir qu’une seule feuille à la germination de l’embryon.

 

 

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Publié le 3 mai 2020

 

Ce week-end, papillonnez en paix !

 

Cette année évidemment, on va changer d'habitudes, et c'est le moment choisi par le CPIE 47, pour proposer un week-end de comptage et d'observation des papillons. De sa fenêtre, de son balcon, ou de son jardin, peu  importe d'où il vient, tout battement d'ailes sera le bienvenue.

Pour réussir ce temps de respiration, le CPIE a édité des fiches de reconnaissance téléchargeables et disponibles sur les sites internet www.biodiversite47.fr ou www.cpie47.fr 

A tire d'ailes, à vous de voir ...

 

Le majestueux Machaon, vous l'avez déjà vu effectuer de longs vols planés à travers de votre jardin ... C'est l'un des plus grands papillons de jour d'Europe. Impressionnant par sa taille, ce beau papillon est reconnaissable entre-autre par sa queue noire et jaune qui lui vaut le nom anglais de "smalowtail", signifiant "queue d'hirondelle". 

 

Le Vulcain, Vanessa atalanta en latin, est un grand voyageur. Papillons de la famille des Nymphalidés, on l'observe dans les jardins, au bord des chemins, dans les friches. Avec son dessus noir orné de bandes rouges-oranges, et de points blancs au bout des ailes antérieures, il est relativement simple à identifier. 

 

Anthocharis cardamines, est un gracieux petit papillon qui se promène jusqu'au début de l'été. Anthocharis veut dire "qui a la grâce des fleurs" et cardamines vient de la cardamine, l'une de ses plantes hôtes. Son nom anglais "orange-tip", signifie "extrémité orangée". Il prend tout son sens lorsque l'on observe les tâches oranges présentes aux extrémités de ses ailes. Celles-ci peuvent rappeler le lever du soleil, d'où le joli nom commun "Aurore" qu'on lui donne volontiers.

 

Deux Piérides, facile..., un Vulcain, tout va bien ! Les choses se corsent, un papillon brun et orange passe par là. Il porte un ocelle noir sur les ailes antérieures, et plusieurs petits autres en arcs, sur les ailes arrières... J'hésite, est-ce une mégère ou un Tircis ? Vite, je vais regarder la fiche "papillons des jardins" conçue par le CPIE. L'Araschnia levana, Mégère ou Tircis... Bien décidé à observer les papillons des jardins, je commence à guetter le moindre Lépidoptère qui passe par là !

 

 

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AVRIL

Publié le 25 avril 2020

 

L'Hirondelle rustique a ses habitudes!

 

L'hirondelle rustique a besoin pour se nourrir d'espaces dégagés comme les terres agricoles et les zones humides, d'habitude à des altitudes inférieure à 1000m mais localement jusqu'à 3000m. Les plans d'eau jouent un rôle essentiel, d'une part pour la chasse en conditions climatiques difficiles, et d'autre part y boire lors des périodes de canicule.

 

Pour la reproduction, elle est très dépendante de l'Homme et de ses constructions. Elle affectionne les ferme et les villages ruraux, où elle trouve des espaces confinés  (écuries, étables, granges,garages et autres lavoirs) où elle peut construire son nid. La condition est que ces espaces  soient accessibles en tout temps.

 

Description

 

Avec son corps fuselé, ses ailes en faucille, sa queue fourchue et sa vaste répartition, l'hirondelle rustique peut-être prise comme modèle de la famille des hirundinidées.

L'adulte en plumage nuptial a le dessus du corps et les couvertures alaires noirâtres à reflets bleutés. Chez la sous espèce "rustica" , le dessous du corps est blanc teinté de crème. La tête montre un front et une gorge couleur brique typique. 

Ses côtés noirs enserrent la gorge, incluent l’œil sombre, et se prolonge en un bandeau pectoral noirâtre plus ou moins régulier qui peut inclure quelques plumes marron. La queue est pourvue de rectrices à large tâche subterminale blanche. Leur taille augmente légèrement de l'intérieur vers l'extérieur, d’où son aspect fourchu. Le bec noir, petit mais large, donner accès à une large cavité buccale.  Les pattes très courtes sont noirâtres.

La femelle adulte se distingue du mâle à ses "filets" plus courts et son plumage est un peu moins brillant. Le juvénile est reconnaissable à son front et sa gorge de couleur fauve rosée et à l'absence de filets à la queue.

Les hirondelles sont des espèces protégées. Leur population est en régression de 30% en France, et de 20% en Europe. À Villeneuve-sur-Lot, n'oubliez pas de la mentionner pour l'Atlas de Biodiversité Communale.

 

 

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Publié le 19 avril 2020

Publié le 19 avril 2020

 

Quand l'Hirondelle des villes déboule sur le boul'

 

A l'heure du confinement, l'hirondelle, elle, s'agite sur les boulevards. Elle est bien présente en ce moment dans les rues des villes, à l'instar d'autres animaux. A moins que le confinement, nous pousse à observer et à mieux voir ce qui se passe autour de nous. La question est posée ! L'hirondelle dont on dit "qu'elle ne fait pas le printemps" est pourtant là pour nous le rappeler. Le petit animal opère des ballets au dessus de nos têtes. Les hirondelles appartiennent à la famille des Hirundinidae. En France, on en compte  espèces. L'Hirondelle de fenêtre est une espèce rupestre, nichant à l'origine sous les surplombs rocheux des falaises. Contrairement à la rustique qui niche dans des endroits confinés, elle a besoin d'un accès direct au milieu aérien.

Le Saviez-vous ?

 

En milieu anthropique, les nids sont toujours à l'extérieur des bâtiments. Le plus souvent, ce sont les avant-toits, les corniches, les embrasures de fenêtres, qui les abritent. C'est une véritable citadine qui niche jusqu'au coeur des villes. Elle chasse ce que l'on appelle le plancton aérien, c'est à dire, la petite entomofaune volante qui occupe l'espace aérien jusqu'à des hauteurs de plus de 50m. L'hirondelle des fenêtres est une espèce grégaire et sociable nichant en colonies, souvent populeuses. Ce caractère sociale peut se juger à la proximité des nids, souvent contigus, qui peuvent même se chevaucher. Il en est de même avec le regroupement des individus. On a noté plus d'une dizaine d'hirondelles de taille adulte (jusqu'à 13), pouvant se grouper la nuit dans un seul nid ... Grégaire, elle l'est aussi quand elle s'alimente. C'est toujours en groupe, qu'on les voit virevolter en cercle haut dans le ciel jusqu'à 50m, et revenir ensemble, nourrir les jeunes au nid.

Un ballet incessant et tellement captivant, qu'on en oublierait presque ce sacré confinement...

 

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Publié le 11 avril 2020

 

Agile la grenouille : Dragon ou Prince charmant ?

 

On nous a raconté qu'elle voulait être plus grosse que le boeuf ... Pensez-vous ! La semaine dernière, nous avons vu comment distinguer "Anoures" et "Urodèles", qui se retrouvent tous dans ce que l'on nomme aujourd'hui Amphibiens. Ils ne sont pas dangereux et c'est la raison pour laquelle on les laisse tranquille quand on les voit. Ils sont protégés et alimentent depuis la nuit des temps les histoires de princesses et de princes charmants. Continuez d'y croire et protégez les. Ils peuvent être bien utiles pour éliminer quelques insectes volants autour de la terrasse.

Le Saviez-vous ?

 

Les Amphibiens (amphibia) anciennement appelés batraciens, forment une classe de vertébrés tétrapodes. Ce ne sont pas des Reptiles. Ils existaient bien avant les Reptiles, qui proviennent, eux, d'une branche des batraciens préhistoriques. 

Le Lot-et-Garonne compte seulement 14 espèces d'Amphibiens. Pour cela il faut seulement les connaître et favoriser leur maintien, dans de bonnes conditions dans des milieux préservés. D'où l'importance de conserver les petites mares, les points d'eau existants et les milieux humides. On peut aussi, comme le fait parfois le CPIE, réhabiliter ou recréer de petites mares. Chacun peut participer aussi à leur inventaire où à un comptage participatif. C'est l'objectif des observatoire locaux de biodiversité portés par les CPIE. En Lot-et-Garonne, le CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot anime cette démarche et recueille les informations, sensibilise le public, propose dans l'année, hors période de confinement, des sorties, mobilise les partenaires pour engager préservation ou action de protection. A Villeneuve-sur-Lot par exemple, la commune s'est engagée dans la réalisation d'un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) qui permet à tous de s’intéresser aux espèces présentes.  Les habitants, citoyens, scolaires, entreprises, accompagnés par le CPIE, sont invités à y participer. Le site www.abcvilleneuve.fr fournit de multiples informations et conseils. N'hésitez pas à prendre contact par téléphone et courriel pour participer à l'ABC de Villeneuve ou à l'opération "Un Dragon dans mon jardin ?". Et partout ailleurs sur le département, rejoignez le CPIE et ses observatoires locaux de biodiversité. 

 

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Publié le 05 avril 2020

 

Un dragon se promène t-il dans mon jardin ?

 

Les amphibiens disparaissent. Vous pouvez participer activement à leur sauvegarde. Comment ?

 

 

L’opération "Un Dragon ! dans mon Jardin ?" est un programme de sciences participatives porté par les CPIE – Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement- pour le recensement et la préservation des amphibiens et de leurs habitats partout en France. L’opération a démarré il y a quelques années dans le Cotentin. Elle s’est étendue sur les territoires où sont implantés les CPIE.

En Lot-et-Garonne le CPIE 47 est votre interlocuteur privilégié.

 

Pourquoi des Dragons ?

 

Le terme "Dragon" fait référence à différents tritons qui développent une crête dorsale très marquée au moment de la période de reproduction, et ressemblent à de petits dragons. Ils sont tous protégés par la loi. On ne peut ni les déplacer ni les détruire, éviter tout dérangement.

Les amphibiens du grec amphibios "double vie", ont une vie larvaire aquatique et une vie adulte terrestre. On les appelle aussi les batraciens. Ce sont les premiers vertébrés à avoir tenté et réussi l’aventure hors de l’eau. On leur doit tout…

Sur les 5 000 espèces d’amphibiens vivant dans le monde, seules 35 sont inventoriées en France métropolitaine, et seulement 14 en Lot-et-Garonne. D’où l’importance de les préserver.

Si vous en voyez, ne les dérangez surtout pas, et contactez le CPIE 47 pour faire part de vos observations, et ainsi obtenir des éléments pour participer activement à leur protection.

 

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Publié le 01 avril 2020

 La rouge d'avril : une nouvelle fleur éphémère

 

Un coin nature spécial aujourd'hui, en ce 1er avril, pour annoncer du nouveau du côté du Centre Permanent d'Initiative pour l'Environnement Pays de Serres-Vallée du Lot. L'association de protection de la nature en Lot-et-Garonne relaie la découverte d'une nouvelle espèce de fleur dans un jardin villeneuvois. On le sait, le CPIE est passé maître dans la reconnaissance des espèces locales et la vulgarisation vers le grand public avec de nombreux outils mis à disposition. 

 

Aujourd'hui, on aurait pu vous présenter à nouveau un drone de surveillance des moustiques, ou un projet de transport en liaison rapide via le canal du midi asséché, mais l'actualité est telle qu'il nous faut rester confinés... Alors, en se penchant vers la pelouse, sur l'espace du "Carré pour la Biodiversité", le CPIE a découvert une nouvelle petite fleur jusqu'alors inconnue. Elle a une forme presque ronde, une couleur rouge éclatante rappelant le rouge de la tulipe agenensis (de l'Agenais) et quelques petits points marquant son attachement au monde du vivant et à l'infiniment petit. Cette plante semble se plaire dans les pelouses où les tondeuses ont été mises au repos.

 

C'est ainsi, la biodiversité préservée réserve des surprises ! Une merveille de la nature "made in 47". Il semble bien que cette fleur n'ait jamais été signalée ailleurs avant aujourd'hui, et serait donc exclusivement originaire du Lot-et-Garonne. Une découverte qui ravit, on s'en doute, les membres du CPIE 47.  À l'heure de la propagation d'un virus à travers la planète, le CPIE offre modestement ce pied d'une fleur unique à tous ceux qui le souhaitent. Dans sa dimension locale, la nature s'enrichit des découvertes du jardin, si petites qu'elles soient.

 

Et son nom me direz vous ? Il reste a trouver ... Et chacun peut faire des propositions et les envoyer à contact@cpie47.fr ou sur Facebook Cpie 47. On la nomme pour l'instant "la fleur nouvelle du 1er avril". Avouons quand même que cela ne pourra durer longtemps. Ce nom éphémère est bien trop long, et épisodique dans le temps, pour être retenu durablement.

 

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MARS

Publié le 29 mars 2020

 Le pissenlit : "une dent de lion"

 

Les pissenlits dits "véritables" sont des espèces du genre Taraxacum. Des espèces d'autres genres de la famille des asteracea peuvent aussi prendre ce nom commun couramment utilisé. Il s'agit ainsi d'une espèce collective qui comprend de nombreuses sous espèces ou espèces distinctes suivant les auteurs, du fait d'un grand polymorphisme (variations de formes). En France, il en a été décrit 250 à 300 sous espèces (ou espèces distinctes), 1200 en Europe et près de 2000 dans le monde. Le pissenlit, ou "dent de lion", est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle pissenlit diverses plantes à la tige généralement creuse et dont l'inflorescence est un capitule plat et jaune. Cela détermine généralement l'emploi du nom pissenlit pour les désigner. 

 

Description

Ce sont des plantes vivaces de plein soleil, ou mi-ombre, à racine charnue pénétrant profondément dans le sol. Jusqu'à plus de 50cm parfois dans les régions les plus froides (Russie, Canada), ce qui leur permet de résister au gel intense. La partie aérienne meurt à la fin de l'automne mais repousse dès la fonte des neiges, et la floraison survient une vingtaine de jours après la repousse. Une autre floraison de moindre importance se produit parfois en fin d'été.

Les feuilles autrefois consommées en salades sont très riches en vitamine C et en ß-Carotène, les fleurs et les racines des pissenlits "communs" ou "officinaux" sont également consommables. Le pissenlit officinal a des vertus diurétiques et dépuratives, d'où son autre nom de "pisse-au-lit".  

Le pissenlit est une plante hôte pour divers insectes pollinisateurs, les papillons de nuit et les coléoptères. 

Les akènes à aigrettes que produisent souvent les pissenlits sont très connus. Il est traditionnel de souffler dessus pour les voir s'envoler.

 

En ce moment si particulier, vous pouvez rechercher les fleurs présentes dans votre jardin. Les fiches "Flore du jardin #Défi-confinement" réalisées par les chargées de mission Biodiversité du CPIE, sont disponibles sur biodiversite47.fr et sur Facebook CPIE47. Téléchargeables au lien www.biodiversite47.fr/agenda/ N'oubliez pas de les retourner ensuite au CPIE !

 

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Publié le 21 mars 2020

 Une armée de Pâquerettes en mouvement dans mon jardin !

 

La pâquerette est une petite plante herbacée vivace. L'espèce la plus commune dans nos région est la pâquerette des prés, que l'on trouve dès la fin de l'hiver dans toutes les pelouses des jardins. On lui donne le nom de fleur de Pâques.

La plus fréquente et plus probable le fait dériver du latin " Bellus" (joli, élégant) qui évoque sa beauté. Une étymologie populaire l'associe au latin "Bellum" (guerre). Étonnant, le 31 décembre dernier, quelques pieds étaient déjà (ou encore) à l'oeuvre dans la pelouse. Signe d'une époque qui change ? 

 

Description

Les feuilles persistantes, vertes, de forme ovale spatulée, sont regroupées en rosette. Juché sur un pétiole pubescent et long d'une dizaine de centimètre, son petit capitule, formé de fleurs tubulées jaunes au centre, et de fleurs ligulées blanches sur le pourtour, annonce le printemps et s'installe pour une longue saison. On a presque mal au coeur de la tondre en même temps que le gazon ! Solution, ne tondez pas ou moins, et laissez des espaces se refleurir naturellement. Un peu de temps et des surprises assurées ...

Le Saviez-vous ?

 

La pâquerette est aussi connue pour ses propriétés médicinales. Bellis perennis se ressème toute seule et tend à devenir rapidement envahissante. La pâquerette se contente de peu, un emplacement au soleil ou à la mi-ombre et un sol ordinaire, plutôt compact. Puis oubliez-la , elle fera son chemin ... au sens propre comme au figuré ! Et arrêtez quelque peu les tondeuses qui rasent tout sur leur passage. 

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Publié le 14 mars 2020

 L'Ornithogale en ombelle : la belle de onze heures

 

Le printemps arrive, elle vient de s'ouvrir dans mon jardin. Tout est dit ou presque ... De son nom vulgaire, l'Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) est une plante herbacée vivace de la famille des Liliacées (comme le muguet et le lis martagon).

Parfois aussi appelée belle de onze heure, étoile de Bethléem ou jacinthe du Pérou, nous avons le choix. Tant mieux ! C'est une plante très intéressante pour les jardins au naturel. Originaire de nos contrées, on la trouve dans les bois clairs, les talus, friches, bordures de rivières.

Les Ornithogales appartiennent à la famille des Liliacées, mais les botanistes les classent plus précisément parmi les Asparagacées, la même famille que les asperges. Cette Ornithogale de petite taille est une plante bulbeuse qui nous charme avec ses fleurs étoilées blanches.

Description

LPlante de relative petite taille, elle atteint 10cm de haut. Le bulbe est de petite taille, il produit une dizaine de feuilles basales. Les feuilles sont graminiformes, étroites et longues, portant une ligne blanche sur leur nervure centrale. Chaque tige porte de 5 à 15 fleurs en corymbe lâche, ce qui met d'autant plus en valeur la forme étoilée de la fleur blanche. La corolle est blanc pur à l'intérieur, et verte marginée de blanc à l'extérieur. Les fleurs ne s'ouvrent que lorsqu'elles reçoivent le soleil haut, vers 11 heures, et se referment dans l'après midi. D'où son nom d'usage, dame de 11 heures. La floraison dure 3 à 4 semaines. Les fleurs ne sont épanouies que quelques jours, mails les fleurs nombreuses se succèdent.

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Publié le 08 mars 2020

 Premier signalement de Lycium ferocissimium miers

 

Cette semaine Le Coin nature n’évoque pas le coronavirus mais va s’intéresser une nouvelle fois aux espèces exotiques envahissantes dont la Dreal Nouvelle-Aquitaine relaie l’information, avec un focus sur une plante découverte et confirmée il y a quelques mois dans l’Aude, à Port-Leucate précisément. Cette plante est originaire d’Afrique du Sud, présente en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle vient d’être découverte pour la première fois en France à l’état naturalisé, dans une zone littorale. L’espèce, dont le mode d’introduction reste à éclaircir, présente un risque élevé et pourrait devenir une menace pour les communautés naturelles si elle développe des populations envahissantes en milieu dunaire. Le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles et l’Agence nationale de sécurité alimentaire et sanitaire (ANSES) ont rédigé une alerte et étudient actuellement les actions à mettre en œuvre.

Description

C’est un arbuste épineux atteignant 2 à 3 m de hauteur, parfois jusqu’à 5 m. Les tiges sont très ramifiées et les rameaux présentent de fortes épines terminales et latérales de 3 à 8 cm. Les feuilles sont alternes, regroupées en faisceaux, parfois isolées sur les jeunes tiges, subsessiles ou avec un pétiole très court (1 mm). Le limbe est charnu, vert vif et souvent brillant. Les fruits sont des baies plus ou moins sphériques. Elles sont rouge orangé, virant au rosâtre rougeâtre au séchage. Les graines mesurent 2 à 2,5 mm, elles sont réniformes à presque sphériques, brunes. En Australie l’arbuste est fréquent sur les bords des routes, sur les talus des voies ferrées, le long des cours d’eau et dans les friches et autres zones rudérales. À l’heure actuelle, l’espèce ne fait pas partie des espèces préoccupantes pour l’Union européenne. Elle n’est inscrite sur aucune liste réglementaire nationale. Comme toutes espèces exotiques envahissantes, elle est à surveiller.

 

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Publié le 01 mars 2020

 Le chardonneret élégant : l'avez vous déjà vu ou entendu ?

 

Sous forme de devoir de vacances, Le Coin nature revient cette semaine sur le chardonneret élégant (carduelis carduelis) avec un nouvel appel à signalement.

 

Cet oiseau assez gracieux et très sociable est présent dans les jardins. Pour cet avis de recherche sous forme de jeu, ouvrez l’œil et tendez l’oreille. L’adulte a la face rouge écarlate, entouré de blanc et de noir. La femelle est un petit peu moins bariolée que le mâle. Le jeune est d’une couleur fauve-grisâtre un peu terne et ne possède pas le rouge-blanc-noir de l’adulte sur la tête. Il est rayé sur le ventre et sur le dos avec une large bande alaire jaune et une queue noire. La distinction entre mâle et femelle à ce stade est difficile.

Chant et cri

Son chant est un gazouillis fluide et répété dont les "sticlitt" et les "didelitt" s’entremêlent. Lorsqu’il est anxieux il lance un doux "èh-i" et des rafalements. Son agressivité se traduit par un "crrrr" guttural. Le chardonneret possède un répertoire riche et mélodieux qu’on peut apprécier notamment en période d’accouplement avec son chant nuptial. Nous pouvons distinguer clairement les chants d’autres oiseaux dans ce répertoire (alouette lulu, mésange charbonnière…). Ces cris sont repris par le chardonneret et correspondent souvent à ceux d’oiseaux de son entourage qu’il a entendus étant jeune

L'avez-vous vu ou entendue ?

Le CPIE 47 vous invite à signaler la présence du chardonneret élégant. À Villeneuve-sur-Lot par exemple, les habitants sont invités à faire part de leurs observations dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale. Le site internet www.abcvilleneuve.fr présente les espèces du mois et propose des enregistrements. De quoi bien s’occuper en famille.

 

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FÉVRIER

Publié le 22 février 2020

 Le chardonneret élégant : l'avez vous déjà vu ?

 

Le Chardonneret élégant (carduelis carduelis) est une espèce de passereaux de la famille des fringillidés, partiellement migratrice, petite et très bariolée. L’espèce figure sur la liste rouge des espèces menacées en France éditée par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

 

Il est assez gracieux, très sociable et son vol est onduleux et dansant, mais très erratique. Assez farouche surtout à la saison de la nidification, il se perche principalement à la cime des arbres.

Description

L’adulte a la face rouge écarlate, entouré de blanc et de noir (ou de gris chez trois sous-espèces), le dos et les flancs bruns, la queue noire avec des taches blanches et le croupion blanc. Le plumage de ses ailes est noir rayé d’une large bande d’un jaune vif. Le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette espèce. La femelle est un petit peu moins bariolée que le mâle, et le plumage rouge de sa face ne passe pas derrière les yeux contrairement au mâle. L’adulte mesure environ 20 à 25 cm d’envergure, 12,5 cm de longueur et pèse de 14 à 18 g.

L'avez-vous vu ?

 C’est le nom d’une action de sciences participatives portée par le CPIE 47, dans le cadre de l’Atlas de Biodiversité Communale de Villeneuve sur Lot. Les habitants sont invités à faire part de leurs observations et à devenir des "Acteurs de la Biodiversité Communale". La biodiversité est bien l’affaire de tous.

 

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Publié le 15 février 2020

 Alimentaire mon cher pinson (2)

 

Cette semaine le Coin Nature poursuit sa présentation du pinson des arbres, et mène l’enquête sur l’alimentation de ce petit passereau de la famille des Fringillidés. Examinons en détail son régime alimentaire…

 

 

Le pinson des arbres se nourrit essentiellement de petits invertébrés et de leurs larves, de graines et de bourgeons.

 

Son bec, à la fois large à la base et pointu, traduit une adaptation à ce régime alimentaire. Les graines d’arbres les plus prisées sont celles de hêtres, d’érables, de bouleaux, d’aulnes et de résineux. Les bourgeons, baies et fruits sauvages et cultivés ainsi que les graines des plantes herbacées et céréalières (surtout le colza) sont aussi consommés mais en période de reproduction le régime devient nettement insectivore à l’opposé de la majorité des passereaux. Les oisillons sont nourris essentiellement de larves d’insectes et de chenilles.

Voilà qui devrait rassurer sur le sort fait à la pyrale du buis ou aux moustiques de tous poils.

 

La recherche de nourriture se fait au sol et, au printemps et en été, dans les arbres et buissons. Les pinsons des arbres capturent des insectes dans les branches et sur les feuilles, voire au cours de petits vols vifs et acrobatiques. En dehors de la saison de reproduction, les pinsons des arbres recherchent souvent leur nourriture en groupes, en association avec des moineaux, des verdiers d’Europe et pinsons du nord.

Le pinson des arbres préfère se nourrir sous les mangeoires que dedans, on le trouve souvent à sautiller sur le sol à récupérer les graines tombées.

 

 

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Publié le 08 février 2020

 Le pinson des arbres : un petit passereau des jardins

 

Le pinson des arbres est un passereau de la famille des Fringillidés. C’est un visiteur régulier des mangeoires, il se nourrit également de bourgeons, d’insectes et de fleurs.

 

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs) est une espèce de petits passereaux, partiellement migrateur, très répandus. C’est la plus fréquente des trois espèces de pinsons.

 

Il est présent dans toute l’Europe à l’exception de l’Islande et de la Scandinavie, son aire de répartition s’étend vers l’est jusqu’en Sibérie centrale. En France, c’est une espèce protégée.

 

Le pinson des arbres adulte, mesure environ 15 cm de long. Il pèse entre 18 et 25 grammes. Comme le juvénile il possède deux barres alaires blanches, assez significatives et la queue est gris-ardoisé au centre, avec les rectrices blanches. Ses yeux sont marron foncé. Ses pattes et ses doigts sont brun clair à gris foncé. L’hiver, le plumage du pinson se ternit légèrement. Le mâle adulte a le dos brun-noisette, le ventre et la gorge rosâtre, les côtés de la tête rougeâtres. Le bec du mâle est bleu acier au printemps, puis se brunit en hiver. La femelle est beaucoup plus terne que le mâle, avec son ventre blanchâtre et son dos brun-olive pâle et les motifs de ses ailes sont moins marqués et moins étendus. Le bec de la femelle est brun clair à corne toute l’année.

Le Saviez-vous ?

Le bouvreuil pivoine possède une forte carrure. Sa silhouette toute en rondeur et son naturel très paisible lui confèrent une allure débonnaire. Il mesure 14,5 à 16 cm de longueur pour une envergure de 28 cm et une masse de 21 à 38 g.

Le plumage de son dos est gris, les ailes et la queue sont noires, ainsi que le dessus de la tête. Le croupion est blanc. Le mâle se distingue par ses joues, sa poitrine et son ventre rouge rosé. La femelle arbore une poitrine plus terne, gris-orangé ou beige. Cet oiseau est pourvu d’un bec noir, court et puissant.

Alimentation

 

Le vol du pinson des arbres est onduleux, et une série de petits battements alterne la fermeture des ailes. Les individus nordiques, lors de la migration peuvent voler sur de très longue distance sans s’arrêter, car même fatigués ils continuent à voler, se laissant porter par le vent. Les pinsons des arbres marchent sur le sol à pas courts, mais rapides, avec un hochement de tête rythmé.

Pour faire son nid, la femelle pinson des arbres réalise environ 1 300 voyages pour récolter les matériaux dont elle a besoin. Le nid est constitué de brindilles et de mousse tissés avec des fils d’araignée.

 

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Publié le 01 février 2020

 Le bouvreuil pivoine visiteur régulier des petits jardins

 

Le bouvreuil pivoine (pyrrhula pyrrhula) est une espèce de passereaux d’Eurasie appartenant à la famille des fringillidae. C’est un des passereaux les plus populaires.

Il est souvent représenté sur les cartes de vœux sur fond de paysage enneigé. Visiteur régulier des petits jardins, il reste très discret à l’abri de la végétation. Il vit et se nourrit en couple, à la lisière d’un bois ou d’une haie. Il disparaît rapidement quand on l’approche.

 

Mensuration

Le bouvreuil pivoine possède une forte carrure. Sa silhouette toute en rondeur et son naturel très paisible lui confèrent une allure débonnaire. Il mesure 14,5 à 16 cm de longueur pour une envergure de 28 cm et une masse de 21 à 38 g.

Le plumage de son dos est gris, les ailes et la queue sont noires, ainsi que le dessus de la tête. Le croupion est blanc. Le mâle se distingue par ses joues, sa poitrine et son ventre rouge rosé. La femelle arbore une poitrine plus terne, gris-orangé ou beige. Cet oiseau est pourvu d’un bec noir, court et puissant.

Alimentation

 

Le bouvreuil pivoine trouve principalement sa subsistance sur les arbres, dont il pioche les semences, notamment les charmes, aulnes, lilas communs, érables, frênes, bouleaux. Il se nourrit aussi des graines des résineux. Il disparaît rapidement si on l’approche.

En hiver, il mange les fruits secs et charnus des sureaux, églantiers, sorbiers et autres plantes ligneuses qui l’attirent dans les parcs. Avec son bec puissant, il ouvre l’enveloppe des graines et avale leur contenu. À la fin de l’hiver, lorsque les fruits se font plus rares, il se tourne vers les bourgeons des arbres à feuillage caduc. En été, il chasse les petits insectes, essentiels pour l’alimentation des oisillons. Il lui arrive, rarement, de venir aux mangeoires.

 

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JANVIER

Publié le 25 janvier 2020

 Nathan, explorateur de biodiversité

 

Une fois n’est pas coutume, le Coin Nature s’intéresse cette semaine à l’engagement d’un jeune explorateur de la biodiversité, et a ses initiatives concrètes en faveur de la nature et de l’environnement. Nathan, a 11ans, il est collégien et vit à Villeneuve-sur-Lot. C’est un passionné de nature depuis déjà plusieurs années déjà. Tout l’intéresse, il aime observer et connaître ce qui l’entoure, ou bien encore participer aux ateliers proposés par le CPIE.

 

 

 

Chez lui, les écogestes et la prise en compte de l’environnement c’est du concret. Dans son jardin il installe des nichoirs et un hôtel à insectes, et veille sur les mangeoires. Il s’occupe aussi du bon fonctionnement du lombricomposteur, veille que toute la famille assure le tri, et soit adepte du recyclage. Tous utilisent convenablement le composteur installé dans un coin pour réduire l’impact de la consommation et mettre en place de bonnes pratiques. Nathan aime prendre soin des animaux et s’intéresse aussi au jardinage. Il adore consommer les légumes qu’il fait pousser.

 

Il y a quelques mois, il a découvert un tout jeune hérisson coincé dans un coin du jardin, et l’a délicatement déplacé à quelques mètres de là. Pas besoin d’aller le relâcher en forêt, le petit hérisson est bien utile là, constituant un élément majeur de la biodiversité du jardin.

Ce week-end Nathan participe à l’opération nationale de comptage des oiseaux des jardins. Sur les fiches d’observation il note les oiseaux qu’il voit et leur nombre. Ces données transmises ensuite au CPIE iront rejoindre celles de la LPO, avant d’aller au Muséum nationale d’histoire naturelle. Dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale de Villeneuve-sur-Lot, ses mêmes observations viendront compléter l’état des connaissances. Nathan a déjà rempli son cahier des explorateurs de la biodiversité et contribue ainsi à l’inventaire des espèces présentes sur la commune. Un bel exemple à suivre…

 

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Publié le 18 janvier 2020

 En janvier, le pétasite pétarade en tête

 

Le pétasite (genre Pétasites) est une plante de la famille des Asteracées. C'est la plante de l'hiver par excellence, et la première à être fleurie dès le mois de janvier. Très résistante au froid, c'est une plante rustique qui supporte les températures basses, et jusqu'à -15°C au moins. Le pétasite, nom masculin, n'est pas trop exigeant sur la nature du sol, pourvu qu'il soit frais. Il a toute fois une petite préférence pour les sols riches et légers. Plante des milieux frais, elle est parfaite pour habiller les berges, les bords de bassin, voire les sous bois au sols frais. On le trouve naturellement en zones humides en Europe, Asie et Amérique du Nord. Ses racines sont des rhizomes qui se propagent facilement. C'est une plante couvre sol qui peut devenir envahissante, si on ne la maîtrise pas un peu ! Le pétasite préfère l'ombre ou la mi-ombre. Mais si le sol est frais, il supporte le soleil, avec le risque qu'il perde ses feuilles. Ce qui est en soi dommage, puisque le feuillage est le principal atout de cette plante couvre-sol. Le pétasite est doté de feuilles plus ou moins grande en fonction selon les espèces et variétés. Elles couvrent ainsi le sol et étouffent les autres plantes et adventices.

 

Le pétasite est intéressant pour ses grandes feuilles et pourquoi pas sa floraison même si cette dernière n'est pas exceptionnelle. Ce sont des inflorescence en forme de cônes, qui apparaissent au bout des hampes florales. Ses inflorescence sont rosées ou blanc jaunâtre. Les fleurs apparaissent souvent avant les feuilles, très intéressant en hiver, on la rencontre notamment le long des routes ou des fossés, ou bords de routes, dans les endroits ou le sol est frais, voire humide, le pétasite se débrouille tout seul. 

 

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