Le Coin Nature

Retrouvez chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" (tous les samedis en format papier).

 

Nouveau ! Retrouvez également tous nos articles du coin nature dans le journal "Le Petit Bleu".

 


JUIN

Publié le 29 juin 2019

Les insectes, voisins de toujours

 

Voici l'été qui s'annonce et avec lui les occasions se multiplient d'aller se promener. Profitez-en pour observer la multitude d'insectes qui se trouvent autour de nous. Avec près de 1,3 million d'espèces décrites existant encore (et près de 10 000 nouvelles espèces inventoriées par an), les insectes constituent 55 % de la biodiversité des espèces et 85 % de la biodiversité animale.

 

 

En France métropolitaine, le calcul du nombre d'espèces, basé sur des estimations statistiques, évalue la faune entomologique actuellement connue à 34 600 espèces (décrites pour la plupart uniquement par la forme adulte), et la faune entomologique totale à 40 000 espèces. Il reste donc près de 5 000 espèces à découvrir.

 

 

Apparus il y a plus de 400 millions d'années, les insectes sont les plus anciens animaux à s'être adaptés à la vie terrestre en devenant amphibies, et ils font partie des rares organismes terrestres à ressembler à leurs ancêtres grâce à leur stabilité taxinomique. Ce sont également les premiers animaux complexes à avoir développé la capacité de voler pour se déplacer,

 

Plus de 40 % des espèces d'insectes sont en voie d'extinction. Le taux d'extinction est huit fois supérieur à celui des autres espèces animales et ceux-ci risquent de disparaître d'ici le début du XXIIe siècle si le rythme actuel se poursuit (diminution de 2,5 % par an depuis les années 1980). L'urbanisation, la déforestation, la pollution et l'agriculture intensive sont les principaux facteurs de ce déclin.

 

Cet été Le Coin Nature fait une pause. Rendez-vous en septembre en vous souhaitant un bel été, naturellement…

 

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Publié le 22 juin 2019

La fourmi, infiniment petite et laborieuse…

 

En ce week-end de juin où les cigales chantent et s'expriment à tue-tête dans tous les coins de rue du pays, le coin nature a décidé de se pencher sur la fourmi… Car comme chacun le sait la cigale et la fourmi vont bien ensemble depuis longtemps.

 

Cette petite bête est mal connue de fait, tellement insignifiante qu'elle en devient gênante quand on y prête garde. La fourmi fait partie de la famille des Formicidae (formicidés en français). Avec les guêpes et les abeilles, elles sont classées dans l'ordre des hyménoptères, sous-ordre des Apocrites. Ces insectes forment des colonies appelées fourmilières, parfois extrêmement complexes, contenant de quelques dizaines à plusieurs millions d'individus. Certaines espèces forment de super colonies à plusieurs centaines de millions d'individus.

 

Une fois dit, on sait qu'elles communiquent entre elles et ont une capacité à résoudre des problèmes complexes. Ces analogies avec les sociétés humaines ont depuis longtemps été une source d'inspiration et sujet d'études scientifiques. Bernard Weber l'a comparé aux humains dans un de ses livres.

 

Le Saviez-vous ?

Les fourmis représentent moins d'un pour cent des espèces d'insectes, mais la masse globale dépasse celle de l'humanité. En 2013, plus de 12 000 espèces ont été répertoriées mais il en reste probablement des milliers encore à découvrir (entre 20 000 et 40 000 au total). Elle a colonisé toutes les régions terrestres à l'exception du Groenland et de l'Antarctique.

 

Le record de longévité d'une fourmi en laboratoire, est détenu par une reine fourmi noire des jardins (Lasius niger), qui vécut 28 ans et 8 mois. Un pas de fourmi dans l'échelle du temps…

 

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Publié le 15 juin 2019

La fumeterre : une belle petite plante qui pourrait faire pleurer…

 

La fumeterre est une plante herbacée annuelle, commune dans l'hémisphère Nord. Elle fleurit du mois d'avril jusqu'au milieu de l'été et décore joliment les jardins et plus largement la campagne. Elle pousse dans les champs, les terrains vagues, les bords des chemins et envahit facilement les terrains cultivés. Ses feuilles sont très finement découpées, ses fleurs blanches et roses présentent des taches pourpres à leurs extrémités.

 

 

La fumeterre était déjà utilisée dans l'Antiquité. Elle est oubliée, à partir du Moyen Âge jusqu'au Xe siècle. Dès le XVIe siècle, ses vertus dépuratives et son efficacité sur les problèmes de peau sont officiellement reconnues. Elle tiendrait son nom «fumée de terre», fumus terrae, du jus de sa plante qui fait pleurer comme la fumée, ou bien encore de ses feuilles qui ressemblent à de la fumée sortant de terre.

 

Description Botanique :

La fumeterre est une plante annuelle à tige molle et glabre qui ne dépasse en général pas 50 cm de haut. Ses feuilles sont gris-vert, alternes, à lobes étroits, lancéolés et glabres. Ses fleurs poussent en épis avec des grappes terminales. La fumeterre, genre fumaria, est une plante dite dicotylédone. On compte de 6 à 20 fleurs par épi. Elles ont une forme tubulaire et allongée et sont prolongées d'un éperon. La couleur des fleurs varie du blanc au rose, plus ou moins foncé, avec des taches pourpres à l'extrémité. Le fruit est une capsule ne renfermant qu'une seule graine. La fumeterre se plaît donc bien dans les jardins. L'occasion de l'observer ce week-end lors des visites «Bienvenue dans mon jardin au naturel», proposée par les CPIE partout en France. Ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.

 

Ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.

 

Informations et inscriptions au : 05 53 36 73 34 et sur contact@cpie47.fr.

Pour en savoir plus sur les activités du CPIE : www.cpie47.fr, www. biodiversite47.fr et Facebook CPIE 47.

 

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Publié le 08 juin 2019

En juin, «Bienvenue dans mon jardin au naturel !»

 

Juin met en lumière les jardins et cette année encore voit éclore de belles initiatives. Le CPIE organise les 14, 15 et 16 juin, son rendez-vous annuel autour du jardinage au naturel. Un temps d'échange très convivial qui permet au public de découvrir et partager des astuces, des savoirs faire et des pratiques respectueuses de l'environnement. Autant d'éléments qui constituent les grands objectifs affichés de cette manifestation gratuite et grand public. Pour cette 5e édition une nouvelle formule propose un focus sur trois approches différentes.

 

Trois jardins sinon rien !

Le premier rendez est donné à Villeneuve-sur-Lot, le vendredi 14 juin à partir de 18 h 15 sur le Parc François Mitterrand pour une présentation des techniques d'entretien alternatives des espaces publics. Le samedi sera consacré à une visite du jardin partagé de Paga (horizon vert), avec à partir de 14 h 30 une présentation des techniques de compostage et de broyat bien utile aux jardiniers amateurs.

 

 

Le dimanche c'est à Montpezat que se poursuivra la visite avec une autre facette du jardinage au naturel. Philippe Pottin jardinier amateur et adhérent du CPIE partagera sa passion avec le public. À 16 h un temps fort sera proposé au public avec la visite du jardin et la présentation des techniques respectueuses de l'environnement. Implantation du jardin, travail du sol, utilisation de semences et espèces locales de plants locaux issus d'une culture biologique, compostage, gestion économe de l'eau, autant d'éléments qui apportent ici pleine satisfaction. Un jardin comme on les aime, qui fleure bon le lien avec la nature.

 

Ces activités sont gratuites et ouvertes à tous.

 

Informations et inscriptions au : 05 53 36 73 34 et sur contact@cpie47.fr.

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Publié le 01 juin 2019

Quand le cèdre devient Remarquable

 

Dans nos régions, le cèdre (cedrus) majestueux est un symbole de grandeur et de longévité. Ce conifère peut mesurer 40 m de haut pour 20 m de large, avec une espérance de vie de 2000 ans. Le cèdre est en général très résistant aux maladies, il aime les sols légers, secs et légèrement acides. Il demande une exposition dégagée, à la fois ensoleillée et qui le protège du vent, attention aux trop fortes gelées et aux hivers rigoureux. Il existe quatre espèces de cedrus, toutes très fascinantes, qui ont donné naissance à de nombreux cultivars. Selon les espèces, la couleur de son feuillage persistant varie, il est généralement d'un léger vert-gris bleuté. Son bois est apprécié pour son parfum très agréable.

 

Les rameaux courts portent des aiguilles persistantes rassemblées en rosettes. Les cônes du cèdre ont une forme ovoïde particulière avec une surface lisse due aux écailles plaquées les unes sur les autres. Certaines espèces sont tout à fait remarquables par leur silhouette très allongée et hors du commun, à port légèrement pleureur. Il est l'emblème du Liban et orne le drapeau de ce pays. La meilleure place pour un cèdre est un emplacement en isolé, bien dégagé. Il ne peut se planter que dans un grand jardin.

 

Le Saviez-vous ?

Espèce forestière importante, on utilise son bois fin, léger et aromatique en ébénisterie ou pour en faire des charpentes. Sa résine odorante était utilisée pour embaumer les momies.

 

Ce mercredi, Laroque-Timbaut célébrera un de ses cèdres situé sur la commune, au lieu-dit «La Palouquette», chez Mme Masson, 3, avenue du Périgord. La remise du label «Arbre Remarquable de France» décerné des mains de Georges Feterman, président d'ARBRES, viendra honorer un des nombreux cèdres présents sur ce territoire rural. Donnant peut-être à l'avenir à Laroque-Timbaut, le nom de commune des Cèdres. Cela sonne bien pour la valorisation du chef-lieu de canton. Cette nouvelle distinction nationale porte désormais à 5 le nombre d'Arbres remarquables labellisés sur la carte postale arborée de l'agglomération du grand Villeneuvois. Le CPIE 47, à l'origine de ce travail d'inventaire, s'en félicite et s'en honore.

 

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MAI

Publié le 25 mai 2019

Plante européenne

 

Le sainfoin est originaire d'Europe, où il est cultivé depuis des siècles. Ses racines captent l'azote de l'air et enrichissent le sol grâce à une symbiose avec des bactéries. Cette légumineuse est une plante vivace fourragère dont le nom scientifique signifie «brouté par les ânes» (onobrychis viciifolia). Le terme provient des mots sain et foin et signifie “foin santé “. Tout est dit ou presque…

Sa culture est intéressante car elle permet de valoriser des sols calcaires secs et elle produit un excellent fourrage riche en protéines. La plante a de nombreux atouts environnementaux. Sa floraison est très favorable aux insectes pollinisateurs et pas uniquement à l'abeille domestique. Au moins 50 espèces d'abeilles sauvages la fréquentent !

 

Le sainfoin avait pourtant quasiment disparu des campagnes, détrôné par d'autres aliments pour animaux d'élevage, comme les tourteaux de soja.

Les qualités antiparasitaires de cette plante vont relancer sa culture : des granulés déshydratés de sainfoin commencent à être commercialisés et rencontrent beaucoup de succès (chevaux, bovins, brebis, chèvres et même lapins). Il a largement contribué à la réputation du miel du Gâtinais, terre d'un CPIE voisin en Nouvelle Aquitaine.

Sa consommation par les ruminants limite leurs émissions de méthane et d'azote, améliore la qualité du lait, ne présente pas de risque de météorisation et constitue un traitement naturel efficace contre les parasites intestinaux, permettant ainsi de réduire le recours aux médicaments.

 

Appelée sainfoin en France, lupinella en Italie, luzerne en Provence, Languedoc et Suisse. Le nom allemand de esparsette provient du nom français encore utilisé en Suisse (esparcette), lui-même probablement dérivé du provençal esparcet : épars.

 

Dans le calendrier républicain, «Sainfoin» est le nom attribué au 12e jour du mois de Floréal.

Ce sont des plantes herbacées, annuelles ou bisannuelles, à feuilles divisées, imparipennées, formées de 11 à 25 folioles, à fleurs blanches, roses ou rouges groupées en grappes allongées, et à fruits indéhiscents de forme aplatie aussi larges que longs.

 

En espaces verts, le sainfoin est une très belle plante, haute, vigoureuse, florifère. En fauchage tardif, elle se ressème naturellement.

 

Participez ce week-end au 24h de la Biodiversité à Lascrozes. Gratuit et ouvert à tous.

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Publié le 18 mai 2019

Frelon asiatique : le piège a bon dos

 

Voici une information qui balaie d'un revers de manche la pratique courante du piégeage du frelon asiatique. Largement diffusée depuis des années par ceux qui croient bien faire, l'utilisation de pièges en dehors d'un suivi scientifique ne sert à rien. Pire, elle est contre-productive pour les abeilles elles-mêmes, et détruit d'autres espèces.

Avec "la fable" du frelon asiatique, on a surtout fait disparaître des radars, les raisons réelles de la disparition des abeilles. Le varroa est le principal responsable de la perte des colonies d'abeilles depuis plus de trente ans. Ajoutons aussi l'utilisation de produits toxiques et phytosanitaires, qui sont toujours en vente sur le marché, et le dumping productiviste…

Le frelon, un contre-feu

La technique est connue. Pour masquer un problème souvent grave, allumer un contre-feu détourne le regard. Les réseaux sociaux et la presse s'en font l'écho, la charge émotionnelle et populaire ainsi créée fait le reste. Même si cela est dur à entendre, le frelon asiatique a bon dos.

Le piégeage ne sert à rien, contrairement à ce que préconisent certains apiculteurs, des particuliers, des entreprises, et même des associations d'environnement qui déploient des ateliers de fabrication avec des bouteilles plastiques…

Le Muséum national d'histoire naturelle diffuse les éléments qui confirment que le piégeage tous azimuts du frelon asiatique ne sert à rien en dehors d'un protocole de suivi scientifique très précis, uniquement au pied de la ruche, et de préférence au printemps. Le piégeage tous azimuts est même contre-productif, entraînant un effet inverse de renforcement de la présence et de prolifération du frelon. Qu'on se le dise…

 

Pour en savoir plus : http ://frelonasiatique.mnhn.fr/piegeage-de-printemps/

 

Ce mois-ci le CPIE 47 propose le Mai de la Biodiversité. Vendredi 24 et samedi 25 mai, participez à la première édition des «24 h de la Biodiversité» à Lascrozes. Gratuit et ouvert à tous.

 

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Pour en savoir plus : www.cpie47.fr, www. Biodiversite47.fr et Facebook CPIE 47

Inscriptions au 05 53 36 73 34 et sur contact@cpie47.fr

 

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Publié le 11 mai 2019

Le muflier sauvage : une grande plante

 

En ce moment la nature dite ordinaire s'invite autour de nous et notamment le long des routes. C'est là, sur un sol plutôt pauvre, calcaire, que ce muflier sauvage s'est implanté. Il est fleuri de mai à septembre. On le trouve aussi dans les jardins dans une forme cultivée, mais c'est bien du muflier sauvage dont il est question aujourd'hui.

Le grand muflier (antirrhinum majus) est originaire du bassin méditerranéen. Sa hauteur varie de 15 à 150 cm. C'est une plante herbacée ou arbustive annuelle de la famille des scrofulariacées. D'autres la classe parmi les plantaginacées.

 

La forme singulière du muflier à grandes fleurs est à l'origine du nom «gueule-de-loup» ou de «gueule-de-lion». Lorsque l'on pince les côtés de la fleur, elle s'ouvre comme une gueule. Les fleurs reçoivent la visite de plusieurs espèces d'insectes hyménoptères, essentiellement des bourdons du genre «bombus» et genres voisins, qui assurent la pollinisation entomogame. Ils sont suffisamment forts pour entrouvrir les lèvres de la fleur et s'introduire à l'intérieur de la corolle, pour y prélever nectar et pollen.

 

Les fleurs peuvent être blanches, rouges, roses ou jaunes. Ses feuilles sont étroites et ont une longueur de 2 à 8 cm.

Le muflier est connu dans les jardins depuis 1583. Il était l'hôte privilégié des jardins de curés. Les variétés horticoles sont cultivées comme plantes d'ornement pour leurs fleurs groupées. On l'utilise aujourd'hui en rocailles, murets, massifs, jardinières, fleurs coupées et en suspension selon la variété. Il offre un nombre très important de variétés et une gamme très riche de couleurs. Le muflier apprécie les sols drainants, humifères, à PH neutre. Il est sensible à l'appauvrissement annuel du sol.

 

Ce mois-ci, le CPIE 47 lance le Mai de la biodiversité. Plus de 30 actions sont réalisées dont certaines sont ouvertes au grand public. Renseignez-vous !

 

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Publié le 04 mai 2019

Le muguet du mois de mai

 

Le muguet est une institution, peut-être même une passion. Pour chacun, c'est un parfum ou un refrain de bon matin. Pour la presse, c'est un marronnier qui revient chaque année au mois de mai…

Le muguet de mai (convallaria majalis) est une herbacée vivace des régions tempérées. Il fleurit au printemps et serait avec la pervenche un bon bio indicateur d'ancienneté et de la naturalité de la forêt, là où sa présence est naturelle… Ses fleurs printanières, petites et blanches, forment des grappes de clochettes très odorantes. Selon la classification, il fait partie de la famille des liliaceae. À l'état sauvage le muguet est menacé et figure sur la liste rouge des espèces végétales protégées. On trouve des populations calcicoles dans les bois, les haies ainsi que dans les pâturages de montagne (jusqu'à 2 000 m). C'est une espèce de demi-ombre.

Porte-bonheur

Le brin de muguet (photo Jean-Manuel Torrès, CPIE) est célébré depuis l'antiquité comme annonciateur du printemps et du retour des beaux jours. Pour bien en profiter, achetez donc les brins cultivés et vendus dans les rues ou chez les fleuristes qui seront ainsi ravis. Offrir la fleur à clochettes blanches s'ancre dans la tradition du Moyen Âge. En 1561, Charles IX, qui reçu un brin de muguet, décida d'en offrir aux dames de la cour chaque année. Devenu populaire en 1900, le muguet se trouva au centre d'une fête organisée par les couturiers parisiens le 1er mai.

Mai pour le CPIE est aussi le mois de la biodiversité. Un mois d'activités très dense avec une trentaine d'actions sur le département. C'est aussi un anniversaire cette année avec plusieurs temps d'animations, de rencontres, d'ateliers et d'activités tout public sur le centre nature de Lascrozes à Villeneuve-sur-Lot. Là où il y a un an tout juste, le CPIE installait son Point Info Biodiversité, centre de ressources, d'animation et d'éducation à l'environnement pour un développement durable.

 

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AVRIL

Publié le 27 avril 2019

La glycine embaume l'espace et régale les bourdons

 

Petit retour au jardin cette semaine, où après la traditionnelle quête des œufs de Pâques, la couleur et l'odeur particulière de cette plante nous attire. Focus sur la glycine, plante ornementale que l'on trouve aussi bien chez les particuliers que dans l'espace public. En général sa présence ou sa taille, tout autant que sa couleur ou son odeur, ne passent pas inaperçues. Si le coin nature s'y intéresse cette semaine c'est parce qu'elle attire fortement les insectes, pollinisateurs, et notamment les bourdons qui viennent s'y poser et s'y régaler au sortir de l'hiver. Fleurie d'avril à juin, la glycine est une plante de la famille des légumineuses ou Fabacées. Le genre Wisteria compte 10 espèces de grimpantes, originaires d'Asie et des États-Unis. Offrant un épais feuillage, selon les espèces et cultivars, les fleurs sont violettes, bleues ou blanches. Elle est arrivée en France en 1816. La fragrance de la glycine est appréciée en parfumerie, et entre dans la composition des parfums de grandes marques.

Pour les plus sensibles, la glycine en langage des fleurs exprime la tendresse, et en bouquet une amitié. Qu'on se le dise…

Le saviez-vous ?

La glycine du Japon s'enroule sur son support dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que la glycine de Chine s'enroule dans le sens inverse. Allez comprendre ! Cette petite anecdote en appelle une autre. À la différence des autres plantes grimpantes, elle est capable de s'accrocher à un support placé à l'horizontal. Ses tiges s'enroulent et se lignifient en produisant du bois avec les années.

Elle aime les situations ensoleillées et chaudes, à l'abri des vents forts et frais, qui peuvent endommager ses boutons floraux à la sortie de l'hiver. Contre un mur orienté à l'ouest, elle profitera du soleil chaud de l'après-midi et de la chaleur emmagasinée.

Rustique sous nos climats, elle supporte des températures négatives allant jusqu'à – 20 °C.

En attendant, profitez bien des senteurs naissantes du printemps, avant l'arrivée attendue du traditionnel muguet de mai. Et participez si vous le souhaitez, au concours photo mensuel proposé par le Point Info Biodiversité de Lot-et-Garonne.

 

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Publié le 20 avril 2019

Tulipe de l'Agenais ou Œil de Soleil

C'est à l'approche de Pâques que cette tulipe emblématique du département est fleurie. Depuis quelques années selon le calendrier, elle a tendance à être plus précoce. Le changement climatique en serait il la cause ?

La Tulipe de l'Agenais (Tulipa agenensis) est une espèce géophyte qui appartient à la famille des Lilliacées. Originaire du nord-ouest de l'Iran, on la trouve à l'état sauvage en Europe. En France elle est présente en Lot-et-Garonne, et plus rarement en Midi Pyrénées et Provence. On la trouve dans les vergers de pruniers et les bordures de champs.

La tulipe de l'Agenais, malgré son nom est tout comme le pruneau plutôt installé sur les coteaux du nord et de l'est du département, sur le Villeneuvois. Dilemme éternel de l'appartenance à un terroir et d'un petit chauvinisme ambiant. La tulipe agenensis appelée aussi Œil de soleil est aujourd'hui mieux connue des Lot-et-Garonnais, ce qui ne fut pas toujours le cas.

Le saviez-vous ?

Cette tulipe n'intéressait pas grand monde dans les années 1983 quand fut créée par quelques jeunes motivés l'association ARPE 47. La vision désolante d'un verger de pruniers autrefois florissant à Monbahus, dont les tulipes rouges étaient ravagées par le désherbant suffit à un engagement incessant. Ainsi fut lancé l'inventaire de plantes compagnes des cultures, menacées de disparition sur le département. Sorties de terrain, stands, animations, articles de presse se sont enchaînés. Au printemps suivant, Marie France Zanette journaliste du Petit Bleu se déplaça avec un photographe, pour réaliser une double page en couleur consacrée aux plantes compagnes des cultures en voie de disparition. Ce fut un détonateur.

C'est ainsi que l'ARPE 47 labellisée depuis Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement, CPIE Pays de Serres Vallée du Lot, rend encore hommage à la flore et à la faune de ce territoire qui l'a vu naître.

Rapportée d'Orient la tulipe rouge dite Œil de soleil, a su s'acclimater et offrir un rouge écarlate au département. Cette espèce patrimoniale est aujourd'hui en constante diminution. Elle ne supporte ni les labours profonds, ni les désherbants. Deux pratiques encore trop utilisées dans les champs, et les vergers de pruniers du Lot-et-Garonne.

 

Vous pouvez signaler les endroits où elle est encore présente au CPIE ARPE 47.

 

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Publié le 13 avril 2019

Une liste rouge pour les espèces menacées

 

On sait aujourd'hui qu'une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d'un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d'extinction mondiale. Sans parler de la diminution inquiétante d'espèces d'oiseaux et plus largement de ce que l'on nomme communément l'érosion de la biodiversité. L'UICN comprenez l'union internationale pour la conservation de la nature a longtemps œuvré à la constitution d'une liste de référence pour suivre l'état de la biodiversité dans le monde.

La Liste rouge de l'UICN est désormais un indicateur reconnu. Cette liste constitue l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s'appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d'extinction de milliers d'espèces et de sous-espèces. Pour être des plus complets ces critères s'appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde.

Diversité biologique

Fondée sur une solide base scientifique, la Liste rouge de l'UICN est reconnue comme l'outil de référence le plus fiable pour connaître le niveau des menaces pesant sur la diversité biologique spécifique. Sur la base d'une information précise sur les espèces menacées, son but essentiel est d'identifier les priorités d'action, de mobiliser l'attention du public et des responsables politiques sur l'urgence, et l'étendue des problèmes de conservation,

Elle vise à inciter tous les acteurs à agir en vue de limiter le taux d'extinction des espèces.

La Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles. Quelles sont les espèces menacées ? Par quoi ou qui telle espèce est-elle spécialement menacée ? Combien y a-t-il d'espèces menacées dans le monde ? Combien a-t-on dénombré de disparitions d'espèces ?

Classification

Chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l'une des neuf catégories. Éteinte (EX), Éteinte à l'état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE).

Ces critères sont basés sur différents facteurs biologiques associés au risque d'extinction : taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition.

 

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Publié le 07 avril 2019

L'arbre, un ancêtre en plein développement

 

Le premier arbre connu date du dévonien. Il s'agit d'archaeopteris, qui aurait vécu il y a 370 millions d'années. Archaeopteris (excusez du peu !) appartient au groupe fossile des progymnospermes. Il est considéré par de nombreux scientifiques comme le premier arbre moderne. Le genre archaeopteris possède plus de caractéristiques communes avec les plantes à graines que toute autre plante fossile connue. On le rencontre dans les strates datant du dévonien supérieur (de nombreux indices tendent à montrer qu'il serait présent dès le dévonien moyen) jusqu'au carbonifère inférieur.

 

En botanique, le port désigne l'aspect général et le mode de croissance d'une plante. Les arbres isolés en plein champ ont parfois sous nos latitudes un port caractéristique. Parfois remarquables de régularité, boutées à cou tendre par des vaches ou autres herbivores qui grignotent leur branchage.

 

Il existe plusieurs manières de catégoriser les arbres, par origine, (autochtones, introduits, ou acclimatés), par groupements décrits par la phytosociologie et par type de forêt.

 

L'arbre peut être classé selon la strate qu'il occupe et son caractère dominant. L'arbre hors forêt est appelé champêtre. Il peut être isolé au milieu d'une prairie, sur la place du village, en alignement. Il peut marquer une limite, être en haie, sur talus, ou arbre fruitier.

 

Les forestiers, eux, classent les arbres en essences, feuillus ou résineux. Et selon des lieux qui répondent à la typologie des stations forestières, à leur utilité sylvicole (essence-objectif).

 

Le rôle, la hauteur, le diamètre (petit bois, moyen bois, gros bois ou très gros bois) ou encore leur surface terrière sont retenus.

 

L'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) a évalué dans les années 1990 quelque 100 000 espèces arborées ou arborescentes connues sur l'ensemble de la planète. Une modélisation réalisée en 2008 confirme cette estimation. Cependant la forêt primaire a quasiment disparu ou est fortement menacée notamment pas une exploitation démesurée.

 

Ce jeudi, un projet de reconnaissance des droits de l'arbre a été présenté à l'Assemblée nationale. C'est aussi ce jour-là que le film «Arbres Remarquables» était à l'affiche du cinéma CGR d'Agen en sortie nationale. En collaboration avec le CPIE 47 qui anime un observatoire local de la biodiversité sur les arbres remarquables du département.

 

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Publié le 1er avril 2019

Les corbeaux, futurs yeux de la vidéo-surveillance

Le corbeau est classé nuisible (coin nature 30 mars). Cela pourrait changer et révolutionner la vision animale. Des chercheurs anglais pionniers en vidéo surveillance ont imaginé un nouvel avenir à l'animal avec l'implantation d'une caméra en forme de 3e œil, greffé au-dessus de la tête. Brexit oblige, le droit évolue et celui de l'image devient un enjeu financier. En reconversion, la City de Londres est sur les rangs.

L'intelligence et l'organisation sociale du corbeau sont très supérieures à la moyenne des oiseaux. Capable de communiquer par signes, il se souvient du visage d'un humain qui ne collabore pas ou lui fait du mal. Son utilité est connue. Roland envoyait des messages à Charlemagne, il veille encore aujourd'hui sur la tour de Londres, au Puy du Fou il est utilisé pour ramasser les mégots des visiteurs. Le faucon chasse les pigeons, le drone surveille les frelons, le corbeau filmera les mouvements de foule.

Corbeau vigilant

À Nice, la reconnaissance faciale fut testée lors du dernier carnaval. Équipé d'une petite caméra, il pourrait transmettre des images des habitants, survoler les ronds points, surveiller les lacs d'irrigation illégaux, ou les maisons en l'absence du propriétaire. Des numéros sont déjà installés sur les boîtes aux lettres des cantons ruraux pour la géolocalisation et la distribution de courrier. À terme, une horde de corbeaux pourrait assurer la distribution des colis. D'abord ouvert aux entreprises ce service serait ensuite étendu aux particuliers. L'entreprise High Tech Plum prévoit de créer une école de management avifaune à l'Agropole. L'application est vaste, l'enjeu économique énorme. Le corbeau pourrait retrouver les touristes égarés du futur Center parc, combattre l'absentéisme scolaire, passer expert en surveillance des maisons de retraite et prisonniers sous bracelet électronique. En conclusion «wait and see» attend et regarde ! Le corbeau sait déjà différencier l'humain fiable du tricheur. Comme dans la série Games of Thrones, «winter is coming».

 

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MARS

Publié le 30 mars 2019

Le corbeau n'est pas celui que l'on croit

Corbeau est un terme général pour évoquer plusieurs espèces du genre «corvus». Ce terme est utilisé pour désigner diverses espèces de corvidés à plumage noir qui comprend aussi les corneilles.

Le corbeau est un oiseau réputé pour sa grande longévité qui pourrait dépasser 30 ans. Il n'a quasiment jamais été chassé sauf dans les périodes de grande famine. Sa chair est considérée comme immangeable. À moins d'une très longue cuisson. Le corbeau est ici classé nuisible.

Description

Le grand corbeau a un plumage brillant avec des plumes irisées bleu-violet. Il porte de longues plumes ébouriffées sur la gorge. Elles forment un arrondi, comme un éventail semi-circulaire. Elles sont utilisées pour la communication entre membres d'un groupe. Les ailes sont longues et pointues. Les ailes primaires sont nettement séparées quand il plane. La queue est de forme carrée et souvent légèrement déployée. Le corbeau a un bec long, robuste et noir, légèrement recourbé. Son bec est plus vigoureux que celui des corneilles. Le mâle est un peu plus grand que la femelle.

Le grand corbeau est bruyant. Selon les différentes intentions et le contexte, il émet des séries de cris variés. Les cris habituels sont des cris d'alarme, de poursuite et de défense du territoire. Ce sont des cris haut perchés et rauques.

Le grand corbeau est capable d'imiter d'autres sons. Le cri le plus commun est un profond «croak» ou des sons ressemblant à des coups frappés sur une porte.

Le saviez-vous ?

Son intelligence et son organisation sociale sont très supérieures à la moyenne des oiseaux.

L'intelligence des corbeaux correspond à celle d'un enfant de 2 à 5 ans. Ils sont capables de communiquer par signes et ont un intérêt pour les jeux. Ils sont également capables d'empathie pour les autres.

Dans les mythologies nordiques, il est le messager du dieu Odin ; dans la mythologie amérindienne, le Grand Corbeau est à l'origine de la création du monde et le protecteur des humains. Du fait d'un comportement charognard, le corbeau a aujourd'hui une mauvaise réputation en occident. Ceci n'a pas toujours été le cas.

 

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Publié le 23 mars 2019

Côté jardin, c'est la fête du printemps

 

Signe annonciateur, les giboulées de mars sont caractéristiques de ce mois charnière entre la fin de l'hiver et le début du printemps, avec des averses de pluie forte, de grêle, de neige fondue, de grésil. Des froids assez rigoureux peuvent encore se produire. Les giboulées de mars marquent juste l'arrivée progressive du printemps, vous allez donc pouvoir recommencer de façon plus intense, progressivement, vos interventions au jardin.

 

Les fleurs se développent de plus en plus, les protections hivernales vont pouvoir être progressivement retirées, et vous allez pouvoir vous adonner aux tailles de mars, réputées les meilleures, selon l'adage bien connu.

 

Au verger c'est le moment de greffer, tailler, planter… Depuis quelques mois, les arbres fruitiers attendent leur tour. Si la taille n'a pas encore été faite, ne tardez plus car les fruitiers mettent leurs feuilles, et déjà pour certains leurs fleurs.

 

Au jardin d'ornement

 Les fleurs de saison pointent leur nez et commencent à égayer le jardin : primevères, amélanchier, cognassier du Japon, prunus, mimosa, et évidemment l'incontournable forsythia jaune, annonciateur de l'arrivée du printemps !

 

Plantez les vivaces ainsi que les bulbes à floraison estivale et automnale. Semez les annuelles, uniquement sous abris : pétunias, verveines, sauges, œillet d'Inde, cosmos…

 

Pour les arbustes, taillez toutes les haies, ainsi que le camélia défleuri, l'hibiscus, la glycine… Taillez aussi vos derniers rosiers. Terminez la plantation des arbustes caduques à racines nues et des arbustes persistants en motte.

 

Au potager

 Les semis sous châssis et les premières divisions de plants ouvrent le bal. En passant par la serre, on active les semis délicats qui s'impatientent déjà… Le potager commence à s'agiter : boutures, plantation des bulbes comestibles, divisions de certaines aromatiques, et nombreux semis précoces et délicats sous châssis…

 

N'oubliez pas cependant que les protections hivernales sont encore utiles. Patience, le printemps qui s'annonce est une saison d'effervescence pour tous les jardiniers.

 

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Publié le 16 mars 2019

Jardin de mars : le bon départ !

 

Qu'on se le dise : «Quand mars bien mouillé sera, beaucoup de fruits tu cueilleras».

Que planter, semer et faire en mars ? Pour cette période consacrée au jardin, l'activité de mars pourrait être plus que chargée. Au potager, semis de laitue, de chicorée, fèves et betteraves rouges peuvent être entrepris, tout comme les poireaux, qui seront ensuite repiqués fin juin pour une récolte en automne-hiver.

Avec précaution, les premiers semis de tomates peuvent être faits si vous avez une mini-serre au chaud, ou à l'abri dans un coin de la maison, comme le font de nombreux jardiniers amateurs. Il est encore temps de mettre en terre les pommes de terre, et, pour les retardataires, ail rose et oignon blanc. Si vous avez des artichauts, les pieds sont à multiplier en choisissant les plus beaux œilletons pour les repiquer.

Du jardin au verger

La taille des arbres fruitiers est encore d'actualité, s'il ne fait pas trop froid, et n'oubliez pas la vigne, taille tôt taille tard, rien ne vaut la taille de mars…

C'est bien aussi la dernière ligne droite pour planter les arbres fruitiers qui devront être bien arrosés si nécessaire pour aider à la reprise. C'est le bon moment pour planter les arbustes à petits fruits rouges, groseilliers, framboisiers, cassissiers. Quelques arbustes de haies trouveront aussi leur place ce mois-ci, en prenant soin de les tailler un peu lors de la plantation.

C'est encore le bon moment pour attacher les rameaux des arbres fruitiers palissés. Pour la greffe en fente et notamment les cerisiers, il faut s'assurer que le risque de gelée ait bien disparu. Pour finir, le conseil le plus approprié est bien de jardiner au naturel. Si ce n'est déjà fait, bannissez sans regret les produits phytos coûteux et toxiques, tant pour le jardin que pour la santé. On se conforte ainsi dans l'idée qu'un jardin est avant tout une affaire d'observation, d'équilibre, de savoir-faire et de bon sens.

Côté activité du CPIE, il est l'heure pour les jardiniers amateurs de s'inscrire pour l'opération «Bienvenue dans mon jardin au naturel», qui a lieu chaque année au mois de juin. Cette opération nationale du réseau des Centres permanents d'initiatives pour l'environnement est dédiée aux jardiniers amateurs qui ouvrent leurs portes pour partager leurs connaissances et les bons gestes du jardinage au naturel.

 

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Publié le 09 mars 2019

Mars est de retour : taillez la vigne toujours !

 

Ce mois-ci, «Le Coin nature» revient au jardin. La taille de la vigne est une étape importante qui conditionne la bonne fructification et la récolte à l'automne prochain. Elle n'est pas compliquée mais quelques règles s'imposent pour obtenir de magnifiques grappes de raisin.

Il est encore temps de s'inscrire pour le stage de taille de la vigne qui aura lieu le samedi 16 mars au matin, à Tombeboeuf. La vigne sera à l'honneur avec un des grands spécialistes du pays, Patrice Gentié, directeur des pépinières du même nom, qui animera ce stage très pédagogique destiné aux amateurs et aux passionnés.

La taille se fait en hiver. La vigne est à ce moment-là en repos végétatif et la sève est descendue. La période idéale se situe entre février et mars, hors périodes de gelées. N'ayez pas peur de vous lancer car aucune taille n'est en soi mauvaise et votre expérience vous aidera à maîtriser parfaitement l'art de la taille. Attention tout de même car une erreur de coupe peut être fatale et vous vous retrouvez alors sans raisin à l'automne… Ici c'est l'expérience qui finit par parler. Il faut renouveler la vigne au fil des ans en supprimant le plus vieux bois et en laissant de nouvelles pousses prendre de l'ampleur.

Calage et pliage

C'est de février à fin mars que le calage qui consiste en l'attachage des pieds sera réalisé.

On pose un lien qui maintiendra le cep de vigne. On le vérifie chaque année pour éviter qu'il ne se couche avec le poids de la vendange. On utilise pour cela un lien naturel, biodégradable, ou des liens plastifiés, et parfois du fil de fer.

Le pliage, également appelé arcure pour la forme que l'on donne au sarment, s'effectue aussi en février ou mars, une fois le calage terminé. Le bois de taille laissé sur le pied est attaché et alors cintré, parfois même fixé sur un fil porteur pour que les futures grappes soient sur un même plan pour la vendange. Le débourrage marque le début du cycle végétatif. Il se fait entre mi-mars et mi-avril. La vigne commence alors à pousser. C'est l'éclosion des bourgeons qui laissent apparaître les jeunes pousses.

 

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Publié le 03 mars 2019

Quand mars arrive, le jardin s'éveille…

 

Depuis quelques jours, la nature s'éveille. L'occasion d'aller au parc des expos de Villeneuve où le Salon de l'Habitat a lieu jusqu'à aujourd'hui dimanche. Le CPIE y invite le public à découvrir «un carré pour la biodiversité» pour se familiariser avec la nature et le jardin au naturel. Ce «carré» pourra vite devenir un espace de rêve pour la faune et la flore locale et ce que l'on appelle aussi «la nature ordinaire».

 

Définition

Un carré pour la biodiversité est un observatoire grandeur nature, accessible à tous. Il s'adresse à tous (adultes, enfants, professionnels, collectivités, associations) et à tous les espaces.

En créant «un carré» jusqu'à la fin de l'été (sans coupe, ni engrais, ni pesticide), les volontaires pourront alors observer, seuls, en groupe, ou en famille, les espèces végétales et animales qui s'y développent. Le carré pour la biodiversité devient un support pédagogique d'observation et d'investigation scientifique. La découverte d'espèces assez communes, mais pourtant méconnues met les sciences participatives à l'honneur.

 

Marche à suivre.

Pour faciliter les observations et analyser les données recueillies, les participants utilisent un ou plusieurs protocoles scientifiques selon les espèces présentes, le milieu choisi, et le niveau de chacun. Les protocoles proposés par les CPIE sont établis par le Muséum national d'histoire naturelle. Les participants contribueront à améliorer le niveau de connaissance sur la répartition et l'abondance des espèces sur tout le territoire français.

 

Avec le CPIE 47.

Cette action concrète est une véritable occasion de se tourner vers des pratiques alternatives, favorables à la préservation de la biodiversité. Elle permet de prendre conscience de l'impact néfaste sur la nature et la santé, de l'utilisation des désherbants, pesticides, engrais chimiques, etc. Elle encourage de nouvelles pratiques d'entretien différencié des espaces verts et des jardins. Pour en savoir plus rendez-vous au Salon de l'habitat. Entrée gratuite.

 

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FÉVRIER

Publié le 23 février 2019

Le bourdon est de sortie, le printemps approche

 

Après la série consacrée aux zones humides, le coin nature va maintenant faire un tour au jardin. L'hiver est encore là, mais les jours rallongent peu à peu. Même si les journées restent encore froides, elles se réchauffent dès qu'un brin de soleil apparaît. Le printemps n'est pas loin et il suffit de faire un tour au jardin pour s'en rendre compte.

 

Les bourdons et autres petits insectes sont de sortie et butinent déjà sur les petites fleurs du jardin, comme par exemple le lamier pourpre ou la véronique de perse..

 

Les bourdons, genre Bombus, sont des insectes sociaux volants de la famille des Apidae.

 

Comme l'abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves.

 

Ce sont des pollinisateurs et ces bourdons là, doivent être aussi bien respectés que l'abeille dite domestique. L'homme aime bien domestiquer la nature avant de la détruire.

 

Le bourdon pique t – il ?

Oui, les bourdons peuvent piquer. Ces insectes font en réalité partie de la grande famille des abeilles et, comme chez toutes les abeilles, les femelles (reines) et les ouvrières ont un dard qui leur sert à se défendre. Le dard est absent chez les mâles. Le dard est en relation avec une poche à venin. Comme celui de l'abeille domestique, le dard est équipé de petites «barbules» autour desquelles notre peau se referme et qui l'empêchent d'être retiré. En chassant avec la main le bourdon, on lui arrache le dard et la glande à venin située à l'intérieur du ventre, ce qui le tue.

 

Les piqûres des bourdons ne sont pas dangereuses du tout, sauf en cas d'allergies ou d'intoxication. En ce qui concerne l'allergie, seule une piqûre peut la déclencher et nécessite parfois une hospitalisation qui reste très rare. Quant à l'intoxication, elle est due à de nombreuses piqûres, et donc à l'accumulation de venin, lorsque l'on dérange le nid, par exemple. Mais ce dernier cas est extrêmement rare avec les bourdons qui vivent de façon discrète et ne sont pas agressifs.

 

De fait, les bourdons ne piquent pratiquement jamais, sauf s'ils sont saisis et serrés dans la main dans un ultime réflexe de défense. Avec un peu de délicatesse, les bourdons se laissent prendre dans la main sans réagir…

 

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Publié le 16 février 2019

Zones humides et partage de l'eau - Acte III

La reconnaissance des intérêts patrimoniaux et fonctionnels des zones humides au niveau international prend consistance en 1971 par la ratification de la convention RAMSAR.

Elle est relayée par des directives-cadres européennes (Directive cadre eau, 2000). En France, il faut attendre la loi sur l'eau de 1992 (loi n° 92-3) pour voir la prise en compte de zones humides notamment à travers leur capacité à contribuer à la gestion équilibrée de la ressource en eau. Les critères de végétation et d'hydrologie y sont suffisants pour définir une zone humide. Ce sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas 6 m». Un seul critère est mis en avant, la présence de l'eau (avec une notion de profondeur), avec intégration de quelques baies et estuaires.

 

 

L'eau, c'est la vie

Caractérisées par leur richesse écologique, les zones humides jouent un rôle fondamental pour la préservation de la diversité biologique, la lutte contre les inondations et le maintien de la qualité des eaux. Lieux d'une grande productivité, elles abritent 35 % des espèces rares et en danger. Ce sont également des milieux complexes et spécifiques car l'efficacité de leurs fonctions dépend à la fois du type de zone humide (alluvial, stagnant, maritime…) et des caractéristiques hydrogéomorphologiques du site considéré (hydrologie, nature des substrats traversés, battement, forme de la vallée, pédologie…).

 

 

Un patrimoine mondial

Longtemps considérées comme des milieux insalubres, sources de maladies et de disparitions, les zones humides ont suscité des inspirations négatives dans l'imaginaire de l'homme. Au fil des siècles, elles ont été investies et domptées, assainies par certains, asséchées par les autres. Qui se souvient que la ville de Bordeaux, tant adoubée aujourd'hui par l'opinion publique pour son attrait et son patrimoine reconnu mondial par l'Unesco, est construite sur des zones de marécages autrefois insalubres ?

 

Une actualité locale

L'eau aiguise les appétits. La polémique autour du projet de lac de Caussade échauffe les esprits selon que l'on parle d'usages de l'eau, de partage de la ressource, ou d'accaparation d'un bien public. Les intérêts divergent et cristallisent les rancœurs. Un débat sur l'eau qui fera encore couler beaucoup d'encre… et qui n'est pas près de se tarir.

 

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Publié le 09 février 2019

Zones humides : on y revient pour l'acte 2

Comme évoqué la semaine dernière, les zones humides sont des réservoirs de biodiversité qui rendent de nombreux services. On les décrit comme de véritables éponges naturelles, elles participent aussi à la lutte contre le changement climatique.

Régulateur naturel

 Reconnues aujourd'hui pour leur rôle de régulation du climat, elles peuvent influencer localement les précipitations et la température atmosphérique via les phénomènes de transpiration et d'évapotranspiration, et peuvent modérer les effets de sécheresse.

 

Les zones humides sont les plus importants puits de carbone naturels, un carbone séquestré par la végétation très diversifiée qui s'y trouve, via la photosynthèse.

 

Bénéfice reconnu

Les zones humides offrent un bénéfice pour ce que l'on nomme traditionnellement «les usages», avec une production de biens et de services aujourd'hui mesurables : valeurs économiques, touristiques, récréatives, culturelles, patrimoniales, éducatives, esthétiques, scientifiques, mais aussi des services de production et d'approvisionnement, y compris pour la santé humaine…

 

Le saviez-vous ?

Créée par la loi sur l'eau de 1964, l'Agence de l'eau Adour-Garonne est un établissement public de l'État. Elle a pour missions de lutter contre la pollution et de protéger l'eau et les milieux aquatiques. Le changement climatique est une réalité qui va impacter au quotidien l'environnement, les populations, et les territoires du bassin Adour-Garonne. L'agence propose également de façon régulière, des débats publics sur l'eau au cours desquels chacun peut s'informer, et donner son avis.

 

À venir

Le mercredi 20 février, à 14 h 30, le CPIE 47 proposera une nouvelle sortie de terrain à la découverte des zones humides sur le site du Moulin de la Ville à Tombeboeuf. Au programme, une présentation du travail engagé depuis plus de 12 ans maintenant, notamment le maintien et l'entretien des zones situées de bords de ruisseau, zones inondables qui jouent un rôle tampon de régulation. Une contribution locale et efficace pour diminuer l'impact du changement climatique.

 

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Publié le 02 février 2019

Les zones humides : des éponges naturelles

 

Chaque année le 2 février la Journée Mondiale des Zones Humides célèbre l'anniversaire de la «Convention de Ramsar», du nom de la ville d'Iran où elle a été signée le 2 février 1971.

 Les zones humides sont des «éponges naturelles» qui reçoivent de l'eau, la stockent et la restituent. Elles jouent ainsi un rôle dans la prévention contre les inondations.

 

Elles limitent l'assèchement des nappes phréatiques en période chaude en restituant progressivement l'excès d'eau stocké en période pluvieuse.

D'un point de vue physiques et biochimiques elles sont des filtres naturels qui contribuent au maintien et à l'amélioration de la qualité de l'eau.

 

Réservoirs de biodiversité

Véritables épurateurs elles ont la capacité de retenir voire d'éliminer les matières en suspension, les polluants (métaux lourds, produits phytosanitaires…) et les nutriments notamment par le biais des végétaux.

 

Les zones humides sont aussi de véritables réservoirs de biodiversité qui confirment leurs fonctions écologiques. Elles présentent un véritable intérêt patrimonial. Elles réunissent de nombreux habitats et de nombreuses espèces, 30 % des espèces végétales remarquables et menacées et 50 % environ des espèces d'oiseaux. Ce sont des zones d'alimentation, de reproduction, d'abris, de refuge, et de repos pour une multitude d'espèces animales et végétales et assurent des fonctions vitales pour le cycle de vie.

Les zones humides participent aussi à la lutte contre le changement climatique. On en reparlera la semaine prochaine.

 

Tout près de nous, le vallon de Vergnote reconnu espace naturel remarquable, fait partie du réseau régional des sites naturels. C'est le résultat d'un travail engagé par le CPIE et la commune de Masquières.

Samedi prochain 9 février après midi, une visite gratuite lui est consacrée pour découvrir l'action engagée depuis 2007.

 

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JANVIER

Publié le 26 janvier 2019

Crôa, Crôa, crois-tu la reconnaître ?

 

Nom de code : "Henriette la rainette" ! Le quiz de la semaine dernière concernait un sympathique batracien, à la couleur vert pomme caractéristique. Les soirs d'été, la rainette sait donner de la voix.Très présente dans les jardins mais aussi dans les parcs des grandes villes,elle est un sujet d'observation idéal pour les enfants et les plus grands.

Rainette, qui es-tu?

La rainette est un amphibien faisant partie de la famille des hylidae.

Cette petite grenouille verte est majoritairement représentée dans notre pays par deux espèces :la rainette arboricole (hyla arborea) vivant dans les deux tiers du nord de la France, et la rainette méridionale (hyla meridionalis) qui est présente dans toutes les régions où le climat reste clément. En Corse,évidemment, c'est la rainette sarde (hyla sarda) qui officie.

 

Ces grenouilles ont toutes en commun une petite taille  (de 3 à 6 cm) et une belle couleur vert pomme parfois très vive. Une bande noire partant de la pointe de la narine jusqu'aux pattes postérieures crée un contraste très réussi. Notons que chez les rainettes méridionales, cette bande est beaucoup plus courte, s'arrêtant au-dessus de la patte antérieure. Ce signe distinctif permet de reconnaître les deux espèces, tout comme le chant du mâle, très rapide chez l'espèce arboricole et plus lent chez la méridionale. Ce n'est donc pas une légende, même chez les grenouilles, dans le sud, on sait prendre son temps !

La rainette sarde, quant à elle, ressemble à l'espèce arboricole mais peut présenter de légères taches brunes sur le dos.

 

A la question posée, nous avons eu plusieurs réponses par mail et via Facebook. Le joli prénom d'Henriette à même était proposé... et adopté ! Henriette sera donc le prénom de la rainette verte en 2019. Pour tous les participants, un poster des amphibiens d'Aquitaine vous est offert. Il vous attend dans les locaux du CPIE.

Pour les autres, persévérance paiera, car l'observation de la nature est déjà un cadeau en soi.

 


Publié le 19 janvier 2019

Un dragon dans mon jardin ? Observez et signalez !

 

L'opération «Un Dragon dans mon jardin» redémarre en ce début d'année 2019. Proposé par le CPIE, l'Observatoire local de la biodiversité (OLB) vise à renforcer la connaissance du territoire grâce à la collecte de données sur les espèces – faune et flore terrestre ou aquatique – en sensibilisant à la biodiversité, et en impliquant les habitants et acteurs pour ces observations.

Aujourd'hui une question et une photo prise hier d'une fraîcheur exquise comme l'histoire qui l'accompagne.

Le quiz de la semaine

Dans cette maison, un sapin en palette fait main, «tendance écolo» et recyclage obligé, avait pris place, pour la décoration de Noël.

Lors du démontage, un intrus a été repéré. Ce petit animal s'était glissé entre deux lames de palettes. Il s'est tenu à l'écart du froid extérieur ! Un indice ? A l'état naturel, la bestiole peut prendre de la hauteur. Elle aime se mettre à l'abri, et rester immobile à observer le paysage. Dans une maison en pierre, elle a su trouver un bon refuge à côté des plantes vertes, et s'est bien gardée de se manifester avec son chant caractéristique, pour ne pas se faire repérer.

Remise en liberté à l'extérieur, elle va sagement attendre l'arrivée de la Journée mondiale des zones humides prévue le 2 février. Une date qui met chaque année en lumière l'intérêt des espaces naturels que sont les mares, étangs, sources, et ruisseaux.

 

Quel est cet animal ?

Pour bien commencer l'année et partager la biodiversité qui nous entoure, n'hésitez pas à nous transmettre le nom de cet animal (et son prénom éventuellement !). Chaque participant se verra remettre un poster des amphibiens d'Aquitaine, et sera invité à participer à une prochaine activité de l'association. Soyez tous les bienvenus !

 

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Publié le 12 janvier 2019

La bonne année du tarier pâtre

 

Le tarier pâtre, de son nom latin saxicola rubicola, est tout aussi connu sous le nom de traquet pâtre. C'est une espèce de passereaux appartenant à la famille des muscicapidae, groupe d'oiseaux de taille petite à moyenne (10 à 20 cm de longueur).

 

Le tarier pâtre niche dans divers milieux de landes et de près ainsi que dans les friches ou en marge des cultures. Dans certaines régions, on le trouve dans les clairières, sur les pentes buissonneuses des montagnes, parmi les dunes et le long des plages. Trois conditions sont requises : le tarier pâtre doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de postes plus élevés pour surveiller son domaine et se lancer dans les vols nuptiaux.

 

Le tarier pâtre se pose toujours à découvert en divers endroits : sommet de poteaux, hautes branches d'arbustes, fils de clôture, piquets, murs de pierre ou escarpements rocheux dans les champs, les prés ou le bord des chemins. Il remue continuellement la queue et agite les ailes. Il peut la maintenir dressée lorsqu'il reste pendant de longues minutes sur le même perchoir. Même en dehors de la période de reproduction, dans nos régions, les deux membres du couple restent à proximité l'un de l'autre. Ils ne s'éloignent jamais à une distance qui dépasse les 50 m. Bien souvent, ils ne sont séparés que par 15 m. Si l'un des deux prend son envol parce qu'il est dérangé, l'autre le suit rapidement et ils reviennent ensemble dans leur territoire dès que l'alerte est passée.

 

Le tarier pâtre se nourrit surtout d'insectes et de coléoptères, mouches, fourmis, chenilles, papillons. Il capture aussi d'autres invertébrés dont les araignées et des vers. Le tarier guette ses proies depuis un perchoir bas et dégagé, puis se précipite sur elles avec vivacité. Au printemps, ces perchoirs mesurent environ 1 m mais la croissance estivale de la végétation l'oblige ensuite à choisir des affûts plus élevés. Les adultes écrasent les proies peu maniables, comme les chenilles grosses ou velues, avant de les avaler ou de les donner aux jeunes. Pour cela, ils mâchonnent les proies ou les ramollissent en les frappant sur une pierre ou une autre surface dure.

 

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