Le Coin Nature

Retrouvez chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" (tous les samedis en format papier).

 


JANVIER

Publié le 19 janvier 2019

Un dragon dans mon jardin ? Observez et signalez !

L'opération «Un Dragon dans mon jardin» redémarre en ce début d'année 2019. Proposé par le CPIE, l'Observatoire local de la biodiversité (OLB) vise à renforcer la connaissance du territoire grâce à la collecte de données sur les espèces – faune et flore terrestre ou aquatique – en sensibilisant à la biodiversité, et en impliquant les habitants et acteurs pour ces observations.

Aujourd'hui une question et une photo prise hier d'une fraîcheur exquise comme l'histoire qui l'accompagne.

Le quizz de la semaine

Dans cette maison, un sapin en palette fait main, «tendance écolo» et recyclage obligé, avait pris place, pour la décoration de Noël.

Lors du démontage, un intrus a été repéré. Ce petit animal s'était glissé entre deux lames de palettes. Il s'est tenu à l'écart du froid extérieur ! Un indice ? A l'état naturel, la bestiole peut prendre de la hauteur. Elle aime se mettre à l'abri, et rester immobile à observer le paysage. Dans une maison en pierre, elle a su trouver un bon refuge à côté des plantes vertes, et s'est bien gardée de se manifester avec son chant caractéristique, pour ne pas se faire repérer.

Remise en liberté à l'extérieur, elle va sagement attendre l'arrivée de la Journée mondiale des zones humides prévue le 2 février. Une date qui met chaque année en lumière l'intérêt des espaces naturels que sont les mares, étangs, sources, et ruisseaux.

Quel est cet animal ?

Pour bien commencer l'année et partager la biodiversité qui nous entoure, n'hésitez pas à nous transmettre le nom de cet animal (et son prénom éventuellement !). Chaque participant se verra remettre un poster des amphibiens d'Aquitaine, et sera invité à participer à une prochaine activité de l'association. Soyez tous les bienvenus !

 

Article en ligne sur "La Dépêche.fr"


Publié le 12 janvier 2019

La bonne année du tarier pâtre

Le tarier pâtre, de son nom latin saxicola rubicola, est tout aussi connu sous le nom de traquet pâtre. C'est une espèce de passereaux appartenant à la famille des muscicapidae, groupe d'oiseaux de taille petite à moyenne (10 à 20 cm de longueur).

 

Le tarier pâtre niche dans divers milieux de landes et de près ainsi que dans les friches ou en marge des cultures. Dans certaines régions, on le trouve dans les clairières, sur les pentes buissonneuses des montagnes, parmi les dunes et le long des plages. Trois conditions sont requises : le tarier pâtre doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de postes plus élevés pour surveiller son domaine et se lancer dans les vols nuptiaux.

 

Le tarier pâtre se pose toujours à découvert en divers endroits : sommet de poteaux, hautes branches d'arbustes, fils de clôture, piquets, murs de pierre ou escarpements rocheux dans les champs, les prés ou le bord des chemins. Il remue continuellement la queue et agite les ailes. Il peut la maintenir dressée lorsqu'il reste pendant de longues minutes sur le même perchoir. Même en dehors de la période de reproduction, dans nos régions, les deux membres du couple restent à proximité l'un de l'autre. Ils ne s'éloignent jamais à une distance qui dépasse les 50 m. Bien souvent, ils ne sont séparés que par 15 m. Si l'un des deux prend son envol parce qu'il est dérangé, l'autre le suit rapidement et ils reviennent ensemble dans leur territoire dès que l'alerte est passée.

Le tarier pâtre se nourrit surtout d'insectes et de coléoptères, mouches, fourmis, chenilles, papillons. Il capture aussi d'autres invertébrés dont les araignées et des vers. Le tarier guette ses proies depuis un perchoir bas et dégagé, puis se précipite sur elles avec vivacité. Au printemps, ces perchoirs mesurent environ 1 m mais la croissance estivale de la végétation l'oblige ensuite à choisir des affûts plus élevés. Les adultes écrasent les proies peu maniables, comme les chenilles grosses ou velues, avant de les avaler ou de les donner aux jeunes. Pour cela, ils mâchonnent les proies ou les ramollissent en les frappant sur une pierre ou une autre surface dure.

 

Article en ligne sur "La Dépêche.fr"


Inscription à la Newsletter :

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.