Le Coin Nature

Retrouvez ici chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" et dans le journal "Le Petit Bleu" (tous les week-end en format papier)

 

Ci-dessous, vous retrouverez nos articles les plus récents. Les articles des années précédentes sont archivés dans les catégories respectives ci-dessus.


JUILLET

Publié le 17 Juillet 2022

Quand la nature se fait belle, discrète et communicative

 

Avant sa pause estivale, le coin nature met ses lecteurs à contribution. Juste après le bac, voici qu’arrivent les devoirs de vacances ! C’est à vous de jouer.

 

 

Le Saviez-vous ?

Le coin nature proposé par le CPIE 47 se veut une rubrique d’information et de connaissance au service des lecteurs. C’est un outil d’apprentissage, de vulgarisation et d’échange de connaissances, qui nourrit (peut-être aussi) la réflexion. Vous êtes réguliers à nous faire des retours, à nous communiquer des informations, signes de l’intérêt que vous portez à la nature qui vous entoure et que vous aimez. Merci de ces retours, continuez !

Cette semaine j’ai décidé de vous parler d’un lecteur assidu. Il s’agit de Claude Merle, agriculteur en retraite, ancien président de l’association de chasse locale, observateur passionné de nature, attentif à ce qui l’entoure, et enthousiaste à partager ses connaissances, ses visions fines d’un milieu de vie où l’homme sait observer et comprendre les éléments de la nature. Lors d’un précédent article sur un nid de guêpes maçonnes, Claude Merle m’avait indiqué un nid construit sur le mur d’un garage. Il l’avait conservé depuis et m’invitait à venir le voir. La structure de ce nid est encore intacte. Désormais vide, bien que fragile, sa construction pourtant éphémère est particulièrement aboutie. Il fait exemple de ce que les insectes sont capables de bâtir. Vestige d’une société, construit sous nos yeux pour la survie de l’espèce, ce nid de frelons vraisemblablement primaire est bien plus qu’imposant. Le nid primaire du frelon asiatique fait au mieux la taille d’une balle de tennis. Qu’en pensez-vous ? Dans la nature, vous avez sûrement observé vous aussi des choses particulières, des comportements surprenants d’animaux, découvert une plante attirant le regard, ou tout simplement vécu une expérience.

Partagez avec nous cette connaissance de la nature. Nous évoquerons tout cela à partir de septembre lors de la prochaine saison du coin nature. Car comme nous l’enseigne ce proverbe grec, "Cultive ta mémoire, c’est le champ où l’expérience dépose les germes de la sagesse". Bon été à toutes et à tous, on se retrouve mi septembre.

 

 

 

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Publié le 10 Juillet 2022

La fleur d'artichaut, un feu d'artifice

 

Cette semaine, zoom sur la fleur d’artichaut. Très peu d’informations disponibles en réalité sur la fleur elle-même, sans doute parce que ce n’est pas elle qui fait attrait, mais bien son cœur et ses feuilles, également comestibles. Pourtant ce bleu d’artichaut est intense, raison pour laquelle il rayonne dans ce coin nature de l’été. Il évoque les traditionnels feux d’artifice du 14 juillet.

 

Oh la belle bleue

L’artichaut règne en maître dans le jardin et ressemble à une explosion de lumière en pleine journée. Penchez-vous, observez, il n’en finit pas de nous surprendre. D’un bleu violet pour certains, violet bleu pour d’autres, il permet de plonger, le temps d’un regard en son centre, vers des souvenirs d’autres bleus éclatants, sans référence, disons-le de suite, à une célèbre équipe de foot. Côté recherches donc, la couleur bleue d’artichaut n’a visiblement rien de plus à nous livrer, ni dans l’histoire locale, ni dans le temps.

 

Le Saviez-vous ?

L’artichaut, Cynara scolymus, est une astéracée d’origine méditerranéenne, vraisemblablement d’Afrique du Nord, d’Égypte ou encore d’Éthiopie. Il serait issu de sélections horticoles réalisées à partir de chardons. Les artichauts sont peu caloriques, très riches en vitamines, notamment B et C ainsi qu’en sels minéraux. Ils contiennent également de l’inuline, c’est pourquoi ils sont conseillés aux diabétiques. Ils ont de nombreuses propriétés médicinales, particulièrement apéritives, dépuratives, et diurétiques. C’est une plante potagère cultivée pour sa tête. Lorsqu’on le laisse se développer, une "fleur" se forme à son sommet dont la couleur varie du bleu au violet. L’artichaut est une plante composée, ce n’est donc pas "une" fleur, mais un "ensemble" de fleurs, qui forme le capitule. Voilà donc son secret, sa fleur est un bouquet d’un bleu éclatant, qui devient un paysage floral attirant les insectes butineurs. Comme tous les goûts et les couleurs sont, paraît-il, l dans la nature, il en existe donc plusieurs variétés : Macau, Vert de Provence, Gros camus de Bretagne, Violet hâtif de Provence, Gros vers de Laon, Salambo. Et, finalement qu’ils sont beaux tous ces artichauts !

 

 

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Publié le 03 Juillet 2022

Une histoire mondiale de guano

 

Comme nous l’avons déjà vu la semaine dernière, le "bat-guano" est le terme utilisé pour définir les excréments de chauves-souris. Matière qui s’avère être un engrais surpuissant. Comme les chauves-souris vivent en colonies on le repère facilement. Cette accumulation se transforme en compost.

 

Le Saviez-vous ?

L’usage du guano de chauve-souris n’a rien de nouveau. Son premier usage documenté est vieux de 1 500 ans. Le bat guano a même été responsable de conflits entre des pays en raison de sa valeur et sa désirabilité. En plus d’être utilisé pour nourrir les plantes, le guano fut aussi exploité en tant qu’ingrédient pour la production de la poudre et des explosifs. Avant l’arrivée des Européens, le bat guano était utilisé en tant qu’engrais par les Incas et d’autres cultures sud-américaines. Pour contrôler la quantité pouvant être récoltée, les souverains incas distribuaient les îles porteuses de guano parmi les dirigeants des différentes provinces. Ces provinces étaient ensuite surveillées et régulées de très près.

 

Petite histoire

Même si le guano est une déjection animale, sa valeur ne doit pas être sous-estimée. D’énormes fortunes ont été faites puis perdues depuis la découverte des applications du guano. En tant que l’un des plus importants récoltants de guano, le Pérou en a exporté plus de 20 millions de tonnes sur une période de 40 ans pour un profit de près de 2 milliards de dollars. Les Quechans d’Amérique du Sud l’appellent aussi le "wanu". Ce guano est un super aliment riche en nutriment.

 

Petite histoire

Il existe à Madagascar, île lointaine de l’océan indien, un engrais fabriqué à partir des fientes de chauve-souris par une entreprise créée en 2010. Elle produit 13 000 tonnes d’engrais biologique par an. Il est adapté à tout type de culture et coûte moins cher que l’engrais chimique. Pourtant, 60 % environ de la production de cet engrais est envoyée à l’étranger. Ces produits sont déjà exportés au Canada, en Europe et en Afrique, et s’oriente vers le marché américain et l’Afrique de l’Est. On estime que les cent vingt grottes exploitées ont encore de quoi fournir du "bat-guano" pour environ 130 ans.

 

 

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JUIN

Publié le 26 Juin 2022

Guano de chauves-souris, engrais naturel

 

Côté jardin cette semaine, intéressons-nous aux engrais naturels et en particulier au guano. Ce terme guano, qui à l’entendre peut avoir un effet répulsif aux oreilles, est en fait une mine de bienfaits pour le sol et les plantes. Il désigne les déjections des oiseaux marins, mais aussi des chauves-souris, appelé alors “bat-guano”. Le guano est utilisé dans l’agriculture, notamment biologique, pour fertiliser les sols. Il s’agit donc d’un engrais organique d’origine animale, tout à fait naturel.

 

Le Saviez-vous ?

Le bat-guano définit donc les excréments des chauves-souris. Comme elles vivent en larges colonies dans les mêmes grottes depuis des générations, le sol de ces grottes est complètement recouvert d’excréments depuis de nombreuses années. Cette accumulation donne lieu à sa transformation en compost.

 

Composition

Le guano de chauve-souris contient les trois macronutriments essentiels au développement sain des plantes à savoir, l’azote, le phosphore, et le potassium. Il contient également nombre de micronutriments. Du bore qui aide les plantes à consommer du calcium et contribue à la formation protéique. Du calcium essentiel au développement des parois cellulaires du système racinaire, qui améliore l’assimilation des nutriments. Du Fer qui contribue à la respiration des feuilles et influence la production d’enzymes. Du Magnésium, qui régule la production d’enzymes et a un rôle clé dans la conversion de la lumière en énergie. On y trouve également du Manganèse, nécessaire à la création de la chlorophylle et à la photosynthèse. Du souffre qui augmente le métabolisme de la plante et promeut la croissance racinaire. Du zinc utilisé dans la construction protéique qui et régule la fonction enzymatique. Le bat-guano déborde de tout simplement de ces éléments, une abondance de micronutriments prêts à offrir aux plantes la meilleure qualité de vie possible.

Ces micronutriments se retrouvent aussi dans les engrais du commerce. Cependant le guano en est une source naturelle, il n’y a donc aucun risque d’additifs ou de produits chimiques qui viendraient diluer l’efficacité promise par ces nutriments. (À suivre)

 

 

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Publié le 19 Juin 2022

L'essaimage, un modèle de démocratie participative

 

Ce dimanche 19 juin est un grand jour. Le climat se rappelle à nous, la température monte et nous assomme. Côté nature pas de mauvais résultats, les choses sont orchestrées et fonctionne. Seules quelques perturbations météorologiques pourraient modifier le cours des choses. Intéressons nous aujourd’hui aux colonies d’abeilles, ces regroupements de petites bêtes travailleuses.

L’essaimage est un phénomène normal qui se produit quand la reine et une partie des abeilles quittent la ruche pour former une nouvelle colonie. Généralement il a lieu au milieu du printemps ou au début de l’été, quand le climat est favorable, et les ressources disponibles en quantité. L’essaim forme un nuage d’abeilles qui peut atteindre une vingtaine de mètres de long. Il se déplace à la recherche d’un endroit propice pour s’établir et former une nouvelle colonie.

 

 

Le Saviez-vous ?

Lorsqu’un essaim d’abeilles quitte une ruche, il ne s’envole pas directement vers son nouveau site. Il se pose généralement dans un arbre ou sur une branche, à quelques mètres de la ruche d’origine. On peut alors le récupérer, à condition de le voir à temps. Ce fut le cas tout récemment cette semaine pour deux essaims récupérés. Le premier sur le haut d’une cheminée, le second derrière un volet fermé. Joies de l’essaimage et d’une apiculture naissante.

Méthode

L’essaim se regroupe autour de la reine et envoie entre 20 et 50 abeilles éclaireuses à la recherche d’un nouveau sites d’accueil. Cet arrêt intermédiaire dure entre un et trois jours. C’est à partir de cet emplacement temporaire que la grappe déterminera le prochain site de nidification. Selon le niveau d’excitation des danses produites par les abeilles éclaireuses. Elles ont toutes le même pouvoir d’information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. L’essaimage des abeilles est un véritable processus de démocratie directe et d’intelligence collective. Il s’agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Comme quoi observer autour de soi, permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

 

 

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Publié le 12 Juin 2022

Les bourdons, insectes alliés des jardiniers

 

En complément de l’article de la semaine dernière consacré aux "bourdons et abeilles, une série culte", le Coin nature vous invite cette semaine à poursuivre son approche des pollinisateurs. Car si beaucoup craignent les piqûres d’insectes, les bourdons sont bel et bien les alliés des jardiniers.

 

Jardin au naturel

Ce week-end des 11 et 12 juin, partout en France, 400 jardiniers amateurs ouvrent leurs portes au public, pour la 10e édition nationale de "Bienvenue dans mon jardin au naturel". Cet événement permet aux jardiniers amateurs de transmettre aux visiteurs leurs pratiques d’un jardinage respectueux de l’environnement, sans produits chimiques, ni pesticides, et en respectant le vivant. Les bourdons et abeilles jouent un rôle majeur pour le jardin comme pour l’agriculture.

La Pollinisation

C’est un processus fondamental pour les écosystèmes. La pollinisation est vitale pour la reproduction d’un grand nombre de plantes sauvages, de plantes d’ornements, de jardins, ainsi que pour les plantations liées à l’alimentation dont dépend l’humanité. Les espèces de bourdons comme les nombreuses espèces d’abeilles, de mouches et autres insectes, sont des pollinisateurs naturels des cultures, ils sont donc très importants pour la pollinisation, pour nourrir les animaux et bien sûr l’humanité.

Des études scientifiques ont démontré de longue date qu’avec l’usage excessif des insecticides dans le monde, la population des bourdons ainsi que celle des abeilles ont été considérablement réduites, au point que plusieurs groupes figurent sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Il en est de même – ne l’oublions pas – pour de nombreux passereaux.

D’où l’importance de rapidement se passer, sinon de réduire, l’utilisation des insecticides et autres pesticides, non seulement dans l’agriculture et l’industrie mais également dans les foyers des particuliers.

Pour avoir une vision des transitions et évolutions possibles, des compromis parfois nécessaires, possibles, et des équilibres réalisables, rendez vous durant le week-end dans les jardins des particuliers partenaires du CPIE 47, qui serviront de guides au public.

 

 

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Publié le 05 Juin 2022

Pollinisateurs : des bourdons aux abeilles, une série culte

 

En cette période les journées les plus longues de l’année nous tiennent éveillées plus longtemps. Près des tilleuls la vie fourmille plus que jamais et les bourdonnements d’insectes s’entendent à foison. Observons et écoutons ce drôle de ballet. Les bourdons sont des insectes appartenant à la famille des apidés et à l’ordre des hyménoptères, au sein desquels plus de 10 000 espèces ont été décrites. Ce groupe se trouve spécifiquement dans la sous-famille des Bombinae qui comprend environ 250 espèces. Ils sont apparentés aux abeilles mais contrairement à ces dernières, sont généralement plus gros. Ils ont également la capacité de résister à des températures très basses. Les bourdons comme bien d’autres espèces sont indispensables à la pollinisation des plantes, un processus indispensable à la vie sur terre. Raison supplémentaire pour ne pas provoquer des dommages contre ces petits animaux dont l’importance est connue pour le bon fonctionnement de la vie.

 

Classification

La classification des bourdons n’a pas été un travail facile pour les chercheurs car ils partagent plusieurs similitudes morphologiques entre eux. Pourtant il est admis de nos jours que les bourdons appartiennent tous à un seul genre (Bombus), lui-même constitué de plusieurs sous-genres. Certaines études ont conclu qu’il existe 38 sous-genres du groupe, un groupe assez abondance qui se révèle être une caractéristique assez commune des insectes. Comme un exemple d’adaptation au cours des siècles. Parmi tous ces bourdons aujourd’hui nous en citerons cinq, complémentaires comme les doigts d’une même main. Le bourdon noir (Bombus pauloensis), le bourdon charpentier (Xylocopa violacea), le Bourdon commun (Bombus terrestris), le bourdon velouté (Bombus confusus), le Bourdon à poil court (Bombus subterraneus).

Plusieurs espèces de bourdons sont des pollinisateurs naturels des cultures. Présence vitale pour la reproduction d’un grand nombre de plantes sauvages, de cultures, et de plantations dont dépend l’humanité toute entière.

 

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MAI

Publié le 27 Mai 2022

Bombyx de la ronce : papillon d'où viens-tu ?

 

Le Bombyx de la ronce, Macrothylacia rubi, est une espèce de lépidoptères (papillons) appartenant à la famille des lasiocampidae. On le rencontre dans les friches, landes, bruyères, bois clairs, haies, en Europe occidentale et en Asie. Il vient d’être mentionné sur l’Atlas de Biodiversité Communale de Villeneuve/Lot par un observateur qui a envoyé une photo à déterminer. Il se rajoute aux 1066 espèces vivantes déjà recensées sur la commune dont 162 espèces de papillons (source www.abcvilleneuve.fr). A noter que la journée de la biodiversité aura lieu samedi 4 juin aux haras, avec des ateliers et activités gratuites de découverte nature proposées aux familles l’après midi.

Le Bombyx de la ronce est de couleur générale brune avec deux bandes claires. Sa taille est de 40 à 65 mm d’envergure. Il affectionne les prairies herbeuses à forte densité de végétation.

On la trouve dans toute l’Europe moyenne et septentrionale, partout en France jusqu’à 1500m d’altitude.

 

Le saviez-vous ?

 

Le mâle vole de jour, la femelle de nuit. à la recherche d’un abri. On l’ aperçoit entre mai et juin pendant la période de vol. Les plantes hôtes qui l’accueillent sont notamment les potentilles, trèfles, ronces, prunelliers, saules rampants, fraisiers.

La chenille appelée "Anneau du diable" ou Polyphage peut atteindre 65mm de longueur. Son corps est noir, velouté, densément recouvert de soies rousses dans la région dorsale et grises sur les flancs. La tête est noire à pilosité brunâtre. Les jeunes chenilles sont d’un brun noir avec des bandes intersegmentaires dorsales, de couleur jaune clair. Elle n’est pas irritante.

 

Comportement

 

Le saviez-vous ?

 

Le mâle vole de jour, la femelle de nuit. à la recherche d’un abri. On l’ aperçoit entre mai et juin pendant la période de vol. Les plantes hôtes qui l’accueillent sont notamment les potentilles, trèfles, ronces, prunelliers, saules rampants, fraisiers.

La chenille appelée "Anneau du diable" ou Polyphage peut atteindre 65mm de longueur. Son corps est noir, velouté, densément recouvert de soies rousses dans la région dorsale et grises sur les flancs. La tête est noire à pilosité brunâtre. Les jeunes chenilles sont d’un brun noir avec des bandes intersegmentaires dorsales, de couleur jaune clair. Elle n’est pas irritante.

 

 

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Publié le 22 Mai 2022

 

Fleurs sauvages, les carrés pour les carrés pour la biodiversité.

 

La démarche des carrés pour la biodiversité a pour but de réintroduire des espaces de nature en milieu urbain à moindre coût. Rien de bien révolutionnaire et dès le printemps les premiers résultats sont là. La nature s’exprime, les fleurs sauvages sont au rendez-vous. Zoom cette semaine sur les réalisations portées par la commune de Villeneuve, pionnière en la matière.

 

Nature en ville

 

Portée au niveau national par l’union nationale des CPIE, la démarche "carré pour la biodiversité" est une marque déposée qui essaime un peu partout dans l’hexagone. Collectivités, entreprises, particuliers s’engagent par la signature d’une charte à mieux traiter les espaces verts et à respecter ce que l’on appelle désormais la nature ordinaire. Une nature tant souhaitée désormais en ville et qui réapparaît rapidement quand on lui en donne la possibilité. Les plantes mellifères, Orchidées, espèces patrimoniales ou plus ordinaires ressurgissent sur des espaces délimités.

 

Le saviez-vous ?

 

La fauche tardive permet alors aux insectes et papillons de s’y installer. Villeneuve/Lot avec son Atlas de Biodiversité Communale fait figure de ville pionnière en la matière. Paul Guth définissait la ville des bords du Lot comme la cité thermale du bonheur. L’atlas de biodiversité, le carré bio et le permis de végétaliser, le zéro phyto, sont complémentaires et propices à cette expression. Les élus souhaitent embellir le cadre de vie de leurs administrés, les pratiques d’entretien évoluent, les agents sont formés. Alphonse Allais voulait mettre les villes à la campagne, les initiatives comme les carrés bio proposent d’installer un peu de campagne dans les villes.

Lors de la récente fête des fleurs, douze permis de végétaliser ont été actés, grâce aux habitants volontaires qui s’engagent dans la végétalisation des trottoirs et espaces communs en lien avec le service espaces verts. Une démarche citoyenne qui contribue à son rythme à l’embellissement de la ville, et à mieux préserver l’environnement. Le résultat est là, l’attente au rendez-vous. Villeneuve capitale des fleurs, plus qu’un slogan un art de vivre.

 

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Publié le 15 Mai 2022

 

Platane quand tu nous tiens à coeur

 

Ce dimanche le coin nature nous enracine dans les souvenirs. Enfant, il est l’arbre de la cour d’école ou de la place du village. Le platane (Platunus) fait partie de la famille des Platanaceace qui comprend une dizaine d’espèces. La plus répandue est un hybride, le platane commun largement utilisé comme arbre d’alignement pour orner places, rues et bords de route. Il mesure entre 20 à 55 mètres, aime les sols ordinaires et bien drainés. Son feuillage est caduc, on l’apprécie pour son pouvoir ornemental. Il s’accommode bien du soleil, c’est un très bel arbre d’ombrage. Dans le département on en compte quelques très beaux spécimens, en propriétés privées, bords de route, allées privées, villages. A Ayet les arbres classés définissent les lignes du paysage, à Hautefage l’allée de platanes s’élève vers le ciel, ailleurs ils sont l’âme d’un village, la fraîcheur de l’été, ou le lieu où il fait bon s’asseoir. Ailleurs encore, ils sont l’objet de massacres à la tronçonneuse, sans aucune autre raison que l’habitude qui se répète, et le manque de connaissances. Sont-ils encore considérés comme des arbres ou des mobiliers urbains inanimés ? La photo, cette semaine, prise à Pujols répond à la question.

 

Le saviez-vous ?

 

Le platane est un arbre à croissance lente à modérée. Il lui faut d’abord quelques années pour bien s’installer avant de voir sa croissance s’accélérer. Il a une durée de vie assez longue (plusieurs centaines d’années, voire dix siècles et plus). Dans un sol suffisamment humide, le platane peut vivre jusqu’à 4 000 ans.

Il en existe de très beaux, de très grands, des platanes trop souvent taillés et des pauvres maltraités. Il en est des arbres comme des hommes. Les plaies occasionnées peuvent vite contaminer l’arbre entier à cause d’un champignon capable de ravager en quelques années la totalité du platane. Le chancre coloré est un destructeur de masse. Plus de 50 000 platanes ont déjà été atteints par cette maladie. Parmi les ravageurs, on connaît aussi le tigre du platane. C’est une punaise qui est aussi à l’origine de la contamination du chancre coloré et qui se loge à l’aisselle des feuilles.

 

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Publié le 08 Mai 2022

 

La chenille du pin entre en procession

 

Depuis le 27 avril 2022, la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa), est classée nuisible en France. Lors de son 3e stade larvaire elle peut provoquer des problèmes pour l’humain et les animaux domestiques, avec d’importantes réactions allergiques (mains, cou, visage), troubles oculaires ou respiratoires. La prudence est de mise. Elles se déplacent en file indienne d’où leur nom. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres et des allergies chez certaines personnes exposées aux soies des chenilles. La chenille processionnaire est une espèce de lépidoptères (papillons) de la famille des Notodontidae. Elle ne doit pas être confondue avec la processionnaire du chêne, ni avec d’autres chenilles inoffensives.

 

Description

 

La chenille processionnaire construit des cocons. Sa face ventrale est jaune. Son corps est fortement velu, couvert de soies urticantes et allergisantes. L’insecte adulte est un papillon de 35 à 40 mm d’envergure, aux antennes pectinées. Les ailes antérieures sont grises, avec deux bandes foncées parallèles chez le mâle, les postérieures blanches marquées d’une tache sombre à l’extrémité. La larve mesure de quelques millimètres à 40 mm de long en stade 4 ou 5 de son développement, brune noirâtre avec des taches rougeâtres sur le dessus et les flancs.

 

Répartition

La chenille processionnaire est présente dans une grande partie de la France Métropolitaine. Elle manque encore dans le nord-est du pays et dans une partie du Massif central. Elle étend son aire de répartition vers le nord-est depuis les années 78. Les papillons qui éclosent durant l’été entre juin et septembre selon le climat, pondent leurs œufs déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 220 sur les rameaux ou les aiguilles de pin mais aussi en second choix sur les sapins et cèdres. L’éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Le nid entretient un microclimat favorable aux individus de l’espèce. Les mésanges et d’autres oiseaux, le coucou ou la huppe fasciée en raffolent.

 

 

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AVRIL

Publié le 30 Avril 2022

 

Les belles huîtres du bord de mer

 

Ce produit en coquille évoque magistralement bien les repas de fêtes ou les vacances en bord de mer. Avant de déguster ce pur produit de la mer, le coin nature vous invite à découvrir ce qui se cache exactement sous la coquille. Les amateurs d’huîtres le savent, à l’arrivée des beaux jours, période de la reproduction pour ces coquillages, les huîtres se gonflent d’une matière blanchâtre peu appétissante qui freine leur consommation pendant l’été.

 

 

 

Le saviez-vous ?

 

Sauf que depuis une quinzaine d’années, la plupart des huîtres proposées sur les étals ne sont plus laiteuses. L’explication de ce mystère de la nature est tout simplement que ces huîtres d’un nouveau genre sont triploïdes.

Nés en 1997 dans les laboratoires de l’Ifremer, ces mollusques possèdent dix lots de trois chromosomes et non dix lots de deux chromosomes comme l’huître "normale" diploïde.

Cette anomalie génétique rend les triploïdes stériles. Leur texture est donc constante toute l’année. Un avantage pour les touristes des stations de bord de mer qui peuvent désormais se régaler d’huîtres non laiteuses, et surtout pour la filière conchylicole qui s’affranchit ainsi de la tradition des mois en "r". Cerise sur le gâteau, les triploïdes ne consommant pas leur énergie dans la reproduction, grossissent plus vite que les diploïdes, ce qui permet de ramener leur cycle de production de trois à deux ans. Une aubaine pour les ostréiculteurs qui, dans leur grande majorité, se sont laissé séduire par cette championne de la productivité. Les "triplo" représenteraient aujourd’hui 50 % des huîtres vendues en France.

Pourtant, aucun étiquetage ne permet aujourd’hui au consommateur de différencier les triploïdes issues de naissains (larves) produits en écloserie, des huîtres "naturelles" issues de naissains de captage dans le milieu marin. Selon la revue "Que choisir" de l’association de consommateurs, le petit monde de l’huître ne tournerait plus rond depuis l’introduction des animaux de laboratoire dans les élevages. De quoi regarder les belles coquilles d’un autre œil.

 

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Publié le 24 Avril 2022

 

Côté jardin, pomme d'Api et pomme d'ici

 

Pom pom pom pom, c’est le moment du greffage. Celui que l’on nomme "en fente" s’avère plus facile à cette période. Parmi les fruits de saison la pomme se distingue. À partir de mars et durant tout le mois d’avril les bourgeons s’ouvrent et la sève monte le long des branches. Les arbres fruitiers peuvent vivre longtemps mais il est bon de penser à les renouveler. La greffe en fente est l’une des plus simples à réaliser. Il existe d’autres méthodes, incrustation ou anglaise, et d’autres époques comme en août pour l’écusson. Mais c’est déjà une autre paire de branches.

 

 

Comment ça marche ?

 

En préalable au début de l’année, janvier par exemple et hors périodes de gel, il convient de prélever puis de bien conserver plusieurs petits rameaux qui serviront de greffons au printemps. Le greffage est une technique de multiplication des végétaux. Le principe est d’insérer un fragment d’une plante appelé greffon, sur un porte-greffe plante support. Pour que cela fonctionne, il faut que le cambium des deux sujets soient en contact. Ce cambium correspond à la couche verte située sous l’écorce. Une fois fusionnées ces deux plantes ne feront plus qu’une.

 

Le saviez-vous ?

 

Le pommier (malus domestica) est un arbre fruitier de la famille des Rosacées, dont l’origine est très ancienne. Son ancêtre Malus sieversii, apparaît au Kazakhstan il y a 40 à 60 millions d’années, dans la forêt primaire des monts Tian Shan. Sa domestication par l’homme ne démarre seulement qu’entre – 8 000 et – 2 000 ans avant notre ère. Les périodes successives de réchauffements climatiques et l’ouverture des voies commerciales, à commencer par celle de la soie, vont permettre la diffusion de la pomme dans toutes les régions tempérées de la planète. En Europe, ce sont les Romains qui vont largement contribuer à son expansion, au développement des variétés et à la maîtrise de la culture. Depuis la pomme n’a cessé d’évoluer, offrant de nouvelles saveurs sans pour autant faire oublier les variétés anciennes de terroirs, plus rustiques et tellement plus savoureuses.

 

 

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Publié le 16 Avril 2022

 

À l'heure du chocolat, la fève devient reine

 

En ce week-end de Pâques le coin nature vous invite à savourer l’histoire d’un produit devenu universel, le chocolat. Saveurs et exotisme donc pour cette découverte singulière. De la fève naît le cacao. Dans les pays chauds et humides d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie, poussent les cacaoyers. Sur le tronc et les branches de cet arbre singulier sont récoltées les cabosses. Ces fruits ovales une fois mûrs sont cueillis et ouverts en deux. On y trouve à l’intérieur 20 à 50 graines, les fèves de cacao.

 

 

Histoire

 

La première introduction du chocolat en Europe se fait à la cour du roi Charles Quint au XVIe siècle. L’histoire raconte que Christophe Colomb qui en avait reçu des Amérindiens, jeta les fèves par-dessus bord après les avoir confondues avec des crottes de chèvre. Ainsi que revint à Hernán Cortés le privilège d’être le premier en 1528, à en rapporter à ses maîtres d’Espagne. C’est lors de la conquête du Mexique en 1519 que Cortés découvrit le breuvage chocolaté. La consommation de cacao fut très répandue chez les missionnaires et conquistadores du nouveau monde. La découverte de la canne à sucre permis de rendre le chocolat moins amer et plus abordable à tous. Dès le XVIIe siècle, le chocolat devient une ressource très appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Il s’étend alors dans les autres colonies espagnoles comme les Flandres et les Pays-Bas. En 1615, la France découvre le chocolat à Bayonne à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIII.

 

Le saviez-vous ?

 

Dès leur apparition, les fèves de cacao ont été utilisées par les habitants d’Amérique centrale comme monnaie d’échange et unité de calcul, environ 1 000 ans avant J.-C. Un Zontli était égal à 400 fèves, tandis que 8 000 fèves étaient égales à un Xiquipilli. On trouve ainsi dans les hiéroglyphes mexicains, un panier contenant 8 000 fèves. Des résidus de chocolat ont été découverts dans des poteries olmèques ce qui signifie que cette civilisation de l’ancien Mexique buvait déjà du chocolat il y a 2 600 ans. On peut penser qu’ils ont domestiqué le cacaoyer qui a toujours été considéré comme l’arbre des dieux.

 

 

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Publié le 03 Avril 2022

 

La Fritillaire pintade nous échappe

 

A cette époque de l’année, on peut parfois encore apercevoir dans les prairies humides et les fonds de vallées une plante particulièrement reconnaissable. La Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris. L) est une plante appartenant à la famille des Liliaceae, comme la tulipe, la jacinthe des bois, le narcisse. Il s’agit d’un genre qui comprend 130 espèces dans le monde. En France on rencontre 7 espèces de fritillaire dont la fritillaire pintade encore appelée selon les régions, œuf de vanneaux, méléagre, fritillaire damier, coccigrole, tulipe des marais, bonnet d’évêque, coquelourde.

 

Le saviez-vous ?

 

Sa présence et son nombre sont de bons indicateurs biologiques. Sa forme particulière de tulipe renversée et sa couleur mauve en damier en font un repère. La plante a considérablement régressé. Pourtant on ne compte plus les programmes financés qui ont été portés par quelques organismes et les différents suivis vendus par quelques associations qui ont fait flop. En Lot-et-Garonne plusieurs programmes ont été menés et n’ont rien changé. Les causes de cette forte régression sont liées à l’évolution de l’agriculture durant ces dernières décennies. Plusieurs facteurs sont connus, comme la diminution de l’élevage (vaches laitières) et la disparition de la polyculture élevage, la modification des pratiques agricoles vers plus de productions intensives. Mais aussi le drainage et la mise en culture des fonds de vallée, la conversion de beaucoup de prairies humides en peupleraies, le retournement et la fertilisation des prairies en bord de ruisseaux pour produire du maïs.

 

Géographie

 

La fritillaire pintade est une plante des prairies inondables, que l’on rencontre le long des vallées alluviales. Elle croit principalement en pleine lumière, mais suite à des perturbations d’origine humaine, elle peut aussi être observée en situation ombragée dans des boisements humides, bords de chemins, fossés et pieds de haies quand il en reste. En France, la Fritillaire pintade est présente surtout dans l’ouest du territoire, du Pays basque à la Bretagne (hormis dans les Landes), et s’étend jusqu’au sud-ouest du Massif central.

 

 

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MARS

Publié le 27 Mars 2022

 

Les fleurs de coucou : les primevères dans l'histoire

 

Le nom scientifique primulus est un diminutif du latin primus, "premier", allusion au fait que ces fleurs sont parmi les toutes premières à apparaître au printemps. Dans le calendrier républicain français, le 1er jour du mois de germinal, est officiellement dénommé jour de la Primevère. La période de floraison s’étale de février à avril. De nombreuses variétés hybrides sont cultivées depuis des siècles comme plantes ornementales. La primevère officinale ne pousse pas en Grèce, ce qui explique son absence de mention dans les ouvrages antiques. Par contre au Moyen-Âge il est souvent question de ces trois espèces confondues dans les glossaires médicinaux, sous les noms de l’herbe à la paralysie, la clé de St Pierre ou du ciel. Sainte Hildegarde les recommande contre la mélancolie, la paralysie et l’apoplexie. À la Renaissance la primevère devient très usitée, et fait l’objet de nombreuses superstitions. Elle disparaît pratiquement des ouvrages du XIXe, puis refait l’objet d’intérêt au XXe. Ce n’est pas une plante médicinale très connue aujourd’hui et c’est bien dommage, on gagnerait vraiment à la redécouvrir parce qu’elle est très présente dans nos écosystèmes et qu’elle a cette grande utilité pour toutes les affections hivernales qui vont toucher les bronches. Au XVIIIe siècle, ses fleurs symbolisaient le libertinage. Sous la Régence, marquises et rouées en portaient sur elles pour se rendre à un rendez-vous galant. Symboliquement la primevère signifie à la fois la passion, l’attachement, la sexualité et la chasteté, au choix.

 

Le saviez-vous ?

 

En cuisine la primevère parfume les plats avec un léger goût anisé. On consomme les feuilles, les fleurs et les racines. Les jeunes feuilles légèrement piquantes sont utilisées en salade, les plus âgées seront cuites. Les fleurs sont surtout utilisées en déco dans les salades ou desserts. On peut aussi en faire des beignets, aromatiser des boissons…

Les racines sont utilisées pour parfumer les bouillons. Dans le nord de l’Europe on prépare une boisson vineuse agréable et calmante en faisant fermenter les fleurs avec du miel et du citron.

 

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Publié le 20 Mars 2022

 

Dans les jardins, l'explosion des couleurs adoucit les moeurs

 

Petit tour au jardin en ce 20 mars 2022, jour du printemps. On y assiste à une explosion des couleurs, comme une expression pacifique des beautés de la terre. Cette semaine le coin nature vous invite à découvrir les primevères. Ces fleurs du printemps qui dans le langage des fleurs symbolise un premier amour ou une affection sincère cultivent leurs différences, de couleurs, de tailles, de milieux.

 

Le saviez-vous ?

 

Les trois principales primevères répandues en France sont les primevères officinales (primula veris), les primevères des bois (primula eliator) et les primevères acaule ou primevère des jardins (primula vulgaris).

La primevère officinale (primula veris en latin) est plus communément connue sous le terme de primevère coucou. Elle se reconnaît par sa couleur jaune et son port si particulier, en forme de trompes en bout de tige. La primevère eliator également appelé primevère élevée est une espèce des bois peu commune sur sol calcaire. Enfin la primevère acaule dite primevère vulgaris est une fleur commune des jardins. Le jaune est sa couleur de prédilection mais elle se cultive en d’autres teintes, douces et pastels, mauves, blanches, ou rosées.

 

Description

 

C’est elle, la primevère acaule, que nous rencontrons le plus couramment sur notre territoire, Cette espèce très commune dans l’ouest de la France devient de plus en plus rare en allant vers l’est. Les feuilles sont vertes plus pâles et velues en dessous, le limbe est graduellement atténué jusqu’à la base. Le pétiole est peu marqué et la nervation est réticulée. La racine est en réalité un rhizome, principale partie utilisée en médicinale. C’est une plante herbacée vivace de 10 à 20 cm de hauteur. La hampe florale est parfois plus longue que les feuilles. Les feuilles sont disposées en rosette avec un large pétiole qui s’élargit en limbe ovale. Elles sont pubescentes, vert clair, à nervures bien marquées. Si l’on trouve la primevère officinale principalement citée dans les ouvrages de phytothérapie, ces trois espèces proches s’utilisent de la même manière en cuisine et présentent les mêmes propriétés et applications médicinales.

 

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Publié le 13 Mars 2022

 

Les soins apportés aux arbres : une garantie de longévité

 

L’intérêt pour les arbres va croissant. Les techniques d’entretien et de suivi ont considérablement évoluées ces dernières années. Les collectivités locales comme les particuliers sont plus attentifs aux arbres dont ils ont la gestion. Il n’est pas rare désormais que des communes réalisent une cartographie des arbres présents sur leur territoire et assurent un suivi annuel. Pour les plus beaux sujets ou les plus vénérables, des experts peuvent être également être associés à la gestion (vote projets 2007 et 2009 du budget participatif). Il arrive parfois que des arbres de parcs et jardins puissent représenter un danger. Heureusement des moyens fiables permettent de diagnostiquer avec précision leur état sanitaire et d’apporter des solutions sans avoir à les couper inutilement.

 

Bon à savoir

 

Il est normal que les arbres perdent leurs feuilles, ou se débarrassent de branches mortes. Parfois la plantation en gros sujets, des blessures occasionnés lors de la croissance les affaiblissent. Il arrive qu’ils se cassent ou se déracinent lors de vent violent. Cela fait partie du cycle de la nature et en se décomposant les arbres accueilleront d’autres espèces, apporteront du compost au sol, et permettront à de jeunes végétaux de se développer. Les arbres d’ornement utilisés dans les parcs, les jardins et les avenues, ont été placés par les hommes dans des situations "artificielles", en contact direct avec des zones habitées. Une croissance perturbée, des tailles trop sévères et répétées, entraînent des dommages irréversibles qui les impactent durablement.

Chaque propriétaire d’arbre est responsable. En cas de problème, le propriétaire devra dire qu’il se soucie de son entretien, qu’il a entrepris des travaux, ou qu’il a sollicité un spécialiste. Pas nécessaire cependant de s’alarmer outre mesure et le sacrifier inutilement. Il faut se souvenir qu’un arbre apporte fraîcheur et ombre, et va aussi produire des feuilles ou des aiguilles. Inutile d’aller réclamer dans ce cas des abattages intempestifs et absurdes, la gestion des arbres est bien réglementée, et leur protection bien souvent souhaitée par de plus en plus de citoyens.

 

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Publié le 06 Mars 2022

 

Les actualités de la nature du mois de mars

 

En ce début mars le coin nature aborde trois sujets d’actualité. Le salon de l’habitat qui se tient ce week-end au parc des expositions de Villeneuve-sur-Lot, et deux projets CPIE présentés au budget participatif, un escape game sur le site de Lascrozes, et la sauvegarde du chêne à Tombeboeuf.

 

Salon

Le salon de l’Habitat se déroule tout ce week-end. Un salon qui existe depuis plus d’une vingtaine d’années et qui reprend cette année après une courte interruption due au covid. L’entrée est gratuite et sept espaces différents à visiter. Un rendez-vous à ne pas manquer. Le CPIE y accueille le public sur son stand dédié à l’environnement. Découverte des besoins de la nature et comment améliorer l’équilibre entre Homme et Environnement. Un espace ludique et interactif ouvert à tous, avec différents modules d’animation gratuite.

Le CPIE 47 a besoin de votre soutien au budget participatif du Lot-et-Garonne 2022.

 

Escape game et chêne de Tombeboeuf

Deux projets bien distincts ont été présentés. Pour le canton de Villeneuve 2, "un Escape game Grandeur Nature" à Lascrozes présenté sous le numéro #2009. Pour le canton du Livradais, "Sauvons le chêne de Tombeboeuf" sous le numéro #2007. Pour voter pour ces deux projets, rendez-vous sur www.initiativecitoyenne47.fr/dialog/budget-participatif-citoyen-2 ou sur la page dédiée du site Internet www.cpie47.fr

Le CPIE accueille le public sur son stand du Salon Habitat 2022 à Villeneuve-sur-Lot. Un pôle dédié à la découverte des besoins de la nature et les solutions pour améliorer l’équilibre entre Homme et Environnement. Cet espace ludique et interactif est ouvert à tous et la participation aux différents modules d’animation est gratuite. Un jeu de piste interactif (la biodiversité circule) ou comment protéger la nature au quotidien. Une exposition (Eau 2050) présente les nombreux défis qui pèsent sur l’eau : disponibilité, qualité, répartition équitable, inondations, etc. Cette exposition définit les actualités de l’eau, et dévoile comment l’Homme peut s’associer à la Nature pour mettre en œuvre des solutions respectueuses et efficaces. l

 

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FÉVRIER

Publié le 27 Février 2022

 

Les animaux cavernicoles s'adaptent

 

Seconde étape aujourd’hui à la découverte des animaux cavernicoles. Au fil des millénaires plusieurs séries d’adaptations morphologiques et physiques ont pu se produire. Ils s’adaptent à leurs conditions de vie. Dans le milieu souterrain les conditions très spécifiques ont engendré beaucoup d’évolutions. L’allongement des membres, des appendices (pattes, antennes) plus longs et une hypertrophie des organes sensoriels représentent un moyen de compenser la cécité de la faune cavernicole. Ces mutations lui permettent de reconnaître son environnement et s’y orienter. Une cécité totale ou partielle car sous terre la vision ne constitue pas un critère impératif de survie. À la naissance la plupart des troglobies possèdent un œil visible mais en grandissant les structures oculaires régressent et l’organe se recouvre de peau. Le ralentissement du métabolisme général à l’obscurité et la température constante représentent des paramètres peu favorables au processus physiologique des organismes hypogés. La croissance et le développement des animaux cavernicoles s’en voient ainsi très ralentis. La concentration de substances colorées (pigments) dans certaines cellules ou tissus de l’organisme vise généralement à protéger un être vivant contre les radiations solaires. Sous terre, le risque étant absent, l’animal reste de teinte claire.

 

Le Saviez-vous ?

Dépourvu de lumière, le monde cavernicole développe un environnement spécifique. Si les entrées des grottes bénéficient d’un peu de luminosité, celle-ci disparaît progressivement en se dirigeant dans les zones profondes. Les radiations lumineuses n’atteignant pas les milieux souterrains, les végétaux capables de photosynthèse, et presque toutes les sources de nourriture sont inexistantes. La végétation à chlorophylle est donc absente. On note aussi une hygrométrie forte sous terre avec un taux d’humidité généralement très élevé. Il dépasse souvent de 40 % celui de l’extérieur et peut frôler les 60 %. La température y est quasi constante avec des variations annuelles de température peu prononcées, n’atteignant que des fractions de degré.

 

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Publié le 19 Février 2022

 

A la découvertes des animaux cavernicoles

 

L’étude du monde vivant n’a cessé d’offrir des découvertes et d’apporter des éléments de compréhension de la vie sur terre et sous terre. Aujourd’hui le coin nature vous invite à l’intérieur des cavités terrestres, pour une spéléologie biologique. Le premier être vivant cavernicole faisant l’objet d’une description écrite fut le protée anguillard, salamandre colonisant les rivières souterraines dont la découverte remonte au XVIIe siècle dans une grotte de Slovénie. La première classification des animaux hypogés a été publiée en 1849, tentative que l’on doit à l’entomologiste danois JC Schiödte. Puis le zoologiste autrichien JR Schiner apporta en 1854 des modifications importantes qui permirent alors d’introduire les dénominations de troglobie et de troglophile. Les deux termes, auxquels s’ajouta trogloxène, furent entérinés par le biologiste roumain Emil Racovi ? en 1907.

 

Le Saviez-vous ?

En zoologie, le terme cavernicole désigne les animaux qui vivent dans des habitats obscurs et humides de type grottes, cavernes, galeries, etc. Dans ces lieux régis par des conditions physico-chimiques particulières (taux d’humidité, température, composition des terrains…), le rayonnement solaire a été le facteur indispensable pour créer des phénomènes vivants. On en conclut que l’univers souterrain est peuplé de formes animales émanant de certaines espèces occupant la surface de la terre. Les scientifiques ont ainsi établi que les animaux hypogés (vivant sous terre) ont évolué à partir des animaux épigés (vivant à la surface).

 

Selon leur mode de vie sous terre, on détermine 3 groupes d’animaux cavernicoles. Les trogloxènes qui pénètrent dans les grottes de façon occasionnelle, temporaire mais systématique (chauve-souris, blaireau, papillons). Les troglobies englobent tous les occupants permanents des grottes. L’ensemble de leur cycle biologique s’y accomplit et leur survie est impossible ailleurs. Les troglophiles qui effectuent partie de leur cycle vital sous terre, évoluent également à l’extérieur et peuvent vivre dans des zones très obscures sans y être confinés (amphibiens, salamandre).

 

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Publié le 12 Février 2022

 

Chat perché peut cacher un repas

 

À pareille époque dans les jardins, le rouge-gorge, la mésange, et le moineau commun se côtoient profitant chacun d’un territoire à défendre. Ici ou là quelques surprises les attendent. Des bonnes surprises, nichoirs ou mangeoires habilement installés par des hôtes bien intentionnés, et des moins bonnes avec la présence intempestive de prédateurs malins, félins même, à l’affût de repas occasionnels qui changent des traditionnelles croquettes du commerce. Le chat, animal de compagnie d’habitude si câlin, agile de surcroît, veille comme un guerrier à son espace de vie. Car le chat s’avère être un important prédateur dans cette période de renouveau. Pour les passereaux évidemment, et même pour d’autres volatiles plus imposants tels que les grives ou les merles.

 

Conseils

Installer les points de nourrissage en haut lieu, éviter le sol et les bords de fenêtres si des chats rôdent dans le coin. À la sortie de l’hiver ils ne feront qu’une bouchée des petites boules de plumes sur pattes. Les oiseaux sont des animaux sauvages et qu’il est essentiel pour leur survie qu’ils soient capables de se nourrir seuls, au printemps et en été. À cette période, ils redeviennent insectivores et doivent nourrir les oisillons exclusivement avec des proies (chenilles, insectes volants…) afin de leur fournir les protéines nécessaires à leur développement. Le nourrissage prendra fin au début du printemps, c’est-à-dire en début de saison de reproduction, à une période où la plupart des espèces (re) deviennent territoriales et désertent largement les mangeoires. Une fois la période de reproduction entamée, l’arrêt de la supplémentation alimentaire évite les risques liés au nourrissage. La concentration d’oiseaux engendrée par le nourrissage peut faire augmenter les taux de prédation par des animaux sauvages, épervier d’Europe par exemple, ou par les animaux domestiques essentiellement les chats. Dans tous les cas, appliquer des quelques règles de précaution, comme mangeoires dans des endroits dégagés, avec accès facile à des perchoirs en hauteur, pour éviter la prédation par des chats sachant chasser.

 

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Publié le 06 Février 2022

 

Le nourrissage des oiseaux en hiver

 

On ne le dira jamais assez, l’intervention de l’homme sur la nature peut s’avérer contraire au but rechercher. La volonté de bien faire apparaît parfois plus nocive que l’on croit notamment pour les oiseaux. En déposant de la nourriture en période hivernale on croit bien souvent aider ces petits animaux familiers. Le nourrissage des oiseaux est pratiqué par des millions de personnes dans leur jardin ou sur leur balcon, et il est bien souvent vital pour de nombreuses espèces durant les périodes de grand froid et de pénurie. Toutefois un nourrissage permanent peut avoir des conséquences néfastes et mettre en danger certaines populations d’oiseaux Depuis plusieurs années la pose de boules de graisses et autres aliments se multiplie dans les jardins. On n’en connaît ni l’origine, ni comment elles ont été cultivées, on est bien obligé d’évoquer l’utilisation de pesticides et autres intrants.

 

Le Saviez-vous?

OLes pratiques de nourrissage des oiseaux des jardins peuvent contribuer à la propagation de maladies si nous ne sommes pas vigilants. On ne va pas citer aujourd’hui tous les virus, bactéries et parasites présents chez toutes les espèces animales et qui peuvent provoquer des maladies plus ou moins graves, pouvant conduire à la mort des individus infectés. Parmi ces maladies les plus courantes qui touchent les oiseaux de nos jardins, on retrouve la trichomonose, la gale des pattes, la poxvirose et la salmonellose. Ainsi un nettoyage régulier des mangeoires et des abreuvoirs permet d’éviter une contamination des populations aviaires.

 

Reproduction

Le nourrissage supplémentaire en période de reproduction est à même d’affecter les processus de sélection et d’adaptation des populations d’oiseaux aux changements environnementaux. Plusieurs études ont démontré que des couples suralimentés pondaient plus tôt, de sorte que la demande énergétique des poussins se trouvait décalée par rapport au pic de disponibilité alimentaire. Le plus efficace serait alors de proposer aux oiseaux un environnement de qualité, riche d’espèces diversifiées, et composé de végétaux locaux, adaptés au sol et au climat. Un écosystème fiable qui s’autorégule

 

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JANVIER

Publié le 30 Janvier 2022

 

Le perce neige, toujours là et à l'heure

 

C’est un indicateur fiable de la période hivernale de chaque début d’année. Une nouvelle fois le coin nature vous le présente, mais encore sous un aspect différent. Le perce-neige fleurit dans les bois et les jardins. Désormais cette belle petite fleur blanche fleurit chez nous à partir de mi-janvier, en avance d’une quinzaine de jours par rapport à une dizaine d’années auparavant. Son nom lui vient du fait qu’elle peut se développer alors que la neige est encore présente sur le sol. Également orthographié Perceneige, Percenege ou Perce-nége, de nombreux noms vernaculaires existent en langue régionale, et le succès du terme perce-neige lui vaut de nombreuses traductions locales. Il est notamment traduit Broque-neige en normand, Traucanèu en occitan, Treuz-erc’h en breton et Perch’-nège en wallon. Voilà qui est dit.

 

Histoire

On en trouve une première mention en 1641 dans le manuscrit poétique de la Guirlande de Julie qui le décrit ainsi : la Perceneige, sous un voile d’argent, la terre ensevelie me produit malgré sa fraîcheur, la neige conserve ma vie, et me donnant son nom me donne sa blancheur.

Ce manuscrit ne fait pas de distinction entre les différentes espèces que le terme désigne aujourd’hui. Tout au long des siècles son utilisation est tantôt mentionnée pour l’espèce Galanthus nivalis notamment par Gaston Bonnier, tantôt pour l’espèce Leucojum vernum par Hyppolyte Coste, tous deux grands auteurs de la flore française du début du XXe siècle.

Dans le calendrier républicain, le Perce-neige était le nom attribué au 4e jour du mois de pluviôse. Le perce-neige est aussi l’emblème choisi par l’association caritative du même nom créée en 1966 à l’initiative de l’acteur Lino Ventura et de sa femme Odette pour venir en aide aux personnes handicapées mentales. Enfin sachez que pour la fédération française des artisans fleuristes, offrir le perce-neige est un souhait d’endurance et félicité pour toujours. Quoi de plus naturel pour cette petite plante qui renaît chaque hiver à la même époque, au tout début de l’année.

 

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Publié le 24 Janvier 2022

 

Nettoyage et entretien des nichoirs

 

Idéalement le nettoyage des nichoirs peut commencer en octobre, quand les nidifications sont terminées et que cela ne dérange pas trop les oiseaux. Il est possible d’effectuer ce nettoyage jusqu’à fin janvier. Si vous n’avez pas la possibilité de le faire cette année, pas d’inquiétude à avoir. Certains oiseaux reviennent dans leur nid, d’autres préfèrent se réinstaller sur une couche déjà existante.

 

Bon à savoir

Les oiseaux cavicoles préfèrent nicher dans une cavité, d’autres raffolent des nichoirs pour élever leur nichée. La famille des pics, la sitelle torchepot, les mésanges charbonnières, les mésanges bleues, les nonettes, le grimpereau des jardins, sont en quête d’un lieu sécurisant. D’autres espèces comme le rouge-queue noir ou le rouge-gorge préfèrent des nichoirs semi-ouverts. Lorsqu’ils nichent, les oiseaux laissent des indices variés de leur présence : matériaux divers, plumes, feuilles, parfois fientes. Les parents de certaines espèces retirent les déjections de leurs poussins. Si le nichoir a bien été utilisé durant plusieurs années, il est souhaitable de le nettoyer car certaines espèces ne s’installeront pas au printemps si le nid est trop sale ou infesté par des parasites.

Le saviez-vous ?

Des mésanges, besogneuses, peuvent avoir jusqu’à trois couvées dans l’année. La dernière nichée peut s’étendre jusqu’au mois de septembre. Les troglodytes mignons sont si petits qu’ils se regroupent dans des nichoirs afin de passer l’hiver au chaud. Certains passereaux construisent leur nouveau nid au-dessus de l’ancien, les matériaux ajoutés élèvent alors la hauteur de l’ensemble, rapprochant ainsi les oisillons du trou d’envol, ce qui augmente les risques de chute et/ou de capture par des prédateurs comme les chats. Le nettoyage limite les risques de maladies, de prolifération des parasites, et permet d’inspecter l’état du nichoir, planches et fixations, ainsi que son étanchéité. Dernier conseil avant d’intervenir, portez des gants et assurez-vous que vous ne dérangez pas d’éventuels occupants tardifs, comme chauves-souris, loirs, lérots, bourdons.

 

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Publié le 16 Janvier 2022

 

Bien-être au naturel, les bienfaits du néflier

 

Petit coup de mou après les fêtes, impression de surcharge, fatigue passagère, blues du temps qui passe ? Dans cette période hivernale chargez-vous de quelques vitamines.

Passez donc aux fruits naturels et à leurs bienfaits. Le coin nature vous parle aujourd’hui du néflier nommé Mespilus germanica, à ne pas confondre avec les nèfles dites du japon, bien présentes sur le bassin méditerranéen et autrement nommées Nispéro en Espagne par exemple.

Ces fruits sont orangés et également source de bienfaits. Ils attirent davantage l’œil et sont plus engageants à la consommation. Le néflier d’Allemagne (germanica) semble plus austère. C’est un régulateur intestinal à forte teneur en vitamines C et B, la nèfle présente également (cerise sur le gâteau) un effet positif sur le système nerveux.

 

Description

Les nèfles poussent sur de petits arbres qui ne dépassent guère 2 ou 3 m de hauteur, ce qui avouons le, en facilite la récolte. Très présent dans l’Ouest et le Sud-Ouest, le néflier (Mespilus germanica) prospère de façon plus éparse ailleurs. A l’état sauvage, ses habitats naturels préférés sont les forêts de feuillus assez clairs, les haies et les lisières forestières. De croissance très lente, l’arbre peut vivre jusqu’à 150 ans. La nèfle est aussi appelée "cul de chien" en Lorraine, ou "mêle" dans d’autres régions.

Découverte

Les feuilles du néflier sont longues et étroites, et les rameaux légèrement épineux portent à leur extrémité une grande fleur blanche. Il produit après fécondation un gros fruit charnu, ovale, à la peau brune et rêche et au calice persistant. Les nèfles sont comestibles quand elles sont parfaitement mûres, fraîches ou blettes.

 

Vertus

Les vertus des nèfles sont multiples. Elles contiennent des tanins et du mucilage ce qui en fait un bon régulateur intestinal. Leur teneur en vitamine C et en vitamine B est élevée. Les nèfles apportent donc de la tonicité et exercent un effet positif sur le système nerveux.

Cultivé dans le jardin, le néflier étale ses branches et se fait oublier. En plein hiver les fruits devenus blets se consomment avec fraîcheur et tonus.

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Publié le 08 Janvier 2022

 

Les roses d'hiver, reines du jardin

 

L’allongement des jours se fait sentir, les plantes et bulbes frémissent déjà, les bourgeons des arbres commencent à gonfler, le jardin entre en mutation. La nature poursuit son évolution qu’elles que soient les conditions. Durant l’hiver certains rosiers ont conservé leurs fleurs malgré la froidure.

 

Le saviez-vous ?

A l’origine de tous les rosiers cultivés, on trouve les rosiers dits "sauvages" du genre rosa. Ils regroupent une centaine d’espèces. Leurs fleurs sont simples, régulières, presque toutes à 5 pétales. On les appelle "églantines" et les rosiers sauvages "églantiers". Les rosiers sauvages sont issus de l’hémisphère nord. Ceux de l’hémisphère sud ont été naturalisés par des colonisateurs ou des voyageurs. Proches des rosiers sauvages, on trouve des formes cultivées anciennes à fleurs doubles, probablement des variétés issues de la nature qui auraient muté, ou des hybrides naturels. Ces rosiers ne fleurissent qu’une fois par an.

Origine

Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d’années. Si l’on ne sait pas grand chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’antiquité démontrent que la reine des fleurs était déjà appréciée des Égyptiens, des Grecs et des Romains. A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales.

Il y a environ 5000 ans, des roses étaient également cultivées en Chine. Originaires d’Asie Centrale, elles se sont répandues sans jamais franchir l’équateur. Lors des croisades, XIIe et XIIIe siècles, de nouvelles variétés comme la mythique rose de Damas furent ramenées du Proche Orient. Plantée sur l’Ile de Samos en l’honneur de la déesse Aphrodite, elle fut honorée à Rome avec la déesse de l’amour Venus. En France la culture du rosier débuta réellement avec gallica officinalis, la rose des Apothicaires. Cette variété ramenée de Terre Sainte sera d’abord cultivée pour ses vertus médicinales avant d’être appréciée pour sa beauté. C’est à partir de cette variété que l’on fabriquait l’essence de rose au Moyen Age. Puis Ronsard écrivit "Mignonne allons voir si la rose"… Mais c’est déjà une autre histoire.

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Publié le 02 Janvier 2022

 

Vapeurs et esters sont au rendez-vous

 

En ces moments de fêtes familiales et sociales, le coin nature vous ouvre un univers particulier situé entre tonneaux et alambics. La distillation est l’opération qui permet de faire évaporer l’alcool puis de le condenser afin d’augmenter la proportion d’alcool dans le produit final appelé eau de vie, ou du nom de ses terroirs, armagnac, cognac, calvados et autres fines patiemment élaborées et vieillis.

Le saviez-vous ?

L’alcool, autrement nommé éthanol, s’évapore à environ 78,5 °C, donc à température inférieure à celle d’ébullition de l’eau qui comme chacun sait se produit à 100 °C (à une pression atmosphérique normale). Cependant, même en restant en dessous de 100 °C, le produit de la distillation contient toujours de l’eau.

Il est à noter que le liquide obtenu contient en général un mélange d’autres composés comme les aldéhydes et esters et, bien sûr, les éléments caractéristiques des végétaux (parfois même de l’animal) à l’origine du moût. Certains sont recherchés, d’autres plutôt préjudiciables en termes de goût, d’autres enfin sont dangereux. Rappelons que la consommation de produits de distillation mal accomplie est une activité à haut risque, outre biensûr les problèmes d’alcoolisme. Le méthanol notamment présent dans les « têtes » de distillation est neurotoxique. Pour ces raisons, la distillation s’effectue souvent en plusieurs temps, de façon à éliminer les produits indésirables. De façon empirique, les fractions dites « têtes », plus légères car les premières arrivées dans le condensateur, et les fractions dites « queues », plus lourdes qui arrivent en fin de distillation).

Dans le même objectif, la distillation est complétée par une période de maturation qui va là encore, laisser s’échapper les produits les plus légers et permettre des réactions complexes, souvent avec le bois, qui remplacent les éléments lourds par des composés plus aromatiques. Il convient d'avoir à l'esprit alors, que le conseil « à consommer avec modération », ne s’évapore pas, lui, avec le temps.

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DÉCEMBRE

Publié le 26 Décembre 2021

 

Une eau de vie, de celle qui vous ravit

 

En cette période de fêtes, le coin nature vous conduit aujourd’hui dans un univers de tradition. Celui des vapeurs de fruits habilement choisis. Le conseil du jour sera bien sûr à consommer avec la grande modération. Car en attendant de consommer de l’eau pétillante pour alléger avec des bulles quelques repas copieux, parlons d’une eau très spéciale, parfois jugé de par son nom, comme un élixir de longue vie. L’eau-de-vie, dont il s’agit aujourd’hui, est un breuvage qui marque les esprits, et pas uniquement qu’au sens figuré. Cette boisson dont on trouve encore quelques adeptes, se nourrit des terroirs où poussent encore des fruits sucrés habilement utilisés, mariés à un savoir-faire ancestral que quelques rares initiés maintiennent toujours, pour le plaisir subtil des papilles de ses nombreux amateurs. En résumé il s’agit au final d’une boisson fortement alcoolisée, produit issu de la distillation d’un liquide lui faiblement alcoolisé, que l’on a préalablement laissé macérer…

 

Le saviez-vous ?

On attribue aux Arabes la découverte de l’art d’extraire l’alcool du vin et des autres boissons fermentées. Au Moyen Âge l’eau-de-vie du latin aqua vitae fut donnée par les alchimistes qui tentaient d’élaborer un élixir de longue vie. On lui a longtemps attribué des vertus médicinales, avec une certaine raison car le degré alcoolique de la plupart des eaux-de-vie en faisait d’excellents antiseptiques utilisables en interne, pour les gargarismes en cas d’inflammation de la sphère ORL. Jusqu’à l’aube du XXe siècle, elle servait parfois à soigner les enfants avec certains dégâts sur leur développement physique et mental, et sur leur santé à long terme du fait des doses données. Appelé gnole ou goutte dans le langage populaire le précieux liquide est obtenu par une distillation, simple ou double, d’un breuvage peu alcoolisé issu de fruits, ou de marc de raisin par exemple. Lors de la première guerre, de la gnole était distribuée dans les tranchées aux soldats épuisés, qui étaient ainsi soutenus par des distributions d’eau-de-vie faite avant d’aller au combat.

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Publié le 12 Décembre 2021

 

Les rosettes d'Orchidées sont déjà prêtes

 

En cette période hivernale, la nature prépare déjà sa mue printanière. Si vous êtes attentif (s) à un entretien naturel, sans engrais chimiques ni pesticides de vos jardins et pelouses, vous aurez peut-être la chance d’y apercevoir dès maintenant des rosettes d’orchidées. Repérez les lieux ou préparez de petits jalons pour les installer avant la floraison. Cela évitera de les couper prématurément avec la tondeuse. C’est le moment d’observer votre pelouse, de trouver ces fameuses rosettes et de les compter. Les orchidées de printemps, à la floraison précoce, ont déjà leurs rosettes bien développées et bien visibles. Vous les admirerez au printemps, d’autant plus épanouies si vous êtes sur un terrain calcaire. L’orchidée est dépendante de la symbiose souterraine pour vivre, et d’insectes pollinisateurs pour se reproduire. La fleur parfois imite la forme d’un insecte, et la plante émet des phéromones d’insecte.

 

Patrimoine

Selon leurs spécificités, les orchidées peuplent prairies, landes, marais, lisières, bords de routes… mais elles peuvent aussi pousser dans votre jardin où elles affectionnent les pelouses non tondues à ras. Tout le monde connaît les orchidées exotiques, mais nous ignorons souvent à tort l’existence de ces espèces sauvages à nos portes. Les orchidées présentent pourtant un intérêt patrimonial non négligeable.

 

Le saviez-vous ?

L’inventaire national du patrimoine naturel (INPN) est un portail de diffusion de la connaissance de la biodiversité française dépendant du Muséum National d’Histoire Naturelle. Il n’y a pas d’arrêté de protection constitué à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. Pour l’instant l’arrêté du 8 mars 2002 relatif à la liste des espèces végétales protégées en Aquitaine, fait toujours foi. D’après la base de données INPN, 15 espèces sont protégées en Aquitaine, dont 13 sont présentes en Lot-et-Garonne. D’après la liste rouge de la flore vasculaire d’Aquitaine de 2018, dernière en date: 4 espèces sont classées "Quasi menacées", 1 espèce est classée "Vulnérable", 1 espèce est classée "En danger", et 1 espèce est classée "En danger critique".

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Publié le 5 Décembre 2021

 

L'Orme, un arbre à la belle silhouette

 

L’orme est par essence un arbre évocateur. Une essence noble dont on faisait des escaliers, des tables, ou des essieux de charrette, appréciée autrefois pour ses couleurs et sa résistance. Il a longtemps été un repère dans le paysage du département avant de disparaître. Il était très présent dans nos régions notamment dans les haies d’où il a disparu. Au début de l’épidémie de graphiose, il a semblé que la maladie atteignait moins les sujets isolés ou ceux proches d’autres essences. On nous a parfois signalé la présence de lilas à proximité, ou de points d’eau qui auraient favorisé une réaction positive de l’arbre contre l’assèchement. Si vous en avez quelques exemples, dites-le nous, cela relancera le débat.

 

Cycle vertueux

Quelques ormeaux sont encore visibles ici ou là, et deviennent des monuments. Notamment ceux qui ont été soigneusement bichonnés par l’homme, avec parfois des traitements adaptés réguliers. C’est le cas de l’ormeau de Villeséquelande dans le Sud, planté sur la place du village. À la ramure imposante, d’environ 400 ans et malgré un tronc creux, il semble encore en bonne santé et très bien entretenu. En 1978 une grosse branche a cassé. Depuis, de puissants étais soutiennent les plus grosses charpentières. Grâce à l’emploi d’un fongicide perfusé directement dans ses vaisseaux, il résiste à la graphiose qui l’a touché depuis une vingtaine d’années. Ce vieil orme champêtre, classé déjà en novembre 1944, au titre des sites et monuments naturels a été labellisé Arbre Remarquable en 2001. D’une circonférence de 6 mètres, il est la fierté de tout un village. L’ormeau aujourd’hui bien rare est bien devenu une essence historique.

 

L'orme résista

Aujourd’hui il reste encore l’orme résista qui prouve que la résistance s’est organisée face à l’épidémie de graphiose. C’est une alternative qui permet encore de planter des ormes. On en trouve dans certaines pépinières spécialisées. Lors des dernières élections municipales, de nombreux programmes proposaient la plantation d’arbres dans les communes. C’est une bonne initiative. Plantez, partout où cela est possible, il en restera toujours quelque chose, et pour le moins le sentiment d’être vivant…

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NOVEMBRE

Publié le 28 Novembre 2021

 

Les aventures des Ormes de Sully

 

Les arbres font partie intégrante de notre vie. Certains dans l’histoire ont une symbolique ou une présence plus forte que d’autres. Les Ormes de Sully par exemple, devenus bien rares, nous ont longtemps accompagnés. La littérature spécialisée fait encore aujourd’hui une place de choix à cette essence.

 

Le saviez-vous ?

À la fin du XVIe siècle, après les guerres de religion et sur ordre de Maximilien de Béthune dit Sully, alors ministre du roi Henri IV, les communes françaises ont planté des arbres. Dans cette vaste campagne de plantation deux essences se sont partagé les honneurs, les tilleuls et les ormes. L’orme bois d’œuvre par excellence choisi pour ses propriétés de dureté et de résistance à l’humidité, a été abondamment planté en prévision des besoins futurs en construction et pour le bois de marine. Jusqu’au début du XXe siècle, il était employé en charpente, pour la fabrication de coques de bateaux, de vis, et de moyeux de roues à aubes. Utilisé immergé, il servait de pilotis. Comme bois de marine, on le retrouve en affûts de canon et sur les anciens gréements sous la forme de poulies de barres et d’anspects (barres amovibles)…

 

Épidémie

Si de nombreux tilleuls de l’époque ont encore là, les ormes eux, ont pratiquement disparu, anéantis par un champignon microscopique, l’Ophiostoma novoulmi. Cette épidémie est apparue aux alentours de 1919 aux Pays-Bas d’où son nom d’origine, "maladie hollandaise de l’orme", plus connue sous le nom de graphiose. Elle se propage à travers l’Europe et a provoqué la disparition d’un grand nombre de sujets. Vers 1970 à la faveur d’importation de grumes d’orme d’Amérique du Nord débarquées dans des ports anglais, une nouvelle souche plus agressive est introduite. La maladie se propage à nouveau et atteint ceux qui avaient résisté à la première épidémie. C’est une des plus graves catastrophes écologiques subies par une essence d’arbre. Les ormes adultes ont pratiquement tous péri alors qu’ils étaient en nombre considérable en Europe occidentale. Depuis, d’autres maladies et atteintes graves aux arbres sont apparues. Mais cela est déjà une autre histoire…

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Publié le 21 Novembre 2021

 

Une meilleure gestion des espaces publics

 

 La bonne qualité de l’eau est devenue plus que jamais un enjeu social et écologique fort. D’énormes moyens sont déployés par les agences de l’eau pour atteindre une qualité suffisante tout en tenant compte des différents usages. Dans la région Nouvelle Aquitaine largement concernée par la politique de l’eau à l’échelle du bassin Adour Garonne, de nombreuses initiatives sont prises pour relever le défi. Les entreprises, les collectivités, les particuliers, sont mobilisés. Chacun a un rôle à jouer pour atteindre les objectifs fixés.

 

Cimetières

Depuis plusieurs années maintenant, bon nombre de collectivités se sont lancées dans la mise en œuvre d’actions visant à arrêter ou restreindre de façon significative l’utilisation des produits phytosanitaires et autres désherbants dans la gestion des espaces publics. La qualité des sols et de l’eau sont désormais en première ligne. Parmi ces mesures, il en existe une qui s’est bien généralisée dans les communes. L’interdiction d’utilisation dans les cimetières des désherbants et autres produits nocifs pour l’environnement. Même si parfois quelques réticences de particuliers se font encore jour, sans doute par méconnaissance ou habitudes récurrentes, la tendance générale va dans le bon sens. Et c’est une très bonne chose de constater l’impact visuel et appréciable des cheminements enherbés dans les cimetières et lieux de souvenirs, comme ce fut le cas pour beaucoup à l’occasion du 1er novembre.

 

Zéro-phyto

Lorsque les désherbants étaient utilisés à volonté dans les cimetières, on y trouvait de nombreuses allées gravillonnées et le moindre brin d’herbe faisait office d’intrus. Imaginez les dégâts sur les eaux de ruissellement qui comme chacun sait finissent dans les rivières. Une étude a montré que les volumes déversés n’étaient pas négligeables et représentaient jusqu’à un cinquième de la consommation totale des pesticides d’une collectivité. Alors même que les cimetières se trouvaient situés au-dessus de nappes phréatiques ou à proximité de cours d’eau. L’arrêt des traitements chimiques n’était donc pas du luxe pour le respect des lieux de mémoire et des défunts.

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Publié le 14 Novembre 2021

 

Le Chrysanthème est aussi symbole de longévité

 

 

En ce mois de novembre, à l’heure venue des commémorations et périodes de souvenirs, allons faire un petit tour dans l’histoire, et la géographie.

Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies. Mais cette tradition s'est surtout répandue en France comme en Belgique à l’Armistice de 1918. Clemenceau aurait appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front lors du premier anniversaire de cet armistice, le 11 novembre 1919. La fleur symbole par excellence de cette période automnale est comme vous le savez déjà le chrysanthème.

 

La famille des Astéracées

Les astéracées sont regroupées dans une grande famille de plantes dicotylédones appelées aussi "composées", car elles offrent plusieurs fleurs. Cette famille regroupe les marguerites, pâquerettes, pissenlits, et autres plantes comme les chrysanthèmes. Le terme de chrysanthème est un mot du genre masculin qui signifie étymologiquement «fleur d'or». Dans le langage des fleurs, il symbolise un amour terminé.

 

Le Saviez-vous ?

L’appellation chrysanthème s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Les plus connus sont les chrysanthèmes d’automne, chrysanthèmes des fleuristes, appelés «pomponnettes». Ils servent au fleurissement des tombes. Plantes annuelles ou vivaces, certaines espèces sont très cultivées comme plantes d'ornement. Le chrysanthème d'automne a été choisi pour fleurir les tombes des soldats car il arrive tard dans l’année et peut résister à un gel modéré. Avec le temps, l’arrivée dans les cimetières glisse du 11 novembre à la fête des morts du 2 novembre.

 

Autres symboliques

L'association du chrysanthème à la mort n'est pas universelle. En Orient et en Extrême-Orient le chrysanthème jaune est un symbole de longévité et d'immortalité. En Europe, on la trouve, outre en France, en Italie, Espagne, Pologne, Hongrie et Croatie. En Asie de l’Est, les chrysanthèmes blancs sont associés au chagrin et à la mort. Aux États-Unis, la fleur est considérée comme positive. En Australie, les chrysanthèmes sont offerts aux mamans pour la fête des mères.

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Publié le 07 Novembre 2021

 

Le frelon Orientalis, nouvel envahisseur

 

 

Est-il déjà trop tard ? Vespa orientalis Linnaeus, frelon oriental jusqu’alors absent de la métropole s’ajoute donc à la liste des deux autres frelons observés en France, le frelon européen et le frelon asiatique. Si cette espèce devait s’installer durablement, elle pourrait ne pas coloniser tout le pays car ce frelon préfère les milieux arides. Cependant les essaims se multiplient très vite.

 

Le reconnaître

Le frelon oriental se distingue et s’identifie aisément grâce à sa couleur rousse. Concernant sa taille, il est plus gros que le frelon asiatique. Les reines mesurent entre 25 et 35 mm tandis que les mâles et les ouvrières peuvent atteindre 25 mm maximum. Une chose est sûre, des mâles et des femelles ont été trouvés, ils peuvent donc se reproduire. Contrairement à d’autres espèces, ce frelon présente une très faible pilosité et apparaît quasi glabre à l’œil nu, avec une partie jaune sur l’abdomen et au niveau de la face antérieure de la tête.

Récemment en Lot-et-Garonne les élus départementaux ont voté 30 000 € pour une étude de plus sur le frelon asiatique. Une pression maintenue par les apiculteurs alors qu’on sait qu’il ne disparaîtra jamais. Et un temps de retard car désormais l’urgence est bien de s’occuper de l’orientalis.

Lors de la première observation à Marseille en septembre dernier, le frelon oriental était en compagnie du frelon européen (Vespa crabro) et du frelon asiatique (Vespa velutina). Il a été prélevé au total 18 ouvrières de Vespa orientalis. Sa capacité d’expansion est jugée forte.

 

Pas seul

Un troisième frelon invasif pourrait bien faire son apparition en France. Vespa bicolor, une espèce asiatique qu’on trouve généralement en Asie méridionale est récemment arrivée dans le sud de l’Espagne.

Introduite accidentellement en Europe probablement par des transports de marchandises, elle risque bien de remonter vers le nord avec les échanges fréquents.

L’histoire se rejoue ! Ces espèces s’acclimatent d’autant plus facilement à leur nouvel environnement avec le réchauffement climatique et l’urbanisation.

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OCTOBRE

Publié le 31 Octobre 2021

 

Vespa Orientalis, découvert la mort dans l'âme

 

 

Il se nomme vespa orientalis plus communément appelé frelon oriental. Il a récemment fait la une de quelques journaux, mais son nom est vite retombé en oubli. Il s’agit d’une nouvelle espèce invasive détectée en France pour la première fois le 22 septembre 2021 à Marseille. Il ressemble au frelon européen mais il a des taches jaunes qui sont très différentes. On ne peut pas le confondre avec un autre frelon. Il a des segments rouges et marrons sur le corps, et il est plus gros que le funeste frelon asiatique. C’est au cours d’une étude sur les insectes que des experts chevronnés en ont fait la découverte.

 

Acheminé par bateau

Les insectes ont été trouvés près d’un ruisseau qui se jette dans le port de Marseille. De là l’hypothèse qu’il ait été acheminé par bateau. Le frelon oriental est déjà présent dans les Balkans, son aire naturelle, mais aussi sur des îles de la mer Egée, en Bulgarie, Turquie, Chypre, Malte, au sud de l’Italie mais aussi au nord-est de l’Afrique et au Moyen-Orient. Il est mentionné également au Turkménistan, Tadjikistan, en Iran, Ouzbékistan, Afghanistan, ou encore au Pakistan, en Inde et au Népal. En Italie, un spécimen a été observé à Gênes en 2018 et en Toscane en 2021. Il a également été repéré en Espagne, à Valence depuis 2012 ou en Andalousie.

Le frelon oriental n’est pas plus dangereux pour l’homme que les autres espèces présentes sur le territoire. Une piqûre de frelon, peu importe son espèce, est douloureuse. Plus gros qu’une guêpe, le frelon peut piquer plusieurs fois un être humain car son dard ne reste pas dans la peau. Il faut donc éviter de s’approcher d’un essaim sans équipement de protection adapté. Le frelon oriental fait partie des 22 espèces de frelons. Il se caractérise par sa couleur rousse, avec une partie jaune au niveau de la face antérieure de la tête et sur les 3e et 4e segments de l’abdomen. Aussi, ce frelon semble quasi-glabre, sans poils, à l’œil nu.

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Publié le 24 Octobre 2021

 

Cèpes : beaux les champignons d'ici

 

 

Lorsque les conditions climatiques sont favorables la saison automnale offre aux promeneurs de précieuses rencontres. Partons aujourd’hui à la découverte du cèpe, nom usuel qui définit certains membres de la famille des bolets. Tous non pas le même goût, mais on est sûr que quelques-uns font le bonheur du plus grand nombre. Description// Le cèpe bronzé (Boletus aereus) est également appelé "cèpe à tête noire". De la famille des bolétacées, ce champignon est excellent. Son chapeau est très épais, brun sépia ou presque noir. Avec l’âge, il déteint et se décolore en taches ou en veines plus claires, ocre. Le dessous du chapeau est blanc pur au début, puis jaune olivâtre. Sa chair très ferme au début, s’amollit plus rapidement que celle du cèpe de Bordeaux. Son pied est roussâtre. Il pousse sous des feuillus uniquement, des chênes en particulier à partir de début septembre. Dans le Midi sa zone de prédilection, on le rencontre jusqu’à la fin de l’automne. Certaines rares années, il est présent dans d’autres régions comme l’Île-de-France, (forêt de Compiègne, forêt de Montargis) et dans le Centre (forêt de Meillant, le Cher, collines de la Puisaye).

 

Le Cèpe de Bordeaux

Le cèpe d’été (Boletus aestivalis) famille des bolétacées est également excellent. On l’appelle aussi "cèpe réticulé". Son chapeau est d’une couleur ocre ou roussâtre, assez uniforme.Son pied rappelle celui du cèpe à tête noire par sa couleur, mais il est marqué d’un réseau de fines veines saillantes et blanchâtres, au dessin plus fin dans le haut du pied. On le trouve dans beaucoup de forêts de chênes et de hêtres. Il est présent un peu partout au-dessous de 1 000 mètres, en région parisienne, (forêt de Fontainebleau), dans le Centre, le Massif central, en Bourgogne, dans le Berry, et en Normandie (forêts de Lyons et des Andaines). Dans le Sud-Est aussi, sous les chênes et les châtaigniers, dans les Cévennes, le mont Aigoual, le mont Lozère. Enfin dans tout l’Ouest et jusque dans l’arrière-pays breton. Le cèpe d’été apparaît dès la fin mai et jusqu’à la fin septembre, voire la mi-octobre.

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Publié le 17 Octobre 2021

 

Un tour de guêpe et puis s'en va ...

 

 

Nous n’imaginons pas vraiment en regardant passer une guêpe ce qu’elle représente et ce qu’elle pourrait nous raconter. Faisons un petit retour en arrière, en 2007 plus précisément, à la découverte de la plus petite guêpe connue qui est Dicopomorpha echmepterygis de la famille des Mymaridae. Elle mesure 0,139 mm. C’est probablement le plus petit insecte également. À l’apprendre ça nous en bouche un coin (nature) évidemment. Voyons la suite…

Dans le monde il existe environ 9 000 espèces de guêpes souvent décrites comme solitaires. Certaines de ces guêpes ont le corps allongé et très élancé, d’autres sont plus trapues. Elles mesurent généralement entre 1 et 3 cm. Elles sont parfois noires et jaunes ou orangées, toutes noires ou bleues métalliques comme le chalybion californicum. Elles ont parfois une taille très allongée. Leurs antennes sont longues et leurs pièces buccales de type broyeuses. Leurs pattes arrière sont souvent longues.

 

Le saviez-vous ?

Pour son nid, la femelle peut utiliser diverses cavités (tiges creuses, anfractuosités), bâtir de toutes pièces des loges (en terre), creuser plusieurs cellules dans le sol.

Le nid peut être rempli d’arthropodes (insectes matures, larves, araignées) souvent paralysés à l’aide de son venin et sur lesquels elle pond. Les femelles chassent des insectes ou des araignées, dans le but de nourrir leur progéniture. Les adultes se nourrissent surtout de nectar.

Description

D’une longueur variant habituellement de 10 à 19 millimètres, les guêpes ont une morphologie de base proche de celle des abeilles et des fourmis sexuées : une tête notamment dotée de mandibules et d’une paire d’antennes, d’une paire d’yeux composés et de trois ocelles infrarouges, un thorax sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes membraneuses, enfin l’abdomen arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin. Cependant, certains insectes nommés guêpes (guêpes à galles, guêpes parasitoïdes) ont un ovipositeur allongé et fin à la place de ce dard et ne possèdent guère de venin.

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Publié le 10 Octobre 2021

 

Une bien belle architecture qui nourrit notre culture

 

 

Quelle est donc cette excroissance ? Nos lecteurs sont très observateurs et ils le prouvent. Ils n’hésitent pas régulièrement à nous interpeller. Cette semaine c’est Emmanuel de Bias qui nous a fait découvrir une belle construction qui s’est développée à hauteur d’homme sur un mur ancien. À l’observer, on comprend que la nature révèle dans son expression des aspects artistiques certains. Dont on sait par ailleurs qu’elle a été inspiratrice d’œuvres, et dans bien d’autres domaines d’innovation pour l’humain. Cette belle construction est en fait, figurez-vous, la création d’une colonie de guêpes.

 

Déclinaison

Dans la culture populaire, la guêpe symbolise à l’origine une créature importune, dont on redoute la piqûre même si, avouons-le, on lui envie aussi sa fine "taille de guêpe". L’expression taille de guêpe désigne par ailleurs une taille fine comme celle de l’animal. Et de fait, serrer sa taille pour l’amincir se dit "guêper", dont l’un des vêtements conçus à cet usage n’est autre qu’une gaine appelée guêpière. Au sens figuré et dans le même ordre d’idée il existe bien des allusions à la guêpe. Une guêpe est une personne importune ou mordante, tandis qu’un guêpier on le sait devient un endroit plein d’agitation ou de danger, voire un piège. Ne dit-on pas se trouver dans un sacré guêpier ?

Le saviez-vous ?

Dans la culture populaire, la guêpe symbolise à l’origine une créature importune, dont on redoute la piqûre même si, avouons-le, on lui envie aussi sa fine "taille de guêpe". L’expression taille de guêpe désigne par ailleurs une taille fine comme celle de l’animal. Et de fait, serrer sa taille pour l’amincir se dit "guêper", dont l’un des vêtements conçus à cet usage n’est autre qu’une gaine appelée guêpière. Au sens figuré et dans le même ordre d’idée il existe bien des allusions à la guêpe. Une guêpe est une personne importune ou mordante, tandis qu’un guêpier on le sait devient un endroit plein d’agitation ou de danger, voire un piège. Ne dit-on pas se trouver dans un sacré guêpier ?

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Publié le 03 Octobre 2021

 

Le coin nature : en immersion dans les Agences de l'eau

 

 

Cette semaine le coin nature consacre sa rubrique à l’eau. Et plus particulièrement à l’agence de l’eau. Au niveau national une nouvelle consultation sur l’eau et les risques d’inondations à destination du grand public vient de se dérouler du 1er mars au 1er septembre.

En France il existe six agences de l’eau placées sous la double tutelle du ministère du Développement durable et de celle du ministère des Finances. L'agence de l'eau Adour-Garonne est l'une des six agences françaises chargées de la lutte contre la pollution, et de la protection de l’eau et des milieux aquatiques. Créée par la loi sur l’eau de 1964, c’est un établissement administratif de l’État qui exerce, comme son nom l’indique, ses missions sur les bassins Adour et Garonne.

 

Le saviez-vous ?

La gestion de l'eau par grands bassins hydrographiques correspond aux territoires des grands fleuves et de leurs affluents. Dans chacun de ces bassins, un comité de bassin réunit toutes les catégories d'usagers. Son rôle est notamment d'élaborer la politique de l'eau et d’en assurer pour partie le financement. Les agences de l’eau disposent de moyens financiers à la hauteur des défis à relever dans le cadre de programmes pluriannuels. Le programme d’intervention d’une durée de six ans décide des travaux et des opérations soutenus par les agences de l’eau. Ces plans répondent aux objectifs et orientations fixés dans chaque SDAGE schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux. L’organisation décentralisée de l’agence de l'eau lui permet d'agir pour répondre au mieux aux enjeux propres à chaque territoire, en lien avec ses différents partenaires, représentants des parlementaires, des conseils départementaux et régionaux, des intercommunalités et des communes. Elle regroupe également les représentants de l’Etat et des établissements publics, les représentants des usagers (industriels, agriculteurs, associations de consommateurs et de protection de l'environnement, personnes qualifiées). Une mission large et commune pour l’eau qui concerne aussi la biodiversité et le littoral.

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SEPTEMBRE

Publié le 26 Septembre 2021

 

OFB : la très large mission de l'État

 

 

Nous allons aujourd’hui faire connaissance avec l’office français de la biodiversité. L’OFB est un établissement public de l’État dédié à la protection et la restauration de la biodiversité. Créé par la loi du 24 juillet 2019 il est placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture.
L’OFB résulte de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Il contribue à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins, ainsi qu’à la gestion équilibrée et durable de l’eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique.

 

Le saviez-vous ?

L’OFB exerce cinq grandes missions. 1-Il contribue à l’exercice de la police administrative et judiciaire relative à l’eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche, à la police sanitaire en lien avec la faune sauvage. 2-Il favorise la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux, leurs fonctionnalités et usages, les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage, et l’expertise en matière de gestion adaptative des espèces. 3-Il aide à la mise en œuvre des politiques publiques de l’eau et de la biodiversité. 4-Il soutient la gestion des espaces naturels. 5-Il accompagne la mobilisation de la société civile et des acteurs économiques sur les enjeux de la biodiversité. Engagés Pour le compte de l’État, l’OFB est chargé de l’organisation de l’examen du permis de chasser ainsi que de la délivrance de ce permis. Les représentants de la fédération nationale et des fédérations départementales des chasseurs, la fédération nationale de la pêche et de la protection du milieu aquatique, représentent 10 % des membres du conseil d’administration. Il est administré par 43 membres, et doté d’un conseil scientifique et d’un comité d’orientation. L’OFB gère des aires protégées, apporte des moyens humains, financiers et techniques.
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Publié le 19 Septembre 2021

 

Coin Nature :  la saison 2021-2022 est lancée !

 

 

Septembre signe la rentrée. Pour commencer cette nouvelle saison du coin nature, je vous propose de faire connaissance avec l'union internationale pour la conservation de la nature, en échos au congrès mondial de la nature à Marseille. L'IUCN est l'une des principales organisations non gouvernementales dont la mission est d'influencer, d'encourager et d'assister les sociétés du monde entier, dans la conservation de l'intégrité et de la biodiversité de la nature, et de s'assurer que l'utilisation des ressources naturelles est faite de façon équitable et durable. L'ONG est particulièrement connue pour attribuer aux espèces un statut de conservation qui fait référence dans la communauté scientifique, à partir desquels elle édite sa liste rouge des espèces menacées. Elle classe aussi les aires protégées en 7 catégories.

 

Le saviez-vous ?

Établi en 1948, l'UICN regroupe 1400 organisations membres et les compétences de 1800 experts. Elle fait aujourd'hui autorité au niveau international sur l'état de la nature et des ressources naturelles dans le monde, et sur les mesures pour les préserver. LE congrès mondial de la nature organisé tous les 4 ans fixe les priorités de conservation mondiale. Il n'y a pas de temps à perdre. Les espèces s'éteignent à un rythme alarmant. Le changement climatique menace les communautés, les économies et les écosystèmes dont nous dépendons. L'UICN encourage l'éducation pour un changement social et comportemental.

Le saviez-vous ?

Les actions portées par les citoyens, les associations, les collectivités, les établissements scolaires, les entreprises, concourent à la prise de conscience. Des opérations plus structurées, plus efficaces dans la durée ouvrent le chemin. Le carré pour la biodiversité (marque du réseau des CPIE) accueille la nature en ville, préserve les espèces locales et les pollinisateurs. La commune de Villeneuve fait office de précurseur. L'Atlas de Biodiversité Communale crée le lien avec les habitants. Le CPIE 47 facilite la démarche de fond et accompagne l’évolution positive des espaces de nature ordinaire. Les résultats sont probants.

 

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JUILLET

Publié le 18 juillet 2021

La Nature partout, même sur la route des vacances

 

En ce jour si particulier de juillet, le coin nature prend ses quartiers d’été. Il sera de retour en septembre après une pause sur le chemin des vacances. Évoquons justement aujourd’hui les chemins et bords de route, avez-vous remarqué comme ils sont parfois accueillants ? Lotier corniculé, achillée millefeuille, vipérine, luzerne, centaurée. Ces plantes donnent un air de fête aux bords de routes, autoroutes, chemins et autres voies de circulation. La nature s’y exprime, les couleurs font bon mélange. Inutile de semer des jachères fleuries pour donner à croire que la nature lot et garonnaise est belle. Elle l’est par nature, avec un brin de chauvinisme assumé. En toute saison cette diversité de nature ordinaire nous accompagne. Le public l’observe et s’en accommode très bien.

 

Gestion différenciée

Avez vous notez combien les pratiques de gestion différenciée ont considérablement évolué ces dernières années ? Au final la flore et la faune profitent de ces zones refuge devenues des lieux privilégiés de circulation. Le bon entretien de ces espaces communs de vie renforce la présence de nature pour les usagers. La période de confinement a confirmé ce besoin et son impact sur la santé physique et mentale des individus. Les modes de vie et les visions évoluent. Ce serait faire preuve d’ignorance que de penser le contraire et de croire que les espaces verts n’ont pas d’impacts. Ils en ont même sur l’économie. À l’heure où l’on parle de slow tourisme, tourisme vert, beauté des paysages et bien vivre en sud ouest, on ne peut faire l’impasse sur la bonne gestion de l’environnement. Que diraient les touristes d’un territoire dénué d’originalité et de spécificité ! Que serait Bonaguil sans son écrin de verdure, Agen sans ses bords de canal ou son ermitage, Nérac sans son parc de garenne et ses jardins du Roy, Marmande sans ses jardins remarquables ou sa prairie de la Filhole, Villeneuve sans ses berges du Lot, ses parcs arborés, ou ses carrés de biodiversité ? La nature est autour de nous. Elle est un espace de bien être, d’équilibre et de ressourcement. Gratuit et ouvert à tous. Bon été de biodiversité dans vos coins de nature !!

 

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Publié le 11 juillet 2021

Les espèces saproxyliques apprécient le bois morts

 

Les espèces dites saproxyliques réalisent tout ou partie de leur cycle de vie dans le bois en décomposition, ou dans des produits issus de cette décomposition. Elles sont associées à des arbres aussi bien vivants que morts. Ces espèces contribuent à la production de l’humus forestier, par un long processus qui conduit à la bonne décomposition du bois.
Ces espèces jouent un rôle important, au moins durant une étape clé de leur cycle de développement, le stade larvaire le plus souvent. C’est le cas pour des espèces lignicoles, des organismes xylophages ou saproxylophages. On le sait bien maintenant, la diversité des habitats favorise la diversité des espèces. Dans un jardin, en agriculture ou en sylviculture, la monoculture et la raréfaction des habitats réduisent évidemment le nombre d’espèces. Un arbre tombé au sol, des branches en tas qui "pourrissent" sont à la fois des lieux de vie et des lieux refuge. Selon un adage qui dit que "rien ne se perd, tout se transforme". Il est inutile de vouloir tout nettoyer.

 

Le saviez-vous ?

La disparition des vieux arbres, des gros arbres morts et des arbres à cavités en forêt est la première cause de raréfaction des espèces saproxyliques. La fragmentation écologique des forêts en est une autre. Une étude a par exemple mesuré l’abondance et la diversité en abeilles et en guêpes cavernicoles dans différents types de forêts feuillues selon qu’elles soient monospécifiques ou à boisements très diversifiés. Le résultat est sans appel. D’autres études antérieures avaient montré que le nombre d’espèces de fourmis et de guêpes étaient plus nombreuses dans les forêts riches en essences différentes. Le nombre d’individus au sein de chaque espèce est bien plus élevé. Cela pourrait avoir une influence positive sur la pollinisation mais aussi sur la diminution du nombre d’insectes herbivores (chenilles défoliatrices, pucerons…), tant dans le peuplement forestier qu’aux environs cultivés ou jardinés. Autrement dit, un environnement préservé, riche et diversifié induit davantage de bénéfices pour l’Homme et pour la biodiversité. Qu’on se le dise. Même Monsieur de la Palice n’aurait pas dit mieux !

 

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