Le Coin Nature

Retrouvez chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" (tous les samedis en format papier).

 

Nouveau ! Retrouvez également tous nos articles du coin nature dans le journal "Le Petit Bleu".

 


JUILLET

Publié le 11 juillet 2020

Le Paon du jour ou le concours de beauté

 

Le Paon de jour (Aglais io) signifie "beauté". Ce papillon bien nommé, apparaît dans la lumière et offre ses belles couleurs. Je vous rassure cette espèce n’est pas menacée, et n’a rien à voir non plus avec les élu(e)s du jour fraîchement installé(e)s dans les communes. C’est une espèce de lépidoptères de la famille des Nymphalidae. Contrairement à bon nombre de lépidoptères, il ne présente pas de variations géographiques ou saisonnières, d’où une remarquable stabilité morphologique sur l’ensemble de son aire.

 

Description

C’est un papillon dont la détermination ne pose aucun problème. Le Paon-du-jour adulte (imago) est de taille moyenne (entre 5 et 6 cm d’envergure). Il est aisément identifiable par ses ocelles (yeux) vifs sur un fond vermeil qui rappellent ceux des plumes de paon (d’où son nom vernaculaire). Le revers brun de ses ailes lui permet de se glisser au sein des feuilles mortes sans qu’il soit visible. Les ocelles sont exposés rapidement lorsque le papillon est troublé par un prédateur tel qu’un oiseau. Cette démonstration brutale de l’éclat de ses ailes, accompagnée par l’effleurement des ailes ouvertes crée un bruit de sifflement, qui effraie et repousse l’importun. D’autres pensent que les ailes ouvertes évoquent un regard de chat, ce qui peut surprendre ou décourager le prédateur, assez longtemps au moins, pour que le Paon-du-jour puisse prendre la fuite.

Si vous en croisez, transmettez vos informations à biodiversite@cpie47.fr ou 05 24 32 69 77.

 

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Publié le 04 juillet 2020

La guêpe Samouraï contre-attaque

 

Quand la punaise diabolique attaque, la guêpe samouraï contre attaque. La semaine dernière nous avons vu que la punaise diabolique faisait son "show" sur les arbres fruitiers. Originaire d’Asie orientale, cet insecte est extrêmement polyphage, s’alimentant de plus de 170 espèces végétales, notamment des arbres fruitiers. Chez nous par exemple, le noisetier et le noyer sont particulièrement concernés. C’est une espèce exotique envahissante arrivée en France en 2012. Les œufs de la punaise sont pondus sous les feuilles en masse de 20 à 30. Plusieurs d’entre vous nous ont déjà transmis des signalements. Continuez à le faire… Mais n’oublions pas que toutes les punaises ne sont pas diaboliques, et peuvent aussi avoir un rôle bénéfique.

 

Pas bête la guêpe

La guêpe T. japonicus est originaire de Chine, du Japon et de Corée du Sud, tout comme la punaise H. halys. C’est un parasitoïde des œufs de punaise, ce qui signifie que ses larves se nourrissent et se développent dans les œufs pondus par l’hôte, et finissent par les tuer. La guêpe est minuscule, de la taille d’une graine de sésame.

En Europe, les premières guêpes samouraï ont d’abord été découvertes en Suisse. Peut-être en provenance d’Italie où poussent de nombreux vergers.

 

Dans ce contexte, le CPIE invite les propriétaires de jardins, à prendre 1 minute pour regarder sous les feuilles des arbres et arbustes (noisetiers, catalpas, sumacs, ailantes, lauriers), à la recherche d’oothèques (paquets d’œufs durcis) de punaises diaboliques. Ces œufs sont regroupés en paquets denses et forment des petits tonnelets de 2 mm environ.

 

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JUIN

Publié le 27 juin 2020

La punaise diabolique ou le combat des géants

 

Attachez vos ceintures, voici encore une information qui va faire l’effet d’une bombe. La punaise diabolique est parmi nous ! Halyomorpha halys, communément appelée punaise diabolique ou punaise marbrée, est une espèce d’insectes hémiptères de la famille des Pentatomidae, originaire d’Asie de l’est.

 

Elle a été introduite en Amérique et en Europe, où elle est considérée comme un ravageur des cultures. Elle peut causer des dommages importants aux cultures de fruits et de légumes mais aussi aux arbres fruitiers. Dommages qui affectent l’apparence des fruits et légumes, mais aussi la production. Elle inflige de lourdes pertes aux vergers (cerisiers, pommiers, pêchers, citronniers, poires, noisetiers…). L’Inrae et le muséun national d’histoire naturelle s’y intéressent.

 

 

Attention, à ne pas confondre avec d’autres punaises.

 

 

Avant d’atteindre le stade adulte, elle passe par cinq stades larvaires. Les larves ont les yeux rouges, des pattes, une tête et un abdomen noirs. Elles portent des piquants sur les fémurs, devant les yeux et en marge du thorax. Les adultes se dispersent en volant, les larves en marchant. L’activité humaine est un facteur de dispersion, surtout par le transport de marchandises. Coloré de différentes teintes de brun elle mesure environ 17 mm de longueur. Sa forme en bouclier aussi long que large est typique de la famille Pentatomidae. On la distingue des autres membres de cette famille par les deux marques blanches sur les antennes. Les œufs jaunes et elliptiques sont pondus sous les feuilles, en masses de 20 à 30. Dans son aire de répartition originelle, ses principaux prédateurs sont les guêpes parasitoïdes, genres Trissolcus et Anastatus, qui s’attaquent aux œufs. Pour en savoir plus, rendez-vous la semaine prochaine, la guêpe samouraï contre attaque…

 

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Publié le 20 juin 2020

La cétoine dorée : l'amie du petit jardinier

 

Les cétoines comptent différentes espèces mais la cétoine dorée (Cetonia aurata) est la plus communément rencontrée dans nos jardins. Comme tous les saproxylophages, elle a une fonction écologique de recyclage des matières organiques et ne doit donc pas être détruite à l’état de ver blanc, utile au jardin. Sa présence dans le compost permet d’accélérer sa maturation. L’abattage des arbres morts est responsable de sa raréfaction. Au XIXe siècle, la cétoine dorée passait pour un remède efficace contre la rage.

Fiche d'identité

La cétoine dorée est un très joli coléoptère de couleur vert métallisé avec des reflets dorés, qui mesure entre 12 et 25 mm de long. Selon les régions la palette chromatique peut varier en tirant davantage sur le bleu, le violet ou le rouge. Elle dispose d’une paire d’ailes membraneuses qui sont rendues invisibles au repos par les élytres qui les recouvrent.Sa couleur vert métallisée est structurelle, causée par la polarisation circulaire d’une grande partie de la lumière réfléchie. La nourriture des cétoines dorées adultes se concentre sur les fleurs, et particulièrement les roses, d’où le nom familier de "hanneton des roses".

L'avez-vous vu ?

 

La cétoine dorée sort de son hibernation et se rencontre dès que le soleil pointe son nez, vers avril jusqu’à la fin de l’été puisqu’elle aime se chauffer au soleil. Les cétoines s’adonnent à de nombreux accouplements qui donnent lieu, vers mai et juin, à des pontes d’œufs qui ressemblent à des petites granules homéopathiques. Après cette ponte, la cétoine meurt. Peu de temps après, fin juin ou début juillet, les œufs se transforment en larves…

 

Ouvrez l’œil, et le bon… Le CPIE compte sur vous pour renseigner sa présence.

 

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Publié le 13 juin 2020

Avez-vous vu ... la Salamandre tachetée ?

 

Bingo ! La semaine dernière vous avez été plusieurs a nous indiquer vos observations de la Tarente de Maurétanie. A Fumel, Marmande, et Villeneuve pour l’Atlas de biodiversité communale. Bravo et merci à tous ! Vos informations sont précieuses, concrètes, utiles. Elles servent à mieux connaître les espèces du département, à mieux les localiser, et à assurer un suivi ou un porter à connaissance quand cela est nécessaire.

 

Cette semaine retour sur une autre espèce emblématique, la salamandre tachetée.. L’avez-vous déjà vu ? Dites-nous le… La salamandre tachetée est une espèce d’urodèles de la famille des salamandridae. En français elle est également nommée "salamandre terrestre", "salamandre commune" ou "salamandre de feu". Elle a une coloration jaune (parfois orangé) et noire, qui permet de différencier très facilement cette espèce en Europe.

Le saviez-vous ?

 

Les salamandres mesurent jusqu’à 20 cm, et possèdent une peau luisante d’aspect huileux. Leur masse corporelle est d’environ 40 grammes. Elles se déplacent lentement et sont très peu agiles. Contrairement aux lézards, elles sont incapables de fuir les prédateurs lorsqu’elles se trouvent à découvert. Elles peuvent éventuellement régénérer des parties perdues ou blessées du corps et se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

 

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. Elles disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez, l’organe voméro-nasal. La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses.

 

Ne craignant pas les prédateurs, les salamandres se déplacent lentement, et n’hésitent pas à traverser des espaces à découvert, souvent au péril de leur vie quand il s’agit de routes fréquentées.

Le Muséum national d’histoire naturelle va prochainement lancer une opération sur cette espèce. On vous en dira plus, en attendant contactez le CPIE et le Point info biodiversité.. l

 

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Publié le 06 juin 2020

Connaissez-vous la Tarente de Maurétanie ?

 

Ce gecko se reproduit au printemps, au retour des beaux jours. Chaque ponte compte en général deux œufs déposés sur le sol, parfois enterrés ou sous un objet (feuille, branche…). Il peut y avoir jusqu’à quatre pontes, espacées de quelques semaines. Les œufs incubent durant environ 30 jours (selon la température ambiante). Les petits, qui font environ 3 cm, ne mangent pas avant leur première mue, quelques jours après la naissance. Ils atteignent la maturité sexuelle à l’issue de leur première année. Il n’y a aucune "reconnaissance" entre petits et adultes. Ces derniers peuvent même à l’occasion manger les petits, qui ont une taille adaptée. Ce sont des carnivores qui consomment les insectes et larves de taille adaptée qu’ils chassent activement, y compris les insectes volants.

Un animal craintif

 

Les adultes peuvent parfois attraper de petits vertébrés (bébés lézards typiquement). La tarente est un animal vif, capable de courir très rapidement sur toutes les surfaces, et de sauter très rapidement (par exemple entre le sol et une branche). C’est également un animal craintif qui ne se laisse pas facilement approcher. Elle est principalement nocturne, mais est parfois active en début de matinée et en fin de journée. On les observe fréquemment et relativement facilement lors des soirées d’été à proximité des lampes sur les murs extérieurs des maisons chassant à l’affût les insectes attirés par des sources de lumière artificielles. Les mâles sont très territoriaux. Ils ne se tolèrent pas, et peuvent se battre en cas d’intrusion sur leur territoire ou pour une femelle. Ces geckos affectionnent les zones pierreuses et les broussailles clairsemées. Ils se sont également très bien adaptés à l’homme et on peut fréquemment les voir sur les murs, en particulier près des éclairages − où se trouvent les insectes la nuit.

 

Cette espèce a probablement été introduite dans la région à Toulouse en Haute-Garonne dans le courant du XXe siècle. Le premier signalement dans les années 1980, correspondant à plusieurs observations dans le quartier Saint-Michel, elle s’étend depuis lors dans plusieurs quartiers de la Ville rose. Bien que les causes de cette émergence de population toulousaine soit incertaines, plusieurs hypothèses sont possibles. Dans le cadre de l’opération d’inventaire participatif intitulé "L’avez – vous vu ?", on nous a signalé plusieurs spécimens à Fumel. On peut aussi le signaler également pour l’ABC.

 

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MAI

Publié le 30 mai 2020

La gestion différenciée, vous connaissez ?

 

À la fin de la période de confinement, nombreux sont ceux à reprendre les sorties dans des espaces publics. Des espaces qui pendant deux mois ont pu respirer un peu plus et favoriser l’expression d’une nature printanière.

 

Le réflexe pourrait être de reprendre une tonte radicale et de renouer avec une vision militaire de ces espaces. Si vous souhaitez profiter un peu plus de la nature ordinaire, en urbain, périurbain ou milieu rural, n’hésitez pas à faire preuve de discernement…  Avoir un jardin tiré à quatre épingles est un modèle dépassé ! Permettre à la nature de reprendre en partie ses droits, mais dans des zones définies, est un des principes de la gestion différenciée. Découvrons cette nouvelle approche d’entretien des espaces verts…

 

La gestion différenciée consiste à entretenir de façon spécifique les espaces en tenant compte de leur emplacement et de leurs vocations différentes. Ce modèle est de plus en plus utilisé pour gérer les espaces verts en ville. Certaines zones sont entretenues très attentivement, d’autres restent plus "sauvages", plus naturelles. La diversité s’exprime !

Entretien adapté

 

Les avantages sont d’ordre économique, à moyen ou à long terme la gestion différenciée conduit à un entretien moins coûteux dans l’ensemble (diminution de la fréquence des tontes, désherbage moindre sur certains espaces). Ils sont aussi d’ordre écologique, la faune et la flore sauvage peuvent recoloniser des milieux adaptés à leurs besoins, et ajoutent à la valeur patrimoniale et qualitative d’un milieu de vie.

 

Appliquer la gestion différenciée dans un jardin, dans les espaces publics ou sur les bords de route, consiste tout d’abord à définir différentes zones en fonction de leur utilisation, puis à leur appliquer un entretien adapté et particulier.

 

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Publié le 23 mai 2020

"Zoom sur les Orchidées"

 

L’opération d’inventaire participatif est ainsi nommée ! Le recensement des orchidées sur le département de Lot-et-Garonne a lieu depuis plusieurs années maintenant. Elle est destinée à collecter et à faire remonter les informations sur la présence ou pas des orchidées. La période est propice, du printemps à l’été les espèces fleurissent et sont facilement reconnaissables.

 

Pour vous aider, le CPIE met à disposition des outils sur son site internet dédié, www.biodiversite47.fr

Il existe en France des structures ou associations spécialisées, quelquefois académiques, mais pour le CPIE l’action de préservation passe avant tout par la sensibilisation du public et l’appropriation des pratiques respectueuses des milieux, qui permettront de voir réapparaître des plantes. L’impact des particuliers et collectivités par exemple est primordial, avec notamment la mise en place de fauches tardives ou des passages d’outils et de tondeuses légèrement décalés en hauteur.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées (orchidaceae), du latin "orchis" et du grec ancien "orkhis", forment une grande famille des plus diversifiées, comptant 30 000 espèces réparties en 850 genres souvent rencontrées en région tropicales. C’est la présence d’un champignon microscopique qui permet à la plante de pallier l’absence de toute réserve dans ses graines, et de radicelles au niveau des racines. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) est très intéressé par la remontée de données et d’informations de terrain. Cela est valable pour de nombreuses espèces végétales et animales. La connaissance est un élément majeur de la protection des espèces.

 

À Villeneuve-sur-Lot, la commune s’est engagée dans la réalisation d’un Atlas de biodiversité communale avec la participation et le soutien de l’Office français de la biodiversité. Les habitants peuvent utiliser les outils mis disposition sur le site www.abcvilleneuve.fr  Le CPIE coanime la démarche, et rassemble les informations. Le public est invité à observer, noter, transmettre… et à participer à l’éclosion de "la biodiversité ordinaire", celle qui nous entoure, si proche et parfois méconnue…

 

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Publié le 16 mai 2020

 

Elles sont si belles, nos orchidées du mois de mai !

 

A cette période, il existe une fleur qui joue la vedette dans les jardins des particuliers, parfois dans les lieux publics et désormais aussi depuis quelques années sur les bords de routes.

Il s’agit des orchidées sauvages. Elles sont multiples et présentes des caractéristiques permettant de bien les déterminer. La présence d’orchidées est signe d’un espace préservé, elle réapparaît notamment dans les jardins dès lors qu’il n’y a plus d’utilisation de désherbants ou que les tondeuses ne les massacrent pas. Le CPIE propose depuis 2016 l’opération "zoom sur les orchidées". L’opération ainsi nommée rejoint les sciences participatives et permet à chacun de renseigner les pieds, leur nombre et la période de floraison. Il est possible aussi d’envoyer des photos pour aider à la détermination. Les orchidées présentent un patrimoine naturel extraordinaire.

 

Nul besoin d’être un botaniste chevronné ou un orchidophile averti pour les repérer. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille. On peut difficilement les confondre avec d’autres plantes.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées sont présentes sur la quasi-totalité de la planète. Elles constituent une des familles les plus importantes du règne végétal avec plus de 30 000 espèces. Elles sont pour la plupart tropicales ou équatoriales, cependant nos latitudes recèlent de nombreuses espèces.

Chez nous les orchidées sont géophytes, elles poussent en terre contrairement à beaucoup d’espèces exotiques qui sont épiphytes. La plupart de nos espèces possèdent des racines sous la forme de deux tubercules. Le mot orchis provient d’ailleurs de la forme de ces tubercules évoquant des testicules.

Les orchidées font partie des Monocotylédones tout comme les graminées, les palmiers ou encore les bananiers avec qui elles ont en commun de n’avoir qu’une seule feuille à la germination de l’embryon.

 

 

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Publié le 3 mai 2020

 

Ce week-end, papillonnez en paix !

 

Cette année évidemment, on va changer d'habitudes, et c'est le moment choisi par le CPIE 47, pour proposer un week-end de comptage et d'observation des papillons. De sa fenêtre, de son balcon, ou de son jardin, peu  importe d'où il vient, tout battement d'ailes sera le bienvenue.

Pour réussir ce temps de respiration, le CPIE a édité des fiches de reconnaissance téléchargeables et disponibles sur les sites internet www.biodiversite47.fr ou www.cpie47.fr 

A tire d'ailes, à vous de voir ...

 

Le majestueux Machaon, vous l'avez déjà vu effectuer de longs vols planés à travers de votre jardin ... C'est l'un des plus grands papillons de jour d'Europe. Impressionnant par sa taille, ce beau papillon est reconnaissable entre-autre par sa queue noire et jaune qui lui vaut le nom anglais de "smalowtail", signifiant "queue d'hirondelle". 

 

Le Vulcain, Vanessa atalanta en latin, est un grand voyageur. Papillons de la famille des Nymphalidés, on l'observe dans les jardins, au bord des chemins, dans les friches. Avec son dessus noir orné de bandes rouges-oranges, et de points blancs au bout des ailes antérieures, il est relativement simple à identifier. 

 

Anthocharis cardamines, est un gracieux petit papillon qui se promène jusqu'au début de l'été. Anthocharis veut dire "qui a la grâce des fleurs" et cardamines vient de la cardamine, l'une de ses plantes hôtes. Son nom anglais "orange-tip", signifie "extrémité orangée". Il prend tout son sens lorsque l'on observe les tâches oranges présentes aux extrémités de ses ailes. Celles-ci peuvent rappeler le lever du soleil, d'où le joli nom commun "Aurore" qu'on lui donne volontiers.

 

Deux Piérides, facile..., un Vulcain, tout va bien ! Les choses se corsent, un papillon brun et orange passe par là. Il porte un ocelle noir sur les ailes antérieures, et plusieurs petits autres en arcs, sur les ailes arrières... J'hésite, est-ce une mégère ou un Tircis ? Vite, je vais regarder la fiche "papillons des jardins" conçue par le CPIE. L'Araschnia levana, Mégère ou Tircis... Bien décidé à observer les papillons des jardins, je commence à guetter le moindre Lépidoptère qui passe par là !

 

 

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AVRIL

Publié le 25 avril 2020

 

L'Hirondelle rustique a ses habitudes!

 

L'hirondelle rustique a besoin pour se nourrir d'espaces dégagés comme les terres agricoles et les zones humides, d'habitude à des altitudes inférieure à 1000m mais localement jusqu'à 3000m. Les plans d'eau jouent un rôle essentiel, d'une part pour la chasse en conditions climatiques difficiles, et d'autre part y boire lors des périodes de canicule.

 

Pour la reproduction, elle est très dépendante de l'Homme et de ses constructions. Elle affectionne les ferme et les villages ruraux, où elle trouve des espaces confinés  (écuries, étables, granges,garages et autres lavoirs) où elle peut construire son nid. La condition est que ces espaces  soient accessibles en tout temps.

 

Description

 

Avec son corps fuselé, ses ailes en faucille, sa queue fourchue et sa vaste répartition, l'hirondelle rustique peut-être prise comme modèle de la famille des hirundinidées.

L'adulte en plumage nuptial a le dessus du corps et les couvertures alaires noirâtres à reflets bleutés. Chez la sous espèce "rustica" , le dessous du corps est blanc teinté de crème. La tête montre un front et une gorge couleur brique typique. 

Ses côtés noirs enserrent la gorge, incluent l’œil sombre, et se prolonge en un bandeau pectoral noirâtre plus ou moins régulier qui peut inclure quelques plumes marron. La queue est pourvue de rectrices à large tâche subterminale blanche. Leur taille augmente légèrement de l'intérieur vers l'extérieur, d’où son aspect fourchu. Le bec noir, petit mais large, donner accès à une large cavité buccale.  Les pattes très courtes sont noirâtres.

La femelle adulte se distingue du mâle à ses "filets" plus courts et son plumage est un peu moins brillant. Le juvénile est reconnaissable à son front et sa gorge de couleur fauve rosée et à l'absence de filets à la queue.

Les hirondelles sont des espèces protégées. Leur population est en régression de 30% en France, et de 20% en Europe. À Villeneuve-sur-Lot, n'oubliez pas de la mentionner pour l'Atlas de Biodiversité Communale.

 

 

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Publié le 19 avril 2020

 

Quand l'Hirondelle des villes déboule sur le boul'

 

A l'heure du confinement, l'hirondelle, elle, s'agite sur les boulevards. Elle est bien présente en ce moment dans les rues des villes, à l'instar d'autres animaux. A moins que le confinement, nous pousse à observer et à mieux voir ce qui se passe autour de nous. La question est posée ! L'hirondelle dont on dit "qu'elle ne fait pas le printemps" est pourtant là pour nous le rappeler. Le petit animal opère des ballets au dessus de nos têtes. Les hirondelles appartiennent à la famille des Hirundinidae. En France, on en compte  espèces. L'Hirondelle de fenêtre est une espèce rupestre, nichant à l'origine sous les surplombs rocheux des falaises. Contrairement à la rustique qui niche dans des endroits confinés, elle a besoin d'un accès direct au milieu aérien.

Le Saviez-vous ?

 

En milieu anthropique, les nids sont toujours à l'extérieur des bâtiments. Le plus souvent, ce sont les avant-toits, les corniches, les embrasures de fenêtres, qui les abritent. C'est une véritable citadine qui niche jusqu'au coeur des villes. Elle chasse ce que l'on appelle le plancton aérien, c'est à dire, la petite entomofaune volante qui occupe l'espace aérien jusqu'à des hauteurs de plus de 50m. L'hirondelle des fenêtres est une espèce grégaire et sociable nichant en colonies, souvent populeuses. Ce caractère sociale peut se juger à la proximité des nids, souvent contigus, qui peuvent même se chevaucher. Il en est de même avec le regroupement des individus. On a noté plus d'une dizaine d'hirondelles de taille adulte (jusqu'à 13), pouvant se grouper la nuit dans un seul nid ... Grégaire, elle l'est aussi quand elle s'alimente. C'est toujours en groupe, qu'on les voit virevolter en cercle haut dans le ciel jusqu'à 50m, et revenir ensemble, nourrir les jeunes au nid.

Un ballet incessant et tellement captivant, qu'on en oublierait presque ce sacré confinement...

 

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Publié le 11 avril 2020

 

Agile la grenouille : Dragon ou Prince charmant ?

 

On nous a raconté qu'elle voulait être plus grosse que le boeuf ... Pensez-vous ! La semaine dernière, nous avons vu comment distinguer "Anoures" et "Urodèles", qui se retrouvent tous dans ce que l'on nomme aujourd'hui Amphibiens. Ils ne sont pas dangereux et c'est la raison pour laquelle on les laisse tranquille quand on les voit. Ils sont protégés et alimentent depuis la nuit des temps les histoires de princesses et de princes charmants. Continuez d'y croire et protégez les. Ils peuvent être bien utiles pour éliminer quelques insectes volants autour de la terrasse.

Le Saviez-vous ?

 

Les Amphibiens (amphibia) anciennement appelés batraciens, forment une classe de vertébrés tétrapodes. Ce ne sont pas des Reptiles. Ils existaient bien avant les Reptiles, qui proviennent, eux, d'une branche des batraciens préhistoriques. 

Le Lot-et-Garonne compte seulement 14 espèces d'Amphibiens. Pour cela il faut seulement les connaître et favoriser leur maintien, dans de bonnes conditions dans des milieux préservés. D'où l'importance de conserver les petites mares, les points d'eau existants et les milieux humides. On peut aussi, comme le fait parfois le CPIE, réhabiliter ou recréer de petites mares. Chacun peut participer aussi à leur inventaire où à un comptage participatif. C'est l'objectif des observatoire locaux de biodiversité portés par les CPIE. En Lot-et-Garonne, le CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot anime cette démarche et recueille les informations, sensibilise le public, propose dans l'année, hors période de confinement, des sorties, mobilise les partenaires pour engager préservation ou action de protection. A Villeneuve-sur-Lot par exemple, la commune s'est engagée dans la réalisation d'un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) qui permet à tous de s’intéresser aux espèces présentes.  Les habitants, citoyens, scolaires, entreprises, accompagnés par le CPIE, sont invités à y participer. Le site www.abcvilleneuve.fr fournit de multiples informations et conseils. N'hésitez pas à prendre contact par téléphone et courriel pour participer à l'ABC de Villeneuve ou à l'opération "Un Dragon dans mon jardin ?". Et partout ailleurs sur le département, rejoignez le CPIE et ses observatoires locaux de biodiversité. 

 

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Publié le 05 avril 2020

 

Un dragon se promène t-il dans mon jardin ?

 

Les amphibiens disparaissent. Vous pouvez participer activement à leur sauvegarde. Comment ?

 

 

L’opération "Un Dragon ! dans mon Jardin ?" est un programme de sciences participatives porté par les CPIE – Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement- pour le recensement et la préservation des amphibiens et de leurs habitats partout en France. L’opération a démarré il y a quelques années dans le Cotentin. Elle s’est étendue sur les territoires où sont implantés les CPIE.

En Lot-et-Garonne le CPIE 47 est votre interlocuteur privilégié.

 

Pourquoi des Dragons ?

 

Le terme "Dragon" fait référence à différents tritons qui développent une crête dorsale très marquée au moment de la période de reproduction, et ressemblent à de petits dragons. Ils sont tous protégés par la loi. On ne peut ni les déplacer ni les détruire, éviter tout dérangement.

Les amphibiens du grec amphibios "double vie", ont une vie larvaire aquatique et une vie adulte terrestre. On les appelle aussi les batraciens. Ce sont les premiers vertébrés à avoir tenté et réussi l’aventure hors de l’eau. On leur doit tout…

Sur les 5 000 espèces d’amphibiens vivant dans le monde, seules 35 sont inventoriées en France métropolitaine, et seulement 14 en Lot-et-Garonne. D’où l’importance de les préserver.

Si vous en voyez, ne les dérangez surtout pas, et contactez le CPIE 47 pour faire part de vos observations, et ainsi obtenir des éléments pour participer activement à leur protection.

 

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Publié le 01 avril 2020

 La rouge d'avril : une nouvelle fleur éphémère

 

Un coin nature spécial aujourd'hui, en ce 1er avril, pour annoncer du nouveau du côté du Centre Permanent d'Initiative pour l'Environnement Pays de Serres-Vallée du Lot. L'association de protection de la nature en Lot-et-Garonne relaie la découverte d'une nouvelle espèce de fleur dans un jardin villeneuvois. On le sait, le CPIE est passé maître dans la reconnaissance des espèces locales et la vulgarisation vers le grand public avec de nombreux outils mis à disposition. 

 

Aujourd'hui, on aurait pu vous présenter à nouveau un drone de surveillance des moustiques, ou un projet de transport en liaison rapide via le canal du midi asséché, mais l'actualité est telle qu'il nous faut rester confinés... Alors, en se penchant vers la pelouse, sur l'espace du "Carré pour la Biodiversité", le CPIE a découvert une nouvelle petite fleur jusqu'alors inconnue. Elle a une forme presque ronde, une couleur rouge éclatante rappelant le rouge de la tulipe agenensis (de l'Agenais) et quelques petits points marquant son attachement au monde du vivant et à l'infiniment petit. Cette plante semble se plaire dans les pelouses où les tondeuses ont été mises au repos.

 

C'est ainsi, la biodiversité préservée réserve des surprises ! Une merveille de la nature "made in 47". Il semble bien que cette fleur n'ait jamais été signalée ailleurs avant aujourd'hui, et serait donc exclusivement originaire du Lot-et-Garonne. Une découverte qui ravit, on s'en doute, les membres du CPIE 47.  À l'heure de la propagation d'un virus à travers la planète, le CPIE offre modestement ce pied d'une fleur unique à tous ceux qui le souhaitent. Dans sa dimension locale, la nature s'enrichit des découvertes du jardin, si petites qu'elles soient.

 

Et son nom me direz vous ? Il reste a trouver ... Et chacun peut faire des propositions et les envoyer à contact@cpie47.fr ou sur Facebook Cpie 47. On la nomme pour l'instant "la fleur nouvelle du 1er avril". Avouons quand même que cela ne pourra durer longtemps. Ce nom éphémère est bien trop long, et épisodique dans le temps, pour être retenu durablement.

 

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MARS

Publié le 29 mars 2020

 Le pissenlit : "une dent de lion"

 

Les pissenlits dits "véritables" sont des espèces du genre Taraxacum. Des espèces d'autres genres de la famille des asteracea peuvent aussi prendre ce nom commun couramment utilisé. Il s'agit ainsi d'une espèce collective qui comprend de nombreuses sous espèces ou espèces distinctes suivant les auteurs, du fait d'un grand polymorphisme (variations de formes). En France, il en a été décrit 250 à 300 sous espèces (ou espèces distinctes), 1200 en Europe et près de 2000 dans le monde. Le pissenlit, ou "dent de lion", est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle pissenlit diverses plantes à la tige généralement creuse et dont l'inflorescence est un capitule plat et jaune. Cela détermine généralement l'emploi du nom pissenlit pour les désigner. 

 

Description

Ce sont des plantes vivaces de plein soleil, ou mi-ombre, à racine charnue pénétrant profondément dans le sol. Jusqu'à plus de 50cm parfois dans les régions les plus froides (Russie, Canada), ce qui leur permet de résister au gel intense. La partie aérienne meurt à la fin de l'automne mais repousse dès la fonte des neiges, et la floraison survient une vingtaine de jours après la repousse. Une autre floraison de moindre importance se produit parfois en fin d'été.

Les feuilles autrefois consommées en salades sont très riches en vitamine C et en ß-Carotène, les fleurs et les racines des pissenlits "communs" ou "officinaux" sont également consommables. Le pissenlit officinal a des vertus diurétiques et dépuratives, d'où son autre nom de "pisse-au-lit".  

Le pissenlit est une plante hôte pour divers insectes pollinisateurs, les papillons de nuit et les coléoptères. 

Les akènes à aigrettes que produisent souvent les pissenlits sont très connus. Il est traditionnel de souffler dessus pour les voir s'envoler.

 

En ce moment si particulier, vous pouvez rechercher les fleurs présentes dans votre jardin. Les fiches "Flore du jardin #Défi-confinement" réalisées par les chargées de mission Biodiversité du CPIE, sont disponibles sur biodiversite47.fr et sur Facebook CPIE47. Téléchargeables au lien www.biodiversite47.fr/agenda/ N'oubliez pas de les retourner ensuite au CPIE !

 

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Publié le 21 mars 2020

 Une armée de Pâquerettes en mouvement dans mon jardin !

 

La pâquerette est une petite plante herbacée vivace. L'espèce la plus commune dans nos région est la pâquerette des prés, que l'on trouve dès la fin de l'hiver dans toutes les pelouses des jardins. On lui donne le nom de fleur de Pâques.

La plus fréquente et plus probable le fait dériver du latin " Bellus" (joli, élégant) qui évoque sa beauté. Une étymologie populaire l'associe au latin "Bellum" (guerre). Étonnant, le 31 décembre dernier, quelques pieds étaient déjà (ou encore) à l'oeuvre dans la pelouse. Signe d'une époque qui change ? 

 

Description

Les feuilles persistantes, vertes, de forme ovale spatulée, sont regroupées en rosette. Juché sur un pétiole pubescent et long d'une dizaine de centimètre, son petit capitule, formé de fleurs tubulées jaunes au centre, et de fleurs ligulées blanches sur le pourtour, annonce le printemps et s'installe pour une longue saison. On a presque mal au coeur de la tondre en même temps que le gazon ! Solution, ne tondez pas ou moins, et laissez des espaces se refleurir naturellement. Un peu de temps et des surprises assurées ...

Le Saviez-vous ?

 

La pâquerette est aussi connue pour ses propriétés médicinales. Bellis perennis se ressème toute seule et tend à devenir rapidement envahissante. La pâquerette se contente de peu, un emplacement au soleil ou à la mi-ombre et un sol ordinaire, plutôt compact. Puis oubliez-la , elle fera son chemin ... au sens propre comme au figuré ! Et arrêtez quelque peu les tondeuses qui rasent tout sur leur passage. 

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Publié le 14 mars 2020

 L'Ornithogale en ombelle : la belle de onze heures

 

Le printemps arrive, elle vient de s'ouvrir dans mon jardin. Tout est dit ou presque ... De son nom vulgaire, l'Ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) est une plante herbacée vivace de la famille des Liliacées (comme le muguet et le lis martagon).

Parfois aussi appelée belle de onze heure, étoile de Bethléem ou jacinthe du Pérou, nous avons le choix. Tant mieux ! C'est une plante très intéressante pour les jardins au naturel. Originaire de nos contrées, on la trouve dans les bois clairs, les talus, friches, bordures de rivières.

Les Ornithogales appartiennent à la famille des Liliacées, mais les botanistes les classent plus précisément parmi les Asparagacées, la même famille que les asperges. Cette Ornithogale de petite taille est une plante bulbeuse qui nous charme avec ses fleurs étoilées blanches.

Description

LPlante de relative petite taille, elle atteint 10cm de haut. Le bulbe est de petite taille, il produit une dizaine de feuilles basales. Les feuilles sont graminiformes, étroites et longues, portant une ligne blanche sur leur nervure centrale. Chaque tige porte de 5 à 15 fleurs en corymbe lâche, ce qui met d'autant plus en valeur la forme étoilée de la fleur blanche. La corolle est blanc pur à l'intérieur, et verte marginée de blanc à l'extérieur. Les fleurs ne s'ouvrent que lorsqu'elles reçoivent le soleil haut, vers 11 heures, et se referment dans l'après midi. D'où son nom d'usage, dame de 11 heures. La floraison dure 3 à 4 semaines. Les fleurs ne sont épanouies que quelques jours, mails les fleurs nombreuses se succèdent.

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Publié le 08 mars 2020

 Premier signalement de Lycium ferocissimium miers

 

Cette semaine Le Coin nature n’évoque pas le coronavirus mais va s’intéresser une nouvelle fois aux espèces exotiques envahissantes dont la Dreal Nouvelle-Aquitaine relaie l’information, avec un focus sur une plante découverte et confirmée il y a quelques mois dans l’Aude, à Port-Leucate précisément. Cette plante est originaire d’Afrique du Sud, présente en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle vient d’être découverte pour la première fois en France à l’état naturalisé, dans une zone littorale. L’espèce, dont le mode d’introduction reste à éclaircir, présente un risque élevé et pourrait devenir une menace pour les communautés naturelles si elle développe des populations envahissantes en milieu dunaire. Le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles et l’Agence nationale de sécurité alimentaire et sanitaire (ANSES) ont rédigé une alerte et étudient actuellement les actions à mettre en œuvre.

Description

C’est un arbuste épineux atteignant 2 à 3 m de hauteur, parfois jusqu’à 5 m. Les tiges sont très ramifiées et les rameaux présentent de fortes épines terminales et latérales de 3 à 8 cm. Les feuilles sont alternes, regroupées en faisceaux, parfois isolées sur les jeunes tiges, subsessiles ou avec un pétiole très court (1 mm). Le limbe est charnu, vert vif et souvent brillant. Les fruits sont des baies plus ou moins sphériques. Elles sont rouge orangé, virant au rosâtre rougeâtre au séchage. Les graines mesurent 2 à 2,5 mm, elles sont réniformes à presque sphériques, brunes. En Australie l’arbuste est fréquent sur les bords des routes, sur les talus des voies ferrées, le long des cours d’eau et dans les friches et autres zones rudérales. À l’heure actuelle, l’espèce ne fait pas partie des espèces préoccupantes pour l’Union européenne. Elle n’est inscrite sur aucune liste réglementaire nationale. Comme toutes espèces exotiques envahissantes, elle est à surveiller.

 

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Publié le 01 mars 2020

 Le chardonneret élégant : l'avez vous déjà vu ou entendu ?

 

Sous forme de devoir de vacances, Le Coin nature revient cette semaine sur le chardonneret élégant (carduelis carduelis) avec un nouvel appel à signalement.

 

Cet oiseau assez gracieux et très sociable est présent dans les jardins. Pour cet avis de recherche sous forme de jeu, ouvrez l’œil et tendez l’oreille. L’adulte a la face rouge écarlate, entouré de blanc et de noir. La femelle est un petit peu moins bariolée que le mâle. Le jeune est d’une couleur fauve-grisâtre un peu terne et ne possède pas le rouge-blanc-noir de l’adulte sur la tête. Il est rayé sur le ventre et sur le dos avec une large bande alaire jaune et une queue noire. La distinction entre mâle et femelle à ce stade est difficile.

Chant et cri

Son chant est un gazouillis fluide et répété dont les "sticlitt" et les "didelitt" s’entremêlent. Lorsqu’il est anxieux il lance un doux "èh-i" et des rafalements. Son agressivité se traduit par un "crrrr" guttural. Le chardonneret possède un répertoire riche et mélodieux qu’on peut apprécier notamment en période d’accouplement avec son chant nuptial. Nous pouvons distinguer clairement les chants d’autres oiseaux dans ce répertoire (alouette lulu, mésange charbonnière…). Ces cris sont repris par le chardonneret et correspondent souvent à ceux d’oiseaux de son entourage qu’il a entendus étant jeune

L'avez-vous vu ou entendue ?

Le CPIE 47 vous invite à signaler la présence du chardonneret élégant. À Villeneuve-sur-Lot par exemple, les habitants sont invités à faire part de leurs observations dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale. Le site internet www.abcvilleneuve.fr présente les espèces du mois et propose des enregistrements. De quoi bien s’occuper en famille.

 

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FÉVRIER

Publié le 22 février 2020

 Le chardonneret élégant : l'avez vous déjà vu ?

 

Le Chardonneret élégant (carduelis carduelis) est une espèce de passereaux de la famille des fringillidés, partiellement migratrice, petite et très bariolée. L’espèce figure sur la liste rouge des espèces menacées en France éditée par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

 

Il est assez gracieux, très sociable et son vol est onduleux et dansant, mais très erratique. Assez farouche surtout à la saison de la nidification, il se perche principalement à la cime des arbres.

Description

L’adulte a la face rouge écarlate, entouré de blanc et de noir (ou de gris chez trois sous-espèces), le dos et les flancs bruns, la queue noire avec des taches blanches et le croupion blanc. Le plumage de ses ailes est noir rayé d’une large bande d’un jaune vif. Le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette espèce. La femelle est un petit peu moins bariolée que le mâle, et le plumage rouge de sa face ne passe pas derrière les yeux contrairement au mâle. L’adulte mesure environ 20 à 25 cm d’envergure, 12,5 cm de longueur et pèse de 14 à 18 g.

L'avez-vous vu ?

 C’est le nom d’une action de sciences participatives portée par le CPIE 47, dans le cadre de l’Atlas de Biodiversité Communale de Villeneuve sur Lot. Les habitants sont invités à faire part de leurs observations et à devenir des "Acteurs de la Biodiversité Communale". La biodiversité est bien l’affaire de tous.

 

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Publié le 15 février 2020

 Alimentaire mon cher pinson (2)

 

Cette semaine le Coin Nature poursuit sa présentation du pinson des arbres, et mène l’enquête sur l’alimentation de ce petit passereau de la famille des Fringillidés. Examinons en détail son régime alimentaire…

 

 

Le pinson des arbres se nourrit essentiellement de petits invertébrés et de leurs larves, de graines et de bourgeons.

 

Son bec, à la fois large à la base et pointu, traduit une adaptation à ce régime alimentaire. Les graines d’arbres les plus prisées sont celles de hêtres, d’érables, de bouleaux, d’aulnes et de résineux. Les bourgeons, baies et fruits sauvages et cultivés ainsi que les graines des plantes herbacées et céréalières (surtout le colza) sont aussi consommés mais en période de reproduction le régime devient nettement insectivore à l’opposé de la majorité des passereaux. Les oisillons sont nourris essentiellement de larves d’insectes et de chenilles.

Voilà qui devrait rassurer sur le sort fait à la pyrale du buis ou aux moustiques de tous poils.

 

La recherche de nourriture se fait au sol et, au printemps et en été, dans les arbres et buissons. Les pinsons des arbres capturent des insectes dans les branches et sur les feuilles, voire au cours de petits vols vifs et acrobatiques. En dehors de la saison de reproduction, les pinsons des arbres recherchent souvent leur nourriture en groupes, en association avec des moineaux, des verdiers d’Europe et pinsons du nord.

Le pinson des arbres préfère se nourrir sous les mangeoires que dedans, on le trouve souvent à sautiller sur le sol à récupérer les graines tombées.

 

 

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Publié le 08 février 2020

 Le pinson des arbres : un petit passereau des jardins

 

Le pinson des arbres est un passereau de la famille des Fringillidés. C’est un visiteur régulier des mangeoires, il se nourrit également de bourgeons, d’insectes et de fleurs.

 

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs) est une espèce de petits passereaux, partiellement migrateur, très répandus. C’est la plus fréquente des trois espèces de pinsons.

 

Il est présent dans toute l’Europe à l’exception de l’Islande et de la Scandinavie, son aire de répartition s’étend vers l’est jusqu’en Sibérie centrale. En France, c’est une espèce protégée.

 

Le pinson des arbres adulte, mesure environ 15 cm de long. Il pèse entre 18 et 25 grammes. Comme le juvénile il possède deux barres alaires blanches, assez significatives et la queue est gris-ardoisé au centre, avec les rectrices blanches. Ses yeux sont marron foncé. Ses pattes et ses doigts sont brun clair à gris foncé. L’hiver, le plumage du pinson se ternit légèrement. Le mâle adulte a le dos brun-noisette, le ventre et la gorge rosâtre, les côtés de la tête rougeâtres. Le bec du mâle est bleu acier au printemps, puis se brunit en hiver. La femelle est beaucoup plus terne que le mâle, avec son ventre blanchâtre et son dos brun-olive pâle et les motifs de ses ailes sont moins marqués et moins étendus. Le bec de la femelle est brun clair à corne toute l’année.

Le Saviez-vous ?

Le bouvreuil pivoine possède une forte carrure. Sa silhouette toute en rondeur et son naturel très paisible lui confèrent une allure débonnaire. Il mesure 14,5 à 16 cm de longueur pour une envergure de 28 cm et une masse de 21 à 38 g.

Le plumage de son dos est gris, les ailes et la queue sont noires, ainsi que le dessus de la tête. Le croupion est blanc. Le mâle se distingue par ses joues, sa poitrine et son ventre rouge rosé. La femelle arbore une poitrine plus terne, gris-orangé ou beige. Cet oiseau est pourvu d’un bec noir, court et puissant.

Alimentation

 

Le vol du pinson des arbres est onduleux, et une série de petits battements alterne la fermeture des ailes. Les individus nordiques, lors de la migration peuvent voler sur de très longue distance sans s’arrêter, car même fatigués ils continuent à voler, se laissant porter par le vent. Les pinsons des arbres marchent sur le sol à pas courts, mais rapides, avec un hochement de tête rythmé.

Pour faire son nid, la femelle pinson des arbres réalise environ 1 300 voyages pour récolter les matériaux dont elle a besoin. Le nid est constitué de brindilles et de mousse tissés avec des fils d’araignée.

 

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Publié le 01 février 2020

 Le bouvreuil pivoine visiteur régulier des petits jardins

 

Le bouvreuil pivoine (pyrrhula pyrrhula) est une espèce de passereaux d’Eurasie appartenant à la famille des fringillidae. C’est un des passereaux les plus populaires.

Il est souvent représenté sur les cartes de vœux sur fond de paysage enneigé. Visiteur régulier des petits jardins, il reste très discret à l’abri de la végétation. Il vit et se nourrit en couple, à la lisière d’un bois ou d’une haie. Il disparaît rapidement quand on l’approche.

 

Mensuration

Le bouvreuil pivoine possède une forte carrure. Sa silhouette toute en rondeur et son naturel très paisible lui confèrent une allure débonnaire. Il mesure 14,5 à 16 cm de longueur pour une envergure de 28 cm et une masse de 21 à 38 g.

Le plumage de son dos est gris, les ailes et la queue sont noires, ainsi que le dessus de la tête. Le croupion est blanc. Le mâle se distingue par ses joues, sa poitrine et son ventre rouge rosé. La femelle arbore une poitrine plus terne, gris-orangé ou beige. Cet oiseau est pourvu d’un bec noir, court et puissant.

Alimentation

 

Le bouvreuil pivoine trouve principalement sa subsistance sur les arbres, dont il pioche les semences, notamment les charmes, aulnes, lilas communs, érables, frênes, bouleaux. Il se nourrit aussi des graines des résineux. Il disparaît rapidement si on l’approche.

En hiver, il mange les fruits secs et charnus des sureaux, églantiers, sorbiers et autres plantes ligneuses qui l’attirent dans les parcs. Avec son bec puissant, il ouvre l’enveloppe des graines et avale leur contenu. À la fin de l’hiver, lorsque les fruits se font plus rares, il se tourne vers les bourgeons des arbres à feuillage caduc. En été, il chasse les petits insectes, essentiels pour l’alimentation des oisillons. Il lui arrive, rarement, de venir aux mangeoires.

 

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JANVIER

Publié le 25 janvier 2020

 Nathan, explorateur de biodiversité

 

Une fois n’est pas coutume, le Coin Nature s’intéresse cette semaine à l’engagement d’un jeune explorateur de la biodiversité, et a ses initiatives concrètes en faveur de la nature et de l’environnement. Nathan, a 11ans, il est collégien et vit à Villeneuve-sur-Lot. C’est un passionné de nature depuis déjà plusieurs années déjà. Tout l’intéresse, il aime observer et connaître ce qui l’entoure, ou bien encore participer aux ateliers proposés par le CPIE.

 

 

 

Chez lui, les écogestes et la prise en compte de l’environnement c’est du concret. Dans son jardin il installe des nichoirs et un hôtel à insectes, et veille sur les mangeoires. Il s’occupe aussi du bon fonctionnement du lombricomposteur, veille que toute la famille assure le tri, et soit adepte du recyclage. Tous utilisent convenablement le composteur installé dans un coin pour réduire l’impact de la consommation et mettre en place de bonnes pratiques. Nathan aime prendre soin des animaux et s’intéresse aussi au jardinage. Il adore consommer les légumes qu’il fait pousser.

 

Il y a quelques mois, il a découvert un tout jeune hérisson coincé dans un coin du jardin, et l’a délicatement déplacé à quelques mètres de là. Pas besoin d’aller le relâcher en forêt, le petit hérisson est bien utile là, constituant un élément majeur de la biodiversité du jardin.

Ce week-end Nathan participe à l’opération nationale de comptage des oiseaux des jardins. Sur les fiches d’observation il note les oiseaux qu’il voit et leur nombre. Ces données transmises ensuite au CPIE iront rejoindre celles de la LPO, avant d’aller au Muséum nationale d’histoire naturelle. Dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale de Villeneuve-sur-Lot, ses mêmes observations viendront compléter l’état des connaissances. Nathan a déjà rempli son cahier des explorateurs de la biodiversité et contribue ainsi à l’inventaire des espèces présentes sur la commune. Un bel exemple à suivre…

 

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Publié le 18 janvier 2020

 En janvier, le pétasite pétarade en tête

 

Le pétasite (genre Pétasites) est une plante de la famille des Asteracées. C'est la plante de l'hiver par excellence, et la première à être fleurie dès le mois de janvier. Très résistante au froid, c'est une plante rustique qui supporte les températures basses, et jusqu'à -15°C au moins. Le pétasite, nom masculin, n'est pas trop exigeant sur la nature du sol, pourvu qu'il soit frais. Il a toute fois une petite préférence pour les sols riches et légers. Plante des milieux frais, elle est parfaite pour habiller les berges, les bords de bassin, voire les sous bois au sols frais. On le trouve naturellement en zones humides en Europe, Asie et Amérique du Nord. Ses racines sont des rhizomes qui se propagent facilement. C'est une plante couvre sol qui peut devenir envahissante, si on ne la maîtrise pas un peu ! Le pétasite préfère l'ombre ou la mi-ombre. Mais si le sol est frais, il supporte le soleil, avec le risque qu'il perde ses feuilles. Ce qui est en soi dommage, puisque le feuillage est le principal atout de cette plante couvre-sol. Le pétasite est doté de feuilles plus ou moins grande en fonction selon les espèces et variétés. Elles couvrent ainsi le sol et étouffent les autres plantes et adventices.

 

Le pétasite est intéressant pour ses grandes feuilles et pourquoi pas sa floraison même si cette dernière n'est pas exceptionnelle. Ce sont des inflorescence en forme de cônes, qui apparaissent au bout des hampes florales. Ses inflorescence sont rosées ou blanc jaunâtre. Les fleurs apparaissent souvent avant les feuilles, très intéressant en hiver, on la rencontre notamment le long des routes ou des fossés, ou bords de routes, dans les endroits ou le sol est frais, voire humide, le pétasite se débrouille tout seul. 

 

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DÉCEMBRE

Publié le 22décembre 2019

 L'État de l'environnement

 

Pour terminer l'année 2019 le coin nature se penche sur le rapport de synthèse sur l'état de l'environnement en France. Ce rapport publié tous les 4 ans présente une synthèse de l'état des ressources françaises, de leur utilisation et des pressions que ces utilisations engendrent sur le milieu naturel, la biodiversité ou les populations humaines (Photo illustration DDM). Des éléments transmis par l'agence régionale de la biodiversité nouvelle aquitaine. Comme on peut s'en douter, le résultat des études et observations laisse apparaître des inquiétudes majeures sur l'environnement pour ne pas dire alarmante. Par exemple, l'empreinte écologique de la France liée aux importations de matières premières agricoles et forestières s'élève à 14,8 millions d'hectares en 2016, la France contribuant ainsi à la déforestation mondiale. Sur la période 2000-2017, les rejets de polluants dans l'air extérieur par les activités humaines ont globalement baissé. Leurs évolutions présentent toutefois de grandes disparités selon les polluants et leurs origines (les émissions d'ammoniac par le secteur agricole n'ont pas baissé). Si les émissions ont diminué, les concentrations mesurées dans l'air n'ont pas baissé aussi fortement. Dans les cours d'eau, une diminution globale des macropolluants est observée sur la période 1998-2017, mais est contrastée par des disparités régionales (forte hausse sur le bassin bordelais par exemple). Pour les pesticides, l'évolution de la concentration dans les cours d'eau est globalement favorable (diminution des herbicides notamment), malgré ici encore une disparité territoriale.

 

Le Saviez-vous?

 

Seulement 20 % des habitats d'intérêt communautaire classés au titre de la Directive européenne «Habitats, Faune, Flore» sont dans un état de conservation jugé favorable sur la période 2013-2018. Les habitats terrestres de la région biogéographique «atlantique» sont les moins bien conservés (11 % dans un état favorable). Le jour du dépassement écologique (épuisement des ressources) de la France était en 2019 le 15 mai ! La France importe la majorité de ses combustibles fossiles, tel que l'uranium ce qui la rend dépendante énergétiquement (88 % de sa consommation). Il nous reste maintenant à espérer trouver de meilleures nouvelles dans sa hotte le Père noël, et à vous souhaiter à tous de bonnes fêtes.

 

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Publié le 14 décembre 2019

 L'Élanion blanc : us et coutumes

 

L'Élanion blanc refait un nouveau nid chaque année, au même endroit et souvent dans le même arbre. En général il niche souvent à faible hauteur dans un arbuste ou un arbre (pin ou chêne). Si aucun arbre n'est disponible, il s'installe sur une corniche rocheuse. Le nid est une petite structure faite de brindilles fines. Le mâle apporte la plupart du matériel et la femelle l'arrange à l'intérieur du nid. En Europe, la ponte à lieu en février-mars. La femelle dépose 3 à 5 œufs, à intervalle de 2-3 jours. L'incubation dure 25 à 28 jours, surtout par la femelle, mais le mâle la nourrit au nid ou à côté pendant cette période.

 

Les jeunes obtiennent leur plumage complet à l'âge d'environ 3 semaines. Ils peuvent voler à l'âge de 30-35 jours si la nourriture est abondante. Les jeunes retournent au nid entre leurs vols, et sont nourrit par les adultes hors du nid. Selon les ressources alimentaires, l'Élanion blanc peut produire deux couvées par saison. Bien que l'espèce soit en expansion actuellement,  elle est considérée rare par l'Union Européenne.

 Description

L'élanion est gris et blanc avec les épaules noires. La tête est blanche, avec un petit masque noir autour de l'oeil. Le bec est court. Les yeux sont rouge foncé. Les parties inférieures sont blanches, les pattes sont courtes et nues niche et les doigts sont jaunes. Les deux sexes sont semblables.

L'Élanion blanc est un oiseau qui rappelle le faucon crécerelle. Il vole parfois en faisant du vol stationnaire et en décrivant des cercles dans le vent. Il est de plus petite taille que le Busard cendré et le Busard Saint Martin avec les mêmes colorations, grises, blanches et noires. 

Les parents sont agressifs si un intrus dérange le nid, et ils attaquent vigoureusement les autres rapaces et corvidés qui passent sur leur territoire.

 

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Publié le 07 décembre 2019

 L'Élanion blanc : un petit rapace au vol léger

 

C'est un oiseau que l'on ne voyait pas ou rarement auparavant. Depuis quelques années, on l'aperçoit plus fréquemment en Aquitaine. Il est effilé, rappelle le Faucon crécerelle, mais on le décrit comme un rapace à grosse tête.

 

L'Élanion blanc (Elanus caeruleus) fréquente les paysages ouverts, cultures, prairies, bosquets dispersés.  Son territoire de chasse est assez étendu. Il a une très grande capacité de déplacement.  Sa vitesse est même spectaculaire.  Il se nourrit de proies de tailles modestes, petits rongeurs, passereaux terrestres, petits lézards, gros insectes, et ce qu'il peut finalement saisir en fonction de sa petite taille. L'Élanion blanc chasse à l'affût, très souvent au crépuscule. Les petites proies sont dévorées en vol, et les plus grandes sont emportées sur une branche ou un rocher.

 Origine

L'élanion blanc niche habituellement sur le continent Africain et sur certaines côtes Asiatiques.  Il se reproduit également, mais en plus faible densité, dans la moitié Sud du Portugal. Il apparaît régulièrement dans le Sud-Ouest de la péninsule Ibérique et plus accidentellement dans la partie Sud-Ouest de la France, en particulier dans les Pyrénées orientales et le Tarn. En Lot-et-Garonne, on la chance de l'apercevoir dans quelques espaces, notamment sur le Villeneuvois. Il semblerait même qu'il soit ici en légère augmentation, comme désormais dans certaines parties du reste de la région Aquitaine.

On le rencontre souvent posé sur des fils et poteaux téléphoniques ou électriques, à la cime des arbres et sur les hautes branches d'arbres morts.

 

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NOVEMBRE

Publié le 30 novembre 2019

 Arbre de l'année : un spécimen de chêne remarquable

 

La classification des chênes comprend environ 600 espèces situées majoritairement dans l’hémisphère Nord, dont 8 poussent spontanément en France. Genre d’arbres et d’arbustes de l’hémisphère nord, à feuilles caduques ou persistantes, simples et alternes.

 

Quercus appartient à la famille des Fagaceae. C’est un arbre héliophile, c’est-à-dire qui aime la lumière… Il serait même assez frileux, raison qui fait qu’on les trouve plutôt en station chaude.

Le chêne est un grand arbre qui mesure une quarantaine de mètres. Planté serré, il va développer son tronc, destiné au bois d’œuvre, la charpente, les meubles. Planté serré sur une ligne, il pousse à la fois en tronc et en gourmands bien utiles pour faire des fagots ou du petit bois de chauffe. Traité en têtard, son tronc se creuse et fait de bons abris pour les oiseaux et diverses bêtes, mais surtout il fournit tous les cinq à dix ans de grosses branches pour le chauffage. Rejetant bien de souche, le chêne fait aussi de beaux taillis. C’était le bois de servitude pour que dans les communes, tous les habitants puissent "toucher" leur bois, à la condition de le faire !

 Le saviez-vous ?

Comme son nom l’indique le chêne commun est le plus répandu, du moins en France. On le trouve partout sauf dans le Sud. Le chêne commun s’appelle aussi chêne pédonculé, ce qui veut dire que les glands sont sur un pédoncule, sorte de petite queue. Il ne commence à donner des glands qu’après 60 ans. C’est un arbre à croissance lente qui vit très longtemps, sa durée de vie moyenne est entre 400 et 500 ans. En isolé, le chêne développe un tronc court d’où partent très tôt de longues branches horizontales. Un des chênes le plus connu de France est désormais celui de Tombeboeuf du nom de la commune où il se trouve. Il représente la région Nouvelle Aquitaine au concours de l’Arbre de l’année 2019.

On peut voter pour lui jusqu’au 2 décembre sur : www.arbredelannee.com/candidatures/candidature-Arbredelannee19-Nouvelle-Aquitaine-tombeboeuf-Chene.

 

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Publié le 23 novembre 2019

 Alerte écrevisses : nouvelle invasion en perspective

 

L'écrevisse à taches rouges, faxonius rusticus, vient d'être découverte pour la première fois en France. Elle a été pêchée dans un plan d'eau privé et un cours d'eau du département de l'Aveyron.

 

Les services de l'État et l'Agence française pour la biodiversité travaillent actuellement sur la proposition d'un plan d'intervention. Marc Collas et Thierry Andrieu, de l'AFB, ont écrit un article documenté pour alerter sur les effets de cette espèce exotique envahissante. C'est le premier signalement de faxonius rusticus en milieu naturel en Europe.

 

 En savoir plus ?

L'écrevisse à taches rouges est originaire du sud-ouest de l'Ohio, du nord du Kentucky et du sud-est de l'Indiana, et le nord du Tennessee, dans le bassin hydrographique de la rivière Ohio, aux USA. Au cours des dernières décennies, la faxonius rusticus a vu son aire de répartition s'étendre rapidement en raison des introductions par les activités humaines. Elle est actuellement établie dans 20 états des Etats-Unis et au Canada.

 

Sa taille atteint de 10 cm de longueur maximum, les mâles ayant tendance à être plus gros que les femelles. Le corps est généralement vert brunâtre avec des taches foncées et rouillées-rouges de chaque côté de la carapace. Les pinces sont puissantes avec un espace ovale lorsqu'elles sont fermées. Le doigt mobile est lisse et en forme de S. La maturité est atteinte à environ 3,5 cm de longueur totale. Les femelles d'écrevisses à taches rouges pondent entre 80 et 575 œufs.

 

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Publié le 16 novembre 2019

 Le potiron, autre représentant des cucurbitacées

 

Après la citrouille et le potimarron, nous terminons cette série dédiée aux cucurbitacées par une présentation du potiron, un autre légume de la famille des cucurbitacées. Dans le langage courant, le terme «citrouille» est souvent confondu avec «potiron» qui n'est pas de l'espèce cucurbita pepo mais bien une autre courge de l'espèce cucurbita maxima. Le potiron est plus ou moins aplati, sa couleur va d'un orange rougeâtre au vert foncé. Son pédoncule est tendre et spongieux, sans les côtes de la véritable citrouille et plus évasé près du fruit.

 

La chair du potiron est plus sucrée, savoureuse et moins filandreuse que celle de la citrouille. Le potiron est largement cultivé comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité. Le terme désigne aussi ce fruit consommé comme légume. C'est l'une des cinq espèces de courges les plus couramment cultivées. Cette espèce est originaire du sud de l'Amérique du Sud (Argentine, Uruguay, Bolivie, Chili). Elle est largement cultivée dans tous les pays chauds et tempérés.

 Le saviez-vous?

Cette plante a été introduite en Europe et en Chine par les Portugais au XVIe siècle, comme toutes les courges (cucurbita), d'ailleurs souvent confondues entre elles et même avec les gourdes ou calebasse (lagenaria), déjà connues en Europe depuis l'Antiquité. C'est à Charles Naudin que l'on doit la distinction entre les espèces et les variétés de potirons. Côté goût et consommation, la soupe et les veloutés reviennent en force. Plusieurs restaurants en proposent, d'autres en sont devenus des spécialités incontournables, comme le restaurant Epicurius de Villeneuve, un des partenaires du CPIE qui proposera prochainement un atelier de fabrication de soupe et velouté ouvert à tous. Dégustation assurée. Inscription obligatoire. Gratuit pour les adhérents.

 

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Publié le 10 novembre 2019

 Le potimarron, vrai compagnon de l'alimentation

 

Après la citrouille la semaine passée, voici venu le temps du potimarron. Sa couleur orange le rapproche des autres variétés de cucurbitacées. La plus grande différence réside dans la taille de la forme. Le potimarron est une variété de l'espèce cucurbita maxima. Son fruit a une forme de poire (piriforme) ou de toupie. Sa couleur est rouge à rouge brique ou même rose, bronze ou vert par mutation. Sa chair est jaune et farineuse, et il a la saveur de la purée de châtaignes.

 

 

Le potimarron est cultivar du potiron, d'origine méso-américaine ou peut-être andine. Il aurait été introduit au Japon par des navigateurs portugais. Il aurait gagné l'Europe très tardivement, une famille japonaise aurait apporté ce légume en France en 1957. Le potimarron était d'ailleurs appelé autrefois «potiron doux d'Hokkaido». C'est une variété rampante, ses tiges peuvent mesurer jusqu'à 3 m de long et portent de nombreux fruits pesant entre deux et trois kilogrammes.

 

 Le saviez-vous?

Plus le fruit est conservé dans une cave sèche, plus ses teneurs en vitamines et en sucre augmentent. Le potimarron est très riche en provitamine A et en oligoéléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium, sodium…), en acides aminés, en acides gras insaturés, en amidon, en sucres naturels et en carotène. Tout comme les potirons, les potimarrons peuvent être consommés en potage, au four avec de l'ail, fris, en tourte ou en purée. À la différence du potiron, il n'est pas nécessaire de retirer la peau du potimarron avant la cuisson. Il est aussi succulent cru. Qui l'eût cru ?

 

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Publié le 2 novembre 2019

 La citrouille : Un rendez-vous de saison

 

Une fois n'est pas coutume, le coin nature va s'intéresser aujourd'hui à un produit connu de tous, et qui revient en force depuis plusieurs années. Je veux parler de la citrouille, mais pas de n'importe laquelle. La vraie citrouille (cucurbitea pepo) est de couleur orange et de forme sphérique. Son pédoncule est dur et fibreux, avec 5 côtes nettement anguleuses. Sa chair est filandreuse. Une citrouille atteint en moyenne 5 kg, une plante de records qui produit près d'une tonne de fruits. Le terme «citrouille» est souvent confondu avec «potiron», tous deux de la famille des cucurbitaceae.

 

 Dans l'Histoire

La citrouille a été utilisée comme fourrage destiné aux bovins, porcs et volailles jusque dans les années 1950 en France. Une des meilleures variétés était la citrouille de Touraine, très productive. Cette plante est devenue l'emblème de la fête d'Halloween, fête populaire originaire des Îles Britanniques, notamment d'Irlande et d'Écosse, célébrée le 31 octobre en guise de veillée de la Toussaint. Dans la tradition moderne, les citrouilles sont évidées, découpées en forme de visage et illuminées afin d'être utilisées comme lampion décoratif, par exemple à l'extérieur des maisons, invitant les enfants à se présenter pour réclamer des friandises aux habitants. Ces citrouilles décoratives s'appellent des Jack-o'-lantern, ou citrouille lanterne.

La marraine fée de Cendrillon transforme d'un coup de baguette une citrouille en carrosse, mais elle lui recommandera néanmoins de quitter le bal avant minuit, faute de quoi… tout ce qu'elle lui a donné redeviendra comme avant. Vous connaissez la suite.

 

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OCTOBRE

Publié le 27 octobre 2019

 

Le cyclamen d'Automne, fleur d'amitié ou d'amour

 

Au niveau symbolique, le cyclamen, cette petite fleur d'automne, révèle un attachement fort. Si fort, que la plante peut également traduire une certaine jalousie teintée de tendresse. Quelquefois la nostalgie d'un sentiment moins intense qu'autrefois. Le cyclamen peut être offert aussi bien à un(e) ami(e) qu'à un(e) amoureux (se).

 

 

Dans l'Histoire

Le cyclamen aurait, dit-on, des vertus aphrodisiaques. Au IIIe siècle avant J.-C., Théophraste expliquait que le cyclamen entrait dans la composition de philtres censés aiguiser l'amour et la sensualité. On raconte d'ailleurs que posé sur le rebord de fenêtre d'une chambre conjugale, il entretient le bonheur du couple ! Dans l'Antiquité, le cyclamen était réputé pour ses vertus thérapeutiques et ses propriétés purgatives.

Les Romains, eux, l'appréciaient principalement pour son parfum. Il fut ensuite introduit en Europe au cours du XVIe siècle et cultivé dans les jardins botaniques de la reine Elisabeth 1re d'Angleterre. Puis, considéré surtout comme une plante de collection, il fut peu à peu délaissé au XVIIIe siècle. Il créa à nouveau l'engouement au XIXe siècle, avec l'apogée du mouvement romantique. Aujourd'hui, l'espèce la plus courante est le cyclamen persicum, appelé aussi le cyclamen des fleuristes. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les plantes de saison, en pots, en pleine terre dans les massifs ou dans les jardins, le CPIE propose un rendez-vous «découvertes d'Automne», lors des journées «portes ouvertes» des pépinières Soubiran de Casseneuil, le mercredi 6 novembre, à partir de 14 heures, agrémentée d'une balade sur les plantes de bords de Lède, à la cascade toute proche.

 

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Publié le 19 octobre 2019

Le cyclamen d'Automne

 

Le cyclamen est une petite plante d'automne que l'on apprécie beaucoup dans les jardins. Une fois bien implanté, il offre de véritables tapis couvrant le sol, d'une couleur rose avec des incrustations de pieds parfois blancs, pourpre ou mauve selon les nuances du moment.

 

À l'état sauvage on en dénombre une vingtaine d'espèces. Chez les fleuristes, on trouve diverses variétés de couleurs et de tailles différentes selon les nombreuses hybridations. Dont certaines variétés sont divinement parfumées. De quoi satisfaire tous les amateurs de fleurs.

 

Le cyclamen est originaire du Moyen-Orient (Syrie, Israël, Turquie, Grèce, Tunisie et les îles méditerranéennes) mais on le trouve également dans quelques régions ombragées de France. C'est une plante vivace à tubercule appartenant à la famille des primulacées. Le mot cyclamen vient du grec kuklos, qui signifie «cercle», probablement en référence à la forme arrondie du tubercule de la plante. Le cyclamen présente une grande rusticité. On ne doit pas se fier à l'aspect fragile de ses fleurs et à sa tige frêle. C'est une plante résistante au froid. Sa floraison survient entre octobre et février et dure environ deux mois. Il se plaît aussi bien en rocaille qu'en sous-bois et apprécie les espaces ombragés, sous des arbres ou au pied d'un mur. Les cultivars actuels permettent d'obtenir des floraisons tout au long de l'année. Son autre atout est qu'il s'adapte aussi bien à la vie en intérieur qu'en extérieur. Raison pour laquelle on le trouve aussi en massifs ou en pots.

 

Pour les fleuristes et dans le langage des fleurs, le cyclamen symbolise un attachement fort et impérissable… Qu'on se le dise ! Toute une histoire, que nous découvrirons la semaine prochaine…

 

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Publié le 12 octobre 2019

Lierre des villes et lierre des champs (épisode 2)

 

Après avoir vu les atouts du lierre en ville la semaine dernière, notamment en terme climatique et pour l'accueil d'espèces diversifiées, voyons maintenant le lierre des champs.

 

 

Le lierre est très répandu dans tous les sous-bois d'Europe, il est très rustique et envahissant. Il est accusé à tort d'être un parasite des arbres.

 

Cette vision est aujourd'hui dépassée. Il grimpe le long des troncs et des branches grâce à ses crampons, mais sans se nourrir de leur sève. Le lierre commun, peut atteindre, pour plusieurs dizaines de mètres et vivre plusieurs centaines d'années (les plus vieux approcheraient du millénaire). Les tiges souples de cette liane devenant alors de véritables troncs. Plante grimpante par excellence, il a de tout temps été utilisé pour habiller de son feuillage couvrant toujours vert, murs et bâtiments, au même titre que la vigne vierge. Contrairement à une réputation aussi fausse que tenace, il n'abîme pas les enduits en bon état. Il sert alors d'abri naturel aux oiseaux grâce à son feuillage fourni et les régale également, en hiver, de ses nombreuses petites baies.

 

 

 

Le Saviez-vous ?

En médecine, le lierre entre dans la composition de certains médicaments phytothérapiques, notamment pour le traitement de la toux. Son usage associé ou non à d'autres principes actifs, est utilisé pour lutter contre la cellulite, et il est toujours d'actualité en cosmétologie. Attention, les fruits du lierre commun, petites baies noires, sont très toxiques pour les humains et certains animaux. Ses feuilles, quant à elles, peuvent provoquer chez certaines personnes des irritations de la peau. Il en est de même pour sa sève que l'on n'a heureusement guère l'occasion de toucher.

Gardons au lierre ses atouts, et laissons le pousser en ville comme en campagne.

 

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Publié le 05 octobre 2019

Lierre des villes et lierre des champs

 

 Le lierre est une liane qui émet de nombreuses tiges aux ports variables. Il peut être rampant, couvrant, arbustif lorsqu'il est âgé ou taillé, et surtout grimpant sur divers supports auxquels il se fixe solidement grâce à ses multiples petits crampons, qui sont en réalité une transformation de racines.

 

 

Il existe une dizaine d'espèces de lierre dont on a tiré plusieurs centaines de variétés commercialisées. C'est l'espèce hedera helix qui en compte le plus grand nombre.

 

 

Le lierre grimpant est une espèce de liane arbustive à feuilles persistantes, de la famille des araliaceae. L'espèce est spontanée en zone tempérée eurasiatique de l'hémisphère nord. Il est également cultivé comme plante ornementale.

 

Le Saviez-vous ?

Aujourd'hui, le regard sur le lierre a changé. En ville notamment, le lierre commence à se tailler une place de choix. Il est considéré comme une plante efficace qui favorise la fraîcheur en été, permettant de réduire les effets désagréables des fortes chaleurs. Avec la hausse des températures et le changement climatique, le lierre est donc un allié de choix pour combattre les îlots de chaleur. De plus, il favorise grandement la biodiversité urbaine. En son sein se cache une multitude de petites espèces qui viennent y séjourner et contribuent à l'écologie des villes. Il sert alors d'abri naturel aux oiseaux grâce à son feuillage fourni, il les régale en hiver avec ses nombreuses petites baies. Plus d'oiseaux en ville, moins de moustiques, moins de parasites… Parfaitement acclimaté dans toutes nos régions, facilement cultivable et poussant rapidement, le lierre est bien utile pour habiller joliment un mur, un abri de jardin, une pergola ou couvrir un sol ingrat, tout au long de l'année. Les aménageurs et paysagistes urbains s'en servent de plus en plus.

 

La semaine prochaine, nous parlerons du lierre des champs.

 

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SEPTEMBRE

Publié le 28 septembre 2019

La Grande Famille des Chênes

 

 

C'est une évidence, en cette saison le chêne est à l'honneur. Pas seulement pour une question de glands plus petits cette année du fait de la sécheresse. Certains portent d'ailleurs des branches séchées prématurément durant l'été.

 

La classification des Chênes (Quercus) comprend environ 600 espèces situées majoritairement dans l'hémisphère Nord, dont 8 poussent spontanément en France. Chêne est le nom vernaculaire de nombreuses espèces d'arbres et d'arbustes appartenant au genre Quercus, et à certains genres apparentés de la famille des fagacées (notamment Cyclobalanopsis et Lithocarpus).

 

Ce genre est présent dans tout l'hémisphère nord. Son aire de répartition s'étend depuis les froides latitudes jusqu'aux zones tropicales de l'Asie et des Amériques. Il comprend à la fois des espèces à feuilles caduques et d'autres à feuilles persistantes. Là où il est naturellement présent dans son aire de répartition, le chêne abrite des centaines d'autres espèces, insectes, oiseaux, mousses lichens, mammifères, etc. Une multitude d'autres petits animaux l'habite. Il en est ainsi encore après sa vie, dans son bois mort. Au point que certains écologues le qualifient de “Point chaud de biodiversité.”

 

Le Saviez-vous ?

Le chêne pédonculé (Quercus robur) est une espèce d'arbres à feuillage caduc originaire des régions tempérées d'Europe, appartenant à la famille des Fagacées. Son fruit est porté par un long pédoncule.

Zoom sur le pédonculé ! En ce moment un chêne fait la une. On le dit pédonculé, parfois “Chêne gaulois”. Il siège à Tombeboeuf, et pourrait bien s'enorgueillir dans quelques semaines du titre d'Arbre de l'Année 2019. Il a besoin pour cela des votes du public pour rayonner encore un peu plus.

 

Le CPIE prévoit une visite groupée commentée le samedi 5 octobre à l'occasion des 48 h Nature. Renseignements inscriptions : 05 53 36 73 34 et contact@cpie47.fr.

 

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Publié le 21 septembre 2019

Hirondelle : le grand départ est annoncé

 

Depuis quelques jours, les hirondelles virevoltent dans le ciel. À cette saison, elles préparent leur départ. L'hirondelle migre en groupe. Après une traversée de l'Espagne, de la Méditerranée, puis de l'Afrique du Nord, elle passera au Soudan, jusqu'en Afrique du Sud. Elle parcourt au moins 10 000 km en deux mois. Au printemps prochain, elle reviendra, en reprenant le chemin inverse. Un rituel immuable. Lorsqu'elle revient d'Afrique, l'hirondelle retrouve, comme bien d'autres migrateurs, le lieu où elle nichait l'année précédente. Cela explique peut-être qu'elle ne recolonise que difficilement les villes d'où elle a disparu, même quand les conditions de pollution ou de menaces qui pèsent sur elle semblent avoir diminué.

 

 

Les hirondelles sont des oiseaux appartenant à la famille des hirundinidae. L'hirondelle rustique (hirundo rustica) est une petite espèce de passereaux qui vit en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique. Elle est également connue sous le nom d'hirondelle de cheminée ou d'hirondelle des granges.

 

Le Saviez-vous ?

Les hirondelles mangent surtout des insectes volants comme les tilupes, les syrphes, les libellules, les mouches ou les fourmis volantes. Son poids moyen est de18 g. Sa durée de vie est de 5 à 12 ans, selon l'espèce.

Si le nom du mâle et de la femelle est «hirondelle», le bébé est un «hirondeau». Pour trouver la nourriture nécessaire, les parents parcourent en moyenne 300 km par jour et répètent ce voyage pendant trois semaines. Les petits voleront au bout de 20 à 25 jours et deviendront autonomes après 35 à 40 jours. Son chant est reconnaissable, on dit que l'hirondelle trisse ou gazouille.

 

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Publié le 15 septembre 2019

Nouveautés, Nature, et Escape Game

 

 Avec la rentrée de septembre, le Coin Nature fait son retour. Chaque semaine retrouvez dans cette rubrique conçue et proposée par le CPIE 47 une approche différente des questions de nature, d'environnement et d'écologie au quotidien. Un programme riche et varié, proposé par le CPIE 47 se profile à l'horizon.

 

 

Au programme, découverte et connaissance des espèces locales, des espèces exotiques, ou de milieux naturels, conseils pratiques et astuces pour la création et l'entretien de coins nature, conseils pour un jardinage au naturel, et autres sujets sensibles ou d'actualité. Au programme également, des nouveautés, des informations spécialisées, de subtiles découvertes ou la primeur d'actualités environnementales. Le Coin Nature, c'est une mine d'informations concrètes et accessibles à tous, pour mieux connaître son environnement et mieux le préserver. Car comme nous le savons maintenant tous, «l'Environnement est bien l'affaire de tous»

 

Sur l'agenda

Ce rendez-vous hebdomadaire concocté par le CPIE 47, est rendu possible grâce à un partenariat exemplaire avec votre quotidien. Le Coin Nature est d'ailleurs également disponible dans la version numérique du journal.

Pour bien commencer cette nouvelle saison du «Coin Nature», nous vous donnons rendez-vous dès la semaine prochaine sur le pôle «Nature Environnement» animé par le CPIE 47 à la Foire Expo du Grand Villeneuvois qui a lieu le week-end prochain, du vendredi 20 au dimanche 22 septembre. Venez nous rencontrer et participer notamment à l'Escape Game, spécialement conçu pour faire le lien de façon ludique avec la nature et la biodiversité.

 

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JUIN

Publié le 29 juin 2019

Les insectes, voisins de toujours

 

Voici l'été qui s'annonce et avec lui les occasions se multiplient d'aller se promener. Profitez-en pour observer la multitude d'insectes qui se trouvent autour de nous. Avec près de 1,3 million d'espèces décrites existant encore (et près de 10 000 nouvelles espèces inventoriées par an), les insectes constituent 55 % de la biodiversité des espèces et 85 % de la biodiversité animale.

 

 

En France métropolitaine, le calcul du nombre d'espèces, basé sur des estimations statistiques, évalue la faune entomologique actuellement connue à 34 600 espèces (décrites pour la plupart uniquement par la forme adulte), et la faune entomologique totale à 40 000 espèces. Il reste donc près de 5 000 espèces à découvrir.

 

 

Apparus il y a plus de 400 millions d'années, les insectes sont les plus anciens animaux à s'être adaptés à la vie terrestre en devenant amphibies, et ils font partie des rares organismes terrestres à ressembler à leurs ancêtres grâce à leur stabilité taxinomique. Ce sont également les premiers animaux complexes à avoir développé la capacité de voler pour se déplacer,

 

Plus de 40 % des espèces d'insectes sont en voie d'extinction. Le taux d'extinction est huit fois supérieur à celui des autres espèces animales et ceux-ci risquent de disparaître d'ici le début du XXIIe siècle si le rythme actuel se poursuit (diminution de 2,5 % par an depuis les années 1980). L'urbanisation, la déforestation, la pollution et l'agriculture intensive sont les principaux facteurs de ce déclin.

 

Cet été Le Coin Nature fait une pause. Rendez-vous en septembre en vous souhaitant un bel été, naturellement…

 

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Publié le 22 juin 2019

La fourmi, infiniment petite et laborieuse…

 

En ce week-end de juin où les cigales chantent et s'expriment à tue-tête dans tous les coins de rue du pays, le coin nature a décidé de se pencher sur la fourmi… Car comme chacun le sait la cigale et la fourmi vont bien ensemble depuis longtemps.

 

Cette petite bête est mal connue de fait, tellement insignifiante qu'elle en devient gênante quand on y prête garde. La fourmi fait partie de la famille des Formicidae (formicidés en français). Avec les guêpes et les abeilles, elles sont classées dans l'ordre des hyménoptères, sous-ordre des Apocrites. Ces insectes forment des colonies appelées fourmilières, parfois extrêmement complexes, contenant de quelques dizaines à plusieurs millions d'individus. Certaines espèces forment de super colonies à plusieurs centaines de millions d'individus.

 

Une fois dit, on sait qu'elles communiquent entre elles et ont une capacité à résoudre des problèmes complexes. Ces analogies avec les sociétés humaines ont depuis longtemps été une source d'inspiration et sujet d'études scientifiques. Bernard Weber l'a comparé aux humains dans un de ses livres.

 

Le Saviez-vous ?

Les fourmis représentent moins d'un pour cent des espèces d'insectes, mais la masse globale dépasse celle de l'humanité. En 2013, plus de 12 000 espèces ont été répertoriées mais il en reste probablement des milliers encore à découvrir (entre 20 000 et 40 000 au total). Elle a colonisé toutes les régions terrestres à l'exception du Groenland et de l'Antarctique.

 

Le record de longévité d'une fourmi en laboratoire, est détenu par une reine fourmi noire des jardins (Lasius niger), qui vécut 28 ans et 8 mois. Un pas de fourmi dans l'échelle du temps…

 

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