Le Coin Nature

Retrouvez ici chaque lundi la dernière chronique du Coin Nature parue dans le journal "La Dépêche" et dans le journal "Le Petit Bleu" (tous les week-end en format papier)

 

Ci-dessous, vous retrouverez nos articles les plus récents. Les articles jusque 2018 sont archivés dans les catégories respectives ci-dessus.


JUIN

Publié le 06 juin 2021

Cette année, c'est décidé : je me mets au carré !

 

Le mois de juin est le mois des jardins par excellence. Entre confinement et déconfinement, le coin nature vous emmène cette semaine dans un coin de paradis.

 

 

Le programme "Un Carré pour la Biodiversité" est une marque de l’Union Nationale des CPIE. Un programme naît il y a une bonne dizaine d’années qui a essaimé depuis dans les jardins des particuliers, des écoles, des collectivités, et dans bien d’autres lieux encore. Le "carré pour la biodiversité" préserve des espaces de nature ordinaire, favorise les pollinisateurs, et répond aux besoins des habitants soucieux de nature et de biodiversité en ville. L’espace préservé peut être carré, rectangulaire, rond, ovale, petit (1 m² minimum), grand, voir très grand.

 

Mode d'emploi

 

1- je signe la charte : Vous vous engagez, et vous bénéficiez d’un accompagnement et des animations du CPIE pour que le carré soit le plus accueillant possible pour la nature "ordinaire" : Fleurs sauvages et insectes ne tarderont pas à coloniser ce nouvel espace de biodiversité.

2- je délimite mon carré : C’est à vous de décider pour positionner l’espace choisi dans un endroit favorable. Plein nord ou enclavé sous un sapin, il ne favorisera pas le développement de la faune et de la flore. L’idéal est qu’il soit accessible pour vos observations régulières.

3 – Je laisse la nature faire : Le plus difficile c’est de se retenir d’intervenir ! Pas d’apports, d’engrais ou de pesticides, pas d’arrosage ou de semis, et pas de fauche, avant le 31 août idéalement.

4- Je partage mes observations : Vous partagez vos observations avec le CPIE et bénéficiez des outils, fiches techniques et animations proposées. Vous pouvez communiquer pour inviter vos amis à rejoindre cette initiative.

5- Je prépare mon carré pour l’hiver : Une fois l’été terminé, les habitants du carré vont trouver refuge dans des endroits plus adaptés aux conditions hivernales. C’est le bon moment pour faucher et nettoyer. Votre carré n’en sera que plus beau l’année d’après !

 

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MAI

Publié le 30 mai 2021

Le Salsifis des prés (suite), cueillette, vertus et cuisine

 

Le coin nature s’intéresse cette semaine aux utilisations possibles de la plante en cuisine. On peut même clamer haut et fort que dans le salsifis des prés rien ne périt.

 

Il faut d’abord savoir quand le récolter ?

 

La date de cueillette varie selon les parties comestibles recherchées. D’avril à juin les jeunes feuilles encore tendre se cueillent pour être dégustées en salade. En mai et juin, les boutons floraux se récoltent lorsqu’ils sont tendres et encore bien fermés. Ils sont délicieux crus, ou cuits comme les asperges. D’octobre à mars, la racine se récolte à la fin de la première année, avant le développement de la tige et des fleurs, sinon elle devient ligneuse.

 

Douce, tendre et sucrée, elle est coupée dans les salades, cuite à l’eau ou sautée à la poêle. Vous savez tout ! Il vous faudra choisir entre les racines en année 1 ou les boutons floraux en année deux.

Dernière chose : il n’est guère possible de le confondre avec d’autres plantes et si par hasard vous le confondez avec Tragopogon dubius ou des graminées dont les fleurs ne sont pas encore ouvertes, il suffit de couper une feuille pour vérifier si du latex s’écoule ou pas.

 

Propriétés et vertus

 

Le salsifis des prés est peu calorique (82kcal/100g) car riche en eau. Il contient – surtout les racines- des glucides et un peu de protides, du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du sodium ainsi que des vitamines A, B1, B2, PP, C.

Il a des vertus antioxydante, dépurative, diurétique, apéritive, stomachique, pectorale, sudorifique et stimulante.

Pour finir, une recette de poêlée de boutons floraux de salsifis des prés, cueillis dans un secteur sain, hors pesticides, ou cultivé en agriculture biologique. Faire sauter la valeur de 2 gros bols de boutons floraux les boutons floraux de salsifis des prés dans une poêle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, durant 5 mn de sorte qu’ils soient à la fois moelleux et croquants à l’intérieur. Déglacer avec un peu de sauce soja et servir en accompagnement ou juste pour grignoter à l’apéritif. Et à la semaine prochaine.

 

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Publié le 23 mai 2021

Le Salsifis des prés, un jaune succulent de lumière

 

Poursuivons cette semaine la découverte de plantes sauvages, plantes qu’il est courant de rencontrer aussi dans les jardins "au naturel" qui laissent une place intéressante à la nature ordinaire. Mais les connaissons-nous vraiment ces plantes qui nous entourent ?

 

 

Son nom "salsifis" évoque plutôt un légume-racine, servi cuit ou en salade. Nous aborderons la semaine prochaine son utilité culinaire. La plante se caractérise par une fleur jaune d’or naissant de tendres boutons floraux au goût sucré, qui fait le régal des petits et des grands cueilleurs. Le salsifis des prés (Tragopogon pratensis), également appelé Barbe de bouc, appartient à la famille des Astéracées. Comme son cousin le salsifis cultivé (Tragopogon porrifolius) reconnaissables lui à ses fleurs violettes. Le salsifis des prés comme son nom l’indique se rencontre dans les prairies et sur les bords de chemins. Son développement se fait sur deux années. La première année il produit des feuilles et sa racine de réserve, la deuxième il fleurit, d’un jaune éclatant.

 

Propriétés et vertus

 

Le salsifis des prés est peu calorique (82kcal/100g) car riche en eau. Il contient – surtout les racines- des glucides et un peu de protides, du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du sodium ainsi que des vitamines A, B1, B2, PP, C.

Il a des vertus antioxydante, dépurative, diurétique, apéritive, stomachique, pectorale, sudorifique et stimulante.

Pour finir, une recette de poêlée de boutons floraux de salsifis des prés, cueillis dans un secteur sain, hors pesticides, ou cultivé en agriculture biologique. Faire sauter la valeur de 2 gros bols de boutons floraux les boutons floraux de salsifis des prés dans une poêle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, durant 5 mn de sorte qu’ils soient à la fois moelleux et croquants à l’intérieur.

Déglacer avec un peu de sauce soja et servir en accompagnement ou juste pour grignoter à l’apéritif. Et à la semaine prochaine.

 

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Publié le 16 mai 2021

Le Sureau noir : l'arbuste qui déploie ses ombelles vers le ciel

 

Avec l’arrivée des beaux jours, une fois les saints de glace passés, le coin nature s’intéresse aux végétaux, notamment plantes et fleurs. Pour démarrer la série, honneur aux fleurs de sureau, ces ombelles ouvertes vers le ciel. Il est bien temps en ce moment de recueillir les ombelles de sureau pour réaliser de la gelée ou de la limonade. Et bien d’autres choses encore.

 

Le sureau noir (sambucus nigra) est un arbuste très répandu. C’est un familier de l’homme depuis des millénaires. On le rencontre dans les bois clairs, les haies, les dunes littorales ou encore aux abords des habitations, Il prospère aussi notamment dans les friches, les terrains vagues, les décombres ou les remblais.

 

Description

 

Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (sphinx du troène, eupithécie à trois points, phalène du sureau). Le sureau noir est également un régal pour plus de 60 espèces d’oiseaux. Le bétail et les lapins délaissent l’arbre mais le blaireau européen semble l’apprécier. L’oreille de judas, un champignon bien connu est souvent trouvé sur les vieux troncs de sureau noir.

Cet arbrisseau ou arbuste à branches souvent courbées, d’une taille ordinaire de 4 à 5 mètres, peut monter jusqu’à 8 mètres. Rustique, il est de croissance rapide surtout dans les sols fertiles et frais. C’est une essence de lumière ou de demi-ombre. Les fleurs hermaphrodites apparaissent en début d’été. Elles sont parfumées et comportent 5 étamines et 5 pétales de couleur blanc crème. Elles sont disposées en corymbes plans, de 100 à 240 mm de diamètre et apparaissent après les feuilles. Ses fleurs et ses baies cuites sont comestibles car la cuisson détruit la toxine. Toutes les autres parties de la plante sont toxiques. L’espèce est aussi appelée "arbre de Judas" car c'est à la branche d'un sureau noir qu'il se serait pendu. 

 

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Publié le 09 mai 2021

Mélisse et menthe, deux plantes du moment

 

Un marché aux fleurs a lieu ce dimanche à Villeneuve-sur-Lot. Il sonne l’arrivée des beaux jours. A cette occasion, le CPIE tiendra un stand. Pour chaque nouvelle adhésion à l’association, un plant de mélisse ou de menthe au choix sera offert. Pour ceux qui adhèrent de plus loin pas d’inquiétude, une plante vous sera réservée.

 

 

Melissa officinalis est une pante herbacée vivace de la famille des lamiaciées. Son nom vient du grec et signifie "feuille à abeilles ou herbe à abeilles". Plante vivace haute de 30 à 80 cm, à tiges dressées à section carrée, la mélisse a de petites feuilles ovales gaufrées et dentelées qui exhalent un parfum doux et citronné quand on les froisse. Cette plante aromatique au feuillage vert vif pousse très bien au soleil comme à l’ombre et aime les sols plutôt frais. Les fleurs blanches ont une corolle longue de 12 mm, à deux lèvres. Le calice est en forme de cloche. La mélisse officinale, ou mélisse citronnelle, est cultivée dans les jardins depuis des temps très anciens. Originaire de l’est du bassin méditerranéen, elle s’est répandue dans toute l’Europe dès l’Antiquité, les romains l’ont introduit en Grande-Bretagne. Elle a ensuite migrée en Amérique du Nord. Les tiges et les feuilles sont encore utilisées comme tonique et stimulant léger. Le goût est astringent et l’arôme léger.

 

Quant à la menthe, le mot vient du latin "menta". Les menthes forment un genre de plantes herbacées vivaces, famille des lamaciées. Ce genre comprend de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales. Le principal producteur est le Maroc. Le pays représente à lui seul près de 90 % de la production mondiale, principalement de la menthe poivrée et de la menthe verte. Les menthes sont connues et appréciées pour leurs qualités aromatiques depuis l’Antiquité, certaines ont acquis une grande valeur économique depuis quelques décennies. Les diverses espèces sont originaires des régions tempérées et subtropicales.

 

Alors ce dimanche n’hésitez pas à venir nous rencontrer sur le stand…

 

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AVRIL

Publié le 25 avril 2021

La huppe fasciée bien installée, dévoile son chant printanier

 

En ce moment son Hou-pou-poupe si caractéristique se fait entendre joyeusement. Pas besoin d’être un expert pour savoir que la huppe est là, à proximité. Son chant si reconnaissable est apprécié de tous. Il peut même parfois devenir un peu lancinant car il ne varie presque pas et peut durer plusieurs minutes. Mais saluons la présence de cet oiseau migrateur dans nos contrées. La huppe fasciée, la bien nommée, migre d’Afrique et vient passer la période douce chez nous pour échapper à une période plus rude là-bas. Elle arrive vers février-mars selon les années, et reste ensuite jusqu’à la fin août. Le genre Upupa, compte 4 espèces au total dont une s’est éteinte. Toutes se ressemblent beaucoup avec un plumage quasi-identique, une même huppe sur la tête, le même bec courbe, des ailes courtes et arrondies, des pattes courtes.

 

Description

 

Une huppe se reconnaît au premier coup d’œil. L’allure générale, la couleur rousse du plumage, les ailes et la queue noires et blanches, la grande huppe érectile qui orne la tête et le long bec courbe en font un oiseau remarquable. Les trois espèces de huppes se ressemblent beaucoup et leurs différences sont subtiles.

La huppe fasciée mesure plus ou moins 26 cm de longueur pour la femelle et jusqu’à 32 cm pour le mâle. Son envergure avoisine les 45 cm. C’est un oiseau léger, dont le poids se situe entre 60 et 80 g. La huppe fasciée se distingue à sa main noire barrée de blanc (toute noire chez son homologue du sud de l’Afrique) et à la zone blanche subterminale des plumes de sa huppe. Autrement dit, il n’est compliqué de la reconnaître et regarder une photo permet de se faire une idée de l’oiseau. Cela ne nécessite d’expertise approfondie. Sur l’oiseau posé, on distingue surtout la huppe rousse souvent hérissée, la tête, le cou et le manteau couleur sable chaud, la partie visible de l’aile noire barrée de blanc et le long bec gris courbe. Lorsque l’oiseau est en vol, ce sont surtout les ailes larges et arrondies, noires et barrées de blanc qui attirent l’attention ainsi que leurs battements particuliers.

 

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Publié le 18 avril 2021

Avec l'hirondelle, le coucou est arrivé chez nous !

 

La semaine dernière les hirondelles ont partagées leur étape migratoire. Vers la fin février elles apparaissent déjà sur les rives nord de la Méditerranée. En Afrique pour elles, la nourriture est abondante et le climat agréable. Alors qu’est-ce qui peut bien pousser ces oiseaux à quitter ces lieux propices ? C’est probablement que depuis très longtemps elles ont choisi l’Europe pour nicher. Alors, cela vaut peut-être bien la peine de faire autant de chemin. Après un court séjour sur les étangs et dans les meilleures zones de chasse pour se refaire une santé, la merveilleuse aventure de la reproduction pourra alors commencer par la consolidation ou la création d’un nid.

 

Description

 

L’aire de reproduction du coucou est très vaste, couvrant la quasi-totalité de l’Europe et de l’Asie. En France, il niche pratiquement partout, y compris sur les îles bretonnes et jusqu’à la limite supérieure des arbres en montagne. Totalement migratrice, l’espèce hiverne au sud de l’Equateur dans les savanes tropicales et, dans l’est de l’Afrique, jusqu’en Afrique australe. Le Coucou gris semble menacé d’une part par la disparition locale des milieux clairs qu’il affectionne (haies, prairies et landes, zones humides…) et d’autre part par la diminution générale de l’abondance des grands insectes, et plus particulièrement des Lépidoptères, dûe à l’utilisation intensive d’insecticides sur la planète. C’est une espèce protégée nationalement en France, et inscrite à l’annexe III de la Convention de Berne. Cet oiseau solitaire est présent dans de nombreuses régions du monde. On peut le trouver en Europe, dans la quasi-totalité de l’Asie sauf l’extrême nord, ainsi qu’au nord du Maghreb. Il se trouve aussi aux États-Unis, Alaska et au Groenland pendant les saisons les plus chaudes, mais cela reste extrêmement rares. Le coucou gris part en hiver vers le sud de l’Afrique ou en Asie du sud-est. Malgré son aire de répartition si variée, le coucou gris n’a pas de lieu de vie de prédilection. On peut aussi bien le trouver en forêt qu’en montagne, parfois jusqu’à 2000 mètres d’altitude, ou dans nos jardins. Mais assurément il n’est pas des plus facile à observer.

 

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Publié le 11 avril 2021

L'heure de l'hirondelle et du coucou est venue

 

Dimanche dernier jour de Pâques, le chant du coucou s’est fait entendre pour la première fois, un peu avant la tombée de la nuit. Un dicton populaire raconte que s’il on a une pièce de monnaie en poche à l’écoute de ce premier chant, les problèmes d’argent seront éloignées pour l’année. Le même week end une hirondelle s’était furtivement montrée. Sa présence annonce le printemps. 

Les hirondelles sont arrivés depuis quelques jours. Ces oiseaux, migrateurs de génération en génération, n’ont que faire du couvre feu qu’ils appliquent pourtant à la lettre, cessant toute activité avant l’arrivée de la nuit. Quand au confinement, cela leur paraîtrait un rituel bien étrange, pour eux qui traversent les mers et les pays lointains, deux fois par an, lors des périodes de migrations.

 

Le saviez-vous ?

 

De tous les oiseaux, l'hirondelle est sans doute celle qui a fait prendre conscience la première à l'homme de l'incroyable phénomène de la migration. Pourquoi cette petite bête atteignant tout juste 20 grammes ressent-elle, à la mauvaise saison, la nécessité de parcourir jusqu’à plus de 10000 kilomètres ? Pour réaliser cet exploit, elle utilise le vol battu, c'est à dire que ses ailes sont presque toujours en mouvement. Difficile à croire ! Jusqu'à il y a 200 ans le phénomène migratoire était méconnu, 

 

Les hirondelles passent l'hiver au Nord de l'équateur. Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Centrafrique; sont les pays que choisissent les hirondelles qui nichent en France, soit des distances de 5 à 7000Kms, contrairement aux hirondelles russes et anglaises qui préfèrent les pays au sud de l'équateur, soit des distances souvent supérieures à 10000Kms. Dans ces pays, elles profiteront des nombreux insectes présents, si toutefois on n'aura pas décidé pour y produire en quantité, de tout anéantir par des pesticides dévastateurs. Elles pourront ainsi se refaire une santé et en profiteront également pour remettre leur plumage à neuf. Ce remplacement de plumage a lieu une fois par an chez les passereaux. Il s'appelle la mue. (à suivre). 

 

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Publié le 5 avril 2021

Mousseron des côteaux : le rond de sorcières

 

Après la morille la semaine passée, penchons nous cette semaine sur le mousseron. Un autre champignon emblématique de l’arrivée du printemps, tout aussi discret et qui sait égayer le papilles des connaisseurs. Tout comme son prédécesseur, le vrai mousseron ou tricholome de la Saint Georges (calocybe gambosa), il fait son apparition au mois d'avril, et peut perdurer jusqu'en juin. Il a pu être signalé de timides poussées à l'automne, mais cela reste rarissime. Ce champignon de printemps comestible, au goût de farine ou de pâte à pain fraîche, est réputé des amateurs avertis. Il est même considéré comme un des meilleurs pour certains. Il ne faut pas le confondre avec le « faux mousseron » un homonyme qui est une espèce printanière elle aussi. D’autres confusions peuvent exister, et il faut se méfier de certaines autres espèces blanches qui forment aussi des "rond de sorcières". Les mousserons poussent en cercle dans les pelouses. Le gazon est sombre et vigoureux au centre alors qu'il se dessèche là où ils apparaissent. Ce phénomène est appelé "rond de sorcières" ou encore "cercle des fées". Les champignons se nourrissent de la matière organique morte accumulée à la surface du sol - le feutrage - et libèrent des composés azotés qui stimulent la croissance des graminées. 

 

Description

 

Le chapeau est généralement blanchâtre à crème. Il peut être mais peut être variable, et prendre des tonalités jaunâtre à brun, parfois parsemé de roussâtre. Plutôt charnu, le chapeau du mousseron mesure de 4 à 10 centimètres de diamètre, et plus rarement jusqu'à 12 cm. Il reste longtemps enroulé et bombé avant de s'affiner un peu. En dessous, les lames sont claires et espacées. Les pieds trapus plutôt courts, robustes à élancé, font de 3 à 6 cm de hauteur. Ils sont blancs crayeux. La chair est blanche, ferme, épaisse, et dégage une forte odeur de farine rance. Les mousserons sont comestibles, mais ils conservent ce goût de farine. On le trouve plus facilement sur des stations de moyenne altitude entre 300 à 500m. Des espaces dégagés mais ombragés, plus ou moins herbeux lui sont nécessaires, telles que les bordures de haies, les prairies, les lisières de forêts, ou encore les pelouses.

 

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MARS

Publié le 29 mars 2021

Chère Morille : qui es tu ? Et d'où viens tu ?

 

Cette semaine j'aurai pu vous parler de Morille, commune de la province de Salamanque, communauté autonome de Castille et Léon en Espagne. Ou bien d'Elio Morille un rameur d'aviron italien, ou encore d'un outil qui porte ce nom. Mais aujourd'hui le coin nature va se pencher un peu et regarder vers le sol, là où poussent la morille. Un sujet plutôt parfumé, particulièrement riche de commentaires. Autant le dire de suite, je ne dévoilerai pas d'endroit précis de peur d'y ramener une foule masquée par ces temps incertains.

 

Parlons donc de Morchella ! Les morilles apparaissent au mois d'avril et disparaissent fin du mois de mai. La saison de récolte est très courte, c'est entre autre pour cette raison qu'elles sont si rares.

 

Morille d'où viens-tu ?

 

Les morilles occupent des niches écologiques variées selon un mode de vie dit «saprotrophe». Dans le monde on en recense une trentaine de variétés. Elles se trouvent dans les endroits ensoleillés au bord des forêts de conifères, mais aussi des vergers, des jardins, des broussailles, les composts, les prairies, etc. On connaît les interactions avec les racines des plantes et la possibilité d'associations avec des arbres comme les pins et les frênes. Elles aiment les terrains frais, les terrains calcaires, les vergers, les décombres, ou encore les lieux récemment brûlés. Les mécanismes impliqués dans la fructification des morilles restent flous. Poussant rarement seules, on les trouve souvent sous les frênes en lisière de bois, et elles poussent au printemps dans les forêts très marqués d'une flore sur sol calcaire. La morille se consomme toujours cuite, car, crue, elle est toxique. Cela est dû à la présence « d'hémolysines », qui détruisent les globules rouges. Ceux-ci disparaissent après cinq minutes de cuisson ou six mois de séchage. Attention, même cuites, si vous abusez sur les quantités, les morilles peuvent être dangereuses et provoquer une intoxication alimentaire. Petit conseil et suggestion de saison, grosses morilles ou morillons, n'hésitez pas à m'inviter pour la cueillette, et pour confirmer qu'elles sont bien comestibles. Merci d'avance !

 

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Publié le 22 mars 2021

Larve de cétoine : qui veut jardiner prend soin de son compost

 

Pour poursuivre l'immersion dans le monde des larves, abordons aujourd'hui la larve de cétoine dorée. A ne pas confondre avec celle du hanneton dont on a parlé la semaine dernière. La larve de cétoine est l'alliée du jardin, et utile au compost. Les larves de cétoines dorées se nourrissent uniquement des déchets du tas de compost, elles contribuent donc à la transformation des déchets et permet d'obtenir un bon terreau. Comme les autres décomposeurs relevant de cette macrofaune, premier maillon de la chaîne de décomposition, les larves de cétoines décortiquent toutes les matières organiques mortes qu'elles vont transformer en débris encore plus petits. Elles peuvent mesurer 3 à 4 cm et restent à ce stade larvaire jusqu'à 3 ans avant de se muer en adulte. Elles ne sont donc aucunement nuisibles pour les plantations au jardin, Ce qui n'est pas le cas d'une autre larve blanche, celle du hanneton. Il faut donc savoir les reconnaître.

 

Distinguer les larves blanches

 

Cétoine ou hanneton ? La larve blanche du hanneton (à gauche sur la photo) vit dans la terre et s'attaque aux racines jusqu'à faire dépérir la plante. Son action étant tellement néfaste qu'il vaut mieux savoir la distinguer de la larve blanche de cétoine dorée (à droite sur la photo) qui ne fait aucun dégât, vit dans le compost et l'améliore. Outre cette différence d'habitat, plusieurs autres indices permettent de distinguer les deux larves blanches : la larve de hanneton a une grosse tête avec des mandibules et une extrémité arrière plus petite, la larve de cétoine dorée a une petite tête et une extrémité arrière plus imposante. Vous suivez toujours ? la larve de hanneton est plus jaunâtre que la larve de cétoine dorée qui est plus grisâtre. La larve du hanneton est lisse, la larve de cétoine est velue. la larve de hanneton a des pattes plus longues que celles de la larve de cétoine dorée qui sont insignifiantes. Qu'elle soit simple larve ou adulte, la cétoine dorée s'impose comme un auxiliaire utile au jardin, d'abord comme décomposeur du compost, puis comme pollinisateur des fleurs.

 

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Publié le 15 mars 2021

Les larves de Hanneton au jardin : comment les reconnaître

 

Dans quelques jours le printemps sera là. La nature s'éveille et l'heure pour beaucoup d'entre nous de se rendre au jardin pour y travailler et griffer la terre. L'occasion aussi de croiser insectes, larves et autres petits animaux qui enrichissent le sol.

 

Le coin nature s'intéresse aujourd'hui à la larve du hanneton. Un gros vers blanc qui peut causer quelques dégâts. Mais attention car tous les gros vers blancs du jardin ne sont pas des ennemis, bien au contraire. La larve du cétoine dorée (prochaine rubrique) est une amie du jardin qui se plaît dans le compost. Il est important de faire la distinction entre les deux, les larves de cétoine se nourrissent exclusivement de matières organiques mortes.

 

Le hanneton (Melolontha melolontha) est un insecte coléoptère de la famille des Scarabéidés. Autrefois chassé le hanneton est pourtant aujourd'hui devenu plus rare. Sa larve peut rester en terre durant 3 ans dans le jardin et faire des dégâts sur les légumes racines. Elle est de couleur blanc crème avec une tache noire au bout de l'abdomen. Sa tête est plus foncée que le reste du corps, le dos est lisse et l'abdomen a un aspect plus fin. Elles mesurent environ 35 mm, sont potelées, au corps annelé blanchâtre et à la tête acajou. Elles se recroquevillent sur elle-même quand on les extirpe du sol. Malgré cette description, il est difficile de différencier tous les vers blancs des jardins

 

Les larves ou vers blancs vivent dans le sol et se nourrissent des racines de plantes comme les céréales ou les trèfles. Les vers blancs, en grand nombre, font des dégâts majeurs, notamment au gazon, aux plantes à faible enracinement et fraîchement plantées. Une coupe du gazon à hauteur de 6 à 8 cm rend plus difficile la ponte des femelles (au sol) et donc limite les dégâts. Monter la hauteur de tonte les gêne fortement et les expose aux prédateurs. Entretenez votre sol en bonne santé. Favorisez ses prédateurs naturels, oiseaux, merles, grives et les hérissons. Après un an au mois d'avril, les larves deviennent des nymphes dans le sol, et permettent la sortie de terre de l'insecte adulte

 

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Publié le 8 mars 2021

Le sanglier... si proche de l'Homme

 

Seuls ou en groupe, les sangliers peuvent parcourir des distances très importantes, traverser des fleuves et des routes. Les individus semblent généralement chercher à revenir sur leur territoire. À certaines périodes il est important de respecter sa tranquillité. À défaut, les agriculteurs subissent d'importants dégâts tandis que les chasseurs doivent payer les factures des dégâts. Irrité un sanglier claque violemment des dents, on dit alors qu'il casse la noisette.

 

Les déplacements importants d'individus sont induits par le manque de nourriture et d'eau. Un autre facteur croissant de déplacement des sangliers est le dérangement. Surfréquentation des forets, cueilleurs de champignons, chiens non tenus, battues, chantiers forestiers, lotissements sur terres agricoles. Ils savent aussi se montrer discrets et silencieux s'ils se sentent menacés. 

 

Comportement

 

Le sanglier est essentiellement nocturne (évolution peut-être due à la présence de l'Homme). Plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1000 ha. Il sélectionne ses habitats selon la saison, l'heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires. Régulièrement le sanglier se vautre dans la boue dans des lieux appelés souilles et se frotte avec insistance contre les troncs d’arbres avoisinants pour se débarrasser d'un certain nombre de parasites, réguler sa température corporelle et marquer son territoire. Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées bauges. Les sangliers sont grégaires et forment des troupes appelées hardes ou compagnies. La taille varie selon le lieu et la saison. Une harde compte de six à vingt individus, des bandes de plus de cent individus ont déjà été observées. Un chasseur averti m'expliquait la semaine dernière, que l’élevage de sangliers pour chasses privées qui s’échappent parfois, ou la venue de spécimens de pays de l’est, possibles porteurs de maladies seront aussi à surveiller. De nouvelles vagues dont on a pas finit d’entendre parler.

 

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FEVRIER

Publié le 27 Février 2021

Le sanglier... cet animal discret qui fait souvent parler de lui

 

Le coin nature s'attaque aujourd'hui à un gros morceau. Le sanglier dont on entend parler souvent lors des battus ou dégâts occasionnés aux cultures. Le sanglier représente aussi bien autre chose.

 

Le sanglier d'Europe, sanglier d'Eurasie ou plus simplement sanglier (Sus scrofa), est une espèce de mammifères omnivores, forestiers de la famille des suidés. Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d'adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.

 

Description

 

Le sanglier européen peut peser de 150 à 160 kg pour le mâle et 100 kg pour la femelle environ. Le poids d'un sanglier de plaine où les cultures de maïs abondent est significativement plus important que celui de son congénère établi en montagne. Sa longueur, de la tête et du corps varie de 1,10 à 1,80 m et sa hauteur au garrot de 0,60 à 1,15 m.

 

Sa queue moyennement longue (20 à 30 cm) se termine par un long pinceau de soies. Généralement, elle est pendante quand l'animal est calme et bien dressée s'il est inquiet ou en colère.

 

Le sanglier possède un corps trapu et une tête volumineuse. Sa tête est prolongée d'un groin très allongé appelé boutoir, et de deux grandes oreilles mobiles. Ses canines sont très développées : les supérieures s'appellent les grès et les inférieures les défenses. Ces défenses poussent tout au long de la vie du sanglier. En ouvrant et fermant sa gueule, le sanglier aiguise ses défenses sur les grès. Résultat: elles sont acérées en permanence.

 

Il est généralement symbole de fertilité et de force. On trouve donc souvent les sangliers dans des légendes ayant trait à la fertilité (dieux/déesses, mariages, agriculture) et à la force (armes, batailles, épreuves de force).

 

À l'approche de l'Homme, le sanglier prend généralement la fuite avant qu'on ne l'ait détecté et peut se montrer étonnamment agile et rapide. Le porc (ou cochon) est issu de la domestication du sanglier. A suivre

 

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Publié le 20 Février 2021

Ces étourneaux qui tournent au dessus de nos têtes

 

L'étourneau sansonnet est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées.  Avec son corps rondelet, ses ailes courtes, triangulaires et pointues, sa queue courte et carrée, il se rapproche en corpulence du merle noir par son physique, mais il est toutefois moins trapu et pus élancé. L'étourneau sansonnet a une longueur de 17 à 22 cm pour un poids variant de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne. L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris Linnaeus) est une espèce de passereaux de la famille des stunidés, originaire de la plus grande partie de l’Eurasie. Elle a été introduite dans tous les continents excepté l’Antarctique.  C’est une espèce hautement sociale, l'étourneau vit en regroupements qui peuvent parfois compter plusieurs milliers voire millions d'individus. Il est également connu pour ses capacités vocales qui lui permettent d'imiter avec une grande précision les vocalisations d'autres individus, de la même espèce ou non, ainsi que des bruits non biologiques issus de son environnement. 

 

En ville et en campagne 

 

On le repère partout, mais sa présence en périurbain ou même en ville le font remarquer. On peut en voir par centaines regroupés en épais nuage, et volant avec rapidité dans le ciel à l’approche de la tombée de jour. Une nuée d’étourneaux qui ne passe pas inaperçu tant leurs cris par centaines d’individus sont audibles. Puis ils se posent et plus rien. 

 

En raison de ses caractéristiques qui font de lui une espèce généraliste, avec la grande variété d'habitats qu'il peut occuper, ou son régime alimentaire omnivore, l'étourneau fait partie des espèces animales particulièrement adaptables. Il peut ainsi causer des dégâts aux cultures tout comme être source de nuisances en milieu urbain. Ses populations urbaines et périurbaines sont parfois très denses. Il s'agit d'une espèce principalement frugivore et insectivore. Pourrait il alors devenir un véritable allié contre les moustiques ? Faites nous part de vos observations. 

 

 

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Publié le 13 Février 2021

L’eau qui monte, un phénomène accentué par le changement climatique 

 

Les épisodes récents, fortes pluies et montée des eaux, rappellent que les risques climatiques existent et que nul n’est à l’abri. L’eau est un élément imprévisible. Pour lutter contre le risque d’inondation, beaucoup d’actions doivent être menées de front et en amont des catastrophes pour s’y préparer au mieux. Pendant quelques décennies ce principe a était un peu oublié. On comprend mieux aujourd’hui que la prévention auprès du public, une sensibilisation plus systématique, et l’intégration du risque dans l’aménagement du territoire peuvent être des leviers efficaces… Des ouvrages sont désormais construits pour prévenir les inondations, les bassins de rétention, les digues et leur entretien régulier, montrent leur efficacité. En parallèle, il est aussi important que les cours d’eau soient correctement entretenus, afin d’éviter des embâcles, que des arbres soient plantés pour favoriser l’infiltration, ralentir les ruissellements, et réduire les débordements. Des travaux de végétalisation sont également menés au sein des villes. La désimperméabilisation des sols, les aménagements paysagers, les plantations adaptés, permettent de réduire considérablement le risque de ruissellement et favorisent l’infiltration des eaux, tout en la ralentissant.

 

Des effets surveillés 

 

Le centre européen de prévention du risque d’inondation constate un accroissement des épisodes de précipitations extrêmes en France. Ils provoquent une augmentation des phénomènes de ruissellement. De même, le risque de submersion marine est lui aussi orienté à la hausse. Ce sont dans les deux cas, des conséquences du changement climatique. Les effets sur les débordements de cours d’eau sont en revanche plus difficiles à estimer pour l’instant, mais comme dans la nature tout est étroitement lié, on se doute que le changement climatique influe dessus. Qu’en sera-t-il en 2050 ou en 2100 ? Au regard des études menées sur le sujet, l’impact du climat devrait prendre davantage d’importance dans les années qui viennent, et les conséquences comme les inondations pourraient bien s’intensifier. Et pas uniquement dans les zones côtières. Il n’est plus temps de regarder ailleurs. 

 

   © Crédit photo : Guilbaud alain

 

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Publié le 8 Février 2021

Les inondations : un risque intense

 

Au cours de ces dernières années, des phénomènes d’inondation se multiplient. A chaque fois ce sont des dégâts, du désarroi pour ceux qui voient leur maison envahie, des infrastructures à nettoyer, ou à réparer. Puis la vie reprend son cours, à chaque fois.

 

Le pays est fortement exposé à cette menace.  Les toutes récentes catastrophes montrent à quel point l’ensemble du territoire est vulnérable, tant les zones urbaines que rurales. Les inondations constituent le premier risque naturel en France selon le ministère de la transition écologique qui rappelle que pas moins de 19 000 communes seraient concernées à des degrés divers. Depuis quelques années, les inondations se font de plus en plus présentes. Face à ce risque en augmentation, imprévisible car lié aux aléas climatiques et aux intempéries, et à la violence et à la rapidité des précipitations, les mécanismes de prévention des inondations s’adaptent pour faire face. 

 

Des sols imperméables

 

Les aménagements et les nombreuses constructions réalisées ces dernières décennies en zones inondables, la densité du réseau hydrographique français expliquent en partie une telle exposition. Ces évolutions ont accentué le risque. L’artificialisation des sols, l’extension des villes et zones commerciales bétonnées ont favorisé l’expansion des zones imperméables, où l’eau ne peut s’infiltrer. Dans les campagnes, les opérations de remembrement agricole commencées il y a cinquante ans, l’arasement des haies, le drainage, la disparition des prairies en bord de rivière, les atteintes régulière aux ripisylves, ont fortement modifier les conditions d’écoulement des eaux. 

 

Le phénomène de ruissellement est désormais fortement favorisé et avec lui, le risque d’inondation en cas de fortes précipitations. Ce risque touche désormais tout naturellement les territoires éloignés des cours d’eau.  

 

Comprendre pourquoi le risque d’inondation est si élevé dans notre pays, c’est aussi comprendre le fonctionnement de son chevelu hydrographique, les zones humides, et le schéma complet de ses réseaux aquatiques. La France métropolitaine compte 430 000 km de rivières. Un maillage très dense qui expose logiquement de nombreux territoires français à un risque élevé de crues. D’autant plus que les hommes ont traditionnellement et de tout temps, concentré leur présence et leurs activités le long des cours d’eau. 

 

 

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Publié le 1er Février 2021

L'aide alimentaire des oiseaux

 

La décroissance du nombre d'oiseaux en France observée depuis quelques années, est lié notamment à la disparition considérable des insectes, dont les causes sont multiples. A contrario nous devons aussi être attentif aux conséquences d'un nourrissage intempestif et inapproprié. La provenance et les types de graines, la durée du nourrissage et les quantités distribuées doivent être prises en compte. 

 

Les graines de tournesol permettent aux oiseaux de lutter contre le froid. Elles contiennent beaucoup de matières grasses. A disposer en petits tas sur un plateau mais aussi par terre. Les pinsons, les verdiers ou l’accenteur mouchet préfèrent manger les graines posées au sol. 

 

Des moitiés de noix ou des arachides enfilées sur un fil de fer attireront des mésanges devenues d'habiles acrobates. A suspendre sur un coin de la mangeoire ou sur une branche.

 

Pour les sittelles et le pic épeiche, on peut suspendre une bûche trouée dont chaque trou sera préalablement rempli avec de la graisse ou de la margarine. Du saindoux, de la margarine ou du beurre aggloméré sur un clou fixé au milieu de  la mangeoire fera son affaire.  Il fera le régal de tous, rouge gorge et compagnie. Enfin, les merles et les grives se régaleront de vieilles pommes ou de restes de fruits, éparpillées à leur attention.

 

Le saviez-vous ?

 

Pour ceux qui n'ont pas de jardin ou pas suffisamment de place, un rebord de fenêtre ou un balcon peuvent aussi faire l'affaire. Un simple tas de graines de tournesol et un morceau de margarine seront posés sur le rebord de la fenêtre ou sur un coin de balcon. C'est garanti, ils feront des heureux. 

 

Le dernier week-end de janvier était consacré au comptage national des oiseaux de jardin. Une opération lancée par la Lpo et le Muséum national d'histoire naturelle. De bons moments avec cette initiative collective qui permet de faire avancer les sciences participatives. En Lot et Garonne, le CPIE a recueilli les données. 

 

 

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JANVIER

Publié le 24 Janvier 2021

Comment aider les oiseaux en hiver ? 

 

La mangeoire est un véritable garde manger pour becs affamés. Il faut cependant rester attentif et ne pas sur-nourrir les oiseaux. Comment faire ?

 


Tout d'abord en se rappelant que les oiseaux ne sont pas des animaux domestiques et que leur liberté, c'est à dire leur indépendance, est leur meilleur ami. Rien ne sert de les nourrir toute l’année en imaginant leur rendre service. Bien au contraire, et même si cela n’est pas la réponse qu’on attend, il vaut mieux se contenter de leur apporter que de la nourriture d’appoint. Car attention en matière de nourrissage des oiseaux il y a des règles à respecter, et une aide maladroite peut leur causer du tort. En croyant bien faire, il ne s’agit pas de venir perturber leur comportement naturel. La première recommandation est donc de les nourrir uniquement par temps de gel prolongé ou de neige.

 

Une règle d'or


Prenez le temps de nettoyer régulièrement votre poste de nourrissage, pour éviter qu'il ne se transforme en un foyer infectieux où les oiseaux se transmettraient des maladies. Le nettoyage se fera avec de l'eau et une éponge ou bien une brosse, ou en utilisant de l'eau bouillante, ou bien encore en utilisant un peu de savon. Aucun produit toxique ou désinfectant évidemment.

 

Plateau repas

 

Tout d'abord choisir un espace dégagé, et bien protégé des chats. Le centre de la pelouse ou du jardin est idéal surtout s'il y a des arbres ou arbustes à proximité. Ils serviront de refuge en cas de danger imminent.

Une ou plusieurs mangeoires à plateau peuvent être installées sur un piquet par exemple. Un piquet sur lequel vous vissez une plaque de bois brut, appelé plateau. Améliorez le en clouant sur le pourtour une baguette en guise de bordure. Conserver un petit vide à chaque angle pour que l'eau s'écoule et ne s'accumule pas. On ne le dira jamais assez, préférez les graines sans traitement, celles que vous ferez pousser dans le jardin ou dans un simple pot feront des heureux. Disposez les en petits tas, et observez le ballet incessant des oiseaux. Les guides vous aideront à les déterminer. Un beau spectacle en perspective.

 

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Publié le 17 Janvier 2021

Nourrir les Oiseaux l'hiver pourquoi et comment ?

 

 

En hiver période froide par excellence, se pose comme chaque année la question du nourrissage des oiseaux. Dans les jardins des particuliers cette activité devient parfois même un rituel qui rythme les journées. Cette pratique qui s'instaure de façon régulière avec de nombreux produits vendus en magasins, est elle la bienvenue ? Leur préférer des graines naturelles, semés dans le jardin, venues et récoltés à la bonne saison, ainsi qu'une diversité d'arbustes et de plantes pour remplir ce rôle de nourrissage est une démarche bien plus appropriée.

 

 

Décryptage

 

Pour les oiseaux l'hiver est la saison la plus difficile, et comme pour les humains la nourriture est un allier nécessaire pour affronter des températures plus basses. Au froid s'ajoute la rareté de nourriture, car c'est à cette période que les baies et les insectes sont moins présents. Les sols sont bien souvent durs et gelés, ce qui empêchent d’attraper les vers et autres petits animaux enfouis dans le sol. Au dessus les graines sont plus rares, et demandent des déplacements supplémentaires. L’énergie que dépensent les oiseaux pour trouver leur nourriture est considérable, et les repas sont devenus plus maigres. L'expérience est ici bonne conseillère surtout si l'on oublie pas que les oiseaux sont des animaux sauvages, avant d'être familiers, et qu'il ne faut pas les voir comme des animaux domestiques dépendant des humains. Pour vraiment bien protéger la nature, le bon sens s'impose.

Décryptage

 

C'est reconnu, l’observation des oiseaux et le spectacle qu'ils offrent au quotidien autour d’une mangeoire, est un spectacle qui procure du bien-être. C’est aussi comme ça que commence bien souvent la passion des oiseaux. La semaine prochaine le coin nature donnera quelques astuces pour bien observer et nourrir les oiseaux, pour partager expérience et transmettre les bons gestes, savant mélange d'équilibre et d'adaptation.

 

 

 

 

 

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DÉCEMBRE

Publié le 20 décembre 2020

Quand l'arbre urbain prend toute sa valeur dans le paysage

 

À l’approche de Noël, le coin nature va s’intéresser à l’Arbre et se pencher sur ses multiples composantes. Pour des raisons sociologiques, psychologiques, politiques, éthiques, l’arbre est considéré avoir un intérêt public et général. Il est notamment associé à la détente, aux jeux, à l’art et à la nature, à l’éducation à l’environnement. Mais aussi à la santé, la qualité de vie, et à la biodiversité urbaine. En ville, l’arbre est depuis très longtemps considéré comme un bien commun et une source de services écosystémiques.

 

L’arbre est un élément important des parcs, squares, berges et lieux extérieurs de détente, de repos et de plaisir ; Il est indispensable à la santé, à l’équilibre psychique et physique des habitants qui apprécient sa présence. dans les espaces où aller se reposer, promener les chiens, pratiquer le jogging ou la marche nordique, le cyclisme, etc.

 

Le Saviez-vous ?

 

Les grands arbres et les bosquets, ou bien encore les ambiances forestières et naturelles ont un effet apaisant. Ils sont considérés comme un élément positif du cadre de vie. Leur ombre portée est recherchée dans les régions sèches et chaudes, dans les endroits artificialisés, comme les parkings ou les places. En France dès 1973, l’État consacre le rôle des espaces verts en les reconnaissant comme des équipements structurants d’intérêt public. Avec un objectif d’au moins 10 m2 par habitant d’espace vert de proximité ouvert au public, et 25 m2 d’espaces boisés urbains ou forêts périurbaines. Ces espaces verts sont aussi des atouts déterminant d’attractivité pour les entreprises, les zones d’activité, les écoquartiers, pour les zones commerçantes et l’accueil des touristes. C’est fou d’imaginer l’arbre comme un allier de développement économique. Le Conseil de l’Europe a encouragé à augmenter l’offre en espaces verts par habitant, en les ouvrant aussi, à plus de naturalité et plus de biodiversité.

 

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Publié le 13 décembre 2020

La Brunelle commune, une plante aux multiples noms

 

Réputée pour ses effets thérapeutiques et stimulant du système immunitaire, la brunelle commune (Prunella vulgaris ou Brunella vulgaris) est une plante herbacée vivace de la famille des Lamiacées. Espèce répandue dans les campagnes.

 

 

C’est une plante cosmopolite héliophile, qui se plaît en bordure de route et de bois, et dans les prés. On la rencontre aussi dans des terrains cultivés, dans des milieux riches en azote, ou encore dans les buissons. On la nomme également la petite consoude, la charbonnière, la prunelle, l’herbe au charpentier et la brunette.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Sa floraison s’étale de juin à septembre. C’est aussi une plante mellifère riche en nectar et en pollen. Cette plante est réputée avoir plusieurs vertus, anti-inflammatoire, antiseptique, antispasmodique, antivirales, anti-astringent. On collecte les parties aériennes en été quand elles sont en fleurs. Rarement cultivée, la brunelle commune se multiplie par semis ou par division de la racine. Voilà vous savez tout ou presque. Pour le plaisir découvrons cette description précise.

 

Description

 

Dans sa flore réputée chez les botanistes avertis ou passionnés, l’Abbé Coste y faisait référence. Il la décrit comme une plante bisannuelle ou vivace de 5 à 45 cm, faiblement pubescente, à souche courte ; tiges redressées, lâchement feuillées, des feuilles larges de 2 cm, pétiolées, ovales ou oblongues, en coin ou arrondies à la base, entières ou dentelées, faiblement nervées, la paire supérieure entourant l’épi. Pour être plus précis, l’abbé Coste poursuit sa description par des fleurs d’un bleu violet, assez petites, un calice un peu hérissé, une lèvre supérieure à 3 dents peu prononcées dont la médiane large subtronquée brusquement apiculée, l’inférieure fendue jusqu’au milieu en 2 lobes finement ciliés, une corolle de 10-14 mm, graduellement évasée ; des étamines longues terminées en pointe droite. Pour ceux qui en doutaient, la botanique est bien quelque chose de complet, clair et de précis. Accompagné souvent de croquis et dessins pour mieux affiner l’observation. 

 

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Publié le 06 décembre 2020

Le Lierre amoureux, embrasse toujours son support

 

Le lierre est une belle invention. Pour les animaux et la nature c’est un véritable trésor de bienfaits ! Vert et feuillu de surcroît, il abrite les passereaux et les protège des rigueurs du froid en hiver. Il leur offre ainsi le gîte et le couvert, avec en prime une protection efficace contre les prédateurs.

 

 

Son cycle de vie annuel est décalé par rapport à celui des autres plantes. On dit qu’il fleurit et fructifie "à l’envers". Toujours vert l’hiver, d’un contraste insolent sur un support végétal très souvent dépouillé, fait qu’on l’accuse injustement, et à tort, d’étouffer son support.

 

Vrai ou faux

 

Eh bien sachez-le, le lierre ne nuit pas du tout au végétal sur lequel il s’installe. Il grimpe d’ailleurs en ligne le long du tronc de l’arbre et non en s’enroulant autour de lui ! Pas d’étouffement, ni d’étranglement, il est simplement un peu enroulant.

Sa floraison a lieu en septembre-octobre, au moment où la quasi-totalité des plantes à fleurs sont en fruits ! Ses fleurs disposées en petites ombelles sont ainsi parmi les dernières à conserver le "bar" ouvert, et à proposer une nourriture abondante aux insectes, avant les grands froids hivernaux. Les fleurs fécondées se transforment ensuite lentement en fruits, et les petites baies noires sont là en fin d’hiver, lorsque les autres plantes n’ont plus grand-chose sur leurs branches. Un détail ces baies dont consommables par les oiseaux, mais sont toxiques pour l’homme.

 Le Saviez-vous ?

Avez-vous remarqué que les feuilles du lierre n’ont pas toujours la forme lobée classique qu’on leur connaît ? Observez bien les feuilles des branches qui portent des fruits. Ce sont des branches fertiles. Puis comparez-les à celles des branches stériles, celles qui justement grimpent et s’accrochent à leur support. Dans un cas le limbe de la feuille, partie verte, étalée et plate, est en forme de losange allongé, dans l’autre il présente des lobes plus ou moins pointus. C’est ce que l’on appelle un cas de polymorphisme foliaire. Il est lié à la sexualité. Et oui, le lierre dispose donc lui aussi de ses propres atouts. L’expression populaire "qu’il est crampon celui-là", qui qualifie quelqu’un qui vous colle un peu trop, ou qui s’accroche à vos baskets, ne s’applique donc pas uniquement à l’espèce humaine…

 

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NOVEMBRE

Publié le 28 novembre 2020

Le Lierre : plante méconnue et pas parasite

 

 Le lierre est une liane, plante ligneuse et grimpante à la fois. Ligneuse car ses tiges sont emplies de bois, et épiphyte car elle grimpe sur d'autres plantes,. Le lierre (Hedera helix, Araliacées) est facile à repérer en ce moment. Il est pratiquement le seul, hormis les résineux, à étaler sa verdure dans la nature ou dans les villages. Ses feuilles vernissées sont en effet sempervirentes, c'est-à-dire qu'elles ne tombent pas à l'automne; grâce à leur vernis (un revêtement épais de cires appelé cuticule), elles résistent au froid et persistent en hiver sur le tronc qui les porte. Le support peut tout aussi bien être inerte, un poteau téléphonique, la façade d'une vieille maison, un transformateur électrique ou un arbre, en fait tout ce qui s'érige !

 

 

 

 

 

 Question du jour

 Le lierre esr-il un arbre ? Non, car justement il n'y a pas de tronc dressé, il y a seulement des tiges rampantes qui s'accrochent à leur support. Oui, parce que ses tiges s'épaississent en fabriquant du bois, comme les branches des arbres. Comprenez y quelque chose... la nature est mystérieuse.

 

 

 Amoureux

Ce n'est pas une plante parasite, comme on le croit souvent. Le lierre ne développe aucune relation nutritionnelle avec son support. Il ne vole aucune sève à son support, il ne fait que l'épouser étroitement ! Par contre c'est vrai qu'il est plutôt du genre "collant". De toutes petites racines se développent sur ses tiges. Elles permettent leur accrochage au support. En botanique, on les appelle des racines adventives car elles se forment en plus sur la tige. On les nomme tout aussi joliment, des racines-crampons". De très nombreuses petites racines supplémentaires ne se privent pas non plus de ramper joyeusement au sol. Ce qui fait de cette plante un élégant couvre-sol dans les plates-bandes ! C'est tout un art pour le jardinier averti de savoir concilier avec lui.

 

Le lierre est en fait une belle invention de la nature, et un véritabltrésor de bienfaits ! Pour en savoir plus, et s'en convaincre, rendez vous la semaine prochaine... Oh lierre, quand tu nous tient !

 

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Publié le 21 novembre 2020

La nuit des dragons

 

Dragons ball Z était le titre d’un dessin animé adoré des enfants dans les années 80… En 2020, le programme "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" se dote d’un nouveau protocole intitulé "La Nuit des dragons". Son objectif est d’estimer les tendances temporelles des populations de la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et de la Salamandre de Corse (Salamandra corsica).

 

 

 

Les menaces

 

Plusieurs menaces pèsent sur les salamandres, parmi elles bien-sûr la fragmentation des habitats naturels et, plus récemment, le développement d’un champignon microscopique pathogène originaire d’Asie du Sud-Est. Un Chytride, responsable ces dernières années de la disparition de populations de Salamandre tachetée dans plusieurs pays d’Europe. Avec "La Nuit des dragons", initié par le réseau national des CPIE et la société herpétologique de France, chaque observateur est invité à suivre des parcours où l’espèce est présente ou potentiellement présente, donnant ainsi des indications démographiques sur la population locale. Ce protocole de suivi sera mis en œuvre chaque année de septembre à novembre.

 

Dragons, bons zèles ... !

 

Bon à savoir, les amphibiens et les reptiles sont des espèces fragiles et protégées. Toute manipulation ou prélèvement sont interdits. Les amphibiens (tritons, salamandres, crapauds, grenouilles) et les reptiles (lézards, serpents) sont des animaux fascinants aux allures de petits dragons ! Mais ces créatures ne peuplent pas seulement les forêts profondes ou les réserves naturelles. Tout le monde peut les observer dans son jardin ou sur son chemin lors de ses balades. Selon la "liste rouge", une espèce sur cinq risque de disparaître de France métropolitaine si rien n’est fait pour stopper leurs régressions. Les amphibiens et les reptiles disparaissent, vous pouvez agir. L’objectif de l’opération de sciences participatives est de permettre à tous de participer à l’amélioration des connaissances nécessaires à la conservation des amphibiens et des reptiles, ces animaux particulièrement menacés

 

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Publié le 14 novembre 2020

Les dragonniers sont de retour

 

On ne parle pas ici des professionnels des carrières, encore moins des spécialistes de la drague. Il s’agit de présenter ceux qui consacrent en ce moment un peu de leur temps aux espèces protégées. Autour de chez soi, à moins d’un kilomètre, ou dans son jardin, on peut parfois rencontrer de drôles de bêtes. Visite guidée…

 

Cet automne, découvrez le nouveau protocole "La Nuit des Dragons" issu du programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?". Il s’agit d’un protocole de suivi où la salamandre est à l’honneur ! Une espèce emblématique en danger et dont le suivi s’avère précieux.

Avant le confinement les agents du CPIE 47 ont réalisé plusieurs sorties et ont confirmé leur présence sur plusieurs sites.

 

À quoi ça sert ?

 

Pour contribuer à la préservation et à une meilleure connaissance des reptiles et des amphibiens, dont certaines espèces sont aujourd’hui menacées en France, le réseau des CPIE déploie depuis plusieurs années le programme de sciences participatives "Un Dragon ! Dans mon jardin ?" en partenariat avec la Société Herpétologique de France. Ce programme piloté par l’Union nationale des CPIE se décline ici en Lot-et-Garonne en Observatoire local de la biodiversité. Accessible à tout public, quel que soit son niveau de connaissance, ce programme invite habitant·e·s, professionnel·le·s, collectivités à observer, identifier et inventorier les amphibiens et reptiles présents sur leur territoire. Le CPIE 47 peut aider en cela.

Les données recueillies par les participant·e·s au programme alimentent la base de données de la Société Herpétologique de France, qui se charge ensuite de les transmettre à l’Inventaire national du patrimoine naturel géré par le Muséum national d’Histoire naturelle. Vos données et celles issues de toutes les régions françaises viennent améliorer le niveau de connaissance des scientifiques sur la répartition des espèces et sur leur niveau de rareté dans les différentes régions. Elles peuvent ensuite quand nécessaire être consultées et prise en compte.

 

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Publié le 07 novembre 2020

Alimentation et migration : plan d'action du pigeon ramier

 

Les pigeons de l’ouest de l’Europe sont sédentaires. Le specimen britannique ne quitte son île qu’exceptionnellement à l’occasion, rarissime, d’un enneigement prolongé. Les populations du nord et de l’est de l’Europe sont n revanche migratrices.

Elles franchissent les Pyrénées pour hiverner dans la péninsule ibérique où elles s’alimentent de glands dans les pâtures en sous-boisdites "dehesas". Ce sont ces populations migratrices au long cours qui supportent l’essentiel de la pression de la chasse lors de leur migration à l’automne et, depuis quelques années, sur leurs lieux de stationnement hivernal. Elles sont en forte diminution, tandis que les populations sédentaires semblent se maintenir ou progresser, selon les spécialistes.

 

Reproduction

 

Les pigeons ramiers sont monogames. Les couples se forment jusqu’à la disparition d’un des deux partenaires. La maturité sexuelle est atteinte dès la seconde année de vie. Les nids sont installés haut dans les arbres, à la division de plusieurs branches. Les territoires sont défendus par les mâles. Plus la densité de population est forte et plus les territoires sont réduits. Le pigeon ramier aime, en dehors de sa période de reproduction, à se retrouver en larges bandes et à se réunir sur des dortoirs communs pour passer la nuit. Ces dortoirs sont choisis en fonction de paramètres comme la hauteur des arbres, la densité du feuillage qui doit laisser la vue du sol, la fréquentation de la zone par l’homme et les prédateurs.

 

Le saviez-vous?

 

Les jeunes ramiers sont nourris au début de leur vie avec du lait de jabot. Ce lait est composé de 65 à 85 % d’eau et d’éléments divers, dont la caséine, protéine du lait. Après 15 jours d’allaitement ce lait n’est plus composé que de 20 % de matière nourrissante. Ce qui n’est plus fourni par le lait de jabot est remplacé par des aliments végétaux légèrement prédigérés par les parents. Les jeunes font régurgiter les parents en stimulant le fond de la gorge parentale à l’aide de leur bec. Il a été démontré, à partir d’individus bagués, que les jeunes avaient tendance à revenir nicher sur leur lieu de naissance.

 

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Publié le 01 novembre 2020

Le pigeon ramier - épisode 2

 

En ce temps là, le covid n'existait pas encore. Sur la cime du vieux chêne le puissant oiseau bleu se pose. A quelques pas de là le propriétaire des lieux observe la scène, et attend son heure. Il sait lui, que le pigeon qui se pose ici annonce le repas.

 

 

Le Pigeon ramier (Columba palumbus) ou palombe pèse de 460 à 570 grammes. Son envergure est de 75 à 80 centimètres et sa longueur de 40 à 42 centimètres. C'est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens. Il est répandu aussi bien en forêt que dans les milieux urbains ou ruraux. La colonisation des grandes villes est plus récente que celle réalisée par le pigeon biset. Les pigeons ramiers reviennent au nid initial de génération en génération pendant des dizaines d'années.

 

Description

 

Son plumage est épais mais fragile. Le moindre choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d’une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs. Le principal ennemi naturel est l’autour, et on sait que celui-ci attaque par-dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l’autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.

 

La robe du ramier est d’un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d’un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu’on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.

 

Le cou est orné d’un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. Ce collier n’apparaît qu’à partir de 6 à 8 semaines. C’est un bon moyen pour différencier un très jeune individu d’un adulte. Par contre, dès que l'oiseau porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge. Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d’un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.

 

L'hiver, la population urbaine aime dormir dans les parcs et les jardins des villes où les individus se sentent bien protégés et où ils peuvent gagner en température un ou deux degrés par rapport à la campagne, une économie d'énergie non négligeable dans une telle période.

 

 

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OCTOBRE

Publié le 24 octobre 2020

La migrations des bleues :

 

Le coin nature s’intéresse cette semaine – et les suivantes- à une espèce de choix, le pigeon ramier autrement connu sous l’appellation de palombe. Dans nos contrées, "Quand la palombe passe, le moral s’enflamme"… Alain, chasseur passionné ne démentira pas, on appelle cela la fièvre bleue…

 

Un être social

 

Le pigeon ramier est un oiseau très grégaire notamment sur les lieux d’alimentation et les dortoirs mais cela en dehors de la période de reproduction.

 

Des observations font état de rassemblements de plus de 100 000 individus, peut-être plus. Les dortoirs sur les sites d’hivernage rassemblent bien souvent plusieurs milliers d’oiseaux. Pendant la reproduction qui se situe de mars à juillet, parfois plus tardivement encore, le mâle effectue une parade nuptiale. Il rentre sa tête dans son cou pour paraître plus "gros" et s’incline devant la femelle plusieurs fois de suite, pour la séduire. Le pigeon ramier mène en effet une vie essentiellement familiale, partagée entre le couple et la progéniture, vie que l’on pourra donc opposer au reste de l’année où il vit en société. Comme pour beaucoup d’animaux, ces regroupements qui créent un effet de masse assurent sa défense contre les prédateurs. C’est ensemble que les ramiers se lèvent le matin pour aller chercher leur nourriture et s’abreuver, c’est ensemble qu’ils feront leur sieste, côte à côte perchés.

Le régime du pigeon ramier est constitué de matière végétale (feuilles vertes, baies, bourgeons, fleurs, racines et graines) mais des invertébrés sont consommés occasionnellement. L’alimentation se déroule principalement au sol par picorage mais elle peut également s’effectuer dans les arbres, les oiseaux se montrant alors d’une rare agilité. Au sol, l’alimentation a souvent lieu en groupe dans lequel il règne une véritable hiérarchie. Les oiseaux dominants se trouvant au centre du groupe se nourrissent plus rapidement que les subordonnés placés, eux, en périphérie.

Il a été observé que la plus grande quantité de nourriture est prise en fin d’après-midi. On vous en dira un peu plus la semaine prochaine dans le 2e épisode de cette quête aux pigeons…

 

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Publié le 10 octobre 2020

Marées : Comment ça marche ?

 

Le coefficient de marées se situe entre 93 et 115 sur la période du jeudi 15 au mercredi 21 octobre. L’incidence sur le temps est bien réelle.

 

 

Les marées sont dues à la déformation des océans par les forces d’attraction de la Terre et des corps célestes les plus influents, la Lune et le Soleil. Ainsi qu’à l’effet de la force centrifuge due à la rotation de la Terre autour de ce que l’on appelle le barycentre Terre-Lune. Il s’exprime de façon différente en chaque point du globe en raison de nombreux effets additionnels. Inertie du déplacement de l’eau, effets induits par la marée elle-même, déformations terrestres, propagation des ondes. Propagation des ondes différentes et induites par des facteurs tels que la force de Coriolis, la taille et la forme des bassins, qu’ils soient ouverts ou fermés, profonds ou pas.

 

Le niveau le plus élevé atteint par la mer au cours d’un cycle de marée est appelé pleine mer ou plus couramment marée haute. Par opposition, le niveau le plus bas se nomme basse mer ou marée basse. Lorsque la mer atteint son niveau le plus haut ou le plus bas et semble ne plus progresser, on dit que la mer est étale.

 

Le saviez-vous ?

 

Le courant de marée montante se nomme flux ou flot, le courant de marée descendante se nomme reflux ou jusant. Selon l’endroit de la Terre, le cycle du flux et du reflux des océans peut avoir lieu une fois (marée diurne) ou deux fois par jour (marée semi-diurne), ou bien encore être mixte. Ce mouvement de marée est le plus visible mais il n’est pas limité aux eaux. Des marées, presque invisibles affectent aussi l’atmosphère (marées atmosphériques) et toute la croûte terrestre (marées terrestres) dans une moindre mesure. Ce que nous percevons sur les côtes est en fait la différence entre la marée crustale et la marée océanique.

Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, c’est-à-dire lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont sensiblement dans le même axe, on parle de syzygie, l’influence des corps célestes s’additionne et les marées sont de plus grande amplitude (vives eaux). Au contraire, lors du premier et du dernier quartier, lorsque les trois corps sont en quadrature, l’amplitude est plus faible (mortes eaux).

 

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Publié le 10 octobre 2020

L' heure des grandes marées

 

Chacun l’aura observé les fortes pluies de ces derniers jours, et les vents associés annoncent la saison l’hivernale. Une occasion pour le "Coin nature" de s’intéresser à un sujet non encore abordé ici, les grandes marées :

Ces temps forts qui rythment les saisons en bord de mer, et qui peuvent parfois aussi avoir une incidence climatique ici.

 

Car bien des habitants des terres de l’intérieur se déplacent, parfois même à plusieurs en ces moments particuliers, pour se rendre en bord de mer, à la recherche des crustacés, mollusques et autres animaux qu’offre le littoral. Et si le respect de la réglementation est la norme, d’autres abusent quelquefois jusqu’à plus soif des bienfaits qu’apporte cette nature, n’intégrant pas lors des prélèvements, la nécessité en ce domaine, de faire preuve de bon sens.

Pour l’année 2020, de forts coefficients de marée sont attendus. L’attention des pêcheurs à pied est appelée sur la nécessité de respecter la réglementation liée à la pêche à pied ainsi que des bons gestes à adopter pendant et après la pêche.

 

Les coefficients de marée

 

Les marées les plus faibles de l’année se produisent normalement aux solstices d’hiver et d’été, les plus fortes aux équinoxes de printemps et d’automne. En 2020 entre mi-septembre et mi-octobre deux épisodes ont été ou seront significatifs. Avec des coefficients entre 95 et 113 du jeudi 17 au mardi 22 septembre, puis entre 93 et 115 du jeudi 15 au mercredi 21 octobre. Pour redescendre entre 93 et 109 du vendredi 13 au mercredi 18 novembre.

aussi les effets de la chasse (dérangement, prélèvements, saturnisme…).

 

Allez, respirez et humez les embruns ...

 

Nos collègues et amis des CPIE du Littoral le savent bien et restent mobilisés. Du littoral basque à l’île d’Oléron en passant par le Médoc, les animateurs littoraux assurent la sensibilisation nécessaire des populations, et suscitent bien souvent une grande vague de sympathie des promeneurs. Comme quoi, chaque vague a son histoire… et chaque semaine, son coin nature. Au programme de la semaine prochaine : Marées, comment ça marche ? l

 

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Publié le 4 octobre 2020

Le ciel à l'heure des migrations

 

Avec l’arrivée des premiers froids, le coin nature revient cette semaine sur un phénomène cyclique, les migrations. Avez-vous vu que les hirondelles commencent à faire leur balai, pour se regrouper avant leur départ ?

 

 

Ce déplacement est une manière pour ces espèces d’échapper à un changement d’habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux rigueurs d’un climat défavorable, mais est aussi une maximisation des chances de reproduction.

Durant les grands flux migratoires, on observe généralement un pic d’activité à partir du coucher du soleil et jusqu’à minuit voire une heure du matin, suivi d’une diminution de cette activité le reste de la nuit. À l’aube, le nombre d’oiseaux en vol augmente à nouveau (migrateurs diurnes cette fois).

 

Fauvettes et Pouillots

 

Tous les observateurs constatent l’impact du réchauffement climatique sur la sédentarisation croissante de certaines espèces comme la fauvette à tête noire et le pouillot véloce. Pour l’hiver, certains étourneaux migrent même vers les villes plus au Nord où ils trouvent, maintenant, alimentation et refuges. En ce moment chez nous on les rencontre en masse dans les platanes.

Les caractéristiques qui permettent aux oiseaux de se repérer sont encore mal connues. Les oiseaux peuvent aussi transporter des propagules lorsqu’ils se déplacent (microbes, plantules, parasites, œufs de crustacés sur de grandes distances, ou crustacés vivants sur de petites distances…) leur rôle en la matière est encore mal compris, mais semble potentiellement important. Certaines espèces exotiques envahissantes utilisent ce moyen de déplacement efficace et rapide. Une prédation particulière peut exister durant la migration, qui contribue probablement à la sélection naturelle, à laquelle s’ajoutent aussi les effets de la chasse (dérangement, prélèvements, saturnisme…).

 

Mais là c’est déjà une autre histoire…

 

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SEPTEMBRE

Publié le 26 septembre 2020

Avez-vous vu le moro-sphinx ?

 

Il est particulièrement attirant, son aisance à faire du sur place et à butiner le centre des fleurs est remarquable. Cette espèce (macroglossum stellatarum) arbore plusieurs noms : moro-sphinx, sphinx colibri ou encore sphinx du caille-lait. Si vous en voyez, n’hésitez pas à nous en informer.

 

Comme la plupart des insectes, cette espèce subit la fragmentation des habitats et l’utilisation exagérée de produits phytosanitaires. Pour les observer, installez des pieds de sauge ou de lavande dans votre jardin ou mettez en place un carré pour la biodiversité (www.biodiversite47.fr), vous pourrez observer ces messagers par dizaines.

 

Cette semaine, des paroles de lecteurs nous dévoilent quelques anecdotes intéressantes à partager. Car finalement, ce sont eux qui en parlent le mieux…

 

Hélène R. (Fumélois) : "Nous appelions cela un "papillon-colibri" ! Hélas, je n’en ai vu que 2 ou 3 cette année…".

Pâquerette P. (Sainte-Livrade) : "J’en ai vu un chez moi il y a quelques jours, à proximité de l’endroit où va être implanté un concasseur pour une carrière".

Viviane R.-B. (Lot-et-Garonne) : "C’est un fidèle au jardin, l’adorable moro-sphynx que nous appelions "bourdon-colibri" ou "papillon-colibri" et qui vibre fébrilement de fleur en fleur".

Philippe K. (secteur non renseigné) : "Ma grand-mère me disait quand j’étais petit, il y a bien longtemps, qu’ils apportaient les bonnes nouvelles… Aujourd’hui nous n’en voyons plus guère, les bonnes nouvelles auraient-elles disparu elles aussi ?".

 

Peut-être pas tout à fait quand même…

 

Ce week-end pensez aux 48 heures Nature, un rendez-vous proposé par la région Nouvelle-Aquitaine, la rencontre du public avec les gestionnaires d’espaces naturels. On vous y attend !

 

Dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale de Villeneuve-sur-Lot, transmettez vos observations et leur localisation par courriel à l’adresse biodiversite@cpie47.fr ou directement sur le site www.abcvilleneuve.fr

Les non-Villeneuvois peuvent également faire parvenir leurs informations à : biodiversite@cpie47.fr

 

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Publié le 19 septembre 2020

48 heures nature : top chrono

 

"Le Coin nature" est de retour après sa pause estivale. C’est la rentrée et la nature est toujours là au rendez-vous. Profitons des dernières belles journées d’automne pour aller à sa rencontre à l’occasion de la 3e édition des "48 heures Nature" les samedi 26 et dimanche 27 septembre.

 

Organisé par la région Nouvelle Aquitaine, ce rendez-vous nature propose deux jours d’animations gratuites, ouvertes à tous dans toute la région. Les "48 heures Nature" proposent à tous les publics de vivre une expérience au contact de la nature sur les sites naturels remarquables de l’ensemble de la Nouvelle Aquitaine, ouverts à un large public, enfants, familles, seniors…

 

En Lot-et-Garonne, trois associations environnementales participent à l’opération le samedi 27 septembre. Le CPIE 47 propose un atelier plessage au moulin de la Ville à Tombeboeuf, la réserve de la Mazière invite à une visite des milieux à Villeton, le CEN encadre un chantier à Saulié. L’originalité de cet événement réside dans le fait que le public est invité à participer, au travers d’ateliers, visites, chantiers, qui permettent d’approcher et de mieux connaître le patrimoine naturel régional.

 

Le Saviez-vous ?

 

La région compte ainsi 35 espaces protégés dont 5 parcs naturels régionaux et 2 encore en projet, 9 réserves naturelles régionales, 21 réserves naturelles nationales, la plus grande forêt de France, et un littoral de plus de 900 km de long. D’une superficie de 84 100 km2, la Nouvelle Aquitaine est riche d’une grande diversité d’espaces naturels qui constituent près de 50 % du territoire. Avec ses partenaires et les acteurs locaux, la région Nouvelle Aquitaine protège et valorise ce patrimoine en agissant pour préserver et restaurer les différents milieux naturels, la faune et la flore remarquables, et en sensibilisant tous les publics aux enjeux de la biodiversité.

Découvrir les animations proposées, aller à la rencontre des milieux naturels, de la faune et de la flore, et des structures gestionnaires, c’est aussi contribuer, chacun à son niveau, à la préservation de l’environnement.

 

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JUILLET

Publié le 11 juillet 2020

Le Paon du jour ou le concours de beauté

 

Le Paon de jour (Aglais io) signifie "beauté". Ce papillon bien nommé, apparaît dans la lumière et offre ses belles couleurs. Je vous rassure cette espèce n’est pas menacée, et n’a rien à voir non plus avec les élu(e)s du jour fraîchement installé(e)s dans les communes. C’est une espèce de lépidoptères de la famille des Nymphalidae. Contrairement à bon nombre de lépidoptères, il ne présente pas de variations géographiques ou saisonnières, d’où une remarquable stabilité morphologique sur l’ensemble de son aire.

 

Description

C’est un papillon dont la détermination ne pose aucun problème. Le Paon-du-jour adulte (imago) est de taille moyenne (entre 5 et 6 cm d’envergure). Il est aisément identifiable par ses ocelles (yeux) vifs sur un fond vermeil qui rappellent ceux des plumes de paon (d’où son nom vernaculaire). Le revers brun de ses ailes lui permet de se glisser au sein des feuilles mortes sans qu’il soit visible. Les ocelles sont exposés rapidement lorsque le papillon est troublé par un prédateur tel qu’un oiseau. Cette démonstration brutale de l’éclat de ses ailes, accompagnée par l’effleurement des ailes ouvertes crée un bruit de sifflement, qui effraie et repousse l’importun. D’autres pensent que les ailes ouvertes évoquent un regard de chat, ce qui peut surprendre ou décourager le prédateur, assez longtemps au moins, pour que le Paon-du-jour puisse prendre la fuite.

Si vous en croisez, transmettez vos informations à biodiversite@cpie47.fr ou 05 24 32 69 77.

 

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Publié le 04 juillet 2020

La guêpe Samouraï contre-attaque

 

Quand la punaise diabolique attaque, la guêpe samouraï contre attaque. La semaine dernière nous avons vu que la punaise diabolique faisait son "show" sur les arbres fruitiers. Originaire d’Asie orientale, cet insecte est extrêmement polyphage, s’alimentant de plus de 170 espèces végétales, notamment des arbres fruitiers. Chez nous par exemple, le noisetier et le noyer sont particulièrement concernés. C’est une espèce exotique envahissante arrivée en France en 2012. Les œufs de la punaise sont pondus sous les feuilles en masse de 20 à 30. Plusieurs d’entre vous nous ont déjà transmis des signalements. Continuez à le faire… Mais n’oublions pas que toutes les punaises ne sont pas diaboliques, et peuvent aussi avoir un rôle bénéfique.

 

Pas bête la guêpe

La guêpe T. japonicus est originaire de Chine, du Japon et de Corée du Sud, tout comme la punaise H. halys. C’est un parasitoïde des œufs de punaise, ce qui signifie que ses larves se nourrissent et se développent dans les œufs pondus par l’hôte, et finissent par les tuer. La guêpe est minuscule, de la taille d’une graine de sésame.

En Europe, les premières guêpes samouraï ont d’abord été découvertes en Suisse. Peut-être en provenance d’Italie où poussent de nombreux vergers.

 

Dans ce contexte, le CPIE invite les propriétaires de jardins, à prendre 1 minute pour regarder sous les feuilles des arbres et arbustes (noisetiers, catalpas, sumacs, ailantes, lauriers), à la recherche d’oothèques (paquets d’œufs durcis) de punaises diaboliques. Ces œufs sont regroupés en paquets denses et forment des petits tonnelets de 2 mm environ.

 

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JUIN

Publié le 27 juin 2020

La punaise diabolique ou le combat des géants

 

Attachez vos ceintures, voici encore une information qui va faire l’effet d’une bombe. La punaise diabolique est parmi nous ! Halyomorpha halys, communément appelée punaise diabolique ou punaise marbrée, est une espèce d’insectes hémiptères de la famille des Pentatomidae, originaire d’Asie de l’est.

 

Elle a été introduite en Amérique et en Europe, où elle est considérée comme un ravageur des cultures. Elle peut causer des dommages importants aux cultures de fruits et de légumes mais aussi aux arbres fruitiers. Dommages qui affectent l’apparence des fruits et légumes, mais aussi la production. Elle inflige de lourdes pertes aux vergers (cerisiers, pommiers, pêchers, citronniers, poires, noisetiers…). L’Inrae et le muséun national d’histoire naturelle s’y intéressent.

 

 

Attention, à ne pas confondre avec d’autres punaises.

 

 

Avant d’atteindre le stade adulte, elle passe par cinq stades larvaires. Les larves ont les yeux rouges, des pattes, une tête et un abdomen noirs. Elles portent des piquants sur les fémurs, devant les yeux et en marge du thorax. Les adultes se dispersent en volant, les larves en marchant. L’activité humaine est un facteur de dispersion, surtout par le transport de marchandises. Coloré de différentes teintes de brun elle mesure environ 17 mm de longueur. Sa forme en bouclier aussi long que large est typique de la famille Pentatomidae. On la distingue des autres membres de cette famille par les deux marques blanches sur les antennes. Les œufs jaunes et elliptiques sont pondus sous les feuilles, en masses de 20 à 30. Dans son aire de répartition originelle, ses principaux prédateurs sont les guêpes parasitoïdes, genres Trissolcus et Anastatus, qui s’attaquent aux œufs. Pour en savoir plus, rendez-vous la semaine prochaine, la guêpe samouraï contre attaque…

 

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Publié le 20 juin 2020

La cétoine dorée : l'amie du petit jardinier

 

Les cétoines comptent différentes espèces mais la cétoine dorée (Cetonia aurata) est la plus communément rencontrée dans nos jardins. Comme tous les saproxylophages, elle a une fonction écologique de recyclage des matières organiques et ne doit donc pas être détruite à l’état de ver blanc, utile au jardin. Sa présence dans le compost permet d’accélérer sa maturation. L’abattage des arbres morts est responsable de sa raréfaction. Au XIXe siècle, la cétoine dorée passait pour un remède efficace contre la rage.

Fiche d'identité

La cétoine dorée est un très joli coléoptère de couleur vert métallisé avec des reflets dorés, qui mesure entre 12 et 25 mm de long. Selon les régions la palette chromatique peut varier en tirant davantage sur le bleu, le violet ou le rouge. Elle dispose d’une paire d’ailes membraneuses qui sont rendues invisibles au repos par les élytres qui les recouvrent.Sa couleur vert métallisée est structurelle, causée par la polarisation circulaire d’une grande partie de la lumière réfléchie. La nourriture des cétoines dorées adultes se concentre sur les fleurs, et particulièrement les roses, d’où le nom familier de "hanneton des roses".

L'avez-vous vu ?

 

La cétoine dorée sort de son hibernation et se rencontre dès que le soleil pointe son nez, vers avril jusqu’à la fin de l’été puisqu’elle aime se chauffer au soleil. Les cétoines s’adonnent à de nombreux accouplements qui donnent lieu, vers mai et juin, à des pontes d’œufs qui ressemblent à des petites granules homéopathiques. Après cette ponte, la cétoine meurt. Peu de temps après, fin juin ou début juillet, les œufs se transforment en larves…

 

Ouvrez l’œil, et le bon… Le CPIE compte sur vous pour renseigner sa présence.

 

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Publié le 13 juin 2020

Avez-vous vu ... la Salamandre tachetée ?

 

Bingo ! La semaine dernière vous avez été plusieurs a nous indiquer vos observations de la Tarente de Maurétanie. A Fumel, Marmande, et Villeneuve pour l’Atlas de biodiversité communale. Bravo et merci à tous ! Vos informations sont précieuses, concrètes, utiles. Elles servent à mieux connaître les espèces du département, à mieux les localiser, et à assurer un suivi ou un porter à connaissance quand cela est nécessaire.

 

Cette semaine retour sur une autre espèce emblématique, la salamandre tachetée.. L’avez-vous déjà vu ? Dites-nous le… La salamandre tachetée est une espèce d’urodèles de la famille des salamandridae. En français elle est également nommée "salamandre terrestre", "salamandre commune" ou "salamandre de feu". Elle a une coloration jaune (parfois orangé) et noire, qui permet de différencier très facilement cette espèce en Europe.

Le saviez-vous ?

 

Les salamandres mesurent jusqu’à 20 cm, et possèdent une peau luisante d’aspect huileux. Leur masse corporelle est d’environ 40 grammes. Elles se déplacent lentement et sont très peu agiles. Contrairement aux lézards, elles sont incapables de fuir les prédateurs lorsqu’elles se trouvent à découvert. Elles peuvent éventuellement régénérer des parties perdues ou blessées du corps et se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

 

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. Elles disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez, l’organe voméro-nasal. La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses.

 

Ne craignant pas les prédateurs, les salamandres se déplacent lentement, et n’hésitent pas à traverser des espaces à découvert, souvent au péril de leur vie quand il s’agit de routes fréquentées.

Le Muséum national d’histoire naturelle va prochainement lancer une opération sur cette espèce. On vous en dira plus, en attendant contactez le CPIE et le Point info biodiversité.. l

 

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MAI

Publié le 30 mai 2020

La gestion différenciée, vous connaissez ?

 

À la fin de la période de confinement, nombreux sont ceux à reprendre les sorties dans des espaces publics. Des espaces qui pendant deux mois ont pu respirer un peu plus et favoriser l’expression d’une nature printanière.

 

Le réflexe pourrait être de reprendre une tonte radicale et de renouer avec une vision militaire de ces espaces. Si vous souhaitez profiter un peu plus de la nature ordinaire, en urbain, périurbain ou milieu rural, n’hésitez pas à faire preuve de discernement…  Avoir un jardin tiré à quatre épingles est un modèle dépassé ! Permettre à la nature de reprendre en partie ses droits, mais dans des zones définies, est un des principes de la gestion différenciée. Découvrons cette nouvelle approche d’entretien des espaces verts…

 

La gestion différenciée consiste à entretenir de façon spécifique les espaces en tenant compte de leur emplacement et de leurs vocations différentes. Ce modèle est de plus en plus utilisé pour gérer les espaces verts en ville. Certaines zones sont entretenues très attentivement, d’autres restent plus "sauvages", plus naturelles. La diversité s’exprime !

Entretien adapté

 

Les avantages sont d’ordre économique, à moyen ou à long terme la gestion différenciée conduit à un entretien moins coûteux dans l’ensemble (diminution de la fréquence des tontes, désherbage moindre sur certains espaces). Ils sont aussi d’ordre écologique, la faune et la flore sauvage peuvent recoloniser des milieux adaptés à leurs besoins, et ajoutent à la valeur patrimoniale et qualitative d’un milieu de vie.

 

Appliquer la gestion différenciée dans un jardin, dans les espaces publics ou sur les bords de route, consiste tout d’abord à définir différentes zones en fonction de leur utilisation, puis à leur appliquer un entretien adapté et particulier.

 

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Publié le 23 mai 2020

"Zoom sur les Orchidées"

 

L’opération d’inventaire participatif est ainsi nommée ! Le recensement des orchidées sur le département de Lot-et-Garonne a lieu depuis plusieurs années maintenant. Elle est destinée à collecter et à faire remonter les informations sur la présence ou pas des orchidées. La période est propice, du printemps à l’été les espèces fleurissent et sont facilement reconnaissables.

 

Pour vous aider, le CPIE met à disposition des outils sur son site internet dédié, www.biodiversite47.fr

Il existe en France des structures ou associations spécialisées, quelquefois académiques, mais pour le CPIE l’action de préservation passe avant tout par la sensibilisation du public et l’appropriation des pratiques respectueuses des milieux, qui permettront de voir réapparaître des plantes. L’impact des particuliers et collectivités par exemple est primordial, avec notamment la mise en place de fauches tardives ou des passages d’outils et de tondeuses légèrement décalés en hauteur.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées (orchidaceae), du latin "orchis" et du grec ancien "orkhis", forment une grande famille des plus diversifiées, comptant 30 000 espèces réparties en 850 genres souvent rencontrées en région tropicales. C’est la présence d’un champignon microscopique qui permet à la plante de pallier l’absence de toute réserve dans ses graines, et de radicelles au niveau des racines. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) est très intéressé par la remontée de données et d’informations de terrain. Cela est valable pour de nombreuses espèces végétales et animales. La connaissance est un élément majeur de la protection des espèces.

 

À Villeneuve-sur-Lot, la commune s’est engagée dans la réalisation d’un Atlas de biodiversité communale avec la participation et le soutien de l’Office français de la biodiversité. Les habitants peuvent utiliser les outils mis disposition sur le site www.abcvilleneuve.fr  Le CPIE coanime la démarche, et rassemble les informations. Le public est invité à observer, noter, transmettre… et à participer à l’éclosion de "la biodiversité ordinaire", celle qui nous entoure, si proche et parfois méconnue…

 

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Publié le 16 mai 2020

 

Elles sont si belles, nos orchidées du mois de mai !

 

A cette période, il existe une fleur qui joue la vedette dans les jardins des particuliers, parfois dans les lieux publics et désormais aussi depuis quelques années sur les bords de routes.

Il s’agit des orchidées sauvages. Elles sont multiples et présentes des caractéristiques permettant de bien les déterminer. La présence d’orchidées est signe d’un espace préservé, elle réapparaît notamment dans les jardins dès lors qu’il n’y a plus d’utilisation de désherbants ou que les tondeuses ne les massacrent pas. Le CPIE propose depuis 2016 l’opération "zoom sur les orchidées". L’opération ainsi nommée rejoint les sciences participatives et permet à chacun de renseigner les pieds, leur nombre et la période de floraison. Il est possible aussi d’envoyer des photos pour aider à la détermination. Les orchidées présentent un patrimoine naturel extraordinaire.

 

Nul besoin d’être un botaniste chevronné ou un orchidophile averti pour les repérer. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille. On peut difficilement les confondre avec d’autres plantes.

Le Saviez-vous ?

 

Les orchidées sont présentes sur la quasi-totalité de la planète. Elles constituent une des familles les plus importantes du règne végétal avec plus de 30 000 espèces. Elles sont pour la plupart tropicales ou équatoriales, cependant nos latitudes recèlent de nombreuses espèces.

Chez nous les orchidées sont géophytes, elles poussent en terre contrairement à beaucoup d’espèces exotiques qui sont épiphytes. La plupart de nos espèces possèdent des racines sous la forme de deux tubercules. Le mot orchis provient d’ailleurs de la forme de ces tubercules évoquant des testicules.

Les orchidées font partie des Monocotylédones tout comme les graminées, les palmiers ou encore les bananiers avec qui elles ont en commun de n’avoir qu’une seule feuille à la germination de l’embryon.

 

 

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Publié le 3 mai 2020

 

Ce week-end, papillonnez en paix !

 

Cette année évidemment, on va changer d'habitudes, et c'est le moment choisi par le CPIE 47, pour proposer un week-end de comptage et d'observation des papillons. De sa fenêtre, de son balcon, ou de son jardin, peu  importe d'où il vient, tout battement d'ailes sera le bienvenue.

Pour réussir ce temps de respiration, le CPIE a édité des fiches de reconnaissance téléchargeables et disponibles sur les sites internet www.biodiversite47.fr ou www.cpie47.fr 

A tire d'ailes, à vous de voir ...

 

Le majestueux Machaon, vous l'avez déjà vu effectuer de longs vols planés à travers de votre jardin ... C'est l'un des plus grands papillons de jour d'Europe. Impressionnant par sa taille, ce beau papillon est reconnaissable entre-autre par sa queue noire et jaune qui lui vaut le nom anglais de "smalowtail", signifiant "queue d'hirondelle". 

 

Le Vulcain, Vanessa atalanta en latin, est un grand voyageur. Papillons de la famille des Nymphalidés, on l'observe dans les jardins, au bord des chemins, dans les friches. Avec son dessus noir orné de bandes rouges-oranges, et de points blancs au bout des ailes antérieures, il est relativement simple à identifier. 

 

Anthocharis cardamines, est un gracieux petit papillon qui se promène jusqu'au début de l'été. Anthocharis veut dire "qui a la grâce des fleurs" et cardamines vient de la cardamine, l'une de ses plantes hôtes. Son nom anglais "orange-tip", signifie "extrémité orangée". Il prend tout son sens lorsque l'on observe les tâches oranges présentes aux extrémités de ses ailes. Celles-ci peuvent rappeler le lever du soleil, d'où le joli nom commun "Aurore" qu'on lui donne volontiers.

 

Deux Piérides, facile..., un Vulcain, tout va bien ! Les choses se corsent, un papillon brun et orange passe par là. Il porte un ocelle noir sur les ailes antérieures, et plusieurs petits autres en arcs, sur les ailes arrières... J'hésite, est-ce une mégère ou un Tircis ? Vite, je vais regarder la fiche "papillons des jardins" conçue par le CPIE. L'Araschnia levana, Mégère ou Tircis... Bien décidé à observer les papillons des jardins, je commence à guetter le moindre Lépidoptère qui passe par là !

 

 

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AVRIL

Publié le 25 avril 2020

 

L'Hirondelle rustique a ses habitudes!

 

L'hirondelle rustique a besoin pour se nourrir d'espaces dégagés comme les terres agricoles et les zones humides, d'habitude à des altitudes inférieure à 1000m mais localement jusqu'à 3000m. Les plans d'eau jouent un rôle essentiel, d'une part pour la chasse en conditions climatiques difficiles, et d'autre part y boire lors des périodes de canicule.

 

Pour la reproduction, elle est très dépendante de l'Homme et de ses constructions. Elle affectionne les ferme et les villages ruraux, où elle trouve des espaces confinés  (écuries, étables, granges,garages et autres lavoirs) où elle peut construire son nid. La condition est que ces espaces  soient accessibles en tout temps.

 

Description

 

Avec son corps fuselé, ses ailes en faucille, sa queue fourchue et sa vaste répartition, l'hirondelle rustique peut-être prise comme modèle de la famille des hirundinidées.

L'adulte en plumage nuptial a le dessus du corps et les couvertures alaires noirâtres à reflets bleutés. Chez la sous espèce "rustica" , le dessous du corps est blanc teinté de crème. La tête montre un front et une gorge couleur brique typique. 

Ses côtés noirs enserrent la gorge, incluent l’œil sombre, et se prolonge en un bandeau pectoral noirâtre plus ou moins régulier qui peut inclure quelques plumes marron. La queue est pourvue de rectrices à large tâche subterminale blanche. Leur taille augmente légèrement de l'intérieur vers l'extérieur, d’où son aspect fourchu. Le bec noir, petit mais large, donner accès à une large cavité buccale.  Les pattes très courtes sont noirâtres.

La femelle adulte se distingue du mâle à ses "filets" plus courts et son plumage est un peu moins brillant. Le juvénile est reconnaissable à son front et sa gorge de couleur fauve rosée et à l'absence de filets à la queue.

Les hirondelles sont des espèces protégées. Leur population est en régression de 30% en France, et de 20% en Europe. À Villeneuve-sur-Lot, n'oubliez pas de la mentionner pour l'Atlas de Biodiversité Communale.

 

 

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Publié le 19 avril 2020

Publié le 19 avril 2020

 

Quand l'Hirondelle des villes déboule sur le boul'

 

A l'heure du confinement, l'hirondelle, elle, s'agite sur les boulevards. Elle est bien présente en ce moment dans les rues des villes, à l'instar d'autres animaux. A moins que le confinement, nous pousse à observer et à mieux voir ce qui se passe autour de nous. La question est posée ! L'hirondelle dont on dit "qu'elle ne fait pas le printemps" est pourtant là pour nous le rappeler. Le petit animal opère des ballets au dessus de nos têtes. Les hirondelles appartiennent à la famille des Hirundinidae. En France, on en compte  espèces. L'Hirondelle de fenêtre est une espèce rupestre, nichant à l'origine sous les surplombs rocheux des falaises. Contrairement à la rustique qui niche dans des endroits confinés, elle a besoin d'un accès direct au milieu aérien.

Le Saviez-vous ?

 

En milieu anthropique, les nids sont toujours à l'extérieur des bâtiments. Le plus souvent, ce sont les avant-toits, les corniches, les embrasures de fenêtres, qui les abritent. C'est une véritable citadine qui niche jusqu'au coeur des villes. Elle chasse ce que l'on appelle le plancton aérien, c'est à dire, la petite entomofaune volante qui occupe l'espace aérien jusqu'à des hauteurs de plus de 50m. L'hirondelle des fenêtres est une espèce grégaire et sociable nichant en colonies, souvent populeuses. Ce caractère sociale peut se juger à la proximité des nids, souvent contigus, qui peuvent même se chevaucher. Il en est de même avec le regroupement des individus. On a noté plus d'une dizaine d'hirondelles de taille adulte (jusqu'à 13), pouvant se grouper la nuit dans un seul nid ... Grégaire, elle l'est aussi quand elle s'alimente. C'est toujours en groupe, qu'on les voit virevolter en cercle haut dans le ciel jusqu'à 50m, et revenir ensemble, nourrir les jeunes au nid.

Un ballet incessant et tellement captivant, qu'on en oublierait presque ce sacré confinement...

 

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Publié le 11 avril 2020

 

Agile la grenouille : Dragon ou Prince charmant ?

 

On nous a raconté qu'elle voulait être plus grosse que le boeuf ... Pensez-vous ! La semaine dernière, nous avons vu comment distinguer "Anoures" et "Urodèles", qui se retrouvent tous dans ce que l'on nomme aujourd'hui Amphibiens. Ils ne sont pas dangereux et c'est la raison pour laquelle on les laisse tranquille quand on les voit. Ils sont protégés et alimentent depuis la nuit des temps les histoires de princesses et de princes charmants. Continuez d'y croire et protégez les. Ils peuvent être bien utiles pour éliminer quelques insectes volants autour de la terrasse.

Le Saviez-vous ?

 

Les Amphibiens (amphibia) anciennement appelés batraciens, forment une classe de vertébrés tétrapodes. Ce ne sont pas des Reptiles. Ils existaient bien avant les Reptiles, qui proviennent, eux, d'une branche des batraciens préhistoriques. 

Le Lot-et-Garonne compte seulement 14 espèces d'Amphibiens. Pour cela il faut seulement les connaître et favoriser leur maintien, dans de bonnes conditions dans des milieux préservés. D'où l'importance de conserver les petites mares, les points d'eau existants et les milieux humides. On peut aussi, comme le fait parfois le CPIE, réhabiliter ou recréer de petites mares. Chacun peut participer aussi à leur inventaire où à un comptage participatif. C'est l'objectif des observatoire locaux de biodiversité portés par les CPIE. En Lot-et-Garonne, le CPIE Pays de Serres-Vallée du Lot anime cette démarche et recueille les informations, sensibilise le public, propose dans l'année, hors période de confinement, des sorties, mobilise les partenaires pour engager préservation ou action de protection. A Villeneuve-sur-Lot par exemple, la commune s'est engagée dans la réalisation d'un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) qui permet à tous de s’intéresser aux espèces présentes.  Les habitants, citoyens, scolaires, entreprises, accompagnés par le CPIE, sont invités à y participer. Le site www.abcvilleneuve.fr fournit de multiples informations et conseils. N'hésitez pas à prendre contact par téléphone et courriel pour participer à l'ABC de Villeneuve ou à l'opération "Un Dragon dans mon jardin ?". Et partout ailleurs sur le département, rejoignez le CPIE et ses observatoires locaux de biodiversité. 

 

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Publié le 05 avril 2020

 

Un dragon se promène t-il dans mon jardin ?

 

Les amphibiens disparaissent. Vous pouvez participer activement à leur sauvegarde. Comment ?

 

 

L’opération "Un Dragon ! dans mon Jardin ?" est un programme de sciences participatives porté par les CPIE – Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement- pour le recensement et la préservation des amphibiens et de leurs habitats partout en France. L’opération a démarré il y a quelques années dans le Cotentin. Elle s’est étendue sur les territoires où sont implantés les CPIE.

En Lot-et-Garonne le CPIE 47 est votre interlocuteur privilégié.

 

Pourquoi des Dragons ?

 

Le terme "Dragon" fait référence à différents tritons qui développent une crête dorsale très marquée au moment de la période de reproduction, et ressemblent à de petits dragons. Ils sont tous protégés par la loi. On ne peut ni les déplacer ni les détruire, éviter tout dérangement.

Les amphibiens du grec amphibios "double vie", ont une vie larvaire aquatique et une vie adulte terrestre. On les appelle aussi les batraciens. Ce sont les premiers vertébrés à avoir tenté et réussi l’aventure hors de l’eau. On leur doit tout…

Sur les 5 000 espèces d’amphibiens vivant dans le monde, seules 35 sont inventoriées en France métropolitaine, et seulement 14 en Lot-et-Garonne. D’où l’importance de les préserver.

Si vous en voyez, ne les dérangez surtout pas, et contactez le CPIE 47 pour faire part de vos observations, et ainsi obtenir des éléments pour participer activement à leur protection.

 

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